Autour des villes d’écoper

 

Panique dans les cités américaines! Les villes peinent à trouver des acheteurs pour leurs obligations, qui servent à financer leurs travaux. La Ville de Billings, au Montana, suspend la construction d’une salle d’urgences de l’hôpital municipal. L’État du Maine regarde dépérir ses autoroutes, incapable de réunir les 50 millions nécessaires pour réparer le bitume.

La crise guette-t-elle les municipalités québécoises? À la Ville de Montréal, on assure qu’aucun chantier n’est reporté. À Laval, la Ville a reçu en octobre — en plein cœur de la débâcle — un financement de 45 millions en quelques jours! La différence? «Aux États-Unis, les villes empruntent directement à des banques spécialisées dans le financement municipal, dit Michel Guindon, directeur du Centre de promotion de l’excellence en gestion municipale. Or, de plus en plus de ces banques ferment leurs portes, et le crédit disparaît.» Ici, les banques sont en bien meilleure santé. Et le financement des municipalités passe par le provincial, qui étudie les demandes et négocie les emprunts auprès des banques, dit-il. Les déboires du marché boursier pourraient même faciliter l’accès au crédit pour les villes québécoises. «Quand la Bourse plonge, les épargnants délaissent les actions pour des titres plus sécuritaires… comme les obligations municipales!»

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