Baisse du prix du pétrole : les bonheurs du Québec, les malheurs de l’Alberta

Il ne faut pas se réjouir du malheur d’autrui, affirme le proverbe. N’empêche, la dégringolade du prix du pétrole depuis quelques semaines n’est pas de nature à déplaire au gouvernement du Québec.

Photo: Getty Images
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Il ne faut pas se réjouir du malheur d’autrui, affirme le proverbe. N’empêche, la dégringolade du prix du pétrole depuis quelques semaines n’est pas de nature à déplaire au gouvernement du Québec.

Un prix du baril abordable a plus de chance de relancer la création d’emplois et de tonifier la croissance économique dans la province qu’une éventuelle série de mesures gouvernementales bricolées à la hâte.

Le prix du baril de pétrole de Brent — celui que consomme largement le Québec — a diminué de moitié depuis juin dernier, alors qu’il se négociait à 113 dollars sur les marchés, contre près de 66 dollars présentement. Celui du West Texas Intermediate, qui inclut la production de l’ouest du Canada, a fait un plongeon similaire, passant de 105 dollars le baril en juin à près de 63 dollars cette semaine.

Les avantagesPolitique

La force du dollar canadien dépend beaucoup de l’extraction des ressources naturelles du pays, notamment du pétrole et du gaz. Quand les prix chutent, le huard pique du nez. Un dollar en baisse permet aux entreprises d’exporter plus facilement vers les États-Unis, dont la machine économique s’est remise à tourner à plein régime depuis quelques mois. Une situation qui profite surtout au Québec et à l’Ontario, où la base manufacturière est plus forte. D’ailleurs, depuis le début de l’année, les exportations du Québec vers les États-Unis sont en hausse de 11 %. Pour créer des emplois, rien de mieux.

 Entre 2010 et la mi-2014, quand la devise canadienne était presque à parité avec le dollar américain, les entreprises — du moins, celles qui sont bien dirigées — ont modernisé leurs équipements afin d’être plus productives. L’importation de nouvelles machineries se faisait à meilleur coût. Ottawa a d’ailleurs diminué les droits de douane sur la machinerie importée des États-Unis. Mais pour en profiter sur le plan des ventes, le gros marché d’exportation américain devait se remettre en marche. Et le dollar, baisser un peu pour stimuler les commandes. Les astres s’alignent.

Le gouvernement Couillard a récemment annoncé une série de mesures pour aider les PME manufacturières à tirer leur épingle du jeu. Baisse de leur taux d’imposition de 8 % à 4 % (il est maintenant au niveau de l’Ontario), aide financière pour le transport des marchandises, allègement de leur fardeau fiscal en matière de santé, etc. L’objectif est de leur donner de l’oxygène au moment où la conjoncture s’améliore.

Pour les entreprises, un prix à la pompe en baisse signifie moins d’argent consacré au transport. Et donc plus d’argent pour investir, soit auprès des fournisseurs, soit en créant des emplois.

Un prix à la pompe en baisse laisse plus d’argent à la population pour consommer à l’approche des fêtes. Plus d’achats signifie des revenus de taxe en hausse pour le gouvernement. Québec estime que la baisse de 40 % du prix à la pompe depuis l’été représente une injection de 800 millions de dollars de liquidité dans l’économie.

La baisse du pétrole permet d’aller de l’avant, comme prévu, avec une nouvelle phase de la Bourse du carbone — qui alimente le Fonds vert — sans faire mal aux automobilistes. Car contrairement à l’interprétation qui a circulé dans certains médias, le gouvernement n’a pas imposé une nouvelle taxe sur l’essence de 2 cents le litre aux automobilistes dans sa mise à jour économique de la semaine dernière. En réalité, Québec a appliqué le plan prévu, soit assujettir les distributeurs d’hydrocarbures à la taxe sur le carbone en 2015. Si les entreprises pétrolières refilent la facture aux automobilistes, le gouvernement estime que la hausse serait de 2 cents le litre.

Il ne faut pas mélanger les choses. Cette redevance ne sera pas versée pour lutter contre le déficit budgétaire, mais sera plutôt destinée au Fonds vert. Celui-ci contient des mesures ou des programmes liés à la gestion de matières résiduelles et à la gestion de l’eau, ou encore à la lutte contre les changements climatiques, notamment les transports en commun. La nouvelle phase devrait rapporter environ 200 millions de dollars dans les coffres du Fonds vert.

 Si on sort de l’axe Québec–Ontario–États-Unis, un pétrole plus abordable permet aussi une relance économique mondiale plus rapide. L’OCDE estime qu’une baisse de 20 dollars du prix du baril permet d’ajouter 0,4 % de croissance au PIB mondial sur deux ans.

Sur le plan géopolitique, une baisse du pétrole et du gaz signifie moins de revenus pour des pays pétroliers aux ambitions douteuses, comme la Russie ou l’Iran. Même le groupe armé État islamique, qui déstabilise l’Irak et la Syrie, fait moins d’argent, lui qui s’alimente de la vente de pétrole.

Les désavantages

Pour les entreprises qui n’ont pas modernisé leurs équipements pendant que le dollar canadien rivalisait avec le dollar américain, il se fait tard. Les coûts d’importation augmentent.

– Un prix à la pompe plus abordable n’encourage pas les consommateurs à changer leurs habitudes de vie, notamment à acheter des véhicules moins énergivores. Au Québec, c’est le secteur du transport qui contribue le plus aux émissions de gaz à effet de serre. Il est donc important que le gouvernement continue de miser sur la Bourse du carbone et le Fonds vert.

L’Alberta souffre. Le premier ministre Jim Prentice a récemment dit qu’une baisse d’un dollar du baril de pétrole pendant une année se traduit par un manque à gagner de 215 millions de dollars dans les revenus de la province. Les pertes actuelles pourraient se chiffrer en milliards de dollars. Ça donne une idée de l’importance de ce secteur en Alberta. Or, moins l’Alberta est riche, plus les paiements de péréquation risquent de baisser. Le Québec touche plus de 9 milliards de dollars en péréquation, cette année. Une baisse est donc possible. Mais si le Québec peut substituer des emplois à temps plein, payants, à des sommes qui proviennent de la péréquation — plus imprévisible —, il ne s’en plaindra pas. Mais à court terme, pour boucler un budget, l’inconvénient existe.

 Le gouvernement fédéral a calculé que la baisse actuelle du prix du pétrole lui fera perdre 2,5 milliards de dollars en 2015 — si les cours ne remontent pas au niveau de l’été 2014. Le ministre des Finances, Joe Oliver, en a déjà tenu compte dans sa mise à jour économique de novembre. Malgré tout, Ottawa demeure largement en surplus budgétaire. Mais la manne sera moins grande pour les partis politiques, qui se battent déjà sur la manière de dépenser les surplus en vue des prochaines élections fédérales.

Pendant combien de temps encore l’exploitation des sables bitumineux sera-t-elle profitable ? À 63 dollars le baril, le pétrole des sables bitumineux est encore rentable pour les entreprises. Suncor a récemment affirmé que ses gisements sont rentables jusqu’à 31 dollars le baril. Mais d’autres gisements, plus complexes à exploiter pour certaines compagnies, perdent de leur intérêt à 55 dollars le baril. Voir ici.

Il est fort possible que les cours se maintiennent à un niveau suffisant pour que les sables bitumineux continuent d’être exploités, mais si l’incertitude se prolonge, les entreprises pourraient ralentir leurs investissements à moyen et à long terme. Or, pour l’Alberta et Ottawa, ce n’est pas uniquement une question de redevances. Ces investissements comptent beaucoup.

Tel que je l’expliquais en 2012 dans le texte «La diplomatie de l’or noir», de 2007 à 2011, les investissements publics et privés pour moderniser l’équipement, agrandir les installations et augmenter la production dans les secteurs du pétrole et du gaz ont totalisé 231 milliards de dollars au Canada ! Durant la même période, les investissements dans le secteur minier ont atteint 45 milliards de dollars, et à peine 995 millions de dollars pour ce qui est des investissements dans la forêt.

Des chiffres impressionnants. Mais le secteur du pétrole et du gaz représente tout de même seulement 6 % du PIB canadien. Que ce secteur prenne une petite pause, alors que le secteur manufacturier-exportateur prend la relève, n’est pas dramatique.

* * *

À propos d’Alec Castonguay

Alec Castonguay est chef du bureau politique au magazine L’actualité, en plus de suivre le secteur de la défense. Il est chroniqueur politique tous les midis à l’émission Dutrizac l’après-midi (sur les ondes du 98,5 FM) et analyste politique à l’émission Les coulisses du pouvoir (à ICI Radio-Canada Télé). On peut le suivre sur Twitter : @Alec_Castonguay.

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24 commentaires
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C’est drôle, mais dans les perdants, je vois aussi le Québec, une Alberta moins riche devrait entraîner une réduction de la péréquation et pour une province qui accapare 60% des sommes de ce programme cela peut signifier des centaines de millions en moins et dans un contexte où la province à de la difficulté à boucler le budget ce n’est pas une bonne nouvelle…

Je vais sans doute vous surprendre mais je suis en désaccord avec vous.

Moins le Québec recevra de subventions des autres provinces canadiennes et plus vite il entrera dans le mur. Ainsi, plus vite il devra prendre les VRAIES mesures pour se sortir du trou dans lequel les socialo-gauchistes l’ont embourbé (i.e.: réduction drastique des dépenses, réduction majeure du nombre de fonfons, resserrement considérable du rôle de l’État actuellement tentaculaire et oppressif, modification profonde des lois du travail qui sont beaucoup trop laxistes et permissives envers les grosses centrales syndicales qui, au final, nuisent à l’emploi, responsabilisation des citoyens, etc…).

Bref, ce sera l’un des facteurs qui appesantiront le pied sur l’accélérateur pour nous faire foncer dans le mur.

Je suis prêt à parier un bon montant que le déficit va être moins élevé que prévu pour l’exercice en cours. (ainsi que le prochain si le dollar se maintien en dessous de 0,85 USD/CAD)

C’est autour de 55%
Mais ce qu’il ne dit pas c’est que le Québec ne reçoit que 14% des 20 milliards dépensés en Défense et à peine 9% des 10 milliards flambés pour les Indiens. Pis on ne parle pas du zéro dollars sur les 33 milliards qu’on va gaspiller pour des bateaux de guerre.
Nos colonisés n’ont qu’une seule cassette: la péréquation.

On nous annonce que le gouvernement fédéral aura des surplus or, la péréquation est financée à même les impôts et les taxes des contribuables et elle est comptabilisée en fonction de la croissance du PIB calculée sur une moyenne mobile de trois ans. La masse monétaire attribuée à la péréquation ne serait donc pas touchée.

Une baisse des prix du pétrole affecterait seulement la capacité fiscale de l’Alberta. La capacité fiscale sert seulement à déterminer l’éligibilité d’une province à la péréquation, calculée à partir de la capacité fiscale moyenne des provinces. Puisque la capacité fiscale moyenne des provinces serait moindre que maintenant, il résulterait que l’Ontario se verrait priver de la péréquation parce qu’elle se situe présentement tout près de la capacité fiscale moyenne des provinces, laissant plus d’argent à partager avec les autres provinces bénéficiaires de la péréquation.

Dixit: « – Pour les entreprises qui n’ont pas modernisé leurs équipements pendant que le dollar canadien rivalisait avec le dollar américain, il se fait tard. Les coûts d’importation augmentent. »

Productivité ou non, lorsque l’Alberta fait de gros profits avec son FOUTU pétrôle, c’est l’ensemble des exportations canadiennes qui en souffre par une valeur du $ artificiellement trop élevé.

Dixit: « Un prix à la pompe plus abordable n’encourage pas les consommateurs à changer leurs habitudes de vie, notamment à acheter des véhicules moins énergivores. Au Québec, c’est le secteur du transport qui contribue le plus aux émissions de gaz à effet de serre. Il est donc important que le gouvernement continue de miser sur la Bourse du carbone et le Fonds vert. »

C’est bien vrai et la Norvège qui produit elle-même son pétrole nationnalisé gonfle tout même son prix à la pompe pour encourager un comportement plus sain de sa population. C’est accepté et cela marche !!!!

Pourquoi? Parce que sa population a CONFIANCE dans la volonté de son État à oeuvrer pour le bien de tous…. Comment? Depuis longtemps, AUCUNE collusion ou corruption n’est tolérée et la population est instruite à pratiquement gratuitement…

Lire » Libres d’apprendre » par Gabriel Nadeau-Dubois et 15 autres grands penseurs….

Dites-nous Monsieur Réflecteur, dans un Québec séparé, est-ce que l’Alberta cesserait de produire son « foutu » pétrole juste pour nous faire plaisir?

D’autant plus qu’elle n’aurait plus à nous traîner comme un boulet…

Dans un Québec souverain, nous aurions notre propre politique monétaire, donc notre propre monnaie libre de la pression du pétro-dollar. (je parle bien sûr à long terme, pas au lendemain de la déclaration de souveraineté)

Francois, à quelle époque remonte votre dernière lecture d’un ouvrage social ou économique ayant été écrit après la crise financière de 2007…

Il serait peut-être temps de rafraichir votre discours thacherien-reagannien….

François 1,
L’Alberta continuera à produire son foutu pétrole, sans doute.
Mais par où le sortira-t-il pour le vendre ?

Je me désole que vous preniez de façon inconditionnelle la part de l’Alberta sans
être satisfait que le marcher à la baisse du pétrole avantage les provinces manufacturières dont le Québec.
Quand un Québécois, dont vous êtes, nous considère être le boulet des autres, ça me fait pitié.

Mes parents vous auraient traité de « mange canadien français »

Aujourd’hui nous disons fièrement Québécois.

Si pour l’essentiel je trouve que votre analyse est juste. C’est plutôt rare que des journalistes politiques comprennent aussi bien la chose plus économique.

— Comme sans la liberté de blâmer, il ne saurait être d’éloge flatteur. Je dois dire que je tique un peu néanmoins sur ce paragraphe notamment, le voici : « Sur le plan géopolitique, une baisse du pétrole et du gaz signifie moins de revenus pour des pays pétroliers aux ambitions douteuses, comme la Russie ou l’Iran. Même le groupe armé État islamique, qui déstabilise l’Irak et la Syrie, fait moins d’argent, lui qui s’alimente de la vente de pétrole. »

J’aimerais bien savoir en quoi la Russie et l’Iran ont des ambitions douteuses ? Et accessoirement qui sont ces autres pays aux ambitions toutes aussi douteuses que la Russie et l’Iran ? Quant-à-moi, en bon profane que je suis, je n’ai rien observé de tout cela.

À toutes fins pratiques, nombre de contrats énergétiques conclus entre la Russie et d’autres pays, sont des contrats négociés de gré à gré avec divers États pour la fourniture de produits à prix fixés d’avance. Dans ce cas d’ailleurs, les contrats ne sont pas convertis en dollars.

Ce sont de telles dispositions qui permettront aux ukrainiens de pouvoir passer un hiver convenable, puisque Poutine et Porochenko se sont entendus pour l’hiver 14-15 sur la fourniture de gaz naturel à un prix encore très préférentiel. Malgré certains différents d’ordre territoriaux que nous savons.

Les Iraniens pratiquent à peu près la même politique avec les pays amis.

Quant à l’EI, il est difficile de savoir exactement ce que lui rapporte ce négoce du pétrole. Il y a bien sûr des évaluations qui ont été faites. Tout ce que nous savons, c’est que l’EI vend du pétrole d’excellente qualité d’ailleurs, puisque la plupart des moteurs diesels peuvent même rouler directement avec ce pétrole non raffiné. Pétrole vendu à prix dérisoire aux marchands et aux transporteurs indépendants qui l’achètent.

Les revenus générés par l’EI sur ce commerce illicite, ne sont pas dépendants du prix sur les marchés boursiers mondiaux, ils sont essentiellement proportionnels à la quantité de pétrole écoulée, en d’autres mots proportionnels aux risques que sont prêts à prendre ces acheteurs illégaux.

Cette pratique de la vente d’or noir au noir n’a pas commencée avec l’EI, plutôt ce groupe armé a repris cette pratique à son compte grâce aux territoires conquis, lorsqu’en même temps ces profits sont en bonne partie réinvestis dans l’économie locale, ce qui contribue à soutenir leur acceptabilité sociale auprès d’un certain nombre de populations qui estiment que la manne pétrolière ne leur revient pas dans un système commercial largement contrôlé par des multinationales.

— En conclusion :
Le recul du prix du pétrole est une opportunité pour le Canada pour bien rééquilibrer son économie. L’OCDE encore l’an passé, remarquait malgré ses bons chiffres, la relative fragilité de l’économie canadienne, trop dépendantes des commodités, en particulier pour son secteur des hydrocarbures.

Nous entrons dans la période idéale pour développer un ensemble de services intégrés et se doter technologies toujours plus respectueuses de l’environnement. Ce qui permettra au Canada d’entrer dans un nouvel âge, assurant une plus grande stabilité et un partage de la prospérité pour tous sur l’ensemble des territoires, d’atlantique au pacifique en passant par l’océan arctique et la mer de Baffin.

« J’aimerais bien savoir en quoi la Russie et l’Iran ont des ambitions douteuses ? » – Vous êtes au courant que la Russie a annexée la Crimée, dans un référendum éclair, après avoir poster des dizaines de milliers de soldats le long de la frontière (pour ne nommer que ces actions douteuses)? Vous êtes au courant que les rebels actifs dans l’Est de l’Ukraine sont équipés par les Russes? Vous êtes au courant que des milliers de soldats Russes se battent avec ces mêmes rebels?

Dans le cas de l’Iran, ils ont l’ambition de se nucléariser. Il fait être dupe et ne pas regarder les faits établis pour croire leurs allégations disant qu’ils ne font cela que pour une utilisation civile.

@ Simon-Pierre Lussier,

Merci de lire mes propos et de les commenter.

Je suis au courant de tout ce que vous écrivez. Tout ce que vous écrivez… êtes-vous réellement en mesure de le valider ?

La Crimée n’a pas été annexée par la Russie. Elle a démocratiquement choisi de rejoindre sa mère patrie. L’ONU reconnait le droit des peuples à l’autodétermination. La Crimée s’est prévalue de ce droit. Où est le problème ? Les habitants de la Crimée réclamaient ce droit depuis la chute de l’Union-Soviétique.

Tiens, à propos… êtes-vous au courant que les forces régulières Ukrainiennes ont contribué à tuer des femmes, des vieillards et des enfants par milliers cet été dans le Donbass ? Je suppose que ces gens-là devaient sans-doute être assimilés à de dangereux rebelles qu’il fallait éliminer coûte que coûte.

Êtes-vous au courant que près de 3000 mercenaires étrangers sont actuellement enrôlés dans les forces régulières Ukrainiennes engagées dans le Donbass ? Le président Porochenko a décidé pour les récompenser de leur donner à tous la nationalité Ukrainienne, à fin de régulariser leur situation. Il invite d’ailleurs tous les étrangers qui voudraient embrasser cette « juste cause » à le rejoindre et s’engager dans « ses » forces armées, avec en prime une nouvelle nationalité assurée. — Intéressé peut-être ?

Savez-vous que divers pays occidentaux fournissent des armes aux Ukrainiens, incluant nos chers voisins États-uniens ?

Que savez-vous au juste de l’histoire de l’Europe Centrale ?

Et puisque en prime, vous nous parlez des ambitions nucléaires Iraniennes. Sans-doute pour nous divertir et nous amuser… Savez-vous à combien d’essais nucléaires ont procédé ces mêmes iraniens pour satisfaire leurs ambitions ? Et combien de bombes atomiques d’après-vous sont actuellement sorties de leurs manufactures ou en cours de confection ?

J’ai une bonne nouvelle pour vous. Le monde n’est pas ou tout noir ou tout blanc. Si vous ne me croyez pas. Changez plutôt de poste de télévision 🙂

M. Simon-Pierre Lussier et jack2

Les propos de M. Serge Drouginsky sont exacts.

Les médiats occidentaux sont des boîtes à propagande contrôlées par la CIA. Si on vérifie les informations sur l’Asie et l’Eurasie dans plusieurs médias dans le monde on constate que ces dernières concordent toutes et qu’elles sont passablement différentes voir en contradiction avec les informations américaines.

La Crimée est reconnue par la Russie et officieusement par la Chine. Qu’on le veuille ou pas l’Asie est le monde de demain. Les USA vont se ramasser seuls dans leur coin et peut être nous aussi.

« Le second signal – la poursuite des négociations sur la construction d’un port en eau profonde en Crimée cette fois avec la Russie signifie de facto la reconnaissance par la Chine de la réalité géopolitique actuelle. » (RIA Novosti)

Un journaliste allemand déballe la vérité sur nos médias de désinformation.

http://www.mondialisation.ca/un-journaliste-allemand-devoile-le-controle-de-la-presse-par-la-cia/5416922

On nous ment à tour de bras sur la Russie et la Chine.

« – Pour les entreprises, un prix à la pompe en baisse signifie moins d’argent consacré au transport. Et donc plus d’argent pour investir, soit auprès des fournisseurs, soit en créant des emplois. »

Est-ce qu’on peut m’expliquer quel mécanisme amène une entreprise à créer des emplois lorsqu’elle n’a pas besoin d’augmenter sa production?

La profitabilité à tout prix… L’Etat-marchand… Le gouvernement géré comme une entreprise….

Et si cette entrprise, tellement importante pour soi-disant créer des emplois ( ou investir dans plus de robots ), fabricait des armes de destruction massives…. Il faudrait quand même s’agenouiller et se soumettre ????

« » Il faut renverser le bulldozer néolibéral qui
est en train de défigurer le Canada. Vous savez, ce qui se passe
chez vous m’inquiète beaucoup. C’est l’une des choses qui me fait
le plus peur. Il n’y a pas si longtemps, votre pays était l’un des
plus progressistes au monde, que ce soit en termes de politiques
sociales, d’action environnementale ou d’affaires internationales.
Depuis quelques années, le Canada est l’un des endroits les plus
sombres au monde. Je pèse mes mots. Ce pays est en train de
détruire l’avenir du monde, de détruire la vie des générations
futures. Pourquoi? Et bien cela va des sables bitumineux cana-
diens aux opérations minières de vos entreprises sur tous les
continents. Je suis sérieux, le gouvernement canadien est si à
droite que les États-Unis eux-mêmes apparaissent comme un pays
progressiste en comparaison! « »

Entretien avec Noam Chomsky (tiré du livre » Libres d’Apprendre » de Gabriel Nadeau-Dubois)

@ Simon-Pierre Lussier,

Vous partez du principe suivant lequel la création d’emploi est essentiellement proportionnelle au volume de la production. Historiquement l’organisation du travail a démontré depuis plus de 100 ans, qu’ il était toujours possible d’accroitre la production sans augmenter la main-d’œuvre et même dans certains cas, grâce au progrès technologique, on pouvait et on peut encore réduire la main-d’œuvre tout en augmentant la production.

D’ailleurs, les emplois purement industriels ont baissés au fil des ans et certains produits très sophistiqués sont déjà à toutes fins pratiques fabriqués par des robots.

Ce qui est à la base de la création d’emplois, c’est le développement de nouvelles activités, de nouveaux services et de nouveaux métiers. Il y a 100 ans, combien de personnes travaillaient dans l’informatique ?

Ce qui est aussi un facteur d’emploi, c’est la masse monétaire dont disposent les entreprises pour embaucher. Une réduction des charges pour les entreprises permet de dégager des fonds pour l’investissement. Créer un emploi constitue un investissement.

Usuellement les entreprises sont toujours à la recherche de nouvelles opportunités ou vont apporter à leurs produits et services une certaine valeur ajoutée. C’est la valorisation de toutes choses qui importe et non uniquement le volume des unités et des services produits. Si vous produisez moins et moins cher, vous pouvez néanmoins accroitre votre marge bénéficiaire et disposer de cet argent pour investir dans l’économie.

— Et sur ce point je suis d’accord avec Alec Castonguay 🙂

Si je résume votre propos, l’investissement sera créateur d’emplois. Comme vous dites, le développement de nouvelles activités va mener à cette création d’emplois et pour développer de nouvelles activités il faut de l’investissement. Tout ça se tient et je suis d’accord qu’il y aura au final davantage d’emplois dans l’économie.

Toutefois, je ne vois pas comment l’augmentation de la marge bénéficiaire (via une réduction d’impôt) mènerait à différence si importante de la capacité d’investissement. On ne parle pas ici de baisser les taux d’impôt de 30 à 10% ou des mesures drastiques dans ce genre.

Les PME vont dégager quoi, quelques milliers de dollars avec une réduction d’impôt de 8% à 4%? Quel genre de projet a une plus-value si marginale qu’il devienne acceptable seulement avec un dégagement fiscal de quelques milliers de dollars?

Bon, j’ai mélangé la baisse d’impôt avec ma réponse initiale (vivement que l’on puisse éditer/effacer nos messages). N’empêche, que ce soit une baisse d’impôt de 4% ou une diminution des factures d’essences, l’augmentation de la marge bénéficiaire risque d’être relativement faible par rapport au coût (par exemple) d’un seul employé.