Baseball: un maire, un stade, un fantasme?

À Washington, San Francisco et Saint-Louis, la construction de nouveaux stades de baseball a déclenché des boums immobiliers et revitalisé des quartiers entiers. Montréal peut-elle suivre le même modèle?

Voila à quoi pourrait ressembler le stade baseball, au centre-ville de Montréal (Photo: Etienne Coutu/Bureau du maire)
Voilà à quoi pourrait ressembler le stade de baseball, au centre-ville de Montréal.

La maquette d’un stade de baseball trône sur une table dans son bureau de l’hôtel de ville. Sur les étagères d’une petite bibliothèque, le maire de Montréal empile des souvenirs et des artéfacts liés à ce sport. Pour ce mordu, le retour des Expos dans le cénacle de la Ligue majeure de baseball (MLB) n’est pas un projet en l’air.

Denis Coderre y voit une excellente occasion de stimuler le développement urbain et la croissance économique de sa ville. Car dans cette ligue où les investissements sont devenus colossaux, de plus en plus d’équipes diversifient leurs sources de revenus en pilotant des mégachantiers immobi­liers qui font jaillir de nouveaux quartiers autour des stades.

À Montréal, la facture pourrait surpasser 1,5 milliard de dollars pour l’acquisition d’une concession et la construction d’un stade moderne susceptible de générer d’importants revenus, notamment grâce à ses loges. Mais le Québec veut-il vraiment d’une équipe de baseball majeur? Et si oui, à quel prix?

Outre le fait que 292 000 personnes ont franchi les tourniquets du Stade olympique de Montréal au cours des trois dernières années pour assister à six matchs préparatoires des Blue Jays de Toronto, ce débat n’a pas encore eu lieu. Cela dit, dans l’esprit du maire Coderre, la question n’est pas de savoir si Montréal retrouvera un jour ses Expos, mais plutôt à quel moment on en fera l’annonce.

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Le receveur Gary Carter, un des chouchous des Montréalais (à gauche). Moisés Alou a joué pour son père, Felipe, gérant des Expos de 1992 à 2001. (Photos: Owen C. Shaw/Getty Images ; Focus on sport/Getty Images)

À la fin de la saison 2004, les Expos ont quitté Montréal, incapables de suivre la vertigineuse infla­tion salariale qu’imposaient alors les organisations les plus riches. Pour tenter de survivre, la direction de la franchise avait passé toute la décennie précédente à échanger ses joueurs-vedettes dès qu’ils avaient suffisamment d’ancienneté pour réclamer des salaires importants. Ces ventes précipitées à répétition, et le manque de compétitivité sur le terrain qui en a découlé, ont fait fuir les amateurs. Ainsi, de 1998 jusqu’à leur déménagement à Washington, les Expos ont terminé bons derniers au chapitre des assistances dans la ligue nationale — n’attirant que 7 935 spectateurs par match, en moyenne, en 2001.

Or, le système économique de la MLB a énormément changé depuis. Et la porte s’est rouverte pour Montréal.

Le 5 mai dernier, le commissaire de la ligue, Rob Manfred, a accrédité la thèse du maire Coderre en déclarant que Montréal et Mexico sont favorites pour la prochaine expansion, qu’on peut prévoir dans deux à quatre ans.

La déclaration du commissaire a semblé cristalliser le flirt insistant auquel se livrent depuis quelques années les dirigeants de la MLB, le maire Coderre et un petit groupe d’hommes d’affaires montréalais, dont le leader est Stephen Bronfman.

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Des gens d’affaires, dont Mitch Garber, Stephen Bronfman et Larry Ross, rêvent d’un stade au centre-ville. Et sont prêts à investir dans une franchise. (Photos: La Presse Canadienne)

Selon le magazine Forbes, les revenus de la MLB frô­laient en 2015 les 8,5 milliards de dollars américains. Après huit conflits de travail entre 1972 et 1995, le base­ball majeur connaît une rentabilité sans précédent, notamment grâce à son système de partage de revenus entre les équipes les plus riches et les plus pauvres. Un cer­tain équilibre s’est aussi installé sur le terrain. Le contrat qui lie les joueurs à la ligue, un des trois dossiers que le commissaire Manfred veut voir réglés avant de se lancer dans une expansion, vient d’être renouvelé. Quant aux deux autres, la construction de nouveaux stades à Tampa, en Floride, et à Oakland, en Californie, les élus de ces deux villes sont mobilisés, et ces obstacles pourraient être balayés au cours de la prochaine année.

Depuis son élection, en novembre 2013, Denis Coderre est l’ambassadeur le plus visible du projet de retour du baseball à Mont­réal. Il développe méticuleusement son réseau de contacts et d’appuis dans la MLB. Au point de se sentir suffisamment à l’aise pour appeler par son prénom le commissaire du baseball majeur, Rob Manfred. «Rob est extraordinaire. Il est tout simplement extraordinaire», dit le maire.

Les deux hommes se sont rencontrés pour la première fois en mai 2015, au siège social de la MLB, sur Park Avenue, à New York. «Nous avons passé les 20 premières minutes à évoquer Jackie Robinson, Gary Carter et le parc Jarry. On a parlé de patrimoine sportif. Les choses ont cliqué entre nous, parce que nous sommes deux passionnés», soutient Denis Coderre.

Le maire se fait par ailleurs un devoir de visiter les villes du baseball majeur, pour assister à des matchs en compagnie de son fils de 21 ans, Alexandre, ou pour rencontrer des dirigeants d’équipe. Et à titre de président de Metropolis (une association mondiale regroupant les villes de plus d’un million d’habitants), il saisit chaque occasion de tisser des liens avec les maires des villes de la MLB.

Pour illustrer les retombées positives d’une équipe, Denis Coderre cite le cas des Nationals, à Washington, où ont emménagé les Expos. «J’ai vu ce qu’a provoqué l’arrivée des Nationals dans un secteur industriel qui périclitait et où le taux de criminalité était assez épouvantable. Je suis allé voir des matchs là-bas en 2015. Wow! Il y a la joie de vivre, il y a des tailgates [NDLR: des fêtes d’avant-partie] et il y a beaucoup de gens. La venue de cette équipe a créé un boum économique dans ce coin-là.»

The Yards, l’un des principaux complexes immobi­liers ayant vu le jour après la construction du stade des Nationals, compte déjà 2 800 appartements, et il aura attiré quelque 16 000 nouveaux résidants dans le quartier lorsque tous les volets en auront été terminés, selon CityLab, un site américain spécialisé dans l’innovation urbaine.

D’après une récente étude de l’agence immo­bilière Trulia, établie à San Francisco, dans 18 villes amé­ricaines sur les 29 qui comptent une équipe de baseball majeur, la valeur des résidences situées autour des stades est nettement au-dessus de la moyenne des autres quartiers.

À ceux qui soutien­nent que les équipes sportives n’ont pas d’effet économique, que les gens dépen­sent leur argent autrement quand il n’y a pas d’équipe professionnelle dans leur ville, le maire Denis Coderre répond: «Accueillir du sport professionnel n’est pas une finalité, c’est un outil qui aura des répercussions majeures sur le développement urbain, le logement social et le développement économique.»

Quand les Cards de Saint-Louis ont cons­truit leur stade Busch, au milieu des années 2000, leur concept était lié à l’aménagement du Ballpark Village, un nouveau quartier couvrant environ quatre hectares dans lequel on trouve près d’un demi-millier d’habitations, 42 000 m2 de bureaux (à peu près la moitié de la Place Ville-Marie), 2 000 places de stationnement et quelque 23 000 m2 de boutiques, bars et restaurants. De tels quartiers animés génèrent de l’activité économique tous les jours, alors que, de façon générale, le baseball n’en suscite que 81 jours par an. Avec ces investissements immobiliers, les propriétaires d’équipe gagnent ainsi sur tous les fronts.

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      Les Giants de San Francisco ont le mieux réussi leur maillage du baseball et de l’immobilier. Depuis qu’ils ont construit l’AT&T Park, en 2000 (le stade a été entièrement financé par des fonds privés), le quartier industriel adjacent, China Basin, connaît une révolution urbaine. Les immeubles de condos de luxe s’y sont multipliés. L’étude de Trulia cite notamment le One Rincon Hill, une tour résidentielle où la valeur des appartements atteint les deux millions de dollars américains. La valeur médiane des résidences situées aux environs de l’AT&T Park est, à 1,14 million, la plus élevée dans le baseball majeur.

      Et les Giants n’entendent pas en rester là. À l’ombre de leur stade, sur l’autre rive de McCovey Cove (la baie où échouent les longs circuits cognés au champ droit), poussera bientôt le quartier Mission Rock, où l’on aménagera notamment de vastes parcs et des terrains de sport. On y prévoit, entre autres, la construction de 1 500 logements abordables près du réseau de transport public. Et bien sûr, d’autres tours, d’autres locaux commerciaux et encore plus de commerces verront le jour.

      Une telle chose serait-elle envisageable à Montréal? Le secteur des bassins Peel et Wellington, où la Société immobilière du Canada possède de vastes terrains, serait privilégié pour aménager le futur stade. Et nombreux sont ceux qui ont noté que le tracé du système léger sur rail (SLR) prévoit une gare directement sous le bassin Peel, juste en face de ce qui pourrait être le prochain domicile de la version 2.0 des Expos…

      Le maire Coderre soutient que quatre lieux sont à l’étude. «Un stade de baseball deviendrait un trait d’union entre le centre-ville, Griffintown et le Vieux-Montréal. Les gens pourraient aller magasiner avant un match et manger au restaurant. Ça deviendrait un milieu de vie. Nous pourrions aménager une place en l’honneur de Jackie Robinson, ou encore créer un espace public et lui donner le nom de Jonesville [NDLR: une section du parc Jarry où Mack Jones avait l’habitude de frapper des circuits]. Montréal est une ville de créativité, alors nous pouvons faire beaucoup de choses. Pour moi, ce n’est pas anodin ou rêveur de parler ainsi. C’est réaliste.»

      Un tel plan de développement se marierait parfaitement avec les activités de Claridge, le fonds d’investissement privé que dirige Stephen Bronfman — qui a décliné la demande d’entrevue de L’actualité. Parmi les investisseurs prêts à s’associer à la famille Bronfman pour acquérir une franchise de baseball, on compte notamment l’avocat mont­réalais Mitch Garber et l’homme d’affaires Larry Rossy.

      À la fin de l’année 2015, en compagnie de ses partenaires Montoni (un géant québécois de la construction) et le Fonds immobilier de solidarité FTQ, Claridge a annoncé la mise en chantier d’Espace Montmorency, qu’on qualifie de plus grand ensemble immobilier jamais réalisé à Laval. Espace Montmorency fera jaillir un quartier autour de la Place Bell, le nouvel amphithéâtre de 10 000 sièges dans lequel jouera à compter de 2017 le club-école du Canadien de Montréal. «Le projet consiste en une dizaine d’immeubles, qui abriteront des boutiques, des bureaux, un hôtel, des lieux de divertissement et des espaces publics», mentionnait le communiqué du consortium.

      Pour démontrer leur sérieux aux 30 propriétaires d’équipe de la MLB, dont le vote déci­dera au bout du compte du retour du baseball majeur à Montréal, le maire Coderre et Stephen Bronfman ont envoyé une lettre commune en octobre 2015. «Nous leur avons parlé d’études de faisabilité et de ce genre de choses. Et nous leur avons fait savoir que nous étions prêts à les rencontrer», explique le maire.

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      Photo: Ed Wolfstein

      Les immenses coûts d’acquisition et de démarrage d’une concession nécessiteront sans doute une forme quelconque d’aide de l’État. Pour la construc­tion d’un stade, le premier ministre Philippe Couillard a déjà écarté l’hypothèse d’une subvention directe, comme celle dont ont bénéficié la Ville de Québec et Québecor pour le Centre Vidéotron. Le maire Coderre, lui, refuse «de s’embarquer tout de suite dans un débat quant à la faisabilité d’un stade». Mais spontanément, il rappelle une idée formulée en 2014 par Dominic Therrien, avocat spécialisé en immigration pour gens d’affaires, et qui a déjà joué au baseball dans l’organisation des Braves d’Atlanta. Pour épargner les contribuables, l’avocat avait suggéré que le gouvernement crée un volet spécial du programme d’immigrants investisseurs pendant trois ans.

      Chaque année, le Québec accorde la résidence permanente à un certain nombre d’immigrants fortunés qui, en échange, acceptent de prêter 800 000 dollars à l’État québécois, sans inté­rêt, pendant cinq ans. Les places sont limitées, et des milliers de candidats sont refusés chaque année. Dominic Therrien proposait qu’on accepte 620 personnes de plus par an pendant trois ans. Au lieu de prêter 800 000 dollars, ces 1 860 personnes signeraient un chèque de 275 000 dollars non remboursables. Le stade serait construit avec les 510 millions ainsi récoltés.

      «Cette idée est encore plus pertinente aujour­d’hui qu’elle ne l’était en 2014, affirme Dominic Therrien. La valeur du dollar canadien a chuté depuis 2014, ce qui crée une pression additionnelle sur les investisseurs québécois qui souhaitent acquérir une équipe. Ils auront forcément moins d’argent à investir dans un stade. Par ailleurs, la demande d’immigration au Québec est très forte. Il y a là une manne qu’il faut saisir et qui aurait très peu d’effet sur nos seuils d’immigration.»

      Aux États-Unis, le propriétaire du club de soccer Orlando City, de la Ligue majeure de soccer (MLS), a eu recours au programme américain d’immigrants investisseurs en 2016 pour financer 10 % de son nouveau stade de 156 millions de dollars. Et les infrastructures adjacentes au tout récent Barclays Center de Brooklyn, où jouent les Nets (NBA) et les Islanders (LNH), ont aussi été payées de cette façon.

      «À titre d’ancien ministre de l’Immigration, je connais très bien ce programme, dit le maire Denis Coderre. Il y a des plans d’affaires qu’on peut élaborer, et certains types de partenariats public-privé sont possibles. Il y a moyen de parvenir à construire un stade.»

      Sans trop y croire, les amateurs de sport du Québec se sont mis à rêver au retour des Expos au cours des dernières années. Au train où vont les choses, ils ont de bonnes chances d’être exaucés.

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      26 commentaires
      Les commentaires sont fermés.

      Baseball à Montréal? RI-DI-CU-LE!!!

      À moins bien sûr que ce ne soit que le PRIVÉ qui investisse à SES risques et périls.

      Monsieur Coderre, n’avez-vous pas d’autres dossiers autrement plus importants à régler?

      Si les expos sont partis de Montréal c’est parce que ce n’était pas rentable. Je ne vois pas pourquoi ce le serait maintenant. Concentrons nous sur les sports intéressant comme le hockey et le soccer.
      Si le privé veux investir là dedans qu’il le fasse à ses frais pas à celui des contribuables.

      Je ne suis pas contre l’idée d’un retour du base-ball à Montréal en autant que les fonds requis pour l’acquisition d’une franchise et de la construction d’un stade soient entièrement privé. Je suis tanné de voir des situations où les risques sont publiques alors que les profits restent privés.

      Ne pourrait-on pas utiliser le stade olympique au lieu de dépenser des centaines de millions dans la construction d’un nouveau stade de base-ball au centre-ville? Il est déjà payé, il est vacant et une ligne de métro s’y rend déjà à partir du centre-ville…

      Bien d’accord avec vous M. Laurent. Il me semble que c’est logique de d’abord rentabiliser ce qu’on a déjà de construit.

      Le Stade Olympique??? Vous voulez rire. Il est impossible de le rentabiliser (et ce sera toujours le cas) et c’est un stade désuet, dangereux, sans âme et qui va couter encore un milliard pour un nouveau toit et les réparations nécessaires si on ne veut pas tombe!
      On peut tu mieux investir l’argent? Pire, il est inutilisable 8 mois par année à cause de sa frêle structure. Une vraie blague!
      Il faut arrêter de vivre dans le passé. Toute métropole qui se respecte à un stade digne de ce nom. Et c’est vrai depuis le temps des Romains et du Colisée. Un stade au Centre-ville c’est une plaque tournante de sports et des arts et spectacles. Au lieu d’envoyer U2 jouer dans un champ de patate (voir l’ancien terrain de Blue Bonnets) on pourrait finalement accueillir les bands majeurs dans un amphithéâtre de marque. Les gens se font fourrer à coups de millions voir de milliards et ne disent pas un mot mais quand on à un projet de société qui pourrait créer des emplois et stimuler l’économie, ils de disent contre celui-ci. Deux poids deux mesures.
      En chiffres (étude Conference Board of Canada):
      -1500 emplois seraient crées pour la construction du Stade, augmentation du PIB de 130 millions par année de contstruction dont les 2/3 reviendraient à Montréal
      -Exploitation du stade = création de 825 emplois directs, Contribution du PIB du Québec qui s’élève à 96 millions
      -Avec un masse salariale de 75M$, recettes fiscales nettes de 9,8M$ au provincial et 9,1M$ au fédéral annuellement
      Et ici on ne parle même pas de la revalorisation du quartier ou le stade sera construit.
      Amen

      Tout ce que vous décrivez ici, on l’a fait avec le stade olympique et l’argent du public (milliers d’emplois créés, salaires très intéressants pour les ouvriers, recette fiscales pour l’État, revalorisation du quartier, etc… et même plus!) et on est en mesure d’en constater les résultats à long terme…

      La stupidité selon Einstein, c’est de répéter les mêmes gestes en pensant obtenir des résultats différents…

      Le retour des Expos ne m’ emballe pas du tout ! La raison est simple pas RENTABLE à Montréal ! La preuve est que Charles Bronfman à toujours comblé les déficits années après années dans le passé et suite à la vente de l’ équipe aucun homme d’ affaire n’ était intéressé à se lancer dans une entreprises aussi chancelante et incertaine !! Le public a bien répondu à quelques matchs hors concours mais probablement qu’ il ne serait pas présent pour plus de 90 parties annuelles! C’ est plate à dire mais le passé n’ est pas garant de l’ avenir!!

      Avant d’affirmer que le baseball ne sera pas rentable, encore faut-il amener des faits. Pour le moment, les études produites démontrent qu’il y aura une rentabilité assurée des gouvernements. Je vous invite à lire ce résumé sur la page Facebook de Encore Baseball Montréal.

      https://www.facebook.com/notes/encore-baseball-montreal/le-retour-des-expos-sera-payant-pour-les-gouvernements-par-patrice-derome/10154148266759929

      Ces études ont été actualisées et seront probablement rendues publiques dans un proche avenir lors de la présentation du projet (plan, financement, maquettes, …) avant le début de la saison 2017 de baseball.

      À suivre!

      Je ne crois tout simplement pas à cette étude ! Le baseball à Montréal n’ a pas été rentable pendant + 30 ans et Montréal n’ est tout simplement pas une ville de baseball , c’ est tout !

      Montréal n’a pas été rentable pendant plus de 30 ans?

      Ah oui, première nouvelle…

      Donc, suivant cette fausseté insignifiante, on en vient à conclure que Montréal n’est tout simplement pas une ville de baseball…

      Votre interprétation du marché montréalais ne pourrait pas être plus dans le champ… gauche!

      Cessez d’émettre des arguments basés sur des logiques fallacieuses. Votre sophisme à deux cents est assez risible.

      La réalité est que des fans de baseball, il y en a plusieurs au Québec !

      Le marché est là et il est viable, autant à court qu’à long terme. Montréal recommence à se faire entendre en lien avec le baseball et ça, c’est positif.

      Les Expos ont eu de multiples années fastes. L’immense Stade olympique a fait courir les foules au tournant des années 70 et 80. Le fun était dans le Stade !

      Le CH avait beau enfiler les coupes Stanley, le cœur des Montréalais était avec Gary Carter et sa bande !

      D’ailleurs, les Expos ont attiré plus de spectateurs dans les années 80 que les Yankees et plus que les Mets au début des années 90. Doit-on en conclure que New York n’est pas un bon marché de baseball étant donné que Montréal a souvent fait courir de plus grosses foules et qu’apparemment Montréal n’a jamais été un marché de baseball?

      Or, pour comprendre le potentiel de succès d’une nouvelle franchise, il faut d’abord comprendre les raisons de l’échec de la première mouture!

      Il faut d’abord comprendre que nous ne sommes plus en 1994 ni en 2004! Alors, que les esprits de plusieurs Québécois et journalistes professionnels locaux sont restés figés à l’époque du départ des Expos, la MLB a fortement évolué! En fait, la structure économique du Baseball majeur est à des mille de ce qui prévalait à l’époque du départ des Expos.

      Et, au lieu de vilement continuer à propager de telles faussetés, vous devriez réfléchir aux raisons qui ont mené à la perte de notre équipe de balle. Vous réaliseriez que le Baseball a non seulement une riche histoire avec Montréal, mais que le départ des Expos est dû par des contextes et situations circonstanciels. Et que cela était symptomatique de plusieurs facteurs qui entraient en ligne de compte. Si vous aviez pris un simple instant à réfléchir au dossier des Exps, vous auriez vite compris que tout a été fait pour tuer le produit du baseball à Montréal!

      En fait, lors des 10 dernières années, les anciens Expos ont été maltraités. Mal gérés. Mal administrés. Mal mis en marché.

      Il faut l’avouer, la franchise a subi le fait d’hériter d’un très mauvais Stade de baseball. Ils ont été affreusement mal vendus. Les médias sportifs locaux, souvent très peu connaissants, ont dénigré le produit et ultimement le sport en soi. Etc., etc., etc. À tel point que n’importe quelle entreprise n’y aurait pas survécu. Du coup, transférez les mêmes mauvaises circonstances aux Canadiens et même la Sainte-Flanelle pourrait difficilement survivre!

      Cela dit, avec des gens compétents, une équipe bien administrée, une bonne utilisation des plateformes médiatiques et un bon marketing, je suis certain que le retour du baseball majeur serait couronné de succès!

      D’ailleurs, même lorsque tout était négatif chez les Expos, comme les ventes de feu répété, les multiples chicanes internes des actionnaires, les menaces soutenues de déménagement et les menaces de dissolution, ajoutée aux personnages exécrables de Claude Brochu, Jeffrey Loria, David Samson, Bud Selig, eh bien, malgré tout cela les 10-15 mille « die hard fans » étaient toujours là, soir après soir!

      Ce sont les fans occasionnels et les jets-setters « m’as-tu-vu » qui ont cessé de venir, car on leur avait dit d’arrêter de venir. De la sorte, avec une couverture médiatique positive et représentative, les fans occasionnels vont revenir assez vite. C’est exactement cette braguette des amateurs que les prochains proprios devraient cibler. Cette tranche du public regroupe les familles, les gangs d’amis, les amateurs de sortie sociale et les suits qui sortent après le travail, etc. Alors, que les « m’as-tu-vu » sont un public trop volatile pour être réellement cernés avec justesse. Ils vont se présenter au Stade seulement lorsque les Expos seront tendance. Ce sont eux les amateurs de happening. Ce sont les derniers à embarquer et les premiers à quitter le navire.

      Lorsque vous avez des conditions positives, vous parvenez aisément à aller chercher les amateurs de sports occasionnels. Si l’ambiance est propice et agréable, la masse va vouloir aller là où c’est « in ». Et, à partir de là, les m’as-tu-vue vont vouloir aller se faire voir au stade. Et, eux représentent environ 5 000 spectateurs d’un stade de 35 000 places.

      Non réellement, le fait de croire que les Expos 2.0 ne pourraient pas obtenir de succès à Montréal démontre le peu de compréhension du dossier. Et, ultimement, à mon sens, cela prouve que vous considérez d’emblée le public montréalais trop habitant pour avoir des intérêts variés et une culture vaste. Il y a 4 M de population à Montréal, je doute que ce soit un groupe monolithique ayant une unique fixation sur le CH!

      À mon humble avis, penser ainsi, c’est de prendre les Québécois pour des épais consanguins et homogènes. Personnellement, je me suis toujours refusé ce triste constat. Je n’y crois tout simplement pas!

      Malgré tout le tort qui a été causé par la lente agonie du départ des Expos. Malgré pratiquement 20 ans de traitement médiatique négatif et méprisant envers le baseball au Québec. Malgré la mauvaise gestion de Brochu, les chicanes internes entre les actionnaires du consortium du Québec inc., les menaces de déménagement, les ventes de feu répétées année après année. Malgré le très imbuvable passage de Loria et Samson à la tête de l’équipe et la tutelle de 3 ans par le baseball majeur. Malgré tout cela, les Québécois sont toujours affamés de retrouver leur équipe de balle!

      Ça, dans mon livre à moi, ça en dit long sur l’enracinement profond du baseball dans notre culture sportive collective!

      La taille du marché montréalais et l’intérêt local pour le produit permettraient sans difficulté d’accueillir une équipe du baseball majeur. L’investissement initial requis serait de l’ordre de près d’un milliard de dollars pour une franchise ainsi qu’un coût se situant près du milliard de dollars pour le nouveau Parc de balle au centre-ville, lui qui est une condition sine qua non au retour et à la viabilité sur le long terme de la future franchise montréalaise.

      Il est totalement faux de penser que les néo-Expos seraient encore une fois les parents pauvres du baseball majeur. La taille du marché montréalais fait de nous le 16e marché nord-américain et si des investisseurs locaux étaient prêts à investir près de 1,5 G$ simplement pour acquérir la franchise et participer au financement du futur stade, eh bien, je doute qu’ils aient l’intention de jouer les mendiants en n’investissant pas dans le produit sur le terrain. D’ailleurs, les droits de télédiffusion que devra payer Bell Media, par exemple, ne seront d’aucune commune mesure avec le triste portrait des dernières années des Expos en la matière!

      Je ne prétends pas que les futurs Expos seraient les prochains Yankees ou Dodgers, je soutiens simplement qu’ils pourraient aisément se situer dans la moyenne des clubs de la ligue!

      Si l’on suggérait le retour des Expos dans le système économique du baseball majeur de 1994 ou même de 2004, je dirais que c’est trop risqué. Mais, aujourd’hui, ce n’est pas le cas!

      Chacune des équipes est rentable et viable dans son propre marché. Chaque équipe a les moyens d’être compétitive! La valeur moyenne des équipes de la MLB vient de fluctuer à 1,3 G$. L’industrie au complet rapporte plus de 10 G$ par année. Les propriétaires font de l’argent comme de l’eau.

      Évidemment, tout le monde n’a pas les moyens des Yankees, mais même les Yankees sont incapables de s’assurer d’être des séries chaque année depuis l’instauration du système de partage des revenus!

      Les proprios des Expos 2.0 feront assurément leur frais par un partenariat enviable avec Bell Media. Le partage des revenus, la vente de billet, les loges corporatives, la vente de bébelles à l’effigie des Expos, des concessions alimentaires, les commandites et l’implication sérieuse des gens d’affaires locaux. Et, uniquement lors des saisons plus difficiles, lorsque la direction « baseball » de l’équipe prend la décision d’une reconstruction, eh bien, là la péréquation de la MLB pourrait être envisageable pour boucler le bilan financier!

      Si vous voulez vous inspirer d’une organisation gagnante année après année qui gère bien ses finances, ne regardez pas du côté des Yankees, mais plutôt de celui des Cards! À mon sens, St-Louis est le modèle par excellence à suivre!

      Le Québec regorge d’études de pré-rentabilité qui, une fois mises en pratique, s’avèrent des puits sans fond où ce sont nous, les contribuables, qui devons renflouer les dépassements de coûts et les pertes qui s’ensuivent.

      Non merci! UN Centre Videotron par lustre est suffisant.

      Vivement le retour d’une équipe appartenant à un des 4 sports majeurs à Montréal. Parce qu’il ne faut pas se le cacher, les Canadiens sont tous seuls en ce moment. La CFL (Alouette) et la MLS (Impact) demeurent des ‘petites ligues’ sur le plan nord-américain.

      Bonjour M. Leclerc,

      Dans la photo que vous présentez d’un stade au centre-ville, où sont prévues les aires de stationnement?
      Je ne suis pas de Montréal ce qui explique ma méconnaissance du sujet.

      Merci.

      Cette photo est celle produite dans le document de Projet Montréal et se voulait une représentation possible d’un stade. L’emplacement privilégié est de l’autre côté du bassin Peel sur les terrains de la SIC. Une station du REM y est prévue avec un édicule (station Bassin Peel). L’objectif d’un terrain à Griffintown/Goose Village est le même que celui de San Francisco. Peu de stationnements aux alentours afin de favoriser les déplacements en transport en commun (REM, Metro, trains de banlieue, autobus), le tout coordonnées avec les parties comme à San Francisco.

      Irony ON:

      Il n’y aura pas de stationnement…sauf pour les automobiles électriques.

      D’ici là, Ferrandez aura pris le pouvoir à Montréal et les sens uniques seront devenus des cul-de-sac inextricables pour les automobilistes et pour Google Maps. Vous serez forcés de vous rendre là-bas en Bixi, à pied ou en transports en commun après avoir attendu très…très longtemps votre bus et après avoir survécu aux 4 arrêts de service du metro.

      Et bien sûr, toutes les pertes annuelles du club de baseball et tous les dépassements de coût du stade seront absorbés entièrement par l’État.

      Voilà ce qui vous attend…

      Irony OFF.

      Le rêve va devenir réalité ce n’est qu’une question de temps!!!!!! On sera là pour le premier match.
      Martin il faut continuer le rêve jusqu’à sa réalité

      Bien sûr, à lire les commentaires des dénigreurs, on en viendrait à croire suivant leur argument irréfléchi que ça n’a aucune chance de fonctionner. En fait, le retour des Expos à Montréal n’aura jamais la chance d’être un succès si les futurs actionnaires ont l’intention de répéter les mêmes erreurs que celles du passé. Ça, il n’y a pas de doute!

      Aux détracteurs, vous comprenez que s’il y a un apport public à la construction du nouveau Parc de balle, que ce soit par des fonds direct (subvention comme ç’a été le cas pour le nouveau Colisée de Québec) ou indirect (programme immigrant-investisseur, Investissement Québec, CDPQ, etc.), vous comprenez que pour le gouvernement ce sera un investissement et non une dépense indue?

      En fait, même ceux qui n’aiment pas le sport qui a pris la peine de réfléchir à la question comprennent qu’un produit aussi prestigieux qu’une franchise de la MLB est un actif très enviable et infiniment profitable pour une société!

      Cracher littéralement sur d’éventuelles retombées économiques directes et indirectes par pures idéologies endoctrinées est tout à fait bancale! Vous nagez ici dans une marre de pur sophisme exacerbé!

      Or, il faut admettre que dans un marché de baseball qui a déjà été échaudé dans le passé comme l’est celui de Montréal, les promoteurs du retour des Expos devront composer avec une certaine dose de méfiance justifiée de la population lorsqu’ils songeront à déposer officiellement leurs demandes d’aide publique, qu’elle soit directe ou indirecte. De plus, dans le contexte actuel, la meilleure stratégie à employer est de miser sur l’intérêt civique du projet et du maintien permanent de la future équipe à Montréal.

      Cela dit, les spécificités du marché sportif québécois exigent qu’une telle opération porte un souci particulier de transparence.

      Le baseball par sa culture et son histoire profondément encré dans les racines sportives des Québécois offre un potentiel de succès assez imposant à Montréal. Or, si le projet est bien conçu et intégré dans des opérations de revitalisation urbaine structurantes, le nouveau Stade de baseball aura des effets sociétaux et cultuels positifs de même que des impacts économiques positifs sur la métropole.

      L’État ne sera pas appelé à participer par des subventions annuelles à la viabilité financière de la franchise comme c’est le cas dans certains marchés sportifs moribonds comme c’est le cas pour les Coyotes de l’Arizona par exemple. Mais, la pérennité des néo-Expos passe assurément par un nouveau Parc de balle entièrement conçu à la pratique du baseball. Ce que le Stade olympique n’a jamais été!

      Et, avec des retombées économiques estimées à plus de 100 M$ annuellement à l’État, même le plus ardent détracteur endoctriné peut aisément en venir à la conclusion que les coffres de l’État se rembourseraient assez rapidement si nos gouvernements décidaient d’investir dans la construction d’un nouvel amphithéâtre entièrement conçu à assurer la viabilité et surtout la pérennité du Baseball majeur à Montréal!

      À tous ceux qui prétendent toujours, sans comprendre les structures économiques du Baseball majeur, que l’aventure d’une franchise à Montréal est vouée à l’échec, détrompez-vous! Ceux qui prétendent, sans savoir, qu’un club montréalais de la MLB ne parviendra jamais à être rentable, eh bien, vous devriez revoir vos préjugés prémâchés et commencer à analyser réellement la situation à tête reposée.

      Aujourd’hui dans le sport professionnel, le nerf de la guerre est les droits de télédiffusion. À l’époque des 4 ou 5 dernières années des Expos, RDS le diffuseur officiel de l’équipe ne se donnait même plus la peine de présenter à peine une douzaine de matchs à domicile par année dans le meilleur des cas, alors que certaines années lorsque Loria est débarqué en ville, il n’y en avait tout simplement aucun de télédiffusé…

      Assez difficile de maintenir l’intérêt quotidien des amateurs lorsque les médias n’en parlent pas ou en parle mal. C’était devenu complètement indécent le traitement médiatique local de l’équipe. Les dernières années des Expos, les grands journaux montréalais ne se donnaient même plus la peine d’attitrer un journaliste sur le « beat » pour couvrir les activités courantes de l’équipe. Seul Richard Milo de la Presse canadienne avait continué d’être affecté à la couverture quotidienne des Expos et il était rendu le seul à suivre l’équipe à l’étranger.

      Malgré tout cela, il y avait toujours une moyenne de 10 000 spectateurs aux matchs locaux des Z’Amours. Si ce n’est pas aimer le sport ça passionnément, eh bien, je me demande bien ce que c’est!

      N’oubliez jamais non plus qu’à la même époque, la fameuse Sainte-Flanelle aurait très facilement pu prendre les mêmes mauvaises trajectoires que celles qui ont mené au départ des Expos. À la fin des années 2000, le Centre-Molson se vidait tranquillement. Les loges du récent aréna trouvaient difficilement preneur. Le nombre d’abonnements saisonniers périclitait d’année en année. Les structures économiques de la NHL, comme celle de la MLB, étaient très défavorables aux équipes canadiennes. La Brasserie Molson a même fini par mettre la pancarte à vendre devant leur nouvel amphithéâtre et aucun investisseur québécois ne s’était montré intéressé à mettre la main sur l’organisation. Le CH a eu la chance de tomber sur un actionnaire américain soucieux de bien faire paraître son équipe, en misant sur une savante mise en marché qui a totalement relancé la flamme des amateurs de sports pour cette équipe, qui avouons-le, n’avait rien de bien intéressant à offrir au niveau du spectacle à ses spectateurs. De la moitié des années 90 à la moitié des années 2000, le CH offrait réellement un spectacle moribond. Pourtant, à partir du moment où Pierre Boivin a pris la présidence de l’organisation et Ray Lalonde a pris le contrôle du département marketing, le CH est véritablement devenu le monstre hégémonique que l’on connait aujourd’hui sur la scène sportive locale!

      Tandis que dans le cas des Expos après les multiples chicanes internes entre les actionnaires pingres du consortium du Québec inc., eh bien, le grand sauveur américain annoncé s’est avéré un arriviste parvenu qui a profité du bourbier local pour complètement saborder toute chance de réussite… N’oublions jamais qu’il a réussi à prendre le contrôle de Nos Z’Amours pour seulement 12 M$ en décembre 99, pour les vendre à peine deux ans plus tard pour 120 M$ à la MLB!

      À l’évidence, en me fiant à la manière dont c’est terminé la première mouture, si le retour des Expos doit se faire dans les mêmes conditions exécrables qu’à la fin des Expos, oublier ça tout de suite, ça n’aura aucune chance de fonctionner!

      Par contre, avec Bell Média comme actionnaire éventuel, nul doute que la nouvelle franchise de baseball montréalaise réussira aisément à obtenir minimalement la moyenne des revenus de droit de télédiffusion de la ligue!

      Pour ce qui est de la moyenne d’assistance, considérant que Montréal est le 16e marché métropolitain en Amérique-du-Nord (en excluant le Mexique, 19e sinon), il y a suffisamment de passionnés de baseball dans le lot pour soutenir convenablement l’équipe avec une moyenne de foule aux alentours de 25 à 30 000 spectateurs par match annuellement dans un stade intimiste et plus convivial de 35 000 places au centre-ville!

      Ce qui est très important de comprendre dans le potentiel de succès du retour des Expos c’est de voir d’où vient l’intérêt. Est-ce seulement un vif intérêt passionnel de la masse? Ou est-ce que l’engouement se répercute également au sein de la communauté des affaires locales?

      Or, sachez que les gens d’affaires locaux sont très intéressés par le retour du Baseball majeur en ville. Ils ont clairement fait savoir qu’ils étaient prêts à débourser de leur poche pour des abonnements saisonniers, les loges corporatives et des commandites. Tout ça à la fin des Expos n’était plus le cas. À peu près plus personne n’osait s’approcher des Expos lors des 4-5 dernières années, tellement la situation de l’équipe était devenue gangrenée.

      Il ne faut pas oublier non plus que le baseball par son calendrier de 81 matchs à domicile offre de meilleurs braquets de prix pour le commun des mortels. Pas besoin de contracter une seconde hypothèque sur sa maison comme c’est le cas pour aller au Centre-Bell. Et, puisque c’est un produit de divertissement majeur, ça fait moins mal de mettre la main dans sa poche pour s’offrir une sortie de qualité contrairement à L’Impact et aux Alouettes qui, bien que sympathiques, ne sont que deux produits sportifs mineurs, mais qui coûtent quand même le prix de produits majeurs!

      Tout le monde doit également comprendre qu’un produit aussi majeur du domaine du divertissement ne se gère pas comme une business de vente de pneu!

      Un festival de film représente une ville, un État et un pays à l’international. Une franchise de sport aussi. Un orchestre symphonique est le symbole d’une ville, d’un État et d’un pays au niveau international. Une franchise de sport aussi.

      N’importe quel autre business n’a pas à représenter qui que ce soit. Une équipe de sport professionnel est le représentant le plus facilement identifiable. Et, de ce fait, Montréal a besoin de ses Expos, ne serait-ce que pour rétablir un sentiment de fierté civique et, ça, ça n’a pas de prix!

      D’ailleurs, une franchise de sport rapporte plus à l’ensemble de la société que rien du tout. Au niveau économique, l’État en profitera amplement. Le retour sur investissement sera assuré d’être profitable. Au niveau de la vie culturelle et communautaire, encore davantage ! Une business de vente de pneu n’a aucun impact de ce niveau!

      Il faut comprendre que la culture avec un grand C regroupe plus que de la peinture par exemple. Le sport fait partie de la vie culturelle d’une ville ! La gastronomie aussi. L’architecture, la musique, l’humour, la danse, le théâtre, le cinéma, etc. Tout cela contribue à rehausser la vie culturelle et communautaire d’une ville!

      Pour ce qui est du financement public du domaine du divertissement, un État se doit d’investir (et non pas de dépenser) dans son rayonnement et sa visibilité. Le retour sur investissement est important non seulement économiquement, mais avant tout, une franchise sportive rehausse la vie culturelle d’une ville pour le propre bonheur de sa communauté locale. Ce n’est que du positif!

      Non, réellement, si les néo-Expos sont gérées intelligemment autant au niveau administratif qu’au niveau sportif, ce sera un succès. Si les néo-Expos sont publicisées correctement et positivement et qu’ils obtiennent leur juste part de marché de la couverture sportive par les médias locaux, nul doute, ce sera un succès. Si les néo-Expos sont soutenues par les gens d’affaires locaux, autant par l’achat d’abonnement saisonnier, de loge corporative et d’affichage publicitaire, ce sera un succès un retentissant!

      Il est totalement faux de penser que les néo-Expos seraient encore une fois les parents pauvres du Baseball majeur. La taille du marché montréalais fait de nous le 16e marché nord-américain et si des investisseurs locaux étaient prêts à investir près de 1 à 1,5 G$ simplement pour acquérir la franchise et participer au financement du futur stade, eh bien, je doute qu’ils aient l’intention de jouer les mendiants en n’investissant pas dans le produit sur le terrain. D’ailleurs, les droits de télédiffusion que devra payer Bell Media, par exemple, ne seront d’aucune commune mesure avec le triste portrait des dernières années des Expos en la matière!

      Je ne prétends pas que les futurs Expos seraient les prochains Yankees ou Dodgers, je soutiens simplement qu’ils pourraient aisément se situer dans la moyenne des clubs de la ligue sans devoir quémander de la péréquation année après année!

      Le partage des revenus dans la MLB octroie chaque année près de 100 M$ à chaque équipe. C’est un montant qui augmente chaque saison!

      Avec le partage des revenus, le nouveau contrat de télé qui se situera à tout le moins dans la moyenne des 30 équipes, la radiodiffusion, la vente des billets, des abonnements saisonniers, des loges corporatives et les commandites, je vois mal comment un propriétaire avisé ne parviendrait pas à faire ses frais!

      Avec un partenaire d’affaire comme Bell Media, vous pouvez être certains que l’équipe obtiendra une couverture médiatique intéressante. Du coup, si les médias informent honnêtement la masse, eh bien, la masse sera intéressée et n’hésitera pas à se rendre au stade.

      Les 15 000 die hard fans ont toujours été là. Ça, il n’y aura pas de problème à les récupéré. Ce sont les fans occasionnels et les m’as-tu-vue qu’il faudra attirer de nouveau. Et, pour cette clientèle, ça va prendre du miel pour les attirer. Ce qu’offre un stade de baseball entièrement conçu pour la balle. L’architecture extérieure et intérieure devra être pensée en conséquence. Il ne faut absolument pas simplement faire un stade « cheapet » comme celui qui avait été présenté par Loria à l’époque.

      Les nouveaux proprios devront s’inspirer de stade comme ceux à Baltimore, Pittsburgh, San Francisco, San Diego et même le Fenway Park pour ce qui est de l’ambiance qui règne autour du stade!

      Soyez en certains, dans la structure économique actuelle du Baseball majeur, les Expos seraient viables, rentables et prospères à court, moyen et long terme!

      Un maire, une ville et un fantasme!

      Pis les glissières de sécurité sur le chemin Camilien Houde qui ne remplissent plus leur fonction et mettre la sécurité des automobilistes en danger!

      Bravo!

      Si le privé veut prendre charge de l’affaire, pourquoi pas ? Mais ça m’étonnerait. Si non c’est NON !

      Personnellement je ne vois absolument aucun intérêt. Allez voir une bande d’américains jouer à la balle…. bouafff

      Moi je pense que le baseball c’est un des plus beau sport qu’y existe. Il est différent de tout les autres. J’ai recommencé à jouer à 31 ans. Après avoir joué pendant 19 ans. Les médias et la réputation du stade on tué le baseball professionnel au québec. Mais la passion est tjrs là j’en suis certains. En tout cas moi j’aimerais pouvoir amener ma petite fille voir du baseball comme mon père là fait quand j’étais jeune.

      « «Rob [Manfred] est extraordinaire. Il est tout simplement extraordinaire», dit le maire. »
      Non mais c’est une blague?? Rob Manfred n’a absolument rien à perdre à faire les beaux yeux à Denis Coderre!! Ce n’est pas lui qui mettra en péril les finances publiques d’une ville pour des projets irréalistes. Il est tellement colonisé et star-struck ce Coderre qu’il est incapable de s’apercevoir qu’il se fait utiliser. Il a été impressionné par le fait qu’il était avec un milliardaire sur Park Avenue? Je ne savais pas qu’il était téteux à ce point.

      Il y a de nombreuses autres façons de revitaliser un quartier, pourquoi prendre l’option la plus chère possible? Ils ont construit des logements abordables à San Francisco? Je suis bien content pour eux, mais pas besoin d’un stade pour faire ça. Chaque année le FRAPRU et Projet Montréal font le même constat: l’offre de logement social est insuffisant à Montréal. Pourquoi est-ce que Coderre choisirait subitement d’en construire à côté d’un stade de baseball? Ce ne sont que des arguments lancés au hasard pour essayer de convaincre.

      De plus il n’y a aucune comparaison possible entre Montréal et les villes citées; le nombre de sièges sociaux à Montréal continue de diminuer chaque année, je pense que Montréal est rendue 4e au pays après Calgary si ce n’est pas 5e. Aussi l’article ne mentionne aucunement le taux de change en ce moment. Ça coûterait extrêmement cher de payer ces joueurs en dollars américains. Cette équipe serait une vraie machine à pomper des millions de dollars hors du Québec à toutes vitesse. Et si au moins c’était seulement des fonds privés. Nos taxes et impôts se retrouveraient à engraisser ces milliardaires.

      Si le fiasco de l’amphithéâtre de Québec n’est pas suffisant pour faire oublier complètement ce fantasme, je ne sais pas ce que ça prendra. Combien de fois répéteront-ils les mêmes erreurs?