Belles et célèbres… mais en crise !

Elles ont beau symboliser le luxe et le raffinement, les plus grandes artères commerciales de la planète ne sont pas à l’abri de la crise économique.

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Derrière les sacs en cuir et les bijoux en or, les loyers des boutiques Gucci et Fendi de ce monde ont dégringolé de 23 % sur un an, a constaté Cushman & Wakefield, spécialiste américain de l’immobilier, qui a analysé la valeur de 274 artères commerciales dans 60 pays. Dans plus de la moitié de ces rues, soit 148, on a observé des baisses de loyer au cours de la période de 12 mois qui s’est terminée fin juin 2009, du jamais-vu dans les annales de l’étude du spécialiste, publiée depuis 24 ans. Les enseignes de luxe ferment des magasins ou hésitent à en ouvrir de nouveaux, ce qui force les propriétaires de locaux commerciaux à se montrer plus conciliants pour garder leurs locataires ou en attirer d’autres.

Malgré tout, la 5e Avenue, symbole de la richesse américaine, reste en tête du palmarès pour une huitième année consécutive. Les loyers y sont 10 fois plus cher que rue Sainte-Catherine, où le commerçant doit débourser en moyenne 173 $ US le pied carré. Sur l’artère montréalaise, les prix sont restés stables depuis un an, comme dans Bloor Street, son équivalent à Toronto, où le loyer moyen se chiffre à 260 $ US. Les loyers de Queen Street, deuxième grande artère torontoise, ont par contre fléchi de 15,4 %, tandis que ceux de la 17e Avenue de Calgary et de Robson Street, à Vancouver, ont baissé de 23,1 % et de 12,5 % respectivement.