Bombardier courtisée, Montréal menacée ?

Kansas City ne lésine pas et le Québec aura fort à faire pour convaincre Bombardier d’établir tel que prévu à Mirabel l’usine d’assemblage de sa future gamme d’appareils, la fameuse Série C.

La ville du Missouri serait prête à financer en partie l’usine d’assemblage de 375 millions de dollars en émettant des obligations municipales. Sa générosité ne s’arrête pas là. Elle s’engage à octroyer des crédits d’impôts totalisant 880 millions de dollars sur 22 ans. (Voir le texte du Kansas City Business Journal dans ma revue de presse)

Pourquoi Kansas City tient-elle à ce point à accueillir l’usine ? Je vois des raisons d’abord conjoncturelles car le taux de chômage a bondi en début d’année, passant de 5,1 % en décembre à 5, 7 % en janvier. Plus fondamentalement, les promoteurs de Kansas City salivent à l’idée de voir implanter chez eux une usine d’assemblage d’avions ultramodernes employant 1000 salariés très bien payés.

Ils considèrent que, malgré leur générosité, l’investissement sera rentable et participera au rayonnement économique de toute leur région.

On peut jouer au puriste et faire semblant que les subventions n’existent pas ou on peut se scandaliser de voir comment le destin semble favoriser Bombardier et ses principaux actionnaires. Les affaires sont néanmoins les affaires. En bout de piste, si ce projet décolle, il coûtera une fortune aux contribuables. Il s’agit de savoir lesquels.

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La dernière fois c’était l’Arizona, là c’est le Kansas. La prochaine fois ça va être le Nebraska? Gagnon appelle ça le libéralisme. J’appelle ça le BS de luxe…

C’est drôle que cette histoire sorte au moment où les Américains viennent de donner un contrat phénoménal de 39 milliards aux Européens. La droite est en furie, d’autant plus que les Européens financent leurs avionneries au top du top!!

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Hier RC nous apprenait que 1200 étudiants français venaient étudier en anglais au Québec. La vraie nouvelle était cachée dans le reportage. On apprenait que 6000 Français viennent étudier au Québec contre seulement 1000 Québécois en France. On finance donc les études de 5000 Français. Au cout de 10,000$, c’est 50 millions que ça nous coute au moment où nos universités crient famine et nos jeunes manifestent contre l’augmentation des frais de 50$!!!

Toutes les multinationales ont un petit côté «pute» qui me déplait souverainement.
Elles offrent leurs services au plus offrant, sans se demander si ce mécène ne les rejettera pas au bout de quelques années.
Le Québec s’est souvent fait avoir dans de telles manigances…

Let it be.

Le libéralisme c’est justement de refuser de donner du « BS » aux entreprises.

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