Budget : un acte de foi du Parti québécois

Avec son budget, le gouvernement n’a aucune marge d’erreur. L’économie devra performer à la hauteur des attentes et la rigueur devra être implacable pour respecter des cibles budgétaires qui n’ont pas été atteintes depuis des lustres.

Photo: Jacques Boissinot/La presse canadienne
Photo: Jacques Boissinot/La presse canadienne

Le budget déposé par le ministre des Finances et de l’Économie est un digne reflet de la précarité des finances publiques et des priorités de ce gouvernement.

C’est un budget serré où il n’y a aucune marge d’erreur. L’économie devra performer à la hauteur des attentes et la rigueur devra être implacable pour respecter des cibles budgétaires qui n’ont pas été atteintes depuis des lustres.

Ce ne sera pas facile. En novembre, le gouvernement estimait le déficit à 1,75 milliard de dollars pour l’exercice 2014-2015.

Trois mois plus tard la cible est tout juste maintenue, malgré un montant inespéré de 600 millions de dollars en transferts fédéraux supplémentaires. Le «fédéralisme prédateur» a quand même du bon.

Le plan du gouvernement implique une modeste hausse de 2 % des dépenses et de 3 % seulement en santé et en éducation. Cela se traduira par une renégociation de l’entente conclue avec les médecins et des négociations difficiles l’an prochain avec les employés du secteur public.

Sera-t-il impossible d’éviter une diminution des soins à la population ? Qui sera particulièrement touché ? Tel que prévu, le gouvernement n’a pas fait connaître ses crédits pour l’année qui vient. Il faudra attendre après les élections.

Ces coupures sont inévitables et d’autres gouvernements ailleurs au pays ont procédé à des restrictions encore plus sévères.

Il semble toutefois que le gouvernement trouve tout l’argent nécessaire pour saupoudrer subventions, crédits d’impôts ou aides à des entreprises ou à de grandes missions stratégiques et «structurantes», sous prétexte de faire du développement économique. Cette recette-là, tous nos gouvernements l’ont appliquée, et nous nous retrouvons toujours avec une croissance économique et un niveau de vie inférieurs à la moyenne canadienne.

Le budget pose des jalons importants sur le financement des services publics. Il me semble sensé que le budget accordé aux hôpitaux dépendent de leur volume de clients. En agissant ainsi, on impute les bonnes sommes aux bons endroits et on encourage les établissements à être meilleurs et plus efficaces.

Je me réjouis aussi du dégel des frais en services de garde. Les tarifs augmenteront de 7 à 8 dollars en septembre prochain et à 9 dollars en septembre 2015. Ils seront ensuite indexés au coût de la vie. N’aurait-il pas été préférable d’indexer seulement les tarifs plutôt que de faire payer aux parents actuels les conséquences d’un gel absurde de 14 ans ?

Il faut en finir avec ces gels qui maintiennent des tarifs artificiellement bas. Nous finissions toujours par en payer le prix.

Ce budget sans augmentation de taxes et d’impôts constitue le premier élément du programme électoral du Parti québécois. Le PQ veut montrer qu’il est responsable et intraitable budgétairement, tout en intervenant fortement dans l’économie.

En revanche, il fait des jeunes parents et des employés du secteur public les seules véritables victimes actuelles ou futures de sa gestion des dépenses publiques.

Ce budget est à la fois un acte de foi sur les grands équilibres de l’État et un pari sur la clientèle électorale que l’on veut dorénavant séduire.

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C’est ironique quand on pense que c’est le gouvernement du Parti Québécois qui a mis en place le programme des garderies subventionnées, Initialement à 5$. Les libéraux étaient tout à fait contre. Quand ils ont été élus, ne pouvant le supprimer, ils l’ont augmenté à 7$. Et maintenant regardez les verser des larmes de crocodile pour « Les jeunes familles qui vont être pénalisées! ». N’est il pas simplement logique que le tarif soit au moins indexé sur le coût de la vie? N’est-ce pas ce qu’ils voulaient faire avec le dégel (et le rattrapage) des frais de scolarité des étudiants, qui a mené au printemps « érable »? D’ailleurs à ce propos, comme tactique électorale, celle ci était particulièrement odieuse. Tenter de monter l’opinion publique contre les étudiants pour essayer de faire du capital politique. Raté.

Ce qui est vraiment ironique au max c’est que le Parti québécois, séparatiste dans l’âme, doive s’appuyer sur l’indulgence et la bienveillance de notre Gouvernement Fédéral pour arriver à sortir le Québec de la misère noire dans laquelle il s’enfoncerait sans cette généreuse contribution du Fédéral (et plus particulièrement de l’Alberta!).

Les étudiants ne sont pas respectueux des payeurs de taxes!! Ils devraient se compter très chanceux s’ils se comparent aux systèmes universitaires qui nous entourent. On vit en Amérique pas en Europe!! Une augmentation de quelque milliers de dollars, surtout que les prêts sont très généreux ici, serait très à propos! N’en déplaise aux casseroles

Clientèle électorale visée : J.-M. Léger soulignait récemment que la dentelle du PQ c’est les baby boomers qui atteignent maintenantk strated’âge où l’on vote le plus. Le PQ séduit moins de 35 ans, qui sont moins portes à voter.

Acte de foi envers le Parti québécois, ce même parti qui a littéralement violé chacune de ses promesses électorales???

Voici une lettre d’un ex-péquiste qui commence à voir clair dans les magouilles et le tripatouillage du Parti québécois de Pauline Marois qui, incidemment, devra s’expliquer, avec son mari, sur le deal qu’ils ont conclu avec la mafia syndicale:

« Je ne voterai pas pour le PQ.

Je viens d’avoir 60 ans et j’ai été péquiste toute ma vie. Cependant, la nouvelle version du PQ ne me convient plus du tout. Aussitôt au pouvoir, bien que minoritaire, le PQ a augmenté rétroactivement les impôts à plus de 50% des soi-disants riches, diminué les déductions des retraités vivant chichement de leurs dividendes et coupé le gain en capital. Ensuite, plusieurs amis ont bénéficié de nominations partisanes. Puis, on a coupé dans la recherche, diminué les travaux routiers, coupé les plus pauvres vivant de l’assistance publique et les crédits à la santé. On a bien passé quelques lois, dont une pour des élections à date fixe, visant à sauvegarder la démocratie et éviter le gaspillage. Et la Charte de la division… Depuis que le PQ a décidé d’enfreindre sa loi sur les élections à date fixe, il a annoncé un déficit record, suivi d’une vague déferlante de promesses. Imaginez le prochain déficit. Maintenant libéré des libéraux, je vais refuser la Peste Québécoise, et je déciderai si je vais à gauche ou à droite.

Daniel Prince, Laval »

Et en voici un autre ex-péquiste qui, je crois, ne votera plus Parti québécois:

« Comme dans les années 40.

Je ne suis pas apolitique: j’ai assisté à ma première assemblée en 1976 dans Gouin, où se présentait Rodrigue Tremblay pour le Parti Québécois, alors que je n’avais pas le droit de vote. Avec les années, je suis devenu désabusé devant le comportement de nos politiciens. Malgré le respect que j’ai pour leur travail difficile, je suis médusé de voir qu’ils croient visiblement que les électeurs ne sont pas assez intelligents pour saisir une argumentation nuancée. La déclaration de Mme Marois, suggérant que la Gaspésie obtenait une cimenterie à cause de son vote du «bon bord» m’a achevé. Mme Marois, dois-je comprendre qu’une circonscription qui a des besoins légitimes pourrait mordre la poussière parce qu’il n’a pas voté pour le bon parti? Comme dans les années 40? Dites-nous que ce n’est pas le cas et que les politiciens peuvent, en 2014, s’élever au dessus de cette partisanerie d’une autre époque et inacceptable dans une société «mature». Votre déclaration éclabousse toute la classe politique.

Pierre Desaulniers md, Montréal »

Source:

http://www.lapresse.ca/debats/votre-opinion/201402/19/01-4740557-courrier-des-lecteurs.php

Y a t’il encore des Québécois assez naïfs pour croire aux sornettes des péquistes et qui veulent que le Québec recule aux années ’40???

Ça ne fonctionne pas les budget basé sur la croissance économique! Ils ne veulent pas être honête et faire face à la musique. C’est des compressions majeures qu’on a de besoin avant la catastrophe et elle est très proche! PQ et PLQ une bande d’opportunistes qui pensent plus à leur carrière politique qu’au bien être de la province!

Parlant d’austérité, ils auraient été mieux de commencer en abolissant les primes de départ et de retraite des élus et fonctionnaires. Ils auraient eu plus de crédibilité vis à vis la population

Le budget péquiste…y avez-vous cru?

Je me souviens:

http://jomarcotte.wordpress.com/2014/02/21/budget-je-me-souviens/

EXTRAIT:

« Peut-on vraiment le croire? Pour ma part, je choisis d’évoquer la devise du Québec. Je me souviens donc que ce gouvernement avait promis l’équilibre budgétaire cette année. Objectif raté qui a eu pour conséquence un avertissement de la firme de notation Fitch.

Le PQ avait également promis l’abolition de la taxe santé. Après avoir joué avec le concept d’une hausse d’impôt rétroactive, il a maintenu la taxe santé et ajouté un palier d’imposition qui a fait grimper le taux marginal à 50%!

Et que dire du remboursement de la taxe scolaire.

Si le passé est garant de l’avenir, attelez-vous, contribuable! Il y a des choses voilées dans ce budget… »

J’en ai une meilleure. L’ironie se retrouve dans le terme employé coup de la vie. On demande des prix au coup de la vie, mais en réalité on a un salaire 3x plus bas que se soit disant coup de la vie. Un buget idéal s’ est un remboursement total de toute les fraudes. Une augmentation des salaires en rapport avec le prix du panier d’épicerie. Un investissement intelligent dans notre commerce national. Une taxation des grandes entreprise raisonnable. Arretons de faire payer le contribuable. Il ne fait que se faire rentrer dedans par des fraudes grotesque et des eentreprises qui vive presque gratuitement au Québec. beurk ce budget me dégoute.

Ce budget ne fait que confirmer ce qui est évident depuis un bon moment. l’Illustration la plus claire est dans les services qui sont coupés/rationnée alors que frais et taxes augmentent. On est dans le mur.

Non sommes confrontés à la dure réalité, bien que déjà pauvres, avec nos infrastructures dans un état lamentable, nous vivons quand même au dessus de nos moyens et de nombreux sacrifices sont inévitables. Le pire c’est qu’en pressant davantage le citron du contribuable on étouffera davantage l’économie privée, déjà pas au rendez-vous pour prendre la relève (surtout en dehors du secteur de la consommation).

C’était prévisible bien sûr, n’empêche que tout ça est bien déprimant… Et si l’économie privée a plus de problèmes, par exemple à cause du vieillissement ou de l’endettement des ménages une crise majeure n’est pas à exclure au Québec, plutôt prévisible je dirais même.

Cerise sur le sundae: Beau temps pour faire peur au investisseurs avec un PQ majoritaire…

Quel gâchis!

Nous savons d’ores et déjà que ce budget ne sera jamais adopté en l’état. C’est un peu triste à dire, si ce n’est que c’est un budget « mort-né » en d’autres mots c’est un budget sans avenir et sans lendemain qui fait écho de ce projet de loi soi-disant consensuel de : « mourir dans la dignité » comme si l’État disposait du pouvoir d’apaiser les souffrances de l’âme en limitant la souffrance du corps.

Aussi ce budget ne fait montrer que l’inconsistance et la légèreté du ministre des finances qui n’a rien à offrir d’énergétique aux citoyens, lorsque l’ensemble des dispositions relèvent de la pensée magique comme le précise votre collègue Alec Castonguay ou même de l’acte de la foi comme vous le dites vous-même.

En cette occurrence, quoique je sois croyant, tout cela ne stimule pas vraiment ma foi. Et pas plus ne me transporte pas dans les limbes.

Mes inquiétudes ne viennent cependant pas de ce budget qui quoiqu’il en soit ne passera pas à l’histoire. Elles viennent plutôt de l’apathie jusqu’à nouvel ordre des chefs des partis respectifs de l’opposition qui disposaient d’une occasion en or pour pourfendre et mettre en pièces un exercice budgétaire aussi inconsistant.

Pourtant, il n’en est rien de facto, ce mutisme relatif pourrait établir que la classe politique dans son ensemble n’a à peu près rien à nous proposer ou à nous offrir pour nous extirper du gouffre.

— Aussi, je ne saurais plus compter désormais que sur l’intersession d’une intervention divine ! Et en attendant, je m’en croise les doigts.

Et le pire…:

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/201402/21/01-4741413-gouvernement-marois-2-milliards-dannonces-preelectorales.php

Host..

Quelques semaines (jours!!!) avant le budget de SON Ministre des finances qui nous annonce de façon plus ou moins brutale que nous sommes dans une situation financière très…très précaire au Québec péquiste, voire catastrophique, la Marois fait pour $2 Milliards d’annonces pré-électorales. DEUX MILLIARDS de bonbons!!! Sans bien sûr nous dévoiler d’où cet argent viendra…

Et après ça, venez nous dire qu’elle gère sainement NOS finances…

Cette prétentieuse est une catastrophe sur deux pattes. Virons-la au plus sacrant.