CSeries, ou quand le meilleur ne gagne pas toujours

Des analystes et des journalistes de la presse spécialisée sont en train d’enterrer la CSeries — si ce n’est pas Bombardier elle-même. Le sort en est-il vraiment jeté pour la multinationale ? demande Pierre Duhamel.

Photo: Paul Chiasson/La Presse Canadienne
Photo: Paul Chiasson/La Presse Canadienne

C’était l’avion le plus extraordinaire de son époque. Il aurait pu patrouiller l’Arctique sur une longue distance, et à des vitesses inégalées (Mach 2). Il était équipé des meilleures et des plus récentes technologies, capable d’une grande agilité à des hauteurs vertigineuses, et il était armé de plus de missiles que tout autre intercepteur.
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C’était un avion canadien, le Arrow CF-105. Un avion bien supérieur à tout autre avion militaire de la fin des années 1950 ; on dit même qu’il avait 25 ans d’avance sur ses concurrents et qu’il aurait été encore de taille et opérationnel dans les années 1980.

On connaît la suite de l’histoire. Le 20 février 1959, le premier ministre John Diefenbaker annule le projet. Le Canada veut plutôt acheter des missiles et dit ne plus avoir les moyens de soutenir ce programme, dont les coûts augmentent sans cesse. Pas moins de 30 000 personnes perdront leur emploi, et les meilleurs ingénieurs s’expatrieront aux États-Unis, où ils participeront à l’essor de l’industrie aéronautique de nos voisins.

Je ne sais pas si c’est moi qui suis paranoïaque, mais je n’ai pas pu m’empêcher de trouver étrange qu’Aviation Week, la bible de l’industrie aéronautique, nous rappelle l’échec du CF-105 au moment même où la presse spécialisée américaine et certains analystes sont en train d’enterrer la CSeries de Bombardier — si ce n’est pas l’entreprise elle-même.

Les comparaisons sont faciles à faire entre les deux avions. En plus d’avoir été entièrement conçu au Canada, l’avion de Bombardier est assemblé à partir des meilleures technologies et des meilleurs matériaux disponibles. Cela lui permettra d’utiliser 20 % moins de kérosène que les avions comparables et de diminuer les coûts d’exploitation de 15 %. Il est plus silencieux, tout en offrant plus d’espace et de confort en cabine.

Comme le CF-105, il est un outsider dans son marché. Bombardier se bat et se débat contre deux géants qui ne veulent absolument pas voir un nouveau concurrent décoller. Comme le CF-105, l’emploi généralisé de nouvelles technologies a occasionné des dépassements de coûts et des délais sur l’échéancier prévu.

Bombardier en paie durement le prix. Jeudi, l’action a touché un creux historique depuis 10 ans, et le titre est en baisse de 44 % depuis le début de l’année. La rencontre prévue avec les analystes financiers la semaine prochaine, à New York, a même été annulée.

Dans l’antre de Boeing, on spécule déjà sur l’abandon du projet. «Le CS300 ne menace plus personne», lisait-on la semaine dernière dans le Puget Sound Business Journalun journal économique de Seattle. Cette histoire n’aurait été que celle d’«un David un peu insensé [Bombardier] qui affronte en même temps deux Goliath bien portants».

Un spécialiste cité dans l’article a même écrit l’oraison funèbre du projet, affirmant que «Bombardier a été victime de ses erreurs et n’a pas été capable de passer du statut de fournisseur d’avions régionaux pour les petites lignes aériennes à celui d’avions commerciaux pour les grandes compagnies aériennes».

Le sort en est-il vraiment jeté ? Au même moment où le titre continuait de plonger, Bombardier indiquait, jeudi, qu’après 1 100 heures de vol d’essai — soit presque la moitié de ce qui est requis pour obtenir l’homologation —, les résultats obtenus étaient, dans certains cas, meilleurs que prévu.

L’avion devrait aussi être présenté une première fois aux acheteurs potentiels et à la presse mondiale au Salon international de l’aéronautique et de l’espace, qui aura lieu à Paris, du 15 au 21 juin.

Les prochains mois seront déterminants. Bombardier veut avoir en main 300 ventes fermes d’ici l’homologation, prévue à la fin de 2015. Il lui faut donc 57 ventes supplémentaires pour atteindre cet objectif.

Cette semaine, Qatar Airways a signifié qu’elle n’était plus intéressée par l’avion à cause des délais dans sa conception. Est-ce un présage de la suite des choses ou un geste isolé ? À suivre…

* * *

À propos de Pierre Duhamel

Journaliste depuis plus de 30 ans, Pierre Duhamel observe de près et commente l’actualité économique depuis 1986. Il a été rédacteur en chef ou éditeur de plusieurs publications, dont des magazines (Commerce, Affaires Plus, Montréal Centre-Ville) et des journaux spécialisés (Finance & Investissement, Investment Executive). Conférencier recherché, Pierre Duhamel a aussi commenté l’actualité économique sur les ondes de la chaîne Argent, de LCN et de TVA. On peut le trouver sur Facebook et Twitter : @duhamelp.

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N’ayez crainte M. Duhamel,

La concurence libre et parfaite et les marchés libres qui sont à l’abri des cartels, des oligarchies ou des monopoles nous protégent de la possibilité de voir appaitre un produit trop cher et de mauvaise qualité.

Nous devons CROIRE en LA MAIN INVISIBLE qui gère notre économie avec la morale bienveillante évoquée par NOTRE « le père de l’économie politique » Adam Smith.

Prédictions: comme d’habitude cette cie de BS va aller sous-tirer de l,argent de nos gouvernements.

Personnellement, je n’ai jamais digéré le chantage en Arizona pour cette Séries justement. Cette fois-là, ils avaient dépasser la mesure

Jack2,

Vous semblez vous y connaitre beaucoup à propos de la concurence que se livrent les pays dans le domaine des industries de pointe qui demandent ce niveau de financement ….

Ce niveau de connaissance m’impressionnera toujours…. et que dire de son partage, tellement utile et SOLIDAIRE, pour nos concitoyens. ( 😉

Il plaisait à dire à dire à un de mes professeurs en marketing et en techniques de vente qu’il était pour lui beaucoup plus facile de vendre un porte-avion qu’un grille-pain. Quand je travaillais dans la branche commerciale, j’ai rencontré plus souvent qu’autrement des vendeurs prétentieux qui prétendaient vendre exactement ce qui voulaient à qui ils voulaient au prix qu’ils voulaient.

Personnellement, je me suis toujours efforcé de fournir à la clientèle une information la plus juste possible et surtout une information honnête et… cela marchait très bien. Je ne vendais pas tout ce que je voulais à n’importe qui, je vendais aux gens ce qu’ils désiraient, au meilleur prix en m’efforçant de répondre — au mieux de mes connaissances –, à leurs besoins.

Étonnamment, cela ne plaisait pas à tous mes employeurs qui parce qu’ils ne sont pas toujours honnêtes, attendent de leurs vendeurs qu’ils soient comme tout comme eux.

Dans toute vente, il y a un élément essentiel, trop souvent négligé, en l’occurrence le service après-vente et parmi les fondamentaux on trouve le respect des délais de livraison, les conditions de financement et par la suite la manière d’honorer les garanties.

Beaucoup de vendeurs se contentent de signer un contrat, touchent leur pourcentage ou leur prime et après… Advienne que pourra !

Tout cela pour dire que mon questionnement est le suivant :

— Est-ce que les avions de la CSeries se vendent plutôt comme des porte-avions (donc rares à vendre mais faciles à vendre dès qu’on a le client) ou bien sont-ce plutôt des grille-pains donc pas si faciles à vendre car dans un environnement très très très concurrentiel ?

— Est-ce que dans ce cas, Bombardier a les vendeurs qu’il faut pour vendre le produit comme il faut ? Et lorsque la vente est conclue. Que fait-il pour conserver et le cas échéant faire patienter le client ?

— Actuellement, tout ce que je remarque c’est que Bombardier a conçu un avion qui ne se vend pas si bien que ça, qu’on parle en termes d’unités pour atteindre un hypothétique seuil de rentabilité quand il faudrait — quand on est une compagnie de transport généraliste comme Bombardier –, développer une stratégie globale et mondiale au niveau du transport et non une stratégie de niche comme si le pain et le beurre de la compagnie reposait sur une sorte de quitte ou double fondé sur un seul produit.

C’est un peu navrant de voir les journalistes d’ici ne publier que les choses négatives sur ce projet. Ce sont les mêmes journalistes qui prédisaient il y a plus de 20 ans que le CRJ serait un échec. Comment une entreprise de chez nous pouvait construire un jet régional alors que Boeing et Airbus avaient renoncés. Bombardier avait que quelque dizaines d’avions commandés lors de sa mise en service, bien moins que pour le CSeries. Une fois certifié, les commandes ont été très nombreuses si bien qu’au 31 décembre 2014, 1 858 CRJ avaient été vendus.
Les journalistes semblent oublier que de lancer un tout nouvel avion à partir d’une feuille blanche avec les dernières technologies requiert beaucoup de temps et d’argents. Le CSeries ne fait pas exception et rentre dans la normal. Le 787 a eu presque 3 ans de retard et les coût de développement ont presque doubler. Même une fois certifier, des problèmes de batteries qui prenaient feu ont cloué au sol les avions pendant trois mois. Ils ont eu aussi des problèmes avec les moteurs. le A380 a pris deux ans de retard et a connu de nombreux problèmes.
Les retards du CSeries sont imputables au logiciel du pilote automatique et aux moteurs de Pratt & Whitney. Le début des test de certifications ont été plus lents, moteurs non fiables et pas de pilote automatique. Puis il y a en l’explosion du moteur et l’arrêt des vols pour 3 mois. Le motoriste a réalisé que le moteur avait des lacunes et à du le modifier.
Si les fabricants des moteurs et du logiciel avaient bien fait leur travail, le CSeries n’auraient pas deux ans de retard et les coûts n’auraient pas augmenté. Aucun journaliste n’a réalisé que les deux fournisseurs avaient une certaine responsabilité. Ils ont tous clamer en cœur que c’étaient de la faute de Bombardier.
Saviez vous que lorsque Boeing a lancé le 747, elle frôler la faillite tellement les coûts de développements ont été élevés. La cie a même songer à abandonner le 737 pour les mêmes raisons. Elle a eu des gros problèmes de liquidités pour le 787 qui accumulaient les problèmes. Airbus a manqué de liquidité il y a un an à cause du développement du A350.
Bombardier se devait de lancer le CSeries. Le marché avait besoin d’un avion de 120 places modernes, léger, économique et performant comme le 787 et le A350. Plus personnes ne construit des avions de 120 à 150 places.
Boeing et Airbus ont le 737 et le A320 qui ont été conçu pour transporter de 150 à 180 passagers. Ils ont rétréci les avions (737-700, A319, A318) . Les avions étaient moins économiques, peu de ventes. Le A319NEO a 49 commandes, le 737max7 a 81 commandes pour un total de 130 avions. Le Cseries a 243 commandes. Les journalistes comparent le CSeries avec des avions de 180 passagers.
Saviez vous que Boeing et Airbus ont lancé la version MAX et NEO remotorisé pour contrer le Cseries.
Airways news a écrit un article très intéressant qui explique pourquoi les vents du CSeries progressent lentement.
Voir: http://airwaysnews.com/blog/2015/02/19/report-where-are-the-sales-for-bombardiers-cseries-jet/
Airbus et Boeing ne veulent vraiment pas que le CSeries fassent sa place sur le marché. Ils sont prêts à vendre des avions de 90 millions et plus pour 30 millions. Le CSeries a perdu de nombreuses ventes car les CS100 se vend 62 millions et le CS300 71 millions. Le CSeries est bien plus économiques que les avions de Boeing et Airbus dans le 120 à 150 passagers. Ils ont convaincus les compagnies aériennes d’acheter des 180 passagers pour des prix en dessous du coût. C’est pourquoi ils vendent des quantités record d’avions. Mais si tu perd de l’argent à chaque livraison, que tu dois augmenter la cadence pour réduire la liste d’attente, tu risques de manquer de liquidité. Il faut que Boeing et Airbus est vraiment peur du CSeries pour donner des escomptes de 50% par avion.
Boeing et Airbus calment sur tous les toits que le CSeries ne sera pas certifié, qu’il se vendra pas et qu’il ne tiendra pas ses promesses. Présentement, il y a 5 prototypes qui accumulent plus de 160 h de vols par mois, un 6e prototype fera son premier vol d’ici la fin du mois. Avec 200h par mois, dans 6 mois, les 2400 h de certification seront faites. Plus de 80% des tests critiques ont été fait. Au cours des deux derniers jours les 5 prototypes ont volés la même journée, il y a 243 ventes fermes soit 3 années de productions. Les acheteurs attendent pour savoir si l’avion respectera ses promesses. Bombardier a annoncé que l’avion surpassait les attentes et que les chiffres seraient dévoilés au salon du Bourget.
Il ne reste plus aux concurrents que la campagne de peur. La nouvelle de Qatar est un bel exemple. En 2009, Qatar a dit qu’il voulait acheter des CSeries pour avoir des liaisons au Canada. Après les avoir obtenus, plus un mot. En 2011, il se sert du Cseries pour faire baisser les prix d’Airbus et achètent en décembre 2011 80 A320. Depuis il n’a jamais été question qu’il achète des CSeries. Puis mercredi, il déclare qu’il n’est plus intéressé par le CSeries à cause des délais. Pourtant il a patienté bien plus longtemps pour d’autres avions d’Airbus.
Nos bons journalistes publient la nouvelle sans se poser de question, l’action de Bombardier chute encore. La fin approche pour le Cseries. C’est vraiment pathétique. Le Cseries est l’avion de l’avenir.
Le programme Arrow était un avion militaire, un programme du gouvernement. Il a été arrêter pour des raisons politiques et sous la pression de gouvernements alliés.
Boeing et Airbus reçoivent plein de subventions via leurs ventes d’avions militaires. On doit faire front commun derrière Bombardier et ne pas hésiter à l’aider. Les rumeurs que Bombardiers abandonnent le CSeries ne sont pas fondés.
Les journalistes doivent arrêter de jouer le jeu de Airbus et Boeing. Le Cseries remplacera plus de 1000 avions de 120 à 150 places qui seront retirés des flottes prochainement. Remplacer un avion de 120 places par un avion de 180 places n’a pas de sens. Il y a des milliers d’avions dans le désert car ce n’est pas économique de les faires voler. Transporter 100 personnes dans un avion de 180 , ce n’est pas économique et il y aura beaucoup d’annulations de commandes de A320 quand le CSeries sera en opération.

Tout dit !! Soyons tous fiers d’un excellent produit créé et fabriqué au Québec.. Bravo à Bombardier et à ces employés (es) !!!

Voila enfin une commentaire fondé et valable.
Bien mieux que du petit journalisme de surface.
Merci.
Un enseignant du milieu de l’aeronautique.

Voilà des lustres que je n’avais lu un commentaire aussi pertinent. Cela résume bien l’essentiel… Voyons voir et c’est pour bientôt, si collectivement nous avons eu raison de demeurer actionnaire…

Voila enfin du positivisme!!! Je suis totalement en accord avec ce commentaire. Il faut arrêter de voir seulement le négatif de ce projet. Et je serai énormément fier de dire a ce journaliste qu’il avait tord lorsque les commandes pleuvront! C series, je crois en toi et je suis fier de ce que tu accomplira!

j’appuie entierement le texte de Claude ,car depuis 37 ans travailleurs experimenté dans la boite de Bombardier .
On va etre au sommum de l’industrie aéronautique .patience messieurs les journalistes vous aller en avoir assez pour fermer vos candiratons negatifs.
Serge

La question n’est pas de savoir si le CSeries est un bon appareil ou si celui-ci est pertinent dans le marché, la question est de savoir si l’entreprise parviendra à rentabiliser son investissement avant que les difficultés financières ne s’aggravent voire deviennent fatales. Rien n’est moins sûr comme l’indique la réaction des marchés qui ne sont tout de même pas stupides.

Vous admettez que Boeing et Airbus font tout, y compris vendre à rabais, pour empêcher un nouveau compétiteur de se pointer parmi eux, mais ce que vous ne pouvez pas savoir c’est combien de temps il vont continuer ainsi et jusqu’où ils iront. Ce qui est clair par contre c’est qu’ils ont l’influence les reins assez solides pour le faire et pas BBD.

Je l’ai déjà dit, peut-être qu’en fin de compte la CSeries sera un succès ,mais en attendant les risques sont bien réels et très sérieux. Pour ma part comme investisseur je souhaite bonne chance à BBD mais je n’achète pas.

« Rien n’est moins sûr comme l’indique la réaction des marchés qui ne sont tout de même pas stupides. »

Faites moi rire. Il n’y a rien de plus stupide que les acheteurs d’actions.

La preuve, les actionnaires de GM et Chrysler, Wall Street, les gens qui ont vendus et acheté des des subprimes c’est-à-dire le marché ce sont tous fait avoir à l’exception des initiés.

‘vous ne pouvez pas savoir c’est combien de temps il vont continuer ainsi et jusqu’où ils iront’ Pas très loin je pense. Les cies aériennes savent qu’elles peuvent avoir des super rabais. Elles ne se gêneront pas pour les demander. Si leurs concurrents en ont eu et pas eux, elles seront moins rentables. À chaque fois qu’il offre des rabais, Boeing et Airbus voient leurs rentabilités chutées. Les délais de livraisons augmentent, il faut augmenter la cadence. Cela coûte chère et on fait cela pour des avions qui rapporteront moins d’argents. En baissant leurs prix, Airbus et Boeing admettent que le CSeries est supérieur à leurs avions sinon, ils n’auraient pas été nécessaire de couper les prix.
J’aimerais que nos journalistes et analystes démontrent que lorsque leurs avions sont en concurrence avec le CSeries, ils doivent couper les prix pour les vendre.
Beaucoup de cies ont achetés des dates de livraisons sans se soucier de leurs réels besoins en se faisant dire que le CSeries serait abandonné ou qu’il ne tiendrait pas ses promesses. Dans les prochains mois, elles achèteront l’avion qui répond à leurs besoins.

Assez semblable destin pour la voiture hybride électrique branchable de GTC de LIREQ Pierre Couture .En 94 l’IREQ – Hydro-Québec recherche dévoile au média cette voiture 17 ans avant son temps qui a été camouflée 2 ans plus tard sans raison sérieuse . https://www.youtube.com/watch?v=YoIjdg5uGZo
comme les autres mystères qui a tué the electric car .;

s.v.p serait-il possible de traiter nos industrie qui travaille extrêmement fort pour se tailler une place , le projet cseries est là et il seras opérationnel , n’en déplaise a deux grand géant américain !!! il voudrais tellement pousser a ce que Bombardier ne viennent pas leurs prendre une part du gâteau qu’il son prêt a toutes basserie pour y arriver !! Je suis un employer de BOMBARDIER et cette avion va vous faire beaucoup plus mal que vous le pensez !!! ce seras le meilleur !!

denis tourville,

L’argent est beaucoup plus puissant que la qualité des avions.

Bonne chance!

??? Vous voulez en venir à quoi avec cet article au juste ??? Sans parler de cette comparaison des plus douteuse avec un programme d’avion de chasse et d’interception financé à 100% par le gouvernement… ce qui n’est pas le cas de la CSeries, du moins, aux dernières nouvelles. De plus, il est certain que citer un article de magazine de la région de Seattle, qui n’est sûrement pas pro-Boeing, ça ajoute au sérieux de la présente discussion, ca va de soit !?!

Pas de panique, je ne suis ni actionnaire, ni employé de Bombardier… mais j’aimerais qu’on m’explique pourquoi il semble impensable de peut-être oser penser à une aide gouvernementale alors qu’on a fait pire sinon mieux, pour sauver quelques milliers d’emplois chez GM en Ontario !?! Je me permet aussi de porter à votre attention le fait que Boeing bénéfice d’une aide déguisée au travers des nombreux contrats militaires ( c’est d’ailleurs une des sources de conflits entre ce dernier et Airbus).

Enfin, je constate que le Québec a toujours un sérieux problème avec la réussite et la richesse des uns et des autres… merci pour le coup de main !?! Également, en ce qui concerne la commande de Qatar Airways, il ne faudrait pas l’oublier celle-là, peut-être connaissez-vous leur big boss, le Sheik Akbar Al Baker… l’homme aux multiples talents de négociateur… ne me dite pas que, avec tout le vécu et l’expérience qui est la votre, vous êtes tombé dans son piège du « j’en veux plus dans le but explicite de faire baisser le prix » truc de magasinage le plus vieux du monde (seule explication pour le moment; faute d’avoir plus de détails autre que le délai de certification… raison qui ne tien pas la route puisque on est très loin des plus 3 ans de retard pour Boeing et son Dreamliner).

On parle de haute technologie ici cher ami, pas d’une fabrique de toasters… on avait prédit la mort de Airbus à la sortie du A320 en 1987 parce que trop innovant pour l’époque !?! Alors deux options: soit on continu à les encouger a se dépasser et à faire mieux, soit on continu à les traiter de looser et on s’organise pour que la job s’en aille ailleurs (et l’exode des cerveaux qui vient avec… ha! Oui, d’où le lien avec le Arrow… c’est plus clair maintenant)

Encore une fois, je comprends pas où vous voulez en venir !?!

Vous avez mes coordonnées, j’aimerai en discuter avec vous, sans méchanceté aucune et en toute bonne foi !?!

Très bon commentaire qui va dans le même sens que le mien. Il faut que nos journalistes se réveillent et se comportent en leader. Ils sont supposés nous informer, mettre les choses dans leur contexte, dédramatiser pour éviter qu’on se fasse manipuler par les deux géants qui ont peur du CSeries avec raison. Ils savent très bien que le CSeries est la version moyen courrier de leur A350 et 787. Le 737 date des années 60 et le A320 des années 80.

@ Gblanc,

N’avez-vous pas déjà deviner les motifs serviles de M. Duhamel….?

Tout ce qu’il peut trouver de négatif à écrire sur les capacités québécoises à performer, ne sert qu’à entretenir un sentiment de DÉFAITISME…. afin de servir ce qui lui semble » être la bonne cause « …

Sa tactique de Fédé partisant est de maintenir un sentiment d’incompétence généralisée chez l’opinion publique et ainsi accroitre un besoin maladif que le FÉDÉRAL anglophone vienne nous aider par sa péréquation salvatrice…

TOUT EST TOUJOURS POURRI AU QUÉBEC…………… clamé ad nauseam… Je ne sais pas pour Vous, mais » Chu Pu CABABE » !!!!

Imaginez!!!! SI les Québécois développaient une confiance et une fierté dans leur économie et dans ses entreprises-fleurons…. Quelles idées d’autonomie pourraient-ils être tentés de développer ???? misère….

Complot….??? Et bien non…. Une simple CONVERGENCE d’intérêt politique, économique et de concurrence entre les provinces ( Aéroport, Industrie pharmaceutique, Energie, mode de gouvernance.. )

Pour être HONNÊTE, je pense que ceux qui ont un porte-voix devrait CLAIREMENT indiquer leur position idéologique au lieu de prétendre au titre de Journaliste… Militant et PREACHER convaincu serait, selon moi, plus approprié…

Bravo de nous aider à faire notre place parmi les géants de l aéronautique. On a une chance de créer et vendre un nouveau et tres bon produit canadien. Comparer avec la triste histoire du Arrow prouve que vous écrivez un article sur un domaine où vos connaisances sont limitées. Tout les grands constructeurs d avion ont des retards lorsqu’ils developpent un nous produit qui n est pas seulement une amelioration mais de nouvelles idées différentes de ce qui est déjà fait. Penser a ce que vous apporte d ecrire un article comme ça.

Je crois que le monopole des deux grands avionneurs à de quoi faire réfléchir bien des compagnies aériennes de transport. Si j’étais à leur place je me méfierais des tentatives des grands avionneurs pour tuer dans l’œuf le projet CSeries, un avion qui représente semble-t-il l’avenir dans ce créneau. Pour qu’ils coupent les prix à ce point il faut qu’ils en aient réellement peur. Et savez-vous, cela me rend plutôt confiant pour le nouvel avion de Bombardier. De plus, chaque avion vendu à rabais coûte chère aux avionneurs et le manque à gagner se réflètera tôt ou tard sur le prix de vente des avions des autres créneaux surtout sur les modèles qui ont peu de concurrence. J’apprécie qu’un journaliste nous présente son point de vue même si, sur ce sujet, ses lunettes semblent un peu sombres. Cela m’a permis de lire des commentaires qui sont pour la plus part plutôt positifs et je crois les arguments présentés justifient pleinement que nous supportions notre avionneur national. Ce qu’a fait notre gouvernement fédéral pour GM et Chrysler est aussi possible pour Bombardier d’autant plus que Bombardier a fait preuve de souplesse et d’ouverture en emportant du sang nouveau à la tête de l’entreprise.
Jacques Tremblay
Sainte-Luce Qc

D’accord avec vous et totalement en désacord avec Jack2 « cette cie de BS ». Presque tous les films et séries québécoises sont supportées par les gouvernements et cela nous permet de produire d’excellents produits et d’avoir une industrie cinématographique de BS d’excellent qualité qui n’existerait pas sans le Bs. Le formidable défi que représente la création d’avions à la fine de pointe en ayant à concurencer les américains qui ne se gènent pas pour faire des coups bas et les Européens qui sont probablement aussi pire est tout un exploit qu’il faut saluer et je serais beaucoup plus favorable à subventionner la recherche et le développerment dans ce créneau que dans le développement d’une industrie de « toaster » qui finiront de toute façon par être fabriqué en Chine. Je n’ai jamais aimé Diefenbaker et l’histoire du Arrow est une raison de plus.

À tous ceux qui y croient et qui n’essaient pas de discréditer nos efforts, merci! Pour ce qui est des autres, continuez à faire ressortir le mauvais de tout et de rien et vous souhaite que vos sals presses continuent d’apporter le pain sur votre table. La Cserie est mon gagne-pain j’y crois et continuerai tant et aussi longtemps qu’on me le permettra.

Et que dire de ces APÔTRES ( soi-disant analystes ) qui font l’apologie du libre marché qu’on devrait tenir à l’abri des règlementations et des interventions de l’État…

Ils admettent pourtant aisément et sans indignation les tentatives monopolistiques des merveilleuses grosses corporations et les sanctifient en conseillant de pas investir dans les plus petites qui tentent pourtant d’innover…. (Adam Smith ne serait pas content !!!)

Nous ne sommes pas près de changer notre choix énergitique pour nos productions industrielles avec de telles sommités en matière de Conseillers économiques…. MISÈRE