Canada 11 Suisse 29

Non, il ne s’agit pas d’un résultat sportif ni du nombre de sommets de plus de 3 000 mètres. Il s’agit plutôt du nombre d’entreprises canadiennes et suisses se retrouvant au classement des 1 000 compagnies les plus actives en recherche et développement à travers le monde. Le Canada est presque battu à trois pour un par un pays de 7,4 millions d’habitants.

Pour ceux qui préfèreraient comparer le Québec et la Suisse, deux entité de presque la même population, la victoire des Helvètes serait écrasante (29 à 4) et un des buts du Québec aurait été compté par Alcan, qui passera sous peu dans l’équipe britannique. Les autres entreprises québécoises présentes au classement sont Bombardier (421e rang mondial), Hydro-Québec et CGI.

Pour ajouter à l’humiliation, il n’y a que 10 entreprises canadiennes qui font plus de R&D que… La Poste française!

La recherche et développement est le nerf de la guerre pour les entreprises innovantes et exportatrices. Impossible de gagner sans de nouveaux produits, de nouvelles technologies ou de nouvelles molécules dans un monde de plus en plus compétitif.

Ce classement est-il si catastrophique ? Oui et non.

Oui, car il montre une fois de plus que nous sommes chanceux d’avoir autant de ressources naturelles, le marché le plus riche de la planète à quelques kilomètres et un fort secteur des services. Ces mêmes forces nous rendent vulnérables si l’économie mondiale tombe en panne. Ce classement montre aussi comme il y a peu de grandes sociétés canadiennes ou québécoises à dimension vraiment planétaire. (Ce que nous allons regretter Alcan…)

Non, parce qu’il ne faut pas confondre la performance canadienne en R&D et celle des compagnies canadiennes. Une bonne portion de la R&D effectuée ici se fait dans les laboratoires des compagnies pharmaceutiques américaines… ou suisses.

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La Suisse est aussi un pays qui a 4 langues officielles sur un territoire grand comme la Nouvelle-Écosse!
La majorité alémanique est souvent bilingue, voire triligue, quelque chose d’impensable au Canada
Obtenir la nationalité suisse pour un immigrant (ils sont plus d’un million) est un long parcours, couteux et très compliqué.
La Suisse est indépendante depuis 1291 et est l’un des pays les plus riches au monde en dépit de sa petite population et de son « isolationisme » politique et économique
Les Québécois ont fait 152 enfants pour 100 décès l’an passé contre seulement 112/100 pour les Suisses

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Vs pensez quoi de la sortie de Mario qui veut revenir à l’ancien mandat interventioniste de la Grosse Caisse?

Non je ne préfère pas comparer le Québec avec la Suisse.

Comme je le disais dans un autre billet, je me conparerai avec la Suisse quand j’administrerai, comme la Suisse, tous mes avoirs et que je voterai toutes mes lois.

J’aimerais ça qu’un chroniqueur économique nous raconte la petite histoire de l’Islande et de Terre-Neuve, une bien belle histoire pour tout les éteignoir de ce blogue et de celui de M. Vastel.

Même si je n’aime pas me comparer à de petits pays souverains comme la Suisse, la réussite de ces petits pays-là me confirme que mon choix pour la souveraineté du Québec est le bon.

Désormail…Aznavour

Absolument terrible…

Le Canada est devenu accro à l’argent facile: l’argent des ressources naturelles.

Mais on sais tout que cette industrie est cyclique. On fera quoi quand on partira sur la pente descendante ?

Pas pour rien que les petit pays comme la Suisse et Israël, sans ressources naturelles, excellent autant dans les domaines de pointe.

En passant, que dire de la dernière déclaration de Dumont…

Il vaut que le Québec sauvent les entreprise manufacturières.

Il veut sacrifier les emplois du futur pour sauver les emplois du passé…

La Suisse est un pays genre «pavillon de complaisance» où des multinationales installent leur siège social pour éviter l’impôt de leur pays, pour un accès plus proche à du capital, pour une neutralité politique surtout. Donc, pas comparable avec le Québec, qui n’est pas encore indépendant…

La recherche est fondamentale.

« Pour ajouter à l’humiliation, il n’y a que 10 entreprises canadiennes qui font plus de R&D que… La Poste française! » Pierre Duhamel)

Voilà le résultat de tout laisser à l’entreprise privé qui selon certains font tout ce qu’il y a de mieux pour le citoyen.

L’état et les universités doivent êtres les leaders de la recherche et il faut y investir massivement. Cela n’exclut pas l’entreprise qui prend la relève quand les résultats sont commercialisables.

Mais je disais que c’est une culture.

Des recherches il y a plusieurs années avaient été faites pour l’industrie forestière. Il s’agissait de culture d’arbres, un mixte de trembles, champignons, aulnes qui donnaient des arbres matures en 10 à 15 ans.

On a plus entendu parler de ce projet, mais le Brésil l’a fait. Résultat les papetières du Canada se font bouffer par celles du le Brésil.

Quant aux pharmaceutique, il faut faire attention. Ce n’est pas à cause de la recherche que les médicaments dont hors prix, mais plutôt à cause du poste de publicité qui est plus du double de celui de la recherche.

La recherche devrait être là pour transformer nos richesses naturelles plutôt que de les vendre à rabais comme nous le faisons avec les alumineries.

Il serait intéressant M. Duhamel de voir quels sont les pays ou l’état et l’entreprise locale investissent le plus dans la recherche.

C’est passé inaperçu mais Snc-Lavalin est devenu la première firme de génie au monde! Quand même pas mal pour un peuple de patenteux.
Bombardier est le premier producteur de train au monde. Quebecor le deuxième imprimeur.
Si on parait mal au palmarès du chiffre d’affaire c’est que notre monnaie demeure faible par rapport au gros euro.

Ce classement me semble malhonnête pour comparer l’intensité de R&D dans un pays. Si un pays a plus de sièges sociales qu’un autre, cela ne veut pas dire qu’il y a plus de recherche faite dans ce premier. Une évaluation des sommes dépensées en R&D dans chaque pays me semblerait plus appropriée.

Par exemple, sur la page « Key Figures » de la section « R&D » du site de Roche, la compagnie suisse avec le plus gros budget R&D selon la commission européenne, on apprend que la plupart des labos de la compagnie ne sont pas en Suisse, ils sont en bonne partie aux USA.

Par contre, si on regarde Textron, la compagnie mère de Bell Hélicoptère, elle est enregistré aux USA. Donc toute la recherche faite à Mirabel et dans des universités montréalaises parait à la solde des USA.

On peut interprété des statistiques de toutes les façons…

Mais la façon qui me semble le plus juste d’interpréter les chiffres de la commission européenne est de dire qu’il n’y a pas beaucoup de compagnies qui font beaucoup de recherche qui sont enregistrée au Canada. Ou même, en extrapolant un peu, qu’il n’y a pas beaucoup de grosse compagnies enregistrées au Canada.

@ Yvon Fleurent:

TU veux que les université abandonne la recherche fondamentale pour faire de la recherche appliqué avec des application industriel ?

Pas sûr que c’est une bonne idée.

Pas sûr que de transformer les universités en sous-traitant pour la R&D de compagnie ce soit une bonne décision.

« TU veux que les université abandonne la recherche fondamentale pour faire de la recherche appliqué avec des application industriel ? »( David)

Jamais de ma vie, je ne dirai une telle chose, au contraire il faudrait pousser et y investir davantage.

Dans l’industrie, l’université pourrait être encore plus impliqué. Les plus petites entreprises qui ont l’idée, mais qui manque de savoir ou de ressources pourraient créer de l’emploi avec ces résultats. De plus les universitaires se présenteraient sur le marché du travail avec plus d’expérience.

Évidemment ces institutions pourraient bénéficier par ce fait d’un financement de plus en gardant des droits de propriété ou de vente.

@ Yvon Fleurent:

Alors tu devrais faire la différence entre la recherche académique et la recherche appliquée.

Ça serait une catastrophe si jamais les université devenait des sous-traitant pour faire la R&D des PME.

En passant…

En 1991 les dépenses en recherche des universités du Québec correspondaient à 85% de celles des universités ontariennes, elles n’en représentent plus que 63% en 2005.

C’est encore pire dans la recherche en santé: les hôpitaux et universités de l’Ontario y ont consacré environ 1,7 milliard de dollars en 2005, soit deux fois plus que les établissements québécois. En 1991, ces dépenses étaient comparables dans les deux provinces, à environ 400 millions de dollars.

@David

« Ça serait une catastrophe si jamais les université devenait des sous-traitant pour faire la R&D des PME. »

Cela existe déjà et c’est même financé par les deux paliers de gouvernement. Par exemple le CRSNG (Conseil de Recherche en Sciences Naturelles et en Génie du Canada) (au Québec le FQRNT) donne à des étudiants en maîtrise, au doctorat et au post-doc des bourses dites à incidences industrielles*. Ces bourses permettent à des étudiants d’effectuer des projets de recherche en collaboration avec une compagnie.

Il n’y a absolument rien de mal là dedans. Cela permet de former des gens pour aller faire de la recherche en industrie plus tard. Toutes les grandes universités du monde collaborent avec l’industrie. En fait, de plus en plus, elles invitent les industries à s’installer sur leurs campus dans leur locaux.

Il est bien évident qu’il faut aussi faire de la recherche fondamentale (c’est ce que je fais). En fait il faut un juste mélange de fondamental et d’appliqué.

*
http://www.crsng.gc.ca/sf_f.asp?nav=sfnav&lbi=2_toc

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