Cartes de crédit : la fausse bonne idée de Jack Layton

Jack Layton veut plafonner les intérêts sur les cartes de crédit. Voilà une promesse en or pour un politicien : elle sent la tarte aux pommes chaude (qui est contre ?)  et elle ne coûte pas un cent à l’État.

Le chef du NPD manifeste une grande empathie pour les millions de Canadiens qui doivent rembourser le solde de leurs cartes de crédit trop utilisées et il s’en prend aux grosses banques multi-milliardaires en profits. Que du bon pour un politicien en campagne électorale. Au delà des sentiments, ce que Jack Layton nous dit, c’est que nous ne sommes pas assez futés pour prendre nous-mêmes des décisions éclairées.

Le NPD veut limiter les taux d’intérêt des cartes de crédit au taux préférentiel plus 5 %. Pourquoi 5 %, si ce n’est que le chiffre est plus vendeur sur une affiche électorale ? Quelle est la logique derrière ce chiffre ? Considère-t-on que les cartes de crédit qui offrent des remises en argent, des primes voyages, des plans d’assurance ou des services de conciergerie ont la même valeur que n’importe quelle autre carte ?

Il y a des centaines de cartes de crédit offerts aux Canadiens et plusieurs d’entre elles ne font pas que du crédit. Ces cartes sont chères tant en frais annuels qu’en intérêts, mais rien ne nous oblige à les utiliser. Ceux qui les détiennent veulent des « points » ou des services. Ils ne sont pas indifférents aux taux d’intérêt, mais c’est certainement une considération secondaire.

Il y a également sur le marché des cartes qui n’offrent pas ou peu d’avantages particuliers et dont les taux d’intérêts sont particulièrement élevés. Trop élevés ? Peut-être. Il s’agit néanmoins d’un prêt sans aucune garantie, accessible sur demande et en toutes circonstances dans 30 millions d’endroits à travers le monde. Si votre solde est à zéro, ce prêt ne vous coûtera pas un cent pendant un mois ou plus. Vous avez en prime une protection contre les pertes ou la fraude, ce qui a coûté plus de 500 millions de dollars aux émetteurs canadiens en 2008.

Tout cela a un prix.  À titre de comparaison, Desjardins affiche sur son site un taux de 14,75 % pour un financement d’un montant allant de 500 dollars à 4999 dollars avec Accord D. Ce produit a beaucoup de mérite, mais il n’a pas la même flexibilité et universalité qu’une carte de crédit.

Vous dites que les institutions financières nous font de toute façon payer trop cher alors que le taux directeur de la Banque du Canada n’est qu’à 1 % ? Personne ne va plaindre les banques, mais sachez quand même qu’elles empruntent moins de 1 % de leurs fonds auprès de la Banque du Canada.

Ceux qui trouvent que les taux sont carrément abusifs pourraient toujours s’en priver et n’utiliser que leur carte de débit. Nous avons le choix.

Nous pouvons aussi, comme 70 % des Canadiens détenteurs d’une carte de crédit, payer le solde de nos cartes à tous les mois. Pour 70 % des gens, une carte de crédit c’est un prêt mensuel gratuit.

Ou encore, pourquoi ne pas choisir parmi la soixantaine de cartes de crédit à taux réduits offerts sur le marché ? Les cartes de crédit à intérêt réduit coûtent souvent moins chères que les prêts personnels et la cotisation annuelle n’est pas très élevée.

Elles existent, nous avons une réelle option autre que celle de voter pour le NPD.

Imaginons maintenant que le NPD, par un malin concours de circonstances, arrive au pouvoir et force les banques à abaisser leurs taux d’intérêt. Ces dernières pourraient sereinement  encaisser la perte de profits, quitte à voir leur titres baisser, leur situation financière de déprécier et se faire encore plus difficile dans le financement des particuliers et des consommateurs. Ou elles imposeront des frais de cotisation élevés sur toutes leurs cartes.  Je n’aime aucun des deux scénarios.

P.S. Je suis néanmoins sympathique au recours collectif engagé par une commerçante de Vancouver contre les émetteurs de cartes de crédit. Les commerçants n’ont pas le choix d’accepter toutes les cartes, y compris celles dont les frais de transaction sont élevés. De son côté, la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante encourage les Canadiens à utiliser au maximum leurs cartes de débit plutôt que leurs cartes de crédit qui coûtent aux commerçants des frais de transaction allant de 2 % à 3 %.

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20 milliards de profits les banques au Canada l’an dernier! C’est 1,5% du PIB

Pour chaque 100$ que l’on produit à la sueur de notre front, 1,50$ se retrouve EN PROFITS, EN PROFITS, dans les coffres des banques!

Les deux plus grandes mafias au Canada: les banques et les pétrolières. Et loin, derrières, les entreprises de communication. Le Canada souffre pathétiquement de manque de compétition.

Bon un coup parti on raye de la carte la loi sur les prêts usuraires. À 85 par cent, les gens n’ont qu’à ne pas en contracter de carte.

Il faut se responsabiliser hein M. Duhamel.

Vous êtes à mes yeux de plus en plus libertarien M. Duhamel.

Ce blogue devient de plus droite profonde pro grande entreprise encourageant ces dernières à berner le plus possible le petit peuple.

Les libertariens rêveurs et irresponsables et les dretteux voudraient revenir aux temps d’avant Desjardin très critiqué par la droite de style Elvis inculte.

Pour ce qui est de Layton le comique du Roc and ROC il peur aller jouer de la guitare dans les bars Elvis canadians.

Les pauvres Maritimes dans l’Est le Québec qui Bloque, l’Ontario qui ne sait plus très bien et les Westerners qui veulent des guns et des prisons.

Quelle belle famille canadian dysfonctionnelle désunie du plus beau pays.

On peut poser la question inverse:
En limitant le taux d’intérêt, cela laisse le choix aux banques d’être plus terre-à-terre avec leur clientèle et l’avancement de fonds….

Présentement, c’est un système très socialiste: On réparti les mauvaises créances à l’ensemble de la population!
Peu de risque pour les banques!

Tout à fait d’accord, se mêler de contrôler les taux d’intérêt des cartes de crédit est une ces idées stupides dont la gauche semble avoir une réserve inépuisable..

Le gouvernement encourage déjà bien assez les ménages à s’endetter avec la SCHL pas besoin de venir aussi dérégler le crédit à la consommation.

Bravo M Duhamel! Si peu de temps après la crise de 2008, ça prennait des coucougnettes pastèques pour défendre le far west en matière de crédit.

J’imagine que vous serez d’accord, comme 70% des consommateurs, qu’il faut singulièrement manquer de jugement pour accepter les frais usuraires des cartes de crédit. Vous défendez toutefois le droit des 30% restant à se faire entuber. Après tout pourquoi pas: plus ils casquent et moins vous et moi auront de frais.

Là où je ne vous suis plus, c’est quand vous oubliez le lien avec l’escalade du surendetement. Les conséquences de ces situations sont bien plus dommageables pour la société, c’est à dire nous tous, que les sommes en jeu dans le dossier de crédit. Une faillite c’est en puissance des problèmes familiaux, sociaux, de santé, etc. En bout de ligne, c’est nous tous qui paierons pour ne pas protéger les plus idi.. vulnérables.

Dans le fond les vrais anarchistes sont les capitalistes d’aujourd’hui. Pas de lois, pas de contrôles, pas d’entraves.

c’est certain que lancer le chiffre d’un plafond de 5% est complètement ridicule. Mais les profits monstres des compagnies de cartes laissent croire que oui, 3-4 % de moins serait faisable et éthiquement payant pour eux!

Il y a un scénario que vous n’avez pas considéré: la possibilité que les banques resserrent un peu le crédit. Donc des limites de crédit moins élevées par exemple.

Ceci n’est probablement pas l’intention du NPD, mais je crois que dans un contexte où beaucoup trop de Canadiens vivent sur la marge de crédit, l’idée pourrait avoir du bon. Ceci permettrait de faciliter le remboursement de ceux qui ont déjà des montants importants à rembourser en diminuant leurs taux d’intérêt et ça composerait un obstacle au futur sur-endettement des consommateurs Canadiens.

Bon, ça fait en sorte que ceux qui sont irresponsables et qui vivent sur la marge de crédit devront baisser un peu leur train de vie, ce qui pourrait diminuer un peu la croissance économique à cause d’une perte de demande de la part des consommateurs. Toutefois, cette demande est insoutenable à long terme car financée uniquement par la dette, il serait peut-être préférable de l’oublier afin de stabiliser l’économie contre le risque d’un sur-endettement privé, qui est bien pire pour l’économie que l’endettement public.

Après tout, n’est-ce pas là le même principe que les hypothèques « subprime »? C’est-à-dire que le risque était grand, car les sommes accordées étaient démesurées face à la capacité de payer, et donc les taux d’intérêt étaient plus élevés pour compenser.

@ rod

Si tu veux plus de compétition entre les banques, une seule solution: déréglementer !

@ Youlle

Tu attaques les libertarien en utilisant l’exemple de Desjardins alors que Desjardins c’est une forme d’entreprise encouragé par les libertariens.

Le dernier prix Nobel d’économie a été donné à 2 libertarien qui ont fait une étude sur les vertus du modèle COOP.

Bref, tu démontres bien que tu critiques les libertariens sans vraiment savoir de quoi tu parles.

P.S. Les taux sur les cartes de crédits Desjardins ne sont pas plus bas.

Avec la loi de Jack Layton, les taux sur une carte de crédit serait environs de 8%. C’est un taux similaire à celui offert dans les institutions financières pour un prêt personnel.

Quand on fait un prêt personnel en institution il y a une enquête et on doit offrir une garantie.

Donc avec la loi de Layton, les gens aurait du crédit facile sans garantie. Résultat ?

Cette mesure faciliterait l’accès au crédit, on incite les gens à s’endetter (le crédit est plus facile et moins cher) ce qui résulterait invariablement par une hausse des défaut de paiement.

Et qui va payer pour ces problèmes ?

On va imposer des frais de services à tout le monde.

On aurait donc exactement la situation inverse à celle décrite par Benton au commentaire #3. Avec la mesure de Layton, On réparti les mauvaises créances à l’ensemble des bon payeurs !

Sans compter que cette mesure serait l’équivalent de mettre en place un régime de « sub-prime ». Quand le gouvernement américains a imposé au banque de faire du crédit risqué aux gens qui voulaient s’acheter une maison, on a vu le résultat.

Ahhh nos gauchistes…jamais à court d’idées pour se ridiculiser publiquement.

Imaginez: demander à un gouvernement déjà obèse, inefficace et, comme nous le savons tous, une probité en matière de gestion financière, venir NOUS dire comment administrer NOTRE budget…lui qui accumule les déficits de façon chronique…

Une vraie joke!!!

RIEN absolument RIEN n’oblige quiconque à s’endetter sur ses cartes de crédit. Il existe des tonnes d’autres solution dont la meilleure: vivre selon SES moyens! Mais nos gouvernements interventionistes et endettés jusqu’au cou sont plutôt mal placés pour NOUS faire la leçon non?

Pour ce qui est des profits « exhorbitants » des banques canadiennes tant décriés par les gauchistes à la vue courte, remerciez le ciel qu’elles en fassent autant. Ça permet à leurs actionnaires, dont la Caisse de Dépôt ainsi que des milliers de petits actionnaires québécois, de pouvoir accumuler un pécule et de se payer une retraite décente.

À contrario, rappellez-vous les $40 Milliards de PERTE de notre Caisse de Dépôt, il y a 2 ans, lors de la débâcle mondiale des marchés financiers provoquée justement par les multiples interventions des gouvernements socialistes.

Nous en payons encore les conséquences.

Nos banques canadiennes sont parmi les mieux gérées de la planète et nous devrions TOUS en être fiers.

Bon, il y a des gens qui répètent la fausseté que ce sont les interventions des gouvernements, et non leur manque d’intervention sous forme de réglementation, qui a créé la crise.

Tout d’abord, le gouvernement américain ne forçait personne à accorder des hypothèques risquées. Il y avait une réglementation qui forçait certaines banques à accorder une fraction des hypothèques sur des territoires dont la richesse était inférieure à la moyenne. Ça ne veut pas dire qu’elles étaient forcées de faire des prêts risqués, parce que ça ne faisait pas de différence à qui on accordait l’hypothèque (Donald Trump achetant une propriété dans le Bronx aurait compté comme une de ces hypothèques) et qu’il y a des moyens de donner des hypothèques à des gens plus pauvres, il suffit d’ajuster le montant permis pour que ce soit adapté à la capacité de payer de l’emprunteur.

Non seulement ça, mais trois faits détruisent complètement et irrévocablement l’idée que cette réglementation et à la source de la crise:

1- La très grande majorité des hypothèques risquées qui se plantent présentement ont été émises par des institutions financières qui N’ÉTAIENT PAS couvertes par cette réglementation. Voir « shadow banking ».

2- Les endroits les plus affectés par la crise ne SONT PAS les quartiers pauvres retenus dans cette réglementation, mais des quartiers de classe moyenne et même parfois aisés dans des régions américaines qui, il y a quelques années, étaient considérées comme riche et avec une forte croissance.

3- Les hypothèques commerciales, non affectées par ces réglementations, ont autant sinon plus de problèmes que les hypothèques résidentielles.

Ces faits contredisent complètement l’idée que la réglementation forçait les prêteurs privés à accorder des prêts risqués, car ces prêts risqués qui ont causé la crise n’ont pas été émis dans des endroits régis par la réglementation, ni par des institutions soumises à cette réglementation.

Le problème véritable est un manque de réglementation, car les règles entourant les institutions financières et les transactions financières ont été relaxées au point où des nouvelles institutions sont intervenues pour agir de manière irresponsable. Celles-ci ont profité de la relaxation des règles pour éviter les conséquences de leurs actions en revendant ces hypothèques poubelles à des investisseurs en quête d’investissements rentables, ce que les « subprime » avec leurs taux d’intérêt élevés semblaient être.

D’ailleurs le Texas, qui est relativement similaire économiquement et géographiquement à des États affectés de plein fouet par la crise comme l’Arizona et le Nevada, y a pas mal échappé. La raison? Leur Constitution impose des règles strictes sur le refinancement des hypothèques ce qui a freiné sérieusement la possibilité des institutions financières d’inciter les individus à utiliser leurs propriétés immobilières comme guichet automatique.

Une réglementation limitant le taux d’intérêt que peuvent charger les banques sur les cartes de crédit aurait probablement l’effet, tel que j’ai mentionné, d’inciter les banques à resserrer les critères pour obtenir du crédit et à limiter les sommes acceptées. Ceci rendrait plus difficile l’endettement des gens, mais ça le ferait en limitant leur possibilité de se faire tort à eux-mêmes. Dans ce sens, une telle réglementation pourrait être bon pour la stabilité de l’économie.

@ François 1

Tu crois vraiment que le 40 milliards de perte de la caisse de dépot est dû à l’intervention des gouvernements socialistes???

Ahhh nos droitistes…jamais à court d’idées pour se ridiculiser publiquement.

Je trouve l’idée bonne mais surement pas parfaite! Rien n’est parfait. Je sais que personne n’est obligé d’avoir une carte de crédit mais à ce moment là, arrêtont les publicités qui nous incitent à consommer, à vanter la grande flexibilité de paiement avec cartes de crédit, à promettre des remises et des cadeaux que nous payons ou que les commercants paient. Les lois prévoient de protèger les consommateurs contre des taux abusifs et parfois des frais d’administration ( code civile, protection du consommateur) et on s’indigue que Layton suggère une chose pareil. En tout cas cela fera plus d’argent pour les gens qui paient de l’impôt que les banques ne paient pas!!!!! Et pourquoi pas?

Dernière remarque, certaines personnes s’endettent parce qu’ils vivent au dessus de leur moyen mais d’autres non pas le choix il faut qu’ils empruntent et se tournent vers le crédit qu’il ne leur sera pas refuser mais à quel prix!!!!!

Excellent article! Perso, j’ai une carte de crédit voyage. C’est vrai que les intérêts sont élevés, toutefois je paie un peu aussi pour les points, les primes voyages, les assurances….A 5% je ne crois pas que les banques pourraient se faire bcp de profits sur mon dos!

@ David #9

Dixit: « Si tu veux plus de compétition entre les banques, une seule solution: déréglementer! »

Vous avez la mémoire courte très cher. C’est précisément ce que les américains ont fait entre l’arrivée au pouvoir de Ronald Reagan et la crise des « sub-primes » de 2007 et l’effondrement des banques à l’automne 2008.

La dérèglementation du secteur financier au Canada: non merci, ça se dit bien!!!

Encore des chants de sirènes de nos ayatollahs de l’État minimal, du laisser-faire économique et de l’auto-réglementation de l’industrie par l’industrie. On a vu ce que ça a donné aux USA.

« Ceux qui trouvent que les taux sont carrément abusifs pourraient toujours s’en priver et n’utiliser que leur carte de débit. Nous avons le choix. »

Nous avons le choix? Comment se bâtir un historique de crédit si l’on veut obtenir un prêt personnel ou une hypothèque? Financer l’achat d’un ordinateur, d’un mobilier de cuisine ou d’une auto???

La porte d’entrée au « merveilleux monde du crédit », c’est la carte de crédit.

Le choix n’est donc pas entre utiliser une carte de crédit ou non, mais d’acheter tout comptant ou non. Ce qui est irréaliste ou bien se passer d’une voiture ou d’une maison…

@Francois 1 & David

Continuez, il paraît que la foi déplace des montagnes….

Peut-être que la gauche est sur un nuage… mais c’est déjà mieux que d’être sur une autre planète!

« Bref, tu démontres bien que tu critiques les libertariens sans vraiment savoir de quoi tu parles. »

Les libertariens sont critiqués selon ce qu’ils déclarent ici sur l’Actualité et quelque autres.

Si les libertariens ne sont pas content ils n’ont qu’à mettre à la porte leur stupides représentants qui disent plein de connerie.

« Donc avec la loi de Layton, les gens aurait du crédit facile sans garantie. Résultat ? »

Quand on parles de déclaration stupide.

Quand une carte de crédit ne coûte rien, c’est parce qu’il y a quelqu’un qui paye et c’est l’utilisateur même s’il ne paye pas de frais en apparence.

C’est trop subtil pour les droiteux ou ils sont malhonnêtes.

Est-ce que je me trompe ou la conséquence directe serait un resserrement de l’accès au crédit?

Ça voudrait dire qu’il faudrait avoir déjà un bon dossier de crédit pour obtenir une carte de crédit. Mais là ça devient comme le dilemme de l’oeuf ou la poule: comment fait-on pour se monter un dossier de crédit si on a pas de carte de crédit?

Si c’est le cas, Layton doit être honnête: on va aider les ménages qui sont prit à la gorge mais après, ceux-ci ne se verront probablement plus accordé de crédit par les banques.

Je me sers de mes cartes de crédit seulement pour deux raisons : primo, ça me donne des points; segundo, comme vous le dites si bien, c’est un prêt gratuit mensuel qui coûte bien moins cher que les frais d’utilisation que les banques imposent.

@ SensCommunRugueux

La déréglementation des banques aux USA c’est faites sous Clinton (pas Reagan).

Et ils ont copié la réglementation Canadienne i.e. une banque d’affaire pouvait aussi être une banque d’investissement (au Canada cette pratique a toujours été légal).

Pour terminer, le sub-prime est une crise qui a été causé par l’intervention du gouvernement dans le marché immobilier.

@ Youlle

Ton problème c’est que tu critique une chose que tu ne comprends pas. C’est comme si on plombier critiquait les méthode d’un chirurgien cardiaque.

Et quand on essaye de t’expliquer des choses, tu tombes dans les insultes.

Bref, tu ne veux pas savoir, tu veux croire.

@ Simon (# 12), Yan (# 13) et autres illettrés économiques:

Voici une note économique qui vous renseignera adéquatement sur les VRAIES causes de la crise des subprimes et, nous l’espérons tous, saura vous intéresser aux choses économiques qui, manifestement, vous font défaut:

Oh…en passant, cette note économique est signée par un prof en ÉCONOMIE (et pas en sciences pôôôôlituques…heureusement!) du QUÉBEC…c’est tout dire!

Extrait:

« Depuis le Community Reinvestment Act (CRA) de 1977, une série de textes législatifs et réglementaires ont forcé les institutions
financières américaines à relâcher les critères du crédit hypothécaire sous prétexte de lutter contre la discrimination.

Durant les années 1990, les banques de ce pays furent menacées de sanctions, voire poursuivies par le gouvernement fédéral, si elles ne maintenaient pas une bonne cote au regard du CRA.

Un guide de la Fed de Boston concernant les prêts hypothécaires CRA destinés aux clients des minorités culturelles contenait un avertissement : « Une institution financière qui ne respecte pas la Equal Credit Opportunity Act ou le Règlement B pourrait engager sa responsabilité civile et faire face à des dommages actuels oupunitifs à la suite de poursuites ou de recours collectifs. »

http://www.iedm.org/files/mars09_fr.pdf

Lisez-le au complet SVP. Ça ne vous fera pas de tort.

Voilà ma petite contribution au développement des connaissances économiques dans les milieuz gauchistes et mal informés!!!

Vous autres les libertariens et libéralisateurs sans fond, quand vous aurez prouvé vos dires sur le fait que le gouvernement a forcé les institutions financières à faire des prêts à des non solvables les poules auront des dents.

Sa fait au moins 20 fois que vous les libertariens vous faites planter sur ce sujet et ici et vous recommencez toujours comme en religion.

Jamais vous n’avez été capable de citer les phrases de texte loi et de règlement pour prouver vos déclarations parce qu’elle n’existent simplement pas.
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Les droiteux ne savent pas ce qu’est le CRA et ils désinforment à son sujet. Le CRA ne force pas les banques à relâcher les critères du crédit, c’est un mensonge.

Le CRA au contraire force les banques à respecter leur propre charte de crédit qu’ils ont eux même créé.

@Francois 1

Êtes-vous capable de démêler une infopub de l’IEDM de la vrai information ?!?!?

La seule différence entre un magazine et l’IEDM, c’est que le mazigine est tenu de spécifier quand l’article est payé par une compagnie de déservant des intérêts privés, pas l’IEDM, mais c’est le même principe….

Il faut être vraiment crédule de croire une étude payé par le privé pour nous dire que seul le privé fait de bonnes choses et qu’elle est la solution a tout nos problèmes!

Vraiment, vous croyez sérieusement que parce que vous payez 10$ pour un paquet de ciragette que la compagnie vous l’a vend travaille pour vous et votre bien être ?
Pire encore, qu’une compagnie de cigarette qui vous fournit une étude comme quoi qu’il n’y a aucun risque pour la santé, graphiques et statistiques à l’appui, vous prennez ceci pour de l’argent comptant ?!?!?!

@ Youlle

C’est très facile à prouver.

Le CRA c’est seulement une parti du problème, mais le mal est plus profond.

Certes, les banques ont leur part de responsabilité, mais cette irresponsabilité a été catalysée par les incitatifs gouvernementaux qui ont brisé les règles du marché. Parmi ces incitatifs il y a eu le: Equal Credit Opportunity Act, Fair Housing Act, Community Reinvestment Act, Taxpayer Relief Act, National Homeownership Strategy, Fannie Mae, Freddie Mac, le Department of Housing and Urban Development, le House Financial Services Committee, la FED…

Sans ces multiples interventions, l’irresponsabilité n’aurait pas été récompensée et jamais la bulle immobilière n’aurait atteint de telle proportion.

Et que fait le gouvernement américain avec sa politique du « too big to fail » ?

Il continue de récompenser l’irresponsabilité. Il continue sa politique d’incitation au risque puisque l’irresponsabilité n’est pas sanctionnée, elle est récompensée.

Les politiciens ont oublié que le capitalisme est un système de profits et de pertes. Les pertes sont essentielles aux rouages du capitalisme, car elles permettent de discipliner les marchés.

En éliminant les pertes, le keynésianisme qui déferle actuellement sur nos économies élimine du même coup la discipline. Ce faisant, on met la table pour une crise encore plus grosse. Dans un système capitaliste, les échecs sont précoces, il y a un éclatement rapide des bulles et les dommages sont, par conséquent, limités. Dans un système étatique, le gouvernement intervient pour repousser ces échecs ce qui entraîne une hyperinflation des bulles qui finissent quand même par éclater causant ainsi des dommages beaucoup plus importants. La sanction dans une économie capitaliste, c’est de tomber en bas de sa chaise. Dans une économie keynésienne, on tombe en bas d’un 10e étage.

L’IEDM n’a rien à m’apprendre. Ces gens-là sont des religieux, pas des scientifiques et plusieurs de leurs supposés « économistes » n’ont aucune formation économique mais se disent économistes pareil (La Elgrably par exemple).

J’ai expliqué clairement pourquoi le CRA ne peut être à l’origine de la crise. La majorité des subprimes a été accordée par des institutions NON SOUMISES À LA CRA. Ce simple fait tue complètement tout analyse prétendant que le méchant gouvernement a forcé les banques responsables à faire des prêts irresponsables.

Continuer dans cet argument absurde et à l’encontre des faits relève alors soit de l’acharnement idéologique ou du mensonge simple. Mais bon, il faut dire qu’on ne peut s’attendre à mieux d’économistes qui citent Hayek et Mises, les représentants de l’Église autrichienne d’économie selon qui, lorsque la réalité et leur théorie diffèrent, la réalité a tort.

@David

Vous avez tout faux.

Tout d’abord, les prêts irresponsables ont été initiés dans le secteur privé non réglementé, et non dans le système banquier réglementé. Le CRA et la majorité des initiatives pour favoriser le crédit dans les quartiers pauvres date des années 70s, c’est drôle que ça ne cause que des problèmes dans les années 2000s! En fait, si on regarde la fréquence des hypothèques subprime, on note qu’elles ont commencé à être accordées de manière significative qu’à partir de 1998*. La fin des années 90s, ce n’est pas une époque d’interventionnisme et de réglementation, bien au contraire. D’ailleurs, en 1999, la loi Glass-Steagall, datant du New Deal et imposant une séparation entre les banques et les autres institutions financières, est éliminée.

* http://www.marketoracle.co.uk/images/2008/subprime_mortgage_primed_for_disaster_image002.jpg

D’ailleurs, notons que les articles dans les revues des affaires avant que la crise éclate glorifiaient le nouvel état de fait du secteur hypothécaire. Ils clamaient haut et fort que c’était le secteur privé, et non le gouvernement ou les entreprises supportées par le gouvernement, qui établissaient désormais les règles de ce marché.

« The rise of private label: innovative mortgage products, enthusiastic investor support and consumer demand for new affordable loans have all come together to give extraordinary new power to the private mortgage-backed securities market. This has left the private sector setting the rules once largely dictated by Fannie Mae, Freddie Mac and FHA. »
http://www.allbusiness.com/finance/3941793-1.html

Le discours affirmant que le meuchant gouvernement forçait les gentils banquiers à donner des hypothèques à des pauvres sournois est venu uniquement après la crise. C’est clairement du révisionnisme de gens cherchant à se dégager de toute responsabilité de la crise.

Quant à votre affirmation sur le keynésianisme, vous avez tort, encore une fois. À noter que depuis la venue du keynésianisme, il n’y a eu aucun dépression économique, alors que l’ère précédente avait amené au moins deux dépressions majeures en 50 ans, soit la Longue Dépression de la fin des années 1800 et la Grande Dépression de 1929.

Le problème de votre idée, c’est que quand les bulles spéculatives éclatent et qu’une récession arrive, il y a beaucoup plus que les gens irresponsables qui paient le prix de ces crises. Il y a plein de victimes collatérales, et parfois les vrais irresponsables s’en tirent, comme c’est le cas présentement avec tous les entrepreneurs qui ont fait des fortunes en accordant des hypothèques absurdes et en refilant celles-ci à d’autres.

Dans une telle récession, le crédit est trop resserré et la demande flanche, ce qui peut ruiner des entreprises actuellement productives et innovantes, mais avec moins de ressources pour passer au travers de problèmes majeurs passagers. Par exemple, la crise de 2007 a failli mené à la banqueroute de GM et de Chrysler à cause du resserrement du crédit. Ces entreprises, bien qu’elles aient des problèmes sérieux, étaient productives et contribuaient encore à l’économie. Si rien n’avait été fait, elles seraient tombées, ce qui aurait ruiné l’économie américaine et entraîné plein d’autres compagnies. Aujourd’hui, ces entreprises sont redevenues profitables. Pensez-y, pourquoi est-ce que des compagnies faisant des voitures devraient fermer parce que les compagnies financières ont merdé? Ça n’a pas de sens.

Laisser faire cause donc des dommages inutiles à l’économie, et il peut même se produire que des capacités de production soient carrément perdues. Ce que le keynésianisme fait, c’est s’assurer de diminuer les pertes collatérales en supportant la demande pour que les entreprises réellement productives puissent passer au travers de la crise et que les moyens de production soient maintenus. Les compagnies insoutenables vont tomber pareil, ou se restructurer, le keynésianisme ne l’empêche pas. Ce qu’il empêche, c’est une perte économique injustifiée par rapport au degré de correction nécessaire. Ceci permet de stabiliser la croissance économique en éliminant les chutes vertigineuses prolongées.

Ce que vous proposez, c’est comme si un propriétaire d’un bloc immobilier avait quelques mauvais payeurs et que vous lui recommanderiez de démolir tout son bloc pour s’en débarrasser. C’est une mesure extrême qui fait payer bien des innocents sans raison et qui cause des pertes réelles et inutiles.

@ Youlle, Benton & simon:

Bon…z’vez terminé de vous en prendre au messager (IEDM)?

Et si vous nous décriviez plutôt ici, de façon claire et cohérente, en quoi la note économique dont je vous ai fourni le lien est incorrecte et inappropriée pour faire changement?

@ simon particulièrement:

1- L’IEDM une force religieuse???

2- Vous dites avoir expliqué « clairement » certaines choses au sujet du CRA?

J’aimerais que vous nous fournissiez plus de viande autour de ces 2 os (références…) SVP parque qu’à part de vos affirmations gratuites, je ne vois rien de concret et d’appuyé par quoique ce soit simon.

@ Simon:

Oh…j’oubliais: « la Elgrably » comme vous l’appellez a ENSEIGNÉ l’économie à l’UQUAM et à l’U de Montréal au cas où ça vous aurait échappé…

http://en.wikipedia.org/wiki/Nathalie_Elgrably-L%C3%A9vy

Au lieu de tirer stupidement sur la messagère, développez un peu plus votre argumentaire et expliquez-nous en quoi ses affirmations sont fausses SVP.

J’attends vos commentaires avec une certaine curiosité…

Il est difficile de parler des faussetés de la Elgrably à froid. Disons que chaque fois que je lis ses articles, je peux facilement indiquer des faits qui contredisent ce qu’elle avance.

Néanmoins, voici quelques-unes de ses affirmations les plus erronées:

Elle affirme que la régie des rentes est une chaîne de Ponzi. C’est complètement faux. Le problème d’une chaîne de Ponzi, c’est les gens se font mentir, ils se font dire que l’argent « investi » est garanti et existe encore alors que ce n’est plus le cas. La régie des rentes fonctionnent plutôt comme une assurance. Dans les assurances, les bénéfices des gens qui retirent de l’argent de l’assurance sont payés par les autres, comme dans la régie des rentes, mais personne n’affirme que l’argent total payé par quelqu’un à l’assurance lui appartient encore.

Dans une assurance, tu peux payer pendant des années et mourir, sans jamais retirer une cenne, et les héritiers n’auront pas droit à une cenne. C’est comme la régie des rentes, quelqu’un peut payer pendant des années et mourir avant de prendre sa retraite et la famille n’a aucun droit sur les fonds versés à la régie, elle peut bénéficier de prestations de survivants ou d’orphelins, mais ce ne sera jamais au même niveau que la prestation normale du défunt.

Pour faire court, dans la régie des rentes, il n’y a aucune garantie que les gens retirent autant ou plus d’argent qu’ils n’ont mis dans le fond. Dans une chaîne de Ponzi, c’est l’inverse, les gens se font dire que leurs fonds sont garantis alors que ce n’est pas le cas.

Quelqu’un qui se prétend économiste et qui ne sait pas faire cette distinction mérite tout le ridicule possible.

Elle colporte aussi les pires mensonges de la droite radicale américaine, notamment l’idée que le « climategate » a prouvé que le réchauffement climatique n’était que foutaise.

Elle a déjà affirmé que, dû à la gestion de l’offre en agriculture au Québec, les fermes laitières souffraient de manque de relève. Mais en réalité, le taux de relève dans la production laitière au Québec était plus élevé que dans le reste du Canada. Elle ne fait donc même pas le minimum de recherche pour supporter ses conclusions.

Elle est le pire exemple de l’IEDM, mais elle illustre bien le problème de tous les collaborateurs à ce think tank. C’est-à-dire un manque total d’honnêteté intellectuelle et des analyses biaisés afin d’obtenir une conclusion établie à l’avance.

@ Simon

C’est là que tu fais erreur.

Je vais te donner quelques exemples, si tu en veux plus, il me fera plaisir de t’en donner d’autres (j’ai fait une douzaine de billet à ce sujet sur mon blogue).

Donc parlons tout d’abord du Equal Credit Opportunity Act (un des exemple donnés dans mon commentaire #27).

Depuis les années 90, le gouvernement américain a forcé les institutions bancaires à relâcher le crédit hypothécaire pour favoriser l’achat d’une propriété par les moins nantis. Parmi les réglementations adoptées, sous le couvert de la lutte contre la discrimination, il y a eu le Equal Credit Opportunity Act. Voici un extrait d’un guide, préparé par la Réserve Fédérale en 1992 à l’intention des banques, leur rappelant que ces dernières s’exposent à des poursuites si elles font preuve de « discrimination » dans l’attribution des prêts hypothécaires.

« Did You Know? Failure to comply with the Equal Credit Opportunity Act or Regulation B can subject a financial institution to civil liability for actual and punitive damages in individual or class actions. Liability for punitive damages can be as much as $10,000 in individual actions and the lesser of $500,000 or 1 percent of the creditor’s net worth in class actions.

The Federal Reserve Bank of Boston wants to be helpful to lenders as they work to close the mortgage gap [higher rejection rate for minorities]. For this publication, we have gathered recommendations on “best practice” from lending institutions and consumer groups. With their help, we have developed a comprehensive program for lenders who seek to ensure that all loan applicants are treated fairly and to expand their markets to reach a more diverse customer base. »

La Réserve Fédérale constate que les minorités ont un accès moins grand au crédit que le groupe majoritaire. Par conséquent, cette dernière exige que l’écart dans l’attribution du crédit entre les mieux nantis et les moins nantis soit réduit. Autrement dit, la Réserve Fédérale demande aux banques d’augmenter quantité de prêts hypothécaires en prêtant à ceux qui normalement sont refusés.

Pour les organismes de réglementation, si un groupe est moins susceptible d’avoir accès à un prêt hypothécaire, ce n’est pas une question de solvabilité, mais de discrimination. Pourtant, étant donné la féroce compétition qui existe dans le monde de la finance, on imagine mal comment une banque refuserait de faire un prêt qui lui serait profitable uniquement pour le plaisir de discriminer un groupe minoritaire. Faire de la discrimination en refusant de prêter à des gens qui sont solvables priverait la banque de profits qui pourraient se retrouver chez son compétiteur.

On se rend rapidement compte que les lois « anti-discriminations » n’ont pas pour conséquence la réparation d’une injustice, mais plutôt l’obligation pour les banques d’accorder des prêts à des gens avec une mauvaise cote de crédit.

Voici comment le comportement de la Réserve Fédéral se traduit dans la réalité…

Prévalence du subprime selon les groupes ethniques

Afro-Américains: 53,7%
Hispanique: 46,6%
Caucasien: 17,7%

http://www.federalreserve.gov/pubs/bulletin/2007/articles/hmda/default.htm

Mais il y a plus.

De manière très concrète, voici comment l’État a imposé sa volonté aux banques.

Dans cet article datant de 1998 (http://www.cnn.com/ALLPOLITICS/1998/04/03/mortgage.settlement/), on apprend que le Department of Housing and Urban Development est parvenu à une entente hors cours avec Accubanc Mortgage Corporation, une banque du Texas qui avait été accusée de pratiques discriminatoires dans l’attribution de ses prêts hypothécaires.

En vertu de cette entente, « Accubanc Mortgage Corporation » a accepté de verser une pénalité 2,8 milliards de dollars (constants) en prêts hypothécaires à des gens qui avaient préalablement refusé.

Voici comment Andrew Cuomo, le secrétaire du « Department of Housing and Urban Development » a expliqué cette décision en 1998:

http://www.eyeblast.tv/public/checker.aspx?v=e4SUkUSUQu

Transcript de la conférence de presse:

CUOMO: To take a greater risk on these mortgages, yes. To give families mortgages that they would not have given otherwise, yes.

QUESTION: [unintellible] … that they would not have given the loans at all?

CUOMO: They would not have qualified but for this affirmative action on the part of the bank, yes.

QUESTION: Are minorities represented in that low and moderate income group?

CUOMO: It is by income, and is it also by minorities? Yes.

CUOMO: With the 2.1 billion, lending that amount in mortgages — which will be a higher risk, and I’m sure there will be a higher default rate on those mortgages than on the rest of the portfolio.

Le message envoyé par les autorités réglementaires en place à Washington était clair: les banques doivent consentir des prêts aux groupes minoritaires mêmes si ces gens présentent un plus grand risque pour le créancier.

Bref, au lieu de laisser le libre-marché dicter aux banques le niveau de risque acceptable lors de l’attribution d’un prêt hypothécaire, le gouvernement a décidé d’imposer aux institutions financières un modèle de gestion du risque qui n’était pas soutenable.

On se rend rapidement compte que les lois « anti-discriminations » n’ont pas été adoptées pour réparer des injustices, on a plutôt forcé les banques à prendre des risques inconsidérés pour que des politiciens puissent racoler des électeurs.

Ainsi est né le subprime; ainsi a débuté la crise…

Ce n’est pas le capitalisme qui a failli, c’est l’interventionnisme de l’État.

Si tu veux, la prochaine fois je peux te parler de la National Homeownership Strategy. Il y a beaucoup à dire la dessus.

@ Simon

Pour bien montrer à quel point tes arguments ne font pas de sens, j’aimerais que tu m’explique le paradoxe suivant.

Tu attribues la crise à l’abrogation de la Loi Glass-Steagall.

Qu’est-ce que cette loi ?

Elle impose une séparation des activités entre les banques de dépôts et les banques d’investissements.

Donc…

Simon, comment expliques-tu que le Canada n’ait pas été victime de la crise alors qu’ici il n’y a JAMAIS eu de loi pour séparer les activités entre les banques de dépôts et les banque d’investissements ?

Ho, je veux aussi revenir sur ton argument fallacieux voulant que le CRA ne peut pas être impliqué dans la crise puisque cette loi remonte à 1970 alors que la crise est récente.

Selon toi, à partir de quel année le CRA a commencé à recevoir des fonds de manière importante ?

À partir de 1995 !

Car c’est en 1995 que Bill Cliton a commander la loi pour lui donner plus de pouvoir.

De 1995 à 2007, c’est 4,5 billions de dollars qui ont été mis dans le programme du CRA alors que de 1977 à 1994 c’était presque 0$.

http://www.antagoniste.net/2009/04/08/quand-letat-reglemente-vi/

@ Simon

Je me diis de corriger un autre de tes mensonges.

Tu dis que « le discours affirmant que le meuchant gouvernement forçait les gentils banquiers à donner des hypothèques à des pauvres sournois est venu uniquement après la crise ».

Ce qui est faux.

Voici un extrait d’un article publié dans le New York Times le 30 septembre 1999:

In a move that could help increase home ownership rates among minorities and low-income consumers, the Fannie Mae Corporation is easing the credit requirements on loans that it will purchase from banks and other lenders.

In moving, even tentatively, into this new area of lending, Fannie Mae is taking on significantly more risk, which may not pose any difficulties during flush economic times. But the government-subsidized corporation may run into trouble in an economic downturn, prompting a government rescue similar to that of the savings and loan industry in the 1980’s.

« From the perspective of many people, including me, this is another thrift industry growing up around us, » said Peter Wallison a resident fellow at the American Enterprise Institute. « If they fail, the government will have to step up and bail them out the way it stepped up and bailed out the thrift industry. »

http://query.nytimes.com/gst/fullpage.html?res=9C0DE7DB153EF933A0575AC0A96F958260&sec=&spon=&pagewanted=print

@ David

« @ Youlle
C’est très facile à prouver.
Le CRA c’est seulement une parti du problème, mais le mal est plus profond. »

Facile à prouver?

Alors sortez la loi et les règlement qui obligent les banques à prêter de l’argent à une personne non solvable.

Les textes de loi. Faites la preuve.

Ou c’est votre bla, bla, bla…

@ François 1

« @ Youlle, Benton & simon:

Bon…z’vez terminé de vous en prendre au messager (IEDM)? »

NON! IEDM n’est pas un messager.
==============

« 2- Vous dites avoir expliqué “clairement” certaines choses au sujet du CRA? »

Vous aussi M. François fournissez les texte de loi du CRA qui obligent les banques à faire des prêts à non solvables.

Évidemment vous n’en fournirai pas puisque sa n’existe pas.

@ Youlle

Et juste parce que j’adore particulièrement souligné à gros traits ta méconnaissance des faits, je désire partager avec toi cette citation de Bill Clinton au sujet du CRA (lorsque la loi a été ré-écrite en 1995):

« It will guarantee that our financial system will continue to meet the needs of underserved communities, something that the vice president and I have tried to do through the empowerment zones, the enterprise communities, the community-development financial institutions, but something which has been largely done through the private sector in honoring the Community Reinvestment Act. The legislation I sign today establishes the principles that, as we expand the powers of banks, we will expand the reach of that act. »

Bonne lecture:

http://www.community-wealth.org/_pdfs/articles-publications/cdfis/report-silver-brown.pdf

🙂

@Francois 1

L’article en question n’est que de la rhétorique.

Je n’expliquerait pas en détail l’article en question, Simon l’a déjà fait…

Au départ, les études d l’IEDM, c’est comme celle de la scientologie.
Le problème vient du fait que sous une surface scientifique, ce qui comme n’est pas à réalité mais l’objectif visé.
L’on prends un problème à l’envers. L’on veut d’abord arrivé a un résultat et dans la solution, on ignore tout ce tends vers le résultat.

L’IEDM fonctionne sous le même principe que les compagnies de cigarettes qui produisaient des études démontant que la cigarette n’est pas dommageable pour la santé!
Dans ce cas-ci, ce sont des riches hommes d’affaires qui finance des études comme quoi tout ce qu’ils font, c’est bon financièrement pour vous… et votre liberté…. alors qu’en réalité ils veulent plus de pouvoirs!

Les gens comme Elgrably savent pertinemment que s’ils publient des « études » qui ne vont pas dans le sens des contributeurs, la source de financement de l’IEDM va se tarir….

@ Benton

Comparer l’IEDM à la scientologie…

Encore une fois tu fais dans le sophisme ad hominem.

Quand la droite critique la gauche (comme moi ou Francois 1), on prend le temps de sortir des chiffres crédible, des sources d’information crédibles, des faits vérifiables.

La gauche (comme Benton ou Youlle) de son côté elle lance des insultes du style: IEDM = scientologie. Aucun argument, aucun faits, aucune source de documentation. Seulement des insultes gratuites et boboches.

À voir la qualité de l’argumentation de la gauche et de la droite, on réalise rapidement qui est le plus crédible dans un débat.

Moi JAMAIS je me permettrait de dire Québec Solidaire = scientologie. Quand je critique Québec Solidaire, c’est avec des faits, pas des impressions et des idées reçues.

@ 39David :
avril 3, 2011 à 16:11
« @ Youlle

Très facile: »

Tellement facile que le conservateur n’a pas donné de texte de loi ni règlement obligeant les banques à prêter à une personne non solvable.

Il nous expédie plutôt une explication du CRA par le gouvernement qui justement oblige les banques à respecter leurs chartes qui interdit à un employé de prêter de l’argent à un non solvable.

Sa fait plusieurs fois qu’i il nous présente ce texte d’aide pour le consommateur mais jamais de LOI.

David ne sait pas ce qu’est une LOI et encore moins où elle est.

Et sa vient nous faire la morale.

Comme je l’ai déjà dit à plusieurs reprises, vos tentatives de mettre le blâme sur le Community Reinvestment Act est absurde, parce que la majorité des prêts problématiques a été émise par des institutions non assujetties à cette loi. De plus, si vous aviez raison et que la crise est due à des réglementations ayant forcé les banques à émettre des hypothèques à des pauvres et à des noirs/latinos (passons les accusations faciles ici), alors la crise aurait un autre visage entièrement.

C’est-à-dire que les hypothèques qui font défaut ne sont pas limités qu’aux quartiers ethniques ou pauvres, il y a même des maisons avec une valeur de plus d’un million qui sont saisies. Même au pire de la folie des subprimes, vous ne me ferez pas croire qu’une mère noire monoparentale au chômage pouvait acquérir une hypothèque d’un million! Pleins de maisons sont saisies dans des quartiers de la classe moyenne aisée en Californie, en Floride, au Névada et en d’autres États qui sont loin d’être les plus pauvres. En plus, les hypothèques commerciales, non affectées par le genre de règles que vous blâmez, subissent le même sort que les hypothèques résidentielles.

http://retailtrafficmag.com/charts/commercial-mortgage-defaults-17year-high-0609/

Les faits contredisent votre version sur toute la ligne.

Ceci étant dit, il y a eu des efforts pour favoriser l’accès à la propriété de groupes vulnérables et plus pauvres. Mais dans la plupart des cas, ce genre de prêts a plutôt bien performé:
http://blogs.reuters.com/felix-salmon/2009/06/26/on-this-we-agree-cra-loans-werent-the-bad-loans/

La raison est simple, si les banques se sentent forcées par les réglementations gouvernementales à accorder des hypothèques à des gens à qui elles auraient préféré ne pas le faire, alors elles vont faire preuve d’encore plus de diligence, pas moins. Elles vont faire plus attention en sélectionnant les demandeurs les moins risqués, car pour elles, le risque est déjà supérieur à la limite (pas toujours justifiée, mais passons) qu’elle se sont imposées elle-mêmes. Donc, les prêts résultant de ces réglementations vont être plutôt sûrs.

Les vrais prêts problématiques ont été accordés par des institutions financières qui n’étaient pas assujetties à ce genre de règle. Oui, je sais, je me répète, mais tant que vous ignorez ce fait, je vais être obligé de le répéter fréquemment. Le problème est que ces personnes ont trouvé des moyens d’émettre ces hypothèques mais de se dégager du risque en utilisant des outils financiers novateurs qui ont pu prendre leur essor à cause de la déréglementation et de la faiblesse des institutions de surveillance des marchés (faiblesse volontaire, causée par des décideurs croyant en l’auto-régulation des marchés).

Elles ont donné des hypothèques, mais ont groupé ces hypothèques dans des produits d’investissement où elles prétendaient « noyer » le risque en mélangeant hypothèque sûre avec hypothèque risquée. Le risque étant « noyé », elles vendaient alors ces produits d’investissement à des investisseurs en manque de taux de retour élevés, qui faisaient confiance aux institutions (privées) qui cotent le degré de sécurité des investissements. Finalement, les investisseurs se dotaient d’assurance, les « credit default swap » pour se dégager encore plus de la responsabilité si les investissements flanchaient.

Tout ceci se fait avec des instruments du marché, et sans réglementation significative de la part du gouvernement.

Finalement, à noter que le Canada a des réglementations bancaires parmi les plus strictes au monde. Il est très difficile pour une banque de se former au Canada, ou une institution financière para-bancaire comme le genre qui a fait la majorité des prêts stupidement risqués aux États-Unis. C’est ce qui nous a protégé, du moins en partie. Je dis en partie, parce que les prix de l’immobilier au Canada sont encore trop haut par rapport à l’inflation, je m’attends à ce qu’il y ait au moins un dégonflement dans les prochaines années… ou un éclatement plus tard si le dégonflement ne se produit pas.

@David

Je n’ai jamais cité Québec Solidaire. Le sophisme est là, blâmer Québec Solidaire que je n’ai jamais cité pour me blâmer!

Pour l’IEDM, je t’ai répété 100 fois l’argument suprême:
« Ils sont payés par l’industrie dans l’intérêt de l’industrie. »

Un jour, un ami me dit qu’il fait affaire avec un type pour lui trouver le taux hypothécaire le plus bas auprès des banques. Je lui demande combien le type charge.
« Rien » me dit l’ami, il est payé par la commission qu’il aura de la banque choisi!
Je lui dis que dans ce cas, il ne travaille pas pour toi mais pour la banque qui lui donnera la meilleure commission!
Là, il compris toute l’astuce de la chose.
Finalement, il « embaucha » un deuxième type qu’il utilisa pour relancer l’autre!
Mon ami les a relancés entre eux 4 fois!!!

Pour quelqu’un qui prône le libre marché, vous vous y connaissez bien peu en affaire. L’une des règles fondamentale en affaire c’est qu’on travail pour celui qui paie pour le service!

P.S.: Ou bien que vous vous connaissez vraiment en affaire et que vous faites parti de ceux qui y ont des intérêts personnels. De la manipulation quoi!

@David et Francois 1

Pour faire encore plus simple:

Il y a les vendeurs, les acheteurs… et l’OPC.
Si l’OPC était subventionné par les vendeurs pour défendre l’intérêt des acheteurs, ils auraient beaux me fournir les plus belles analyses et les plus beaux graphiques, comme acheteur, leurs opinions me passerait 25 pieds au dessus de ma tête!

C’est une question de bon sens et l’argumentation n’a rien a y voir…

@ Simon

Tu n’a pas lu mon commentaire. Je n’Ai pas dit que le CRA était LE responsable. J’ai dit que le CRA était L’UN DES responsables.

Voici les causes identifiés dans mon commentaire #27:

-Equal Credit Opportunity Act
-Fair Housing Act
-Community Reinvestment Act
-Taxpayer Relief Act
-National Homeownership Strategy
-Fannie Mae
-Freddie Mac
-Department of Housing and Urban Development
-House Financial Services Committee
-FED

Dans mon commentaire #33, je parle uniquement du Equal Credit Opportunity Act.

En passant, contrairement à ce que tu prétends, la crise à frappé les minorité ethnique plus durement:

Foreclosures by Race and Ethnicity: The Demographics of a Crisis

responsiblelending.org/mortgage-lending/research-analysis/foreclosures-by-race-and-ethnicity.html

Ils sont 2 fois plus représentés que les caucasiens.

Les faits contredisent ta version sur toute la ligne.

David, dans les dernières années, alors que la soif des investisseurs pour les investissements hypothécaires était encore grande et que les bonnes opportunités d’hypothèque venaient à manquer, les prêteurs privés n’ont plus attendu que les gens viennent à eux. Ils sont partis à la chasse. C’est la pratique du prêt prédateur, et les minorités ethniques vivant dans des quartiers que les banques ont historiquement évité étaient des cibles favorites de ces prêteurs. Vu qu’il y avait peu de compétition dans leurs quartiers, ils n’étaient pas bien placés pour déceler l’astuce, car ils n’avaient pas de comparatif.

Tu sembles mal comprendre les arguments ici. Que les minorités ethniques moins riches souffrent plus de défauts ne contredit pas ma version, elles sont plus pauvres, donc elles ont plus de chances de faire défaut. Mais que des quartiers aisés blancs souffrent et que des maisons à 1 million se font saisir prouvent ta vision fausse, car tu prétends que les prêts risqués n’étaient que l’oeuvre des réglementations gouvernementales, or aucune réglementation gouvernementale n’encourageait des hypothèques à 1 million ou à des familles relativement aisées. Donc si le problème les touche aussi, ta version est prouvée irrévocablement fausse.

De même, le fait que des problèmes similaires se sont produits dans le milieu du prêt commercial prouve que tu as tort, car les prêts commerciaux n’étaient pas soumis aux lois que tu nommes.

Personne ne nie qu’il y a eu des tentatives d’encourager les prêts pour les Américains plus pauvres. Ce qui est erroné, c’est de croire que ces programmes modestes ont causé la folie furieuse qui a provoqué la crise. Comme j’ai dit, les prêts du Community Reinvestment Act, le programme le plus important du genre, ont bien performé. La raison est que quand les réglementations imposent des prêts aux banques qu’elles n’auraient pas faits par elles-mêmes, alors elles font gaffe de bien choisir les récipients de ces prêts. Le problème est venu des institutions peu ou pas réglementées, le milieu « para-bancaire », un milieu qui s’est effondré durant la crise, mais dont les architectes s’en sont tirés avec les poches pleines.

@David

Une armada de banquiers avec de hautes études en finance, gagnant des centaines de milliers de dollars par année, se font avoir par la classe moyenne et les ethnies sur des prêts hypothécaires, c’est pas mal gros!

Le plus drôle, c’est que même si certaines lois encourages certains groupent pour des prêts hypothécaires, rien alors rien ni aucune loi ne leurs forcent a prêter $400 000 pour une maison au lieu d’un $100 000!

Posez-vous la question pourquoi ils le font… et ne n’est pas parce qu’ils sont obligés ou stupides!

Dans mon no 43 j’ai fait une erreur: le document de David est un document pour la protection du consommateur et non du CRA.

Cette page (Equal Credit Opportunity) explique les droits du consommateur à propos du crédit.

@ Simon

Le « predatory lending » est un concept farfelu.

Les gens ne sont pas obligé d’emprunter dans une banque, c’est leur décision.

Et comme expliqué, aux USA il n’y avait pas de « predatory lending » puisque la loi obligeant les banque à prêtre à ces gens. Une banque du Texas a même reçu une amende de 4,2 milliard de dollar à la fin des années 90 pour ne pas s’être conformé aux lois.

Et ton exemples sur les maison à 1 million de dollar ne veut pas grand chose puisque, comme indiqué dans l’étude que je t’ai donné, ça demeure anecdotique.

@ Benton

Les banquiers ne se sont pas avoir. La loi les a obligé d’un côté (Equal Credit Opportunity Act) et encouragé de l’autre (Fannie, Freddie, Ginnie)…

Le système a été pourri par les 2 bouts. D’un côté on oblige le prêt et de l’autre le gouvernement le garantie.

@David

La loi n’a jamais obligé aucun banquier à faire des prêts dans des cas particuliers. Ce qu’elle disait, c’est que si des banques refusaient sans raison de desservir les quartiers défavorisés ou ethniques, alors celles-ci pouvaient être sanctionnées.

Quant au « prêt prédateur », c’est toi qui est farfelu. Ce n’est pas toute la population qui a les compétences requises pour bien analyser les aboutissants de toutes les offres financières qu’ils reçoivent. Pareillement, ce n’est pas toute la population qui est en position pour s’auto-diagnostiquer en cas de maladie. Ces gens doivent alors soit recourir à des experts ou à juger les offres selon les informations qu’on leur donne. Ils peuvent se faire induire en erreur par des experts (comme ceux qui leur conseillaient de considérer leurs maisons comme des investissements et qui affirmaient que les maisons ne perdaient jamais de valeur) ou se faire carrément mentir et berner.

Dans le meilleur des mondes, tout le monde ferait preuve de diligence absolue avant de s’engager à quoi que ce soit. Mais dans le monde réel, nous savons qu’il y a des acteurs malhonnêtes dans la société qui exploitent les autres et les confondent avec des informations contradictoires pour les berner. C’est pourquoi la loi sévit contre les Madoff et Lacroix. Selon l’interprétation voulant que les gens n’ont qu’à faire attention, ces fossoyeurs financiers ne devraient pas être inquiétés par la loi, mais selon l’interprétation sensée des faits, le mensonge et la manipulation doivent être punis pour que le système fonctionne bien.

En passant, en 2005, au sommet de la folie des subprime, 55%, oui plus de la moitié, des subprimes ont été accordés à des personnes avec des histoires de crédit qui leur auraient permis d’avoir des hypothèques à meilleur taux.
http://www.cbsnews.com/stories/2007/12/03/the_skinny/main3565485.shtml

Ça, tu ne peux pas l’expliquer avec ta version. Ajoutes ça à la liste de faits que tu ne peux pas expliquer avec ton interprétation que le méchant gouvernement a forcé les gentilles banques à faire des prêts à de vilains pauvres et ethnies. Résumons:

– La majorité des subprime a été accordée par des institutions para-bancaires, donc non soumises aux lois que tu blâmes.
-Le secteur des hypothèques commerciales a souffert du même problème que celles résidentielles, or les lois que tu blâmes ne s’applique pas à ce secteur.
-Beaucoup de gens de classes moyennes ont souffert de la crise, et ont eu des subprime, même quand ils se qualifiaient pour mieux.
-La crise hypothécaire ne se limite pas aux pauvres et aux minorités.

@ Simon

Oui la loi a obligé les banques, voici DEUX preuves:

http://www.cnn.com/ALLPOLITICS/1998/04/03/mortgage.settlement/

http://www.eyeblast.tv/public/checker.aspx?v=e4SUkUSUQu

Et pour ton explication du prêt prédateur, c’est du mépris qui frise les préjugés raciales. Bref, des préjugés mais pas de faits.

Si les minorité ont été plus représenté dans le subprime, ce n’est pas parce qu’elles sont moins intelligentes que la population blanche, c’est parce que la loi était ainsi faite.

Et ton histoire de 2005 me donne raison, c’est le volet Fannie, Freddie, HUD, FED de l’affaire, rien de plus !!!

La preuve:

http://online.wsj.com/article/SB122298982558700341.html

Et les 3 points que tu donnes à la fin de ton commentaire sont assez risibles car j’ai déjà données des liens qui montrent que ce que tu dit est complétement faux.

@David

Évidemment, les banques se font tordre les bras par le gouvernement… et ce sont eux au finale qui font de l’argent dans l’histoire!

Ce que je comprends c’est que les banques ont été forcés de prêter a des gens a faibles revenus malgré le fait qu’ils auraient pu réduire les risques qu’en prêtant le stricte nécessaire, ils y allaient avec le gros prêt!

Je crois que votre filtre de lecture est à l’envers!

@ Simon

Devine quoi ?

Une étude du FMI (qu’on ne peut pas accuser d’Être de droite) diffusé cette semaine a confirmer le rôle de l’État dans la crise immobilière aux USA.

« D’après un indice élaboré par les économistes du Fonds, les États-Unis sont parmi les pays qui interviennent le plus sur leur marché immobilier. »

« Le Fonds soutient le démantèlement progressif des deux géants du refinancement des prêts hypothécaires, Fannie Mae et Freddie Mac. »

«Plus l’État est présent dans le système de financement de l’immobilier, plus les prix du logement gonflent, et plus ils chutent profondément», a indiqué un des auteurs du rapport du FMI, Laura Kodres.

http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/immobilier/201104/06/01-4387138-le-fmi-prie-les-etats-unis-de-retaper-enfin-leur-marche-immobilier.php

@David

Mon pauvre David, d’étant plus que le gouvernement américain est sous l’emprise des lobbyistes corporatifs et financier!!!

Donc les lobbyistes américain subventionnent les hommes politiques pour qu’ils passent des lois… qui leurs mettraient des bâtons dans les roues!!!

@ Benton

Le crony-capitalisme c’est un truc qu’Adore la gauche et que les libertariens dénoncent.

Les lobbys c’est juste bon quand on a un GROS gouvernement INTERVENTIONNISTE.

Meilleure chance la prochaine fois.

J’avais manqué les réponses de David, donc je suis un peu en retard.

Tu n’as toujours pas adressé les faits que j’ai nommé qui contredisent ta version des faits. Tu prétends que tes liens prouvent le contraire, or rien de plus faux. Tu ignores tout simplement les faits que tu n’aimes pas, et pire, tu vas jusqu’à mentir en prétendant les avoir adressés quand ce n’est pas le cas.

Les liens que tu montres prouvent que j’ai raison quant au niveau d’obligation des banques (encore, ce ne sont pas elles qui ont fait la majorité des prêts déraisonnables, mais les institutions parabancaires non soumises aux réglementations). J’avais dit que la loi obligeait les banques à démontrer qu’elles ne discriminaient pas contre les quartiers pauvres ou ethniques, c’est exactement sur cette base que les banques que tu mentionnes ont été punies. Elles ont agi de façon discriminatoire. Par contre, comme je l’ai dit, la loi n’obligeait aucunement les banques à accepter une demande de prêt individuelle. Si quelqu’un se pointait avec une demande loufoque, les banques pouvaient toujours les refuser, jamais l’État ne les punissait pour ça.

Comme je l’ai expliqué, les prêts accordés sous ces lois tendent à bien performer pour de simples raisons que j’ai expliqué à maintes reprises.

Quant à Fanni et Freddie, ce sont principalement des victimes de la crise, et non les artisans de celle-ci. Elles ne sont entrés en grand dans le secteur des subprimes « sécurisés » qu’en retard, afin de maintenir leurs parts de marché.

En passant, à propos de ce commentaire:
« Une étude du FMI (qu’on ne peut pas accuser d’Être de droite) diffusé cette semaine a confirmer le rôle de l’État dans la crise immobilière aux USA. »

Le FMI? Pas de droite?! Elle est bien bonne! On parle ici de l’organisation mondiale qui a imposé à plusieurs pays du tiers-monde dans les années 90s à privatiser et déréglementer leurs marchés comme conditions pour des prêts.

Malgré tout, je vois que vous avez manqué une section de l’article:

« Elle est peu flatteuse pour les États-Unis, qui subventionnent généreusement les acheteurs d’un logement, MAIS RÉGULENT MAL LES PRÊTEURS, maintiennent des mécanismes de financement opaques, et ont un marché immobilier difficile d’accès aujourd’hui pour les ménages défavorisés. »

Donc même cette organisation de droite se doit d’admettre que les réglementations des institutions financières aux États-Unis sont trop faibles.

En passant, toute analyse de la crise qui ignore la venue des Credit Default Swap, en gros une forme d’assurance des investissements, issue du secteur financier privé, est incomplète. Une majorité des instruments financiers créés dans le secteur privé dans les 10 ou 20 dernières années sont créés dans le but de réduire la responsabilité et le risque des investisseurs en le redistribuant. À cause de ceci, les investisseurs placent de plus en plus d’argent dans les marchés financiers, persuadés de s’être parés contre les risques. Mais le risque ne disparaît pas, il ne fait qu’être réparti plus largement, et quand les pertes s’accumulent, alors c’est tout le système qui s’effondre, car tout est interconnecté. C’est exactement ce qui s’est passé.

@ Simon (# 61):

Simon…Simon…Simon, vous tentez maladroitement de vous extraire de la mer de mélasse dans laquelle vous pataugez mais vous vous enfoncez vous-même encore plus en vous référant au FMI.

Le FMI est un organisme gouvernemental (créé par les gouvernements). Il est donc par nature interventioniste, et il défend les canards boîteux au détriment des pays gérés sainement comme l’Allemagne.

Presque tous les gouvernements occidentaux sont intervenus pour tenter de « sauver leur économie » mise en péril par LEUR propre faute mais en se faisant, ils ont créé un (des?) monstre encore plus dangereux que celui qu’ils voulaient terrasser.

LA solution? Laisser l’économie se guérir par elle-même. Ça sera douloureux pour certains pays mais c’est la seule façon saine et responsable de procéder et les leçons que tireront les pays fautifs tireront de cette guérison demeureront dans leur mémoire très longtemps.

@ Simon

Au lier de dire que je n’ai pas répondu à tes interrogation, va lire les liens que je t’ai donné, puisque ceux ceux donnent toutes les infos qui infirment les affirmation que tu as faites.

Si tu n’est pas d’accord avec ces études, donnes les points litigieux et expliques pourquoi ils sont litigieux.

Mais cesse de répéter que je n’ai pas répondu à tes interrogations.

Tu dis que les banque ont uniquement été inculpé sur des motifs « discriminatoire ».

Alors que fait tu de la conférence de presse d’Andrew Cuomo (j’ai donné le lien pour le vidéo) qui dit que la discrimination en fonction du REVENU est aussi illégale (c’est la raison qui a justifié l’amende à « Accubanc Mortgage Corporation ».

Tu dis aussi que le FMI est de droite (!). Je vais t’apprendre ce soit que le président du FMI est… Dominique Strauss-Kahn, un SOCIALISTE !!!

Et que conclus l’étude du FMI ?

D’après un indice élaboré par les économistes du Fonds, les États-Unis sont parmi les pays qui interviennent le plus sur leur marché immobilier.

«Plus l’État est présent dans le système de financement de l’immobilier, plus les prix du logement gonflent, et plus ils chutent profondément», a indiqué un des auteurs du rapport du FMI, Laura Kodres.

http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/immobilier/201104/06/01-4387138-le-fmi-prie-les-etats-unis-de-retaper-enfin-leur-marche-immobilier.php

CQFD

@David et Francois 1

Première, vous avez une tendance « tendancieuse » d’associer socialiste et communiste. Le parti socialiste français est de centre gauche, même de centre depuis plusieurs année.
Deuxième, « googlez » Dominique Strauss-Kahn et vous lirez qu’il n’est socialiste que de nom. À côté de lui, Bill Gates passerait pour un communiste!

Pour Laura Kodres, relisez l’article, certains points vous a échappés, comme les mesures gouvernementaux a eu peu d’incidence sur le taux de propriété. On parle de la déductibilité fiscale des intérêts d’emprunts immobiliers…
On parle aussi que le gouvernement réglemente et intervient en aval et pratiquement pas en amont, c’est-à-dire les prêteurs..

Pour le FMI, dans les faits, elle applique les règles de l’école de Chicago dans les pays en voie de développement….

@François 1

L’économie ne s’est jamais guérie d’elle-même.
C’est historique…

C’est comme avoir un cancer et laisser faire la nature!
Cela se résume en deux mots: Pensée magique!

@ David (# 63):

«Plus l’État est présent dans le système de financement de l’immobilier, plus les prix du logement gonflent, et plus ils chutent profondément», a indiqué un des auteurs du rapport du FMI, Laura Kodres. (sic)

Et que dire de cette affirmation que j’ai retrouvée l’autre jour: « Le contrôle étatique de l’immobilier est la meilleurs façon de détruire une ville, mis à part un bombardement »!!!

@Francois 1

Cette même Laura Kodres qui affirme que les prêteurs ne sont pas réglementés, ce qui est une grande partie du problème…

@ Benton

Pour considérer Strauss-Kahn comme un faux socialiste, il faut être à l’extrême-gauche.

Sans compter que le FMI est très keynésien.

Et c,est drôle que les pays qui sont le moins intervenu dans la récession, soient les premier à sortir de la crise. Une preuve que l’économie se régule d’elle-même.

Les bulles, on doit les laisser éclater, pas les regonfler.

Le Fond Monétaire International a forcé de nombreux pays à dérèglementer les barrières aux échanges financiers, à privatiser et à libéraliser leurs économies. Quand vous affirmez qu’ils sont keynésiens, vous ne faites que démontrer à quel point vous êtes à droite.

David, tu n’as jamais adressé mes points. Tu continues à référer à des liens qui n’y répondent pas non plus.

Quant à la discrimination sur le revenu, tu montres bien là tes préjugés. Il est possible d’offrir des hypothèques sûres à des gens moins riches, il suffit d’ajuster les montants en conséquence. En fait, une hypothèque de 100 000 $ accordé à un couple avec deux emplois stables avec un salaire combiné de 50 000$ est probablement plus sûre qu’une hypothèque de 200 000$ accordé à un agent immobilier qui se fait 100 000$ par année, mais dont l’emploi peut disparaître rapidement avec aucun emploi similaire de rechange (comme cette crise nous a prouvé). C’est comme si tu considérais que les gens pauvres ne sont pauvres que parce qu’ils sont irresponsables, et que les gens riches ne sont riches que par leur sens des responsabilités.

Si les banques refusent automatiquement les prêts aux gens plus pauvres que la moyenne, alors ce n’est pas justifié ni logique, car ce n’est pas parce que quelqu’un est moins riche qu’il est nécessairement un mauvais emprunteur à éviter. Non seulement ce refus automatique n’est pas justifié, mais ça perpétue le cycle de la pauvreté en refusant aux gens les prêts qu’ils pourraient utiliser pour grimper l’échelle économique.

« Et que dire de cette affirmation que j’ai retrouvée l’autre jour: “Le contrôle étatique de l’immobilier est la meilleurs façon de détruire une ville, mis à part un bombardement”!!! »

C’est drôle, l’immobilier est contrôlé à 90% par l’État à Singapour, et à ma connaissance, la ville se porte plutôt bien…

« «Plus l’État est présent dans le système de financement de l’immobilier, plus les prix du logement gonflent, et plus ils chutent profondément», a indiqué un des auteurs du rapport du FMI, Laura Kodres. »

Alors comment explique-t-elle l’Irlande et l’Islande? Ces deux pays, parmi les plus affectés par la crise, bien pire que les États-Unis, avait des systèmes financiers libéralisés à l’extrême. Selon ses propos, ces pays devraient être les moins affectés… mais c’est l’inverse.

@David

« Et c,est drôle que les pays qui sont le moins intervenu dans la récession, soient les premier à sortir de la crise »

?!?!?!?!?

C’est le déni complet !!!!

Tout les pays ont d’une façon ou d’une autre agit!

Les pays qui se sont sortis le plus rapidement ce sont ceux qui n’ont pas pratiqué de coupure drastique dans les dépenses.
Si c’est ça la non-intervention, je comprends votre point de vue!!!

Pour le FMI, je ne sais pas ce que vous lisez mais au lieu de lire des opinions sur les actions du FMI, contentez-vous de ne lire que sur les actions du FMI. Cela évitera de vous embrouillez.
Évidemment, ça nécessite de penser par soi-même et je comprends que contrairement à la pensée magique, cela demande plus d’effort!