Ce bon vieux Harry…

Voilà c’est fait, le Québec a obtenu le droit du gouvernement fédéral le droit d’exploiter les eaux du golfe du Saint-Laurent. Le Québec peut ainsi espérer percevoir un jour les redevances de l’exploitation de sa portion du golfe. Un jour…

La ministre Nathalie Normandeau faisait rêver avec des redevances potentielles de 9 milliards de dollars pour les 2 milliards de barils de pétrole enfouis dans le golfe. Nous savons tous qu’il y a loin de la coupe aux lèvres. Mon collègue François Guérard signe un superbe texte dans le dernier numéro de L’actualité à ce sujet. Les enjeux y sont bien définis ainsi que les positions des différentes parties. Résumons-les.

Où est la frontière ? L’entente avec Ottawa prévoit qu’un arbitre déterminera les limites maritimes entre le Québec et Terre-Neuve. Sur la base d’un accord conclu en 1964 entre les quatre provinces Atlantiques et le Québec pour définir les frontières maritimes, Québec prétend détenir 70 % du gisement Old Harry. Terre-Neuve rétorque que cette entente n’a jamais été ratifiée par Ottawa, propriétaire des lieux, et qu’elle est donc caduque. L’accord de 1964 été établi selon le principe de l’équidistance, donc à distances égales des côtes entre Terre-Neuve et le Québec. Ce principe a déjà été battu en brèche par au moins deux arbitres, l’un au Canada et l’autre en Méditerranée. Si la décision avantage le moindrement Terre-Neuve, le gisement pourraient se trouver entièrement sur son territoire.

Quels sont les risques pour l’environnement ? Une Évaluation stratégique environnementale est en cours pour les déterminer. On connaîtra ses conclusions à l’automne de 2012. Côté vert, on estime que les conséquences d’une marée noire dans le golfe Saint-Laurent seraient catastrophiques. Côté économie, on fera remarquer qu’il y a tout de même 450 plate-formes de forage seulement dans la mer du Nord, au grand bonheur du Royaume-Uni et de la Norvège.

Où va pencher l’opinion publique ? Le pétrole fait la fortune de toutes les juridictions où il y en a. Certains croient néanmoins qu’on peut s’en passer, que c’est très polluant et que les dangers reliés à son exploitation dans le golfe du Saint-Laurent n’en valent pas la peine. Entre les deux, il y a ceux qui crient à l’injustice parce que le droit à la propriété de cette ressource n’est pas totalement reconnu, qui pensent que le pétrole pourrait enrichir le Québec et que le fédéral ne veut pas de cet enrichissement, mais qui n’osent jamais se prononcer en faveur de l’exploitation de la ressource.

Y a-t-il du pétrole ? On pense qu’il y en, mais on n’en a pas la preuve et on ne sait pas où exactement (cela me rappelle un autre débat…). Après le moratoire en vigueur, après le tracé des frontières maritimes, si l’Évaluation stratégique environnementale est positive et  après la décision du gouvernement qui sera aux affaires à ce moment-là, il faudra forer des puits pour valider ou infirmer le potentiel. Au pif, nous en avons pour une décennie avant d’empocher d’éventuelles redevances.

Qui en fera l’exploitation ? Autre pomme de discorde. Des experts interviewés par François Guérard parlent de huit à dix forages pour savoir si pétrole il y a,  au coût de 40 à 50 millions de dollars l’unité. Il faudrait donc dépenser de 300 à 500 millions de dollars juste pour l’exploration. Le gouvernement doit-il assumer ce risque ? Plusieurs croient que oui.

En fait, il n’y a pas de débat sur le développement énergétique au Québec et sur l’exploitation des hydro-carbures en particulier. Il y en a au moins deux. Celui entre les défenseurs et opposants du développement énergétique et celui entre les partisans de l’entreprise privée et ceux d’une mainmise étatique. Sans compter celui entre Québec et Terre-Neuve sur lequel je reviendrai bientôt.

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J’espère que Terre-Neuve va gagner!

Elle mérite le gisement et gaspillera moins la ressources que le Kébekistan.

Et ceux qui se moquent que ce soit privé ou public du moment que ça rapporte autre chose que des peanuts (genre 4.5$ de redevance le baril), c’est dans quelle case?

9 milliards seulement pour 2 milliards de barils!
Ca fait un gros 4 piasses et demi le baril!
Un baril qui en vaut 100!!! Et sans doute 200$ lorsque l’on commencera à pomper.

On nous prend pour des cruches?

Je ne comprends pas comment on peut parler d’une quantité estimé de 2 milliards de barils quand on ne peut confirmer qu’il y a bel et bien du pétrole ?

Harry peut encore dormir tranquille !

Pendant que le Québec perd son temps avec des « Évaluations stratégiques environnementales » (l’industrie de l’étude est la seul secteur de l’économie au Québec qui prend sans cesse de l’expansion), Terre-Neuve a réussit à s’affranchir des paiement de péréquation en exploitant son pétrole.

Je crois qu’on aurait tort de rejeter d’emblée l’idée d’une exploitation éventuelle de la ressource. Et s’il faut investir, investissons. Comme vous dites, il y a 450 plate-formes de forage dans la seule mer du Nord. Jamais je croirai qu’on ne pourrait pas faire aussi bien et de façon sécuritaire. Les technologies de pointe sont là, et elles sont éprouvées. Si Terre-Neuve peut s’en mettre plein les poches, je ne vois pas pourquoi nous ne pourrions pas faire de même.

Pour ce qui est d’un virage vert tous azimuts, c’est bien beau en théorie. Mais en pratique, seul un gouvernement réellement SOUVERAIN sur son territoire peut disposer de tous les instruments que cela suppose. Or, comme c’est pas demain la veille, aussi bien lorgner du côté du pétrole et s’arranger pour que ça marche sur des roulettes.

Bonsoir.
Une entente avec un ARBITRE voilà Mne.Normandeau ses très bien que Terre-Neuve va pousser la contestation jusqu’à ARBITRAGE et qui va être l’ARBITRE bien le conseil privé de LONDRE voilà tout comme le litige sur le Labrador mais il y a un mais le document est signé le 24 mars 2011 comme entente historique le tout reste à vérifier désoler mais il y a un mais et il y a anguille sous roche.

DRILL Terre-Neuve DRILL!!!

Pendant ce temps-là, ici au Québec « vert », nous irons de moratoires en moratoires et nous louperons cette chance inestimable si, bien sûr, il y a du pétrole, chose qui reste toujours à prouver.

Je crois que Terre-Neuve saura beaucoup mieux que le Québec utiliser et gérer l’argent de cette ressource. Ici, on l’utiliserait comme levier pour EMPRUNTER ENCORE PLUS et s’endetter davantage.

Le Québec devrait s’en tenir à ce qu’il fait de mieux: niaiser avec le puck et duscuter du sexe des anges.

Le pétrole, c’est trop…sale pour nous.

Faut surtout pas confier nos intérêts à Mme Normandeau on a vu dernièrement avec le gaz de schiste comment elles avait la vue courte quand il s’agit de déterminer les bénéfices que la population est en juste droit de s’attendre.
Les colonisés du PLQ se pètent rapidement les bretelles dès que se présente la moindre possibilité de donner à l’entreprise non seulement les droits d’exploitation mais les maigres redevances sont facilement rabottées par les généreux crédits consentis aux industriels qui ne risquent rien finalement.Ce sont plutot les fonds publics qui écopent sans les bénéfices qui devraient s’y rattacher.

Dans la vie il y a des choses sur lesquelles on peut toujours compter.

Comme la capacité qu’a le gouvernement du Québec de se tirer dans le pied.

Hier, à Bazzo TV, un Africain qui débarque de Fermont renversé d’avoir vu des Chinois et des Indiens qui exploitent notre fer!

Pathétique. Pathétique de voir qu’on est rendu à donner nos ressources aux tiers-monde!

IL N’Y A JAMAIS DE GARANTIE QUE L’ON TROUVERA DU PETROLE QUAND ON FAIT DE L’EXPLORATION.

Pour un investisseur, c’est un risque calculé mais l’investissement pour l’exploration côtière entraine des couts FARAMINEUX et le rendement est tout aussi faramineux le jour ou l’on trouve du pétrole.

Prenons le cas du Brésil qui a trouvé du pétrole le long de ses côtes. Pour extraire le pétrole Petrobas doit passer par 7,000 pieds d’eau, plus de 10,000 pieds de sable et de roche, et un autre 6,000 pieds de sel. Petrobas estime pouvoir produire un millioin de barils dans quize ans.

Entre temps cela coute (en 2007) plus d’un demi-million de dollars PAR JOUR, si rien ne brise, car un collègue me disait, de mémoire que la « drill » coute près d’un milliard. Si elle brise…

C’est ça le risque inhérent au capitalisme, et sans aucune garantie.

Des moratoires sur l’exploration côtière c’est la norme. Certainement chez les Américains, et encore plus depuis la marée noire dans le golfe du Mexique.

Le problème c’est la frontière.

Le Québec a toujours perdu ses causes lorsque des conflits frontaliers se sont rendues devant des instances depuis le début de la confédération.

Croyez-vous qu’il en sera différent cette fois-ci?

J’en doute fort, ça fera comme le Labrador…

@ rod

Le modèle économique de l’Afrique est un gage de succès, c’est bien connu.

Chavez est en train de se casser la gueule avec son nationalisme économique. L’Alberta pendant ce temps prospère.

@david

L’Alberta est prospère parce qu’elle est au Canada et qu’elle est assise sur d’énormes richesses de pétrole, de gaz et de blé pour une petite population (3 millions)
Idem pour la Norvège.

Le Vénézuéla a une grosse population pour une seule richesse, le pétrole.

Je ne dis pas qu’il faut nationaliser nos richesses, je dis juste que le modèle actuel des Libéraux est pitoyable. On donne nos ressources comme Duplessis donnait notre fer aux aux Américains à une cenne la tonne. Là, c’est Charest qui donne notre fer aux Chinois et aux Indiens.

As-tu vu le fer qui est là? On parle de 9 milliards de tonnes! La tonne se vend 200$ présentement. Ca fait 1800 milliards de dollars!
On donne tout ca aux étrangers pour un petit 5 milliards d’investissements! On est colonisés à l’os

Quand le père a séparé sa terre pour donner a chacun de ses enfants un morceau le laissant libre d’en faire ce qu’il voulait pour gagner sa vie, il n’a pas pensé qu’il était en train de dilapider son bien aprce qu’il serait laissé a l’abandon, surexploitaté, on morcelé pour y faire des activités qui détruirait l,environnement des autres. Si le père en avait fait une coopérative et dit ceux qui veulent travailler vous pourrez vous y construire un avenir du moment que vous l’exploiter et en n’aliénant pas le bien. On ne fera pas un dépotoire, ni ne louera a des étrangers nos terres pour en retirer juste des petites redevences. Je vous encourage a diversifié et fabriquer des produits a partir de nos ràcoltes au lieu de juste les vendre. Mais en donnant la terre sans obliger a l’exploiter et en fabriquer des produits a partir des ressources exploité le potentiel sera bien minime. On arrête pas de dire qu’il y a une infinité de produits fabriqué avec le petrol de grâce interdisons-nous de l’exporter brut. Il doit en sortant être transformé. Ici on va développer des véhicules électriques, changer tout les bâtiments pour ne plus utiliser des énergies fossiles, le transport et les bâtiments ensemble c.est déjà plus de 70% de notre consommation actuelle. Pour le reste en fabriquant des produits nous aurons de gros bénéfice en fabriquant des produits avec tout ce pétrol. Imaginez. Vite on amorce les changements en transport et en bâtiments. Comme on sait que cette ressource n’est pas inéppuisable profitons-en dont pour développer la recherche et nous fabriqué tout de suite des substituts aux produits qui sont fabriqué avec du pétrol. Comme ça on profitera le temps que ça passe et aura déjà mis sur pied l’industrie qui comblera les besoins dans le marché de l’après petrol. Soyons proactif, agissons aujourdMhui en planifiant 2 coups d,avances.

Je ne crois tout simplement pas à la loyauté des « arbitrages » Canadien concernant le Québec.

Déjà avec la perte du Labrador on a été spolié de bien des richesses, qui ont été donnée aux anglophones…

En fait Charest et ses ministres essayent de se redorer le blason avec des signatures de contrats qui contiennent juste du vent et qui seront plus un fil à la patte du prochain gouvernement qu’une avancée pour le Québec….

@ rod

Tu as tout faux.

La production de pétrole (baril par jour) a chuté au Venezuela depuis la nationalisation.

Idem pour la Bolivie et l’Équateur.

Et qu’est-il arrivée dans la période ou le Canada a nationalisé son pétrole ?

Une baisse de production qui est seulement remonter quand on a re-privatisé.

Mais toi tu persistes à vouloir gonfler le rôle de l’état au lieu d’imiter le modèle de l’Alberta qui lui fonctionne.

Bref, l’idéologie avant l’économie.

P.S.: Pour montrer à quel point ton notions d’économie ne sont pas à la hauteur, tu a oublier de soustraire les coup de production et d’exploration des mines de fer.

@ rod (# 15):

Le prix des minéraux répond à un marché d’offre et de demande et si un gouvernement (colonisé selon vous!) augmente sensiblement les taxes, impôts, redevances ou autres, il discréditera les mines sur son territoire en les rendant non-compétitives car voyez-vous, nous ne sommes pas les seuls à produire du fer (ou autre) et toute augmentation de coût (les impôts, redevances, etc. font partie de ce genre de chose…) sera ipso-facto transférée dans les prix et si le coût d’opération devient trop dispendieux, la mine fermera.

Assez clair pour vous?

Le pétrole c’est très sale quand c’est les autres qui le produise mais il se transforme en très propre quand le Québec le produit…syndrome des lunettes rose…

« Entre temps cela coute (en 2007) plus d’un demi-million de dollars PAR JOUR, si rien ne brise, car un collègue me disait, de mémoire que la “drill” coute près d’un milliard. Si elle brise… » (Loraine King)

Vous direz à votre collègue qu’il s’informe.

Les conservateurs peinturé bleu foncé et les libertariens sont tous d’avis qu’il faut donner nos richesse aux étrangers pour devenir riche.

Ils n’ont pas changés depuis que Diefenbaker à donné l’aviation canadienne aux USA et la France et Duplessis qui a donné les ressources minières. Les dretteux sont pareils.

Des ronds de rubber oxidés.

@François 1

Le bas prix des redevances au Québec, ainsi que les réduction d’impôt et de taxe pour les compagnies minières, font que le Québec, sans inclure les emplois, donne de l’argent pour que les compagnies exploitent les ressources. Si on regard en Australie, ils réussissent à exploiter des minéraux avec des redevances plus élevés et des salaires assez comparables…

@David

N’empêche que la tendance lourde mondiale est à la nationalisation du pétrole.

P.S.: Évidemment, quand la production de l’OPEP chutait, s’était a cause de l’interventionnisme gouvernemental inefficace et non pour faire augmenter le prix du pétrole!

@francois

Les Chinois et les Indiens estiment qu’ils vont pouvoir sortir la tonne de fer au nord de Shefferville pour moins de 30$. Elle se vend 200$ présentement
Obisco sort l’or en Abitibi à moins de 400$ l’once. Le cours international est à 1,400$
On se fait voler nos ressources

@ Philippe Valois (# 28):

Rien dans vos références n’appuie vos prétentions de votre message # 23.

@ Philippe Valois (# 31);

J’ai lu très attentivement les documents en question et je n’y ai rien trouvé qui supportait vos affirmations…vaporeuses.

Peut-être devriez-vous les lire vous-même AVANT de nous fournir des liens?