Ce Canada qui fait rêver les Français

Plus de 80 % des Français songeraient à quitter la France pour aller travailler ailleurs et ainsi améliorer leur qualité de vie, selon un sondage.

Blogue EconomiePlus de 80 % des Français songeraient à quitter la France pour aller travailler ailleurs et ainsi améliorer leur qualité de vie, selon un sondage du site de recherche d’emploi Meteojob et de l’agence de placement de professeurs de langues Speaking-agency.

Et où veulent-ils aller ? Au Canada et aux États-Unis, pour 94 % d’entre eux. Une majorité choisirait le Canada (51 %), tandis que 43 % prendraient plutôt un vol vers les États-Unis. Viennent ensuite l’Allemagne et la Belgique, dans de faibles proportions.

Un Français sur deux croit qu’il aurait ainsi une meilleure qualité de vie et bénéficierait d’un environnement économique plus dynamique.

Par contre, plus de la moitié (56 %) craignent aussi de ne pas trouver d’emploi à la hauteur de leurs attentes une fois sur place.

Le nouvel accord de libre-échange que le Canada vient de signer avec l’Union européenne, et qui contient des mesures pour faciliter la mobilité de la main-d’œuvre, donnera-t-il lieu à une nouvelle vague d’immigration française ? À la lumière de ces données, on constate que ce n’est pas l’intention qui manque !

Speaking-agency et Meteojob ont mené leur enquête auprès de 500 individus âgés entre 25 et 46 ans avec des niveaux d’études différents afin de comprendre les motivations des Français à vouloir travailler à l’étranger.

* * *

À propos de Kathy Noël

Kathy Noël est journaliste, chroniqueuse et blogueuse à L’actualité. Journaliste économique depuis près de 15 ans, elle a auparavant travaillé au journal Les Affaires et au magazine Commerce, où elle a occupé le poste de rédactrice en chef adjointe de 2002 à 2009. On peut la suivre sur Twitter : @kathy_noel.

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7 commentaires
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Le Canada et l’Amérique en général ont toujours exercé une sorte de fascination pour beaucoup de français. Et je me demande si ce n’est pas la recherche d’une certaine Atlantide ou encore d’une sorte de Paradis perdu qui prévaut encore et toujours dans le cœur des français.

La question que je me pose, pour me l’être déjà posée voici environ 25 ans, c’est de savoir si cette vision « romantique » permet de former ou de formuler un « bon projet » d’immigration ? Et accessoirement pour immigrer en Amérique quel est le meilleur point de chute ?

Lorsque voici un peu plus de 20 ans j’avais fait mon petit tour du Canada, j’étais un peu déchiré entre le cœur et ma propre rationalité. Comme francophone et de tout cœur j’ai voulu vivre au Québec lorsque du point du vu du potentiel économique, j’avais déjà observé à cette époque que les meilleures opportunitées se trouvaient à tout point de vu à l’Ouest.

Rétrospectivement, je regrette de n’avoir pas envers et contre tout choisi d’établir mes pénates dans la région de Vancouver. Quand le Québec n’est rien de plus à mes yeux qu’une auberge espagnole dans laquelle on ne trouve jamais rien de plus que ce qu’on y apporte.

Sans compter les velléités ultras nationales-socialistes qui sentent mauvais comme le munster et qui nous reviennent régulièrement toujours plus malodorantes que jamais. Aussi vivre au Québec quand on est français revêt à mon sens un goût de : « pensez-y bien ! »

— Ou bien alors, il faut être masochiste comme moi !

Sur le fond je suis bien d’accord avec vous mais c’est un mythe de croire que le Québec est plus socialiste que bien d’autres endroits ailleurs au Canada. Le PQ et les libéraux sont loin d’être des vrais socialistes et le socialisme canadien est généralement un peu mieux représenté par le NPD qui a d’ailleurs gouverné certaines autres provinces dont la Saskatchewan et la Colombie-Britannique (dont fait partie Vancouver). Ce n’est pas parce que le Québec a des garderies à 7$ que ça en fait un état « socialiste ». D’ailleurs l’assurance-maladie est un bébé du CCF (ex NPD) et de Tommy Douglas de la Saskatchewan. Ce qui me frappe maintenant, c’est que le Québec est étouffé dans cette dichotomie souverainiste-fédéraliste qu’on ne trouve pas dans les autres provinces et ce qui rend bien plus difficile une discussion gauche-droite.

Ailleurs au Canada, c’est très différent en politique et chacun, dans la mesure de ses possibilités, essaie d’améliorer son « ordinaire ». Pour un Français qui voudrait immigrer dans le ROC, il devra s’habituer à vivre en milieu anglophone mais peut toujours conserver ses racines s’il joint l’une des communautés francophones en milieu minoritaire. Il ne sera pas perçu différemment des autres immigrants qui constituent une très grande part de la population, en particulier dans les grands centres, mais il pourra y trouver une plus grande stabilité. C’est donc une question de savoir ce qu’un émigrant est prêt à sacrifier pour aller vivre dans un autre pays.

« Plus de 80 % des Français songeraient à quitter la France pour aller travailler ailleurs »… Quand on interroge 500 personnes (c’est peu, statistiquement parlant) entre 25 et 46 ans, il me semble plus qu’audacieux d’extrapoler à la population entière. Ça, c’est pour les organismes sondeurs. Et quand on se permet de lancer un tel titre, madame Noël, ce n’est plus du journalisme, c’est du sensationnalisme.

La France est une société bloquée, parce que ses gouvernements successifs n’ont pas eu le courage, comme en Allemagne, en Italie ou aux Pays-Bas, d’engager lorsqu’il était temps les réformes nécessaires. Il convient de noter, pour le bénéfice de l’ex-ministre de la justice du PQ et de Claudette Carbonneau, que là-bas, on a constamment reculé devant la rue, croyant à tort qu’il convenait chaque fois que des groupes d’intérêt s’agitaient (étudiants, syndicalistes, buralistes, taxis…), de rechercher la médiation et de couper la poire en deux. Qui n’avance pas, recule.

Pas seulement les Français qui semblent attirés par notre beau et grand pays, le Canada:

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-canadienne/201406/01/01-4771892-finances-publiques-la-recette-canadienne-fait-ecole.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_BO2_quebec_canada_178_accueil_POS1

Et même que nos jeunes québécois sont d’accord avec les citoyens du monde entier:

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/201406/02/01-4771950-les-jeunes-et-la-souverainete-la-generation-non.php

Paraît que le PQ est avant-dernier dans le choix politique de NOS jeunes!!!

Le Canada qui sert de modèle au monde entier et nos jeunes qui désertent l’option souverainiste…

Des commentaires les péquistes???