Ce que je n’aime pas dans les chiffres sur l’emploi

Nous ne l’avions pas subie  jusqu’à maintenant, mais il y a une crise massive du chômage en Occident. Non seulement les économies fonctionnent au ralenti, mais elles semblent avoir oublié comment créer des emplois.

On dirait que le Québec se laisse emporter par la tendance. En novembre, il y avait 30 500 emplois de moins qu’en octobre et 17 000 personnes s’étaient retirés du marché du travail. Sur une période de 12 mois, le Québec a détruit plus d’emplois qu’il n’en a créés (moins 3 300 jobs).

Première raison de mon inquiétude : nous faisons bande à part au Canada. Le Québec compte 25 300 emplois de moins qu’en décembre 2010 alors qu’il y en a 181 700 de plus dans l’ensemble du Canada.

Deuxième motif d’inquiétude : les jeunes. Comme on le constate dans d’autres pays, ce sont eux qui font les frais de cette crise. On compte en effet 36 800 emplois de moins chez les 15 à 24 ans depuis les 12 derniers mois. Voit-on apparaître les premières conséquences du décrochage scolaire chez les jeunes hommes ? On constate en novembre que les pertes d’emplois sont beaucoup plus nombreuses chez les hommes.

Troisième souci : Montréal. Celle qui devrait être la locomotive du Québec accuse un taux de chômage supérieur (8,8%) et un taux d’activité inférieur (64,4%) à celui du Québec (64,7%) et à celui du Canada (66,6%).

Quatrième préoccupation : malgré les milliards pompés par l’État, il y a moins d’emplois dans la construction qu’il y en avait en décembre 2010.

Cinquième problème : le secteur manufacturier continue de souffrir. On compte 21 000 emplois de moins dans la fabrication comparativement à décembre 2010.

Somme toute, il n’y a vraiment pas de quoi pavoiser.

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Pas surprenant quand on sait que depuis 30 ans les entreprises privées siphonent 65% des budgets de l’état et cela peu importe l’état, tout en demandant à l’État de payer les véritables producteurs des biens qui assurent la prospérité des entreprises, pour pouvoir payer ces producteurs peu ou pas du tout. Leur credo est d’obtenir le beurre, l’argent du beurre et fourrer la crémière. En bout de ligne il se justifie de couper leur personnel parce qu’ils n’ont pas assez de client. Et ils n’ont pas assez de clients parce que les gens qui travaillent reçoivent des baisses de salaires au lieu de hausse de salaires……De toute façon pour les économistes modernes (du 21e siècle, du moins les plus populaires) il ne faut pas stimuler les achats parce que cela crée de l’inflation due à la croissance et il n’est pas bon de ne pas avoir de croissance qui cause de l’inflation. Pas étonnant qu’ils ne trouvent plus la solution….

« Pas surprenant quand on sait que depuis 30 ans les entreprises privées siphonent 65% des budgets de l’état » – Yvon St-Louis

Drôle le façon de présenter le problème. Ne devrait-on pas plutôt dire que l’état s’immisce partout, y compris dans l’économie privée qu’il contrôle avec des subventions?

De toute façon peu importe qui on blâme il faut reconnaitre que c’est un modèle qui ne fonctionne pas.

Ça va mal, c’est déjà évident, malgré les dépenses massives en infrastructure et malgré uns économie stimulée par l’endettement croissant (et record) des ménages.

Mais vous n’avez encore rien vu, bientôt les gouvernement vont dépenser moins et taxer plus (pour moins de services) et l’endettement des particuliers près du point de saturation devra cesser de contribuer à la croissance.

C’est à peu près à ce moment que l’impact du vieillissement va commencer vraiment à se faire sentir.

Le Québec est dans de sales draps je vous pris de me croire. La crise qui s’en vient vous n’avez pas vu ça de votre vivant. Ça fait des années qu’on travaille là dessus avec notre étatisme à tout vents et cette fois je crois qu’on va y goûter pas à peu près.

Et si par malheur cela coïncide avec une baisse de la demande en Chine et en Europe…

« “Pas surprenant quand on sait que depuis 30 ans les entreprises privées siphonent 65% des budgets de l’état ” – Yvon St-Louis

Drôle le façon de présenter le problème. Ne devrait-on pas plutôt dire que l’état s’immisce partout, y compris dans l’économie privée qu’il contrôle avec des subventions? »

Vous ne m’avez pas compris et vous inversez le problème. Au Québec les entreprises prennent 35 milliards par année du gouvernement québécois pour souvent rien du tout en échange. En France les transports publics appartenant à l’entreprise privée récoltent a eux 4 près de 200 milliards d’Euro de la France. Il y a bien une petite partie de ce 200 milliards d’Euro qui viennent du Québec (Tous les transporteurs urbains autour de Montréal appartiennent à un des 4 groupes français) Il y a le cas aussi très bien documenté de Québécor qui a bénéficié d’investissement de 3,2 milliards de la caisse de retraite des québécois alors que le groupe ne vaut pas ça.

Ce n’est pas l’état qui veut tout subventionné. Ce sont les entreprises privées qui demandent au gouvernment de tout payés pendant qu’eux gardent les profits et c’est comme ça en Europe, en Afrique et en Chine….Je peux vous faire rencontrer les personnes qui le voient régulièrement….Une vrai relance économique passe par un équilibre entre le donner et le recevoir. Ce que nous n’avons pas en ce moment. Les compagnies veulent tous recevoir sinon elles s’installent dans un pays qui va tout leur donner y compris la chemises de ses citoyens…..Il faut s’arrêter quelque part….

Yvon St-Louis

« Au Québec les entreprises prennent 35 milliards par année du gouvernement québécois pour souvent rien du tout en échange. »

Ah oui? Et comment elles font ça les entreprises? Elle votent des lois pour taxer les uns pour redistribuer aux autres? Ou alors êtes vous en train de dire que tous les politiciens de tous les partis qui ont été au pouvoir sont corrompus?

En fait le gouvernement a le pouvoir de taxer qui il veut et de donner à qui il veut. Personne ne peut « prendre » sans son accord.

C’est très inquiétant comme situation et malheureusement, le gouvernement s’amène encore avec des options qui ne feront que voiler la réalité à travers les solutions Plan Nord!

Extrait : « Première raison de mon inquiétude : nous faisons bande à part au Canada. »

Ce que vous dites en fait c’est que nous ne sommes pas près de la moyenne canadienne, malgré que nous soyions une province chapeautée par le gouvernement d’Ottawa.

Que faut-il en conclure ? Sans rigueur les opinions se démultiplient. La vôtre, se fondant sur l’expression « bande à part », à connotation péjorative sous-entendant que « c’est le Québec qui niaise c’est dans sa nature », n’offre pas une base rigoureuse pour l’appuyer, est excessive voire inappropriée sinon qu’illogique (je ne parle pas de vous mais du propos particulier à l’article) : vous ne dites pas ce qu’il en est pour CHACUNE des autres provinces vis-à-vis de cette même moyenne ; quelle est la disparité ?

Je veux bien vous croire mais donnez l’information complète svp, sinon cela vaut autant que ce que me raconte le charmant dépanneur bilingue sino-anglais de Montréal fraîchement arrivé ici depuis 2 ans et baigné de préjugés véhiculés par sa « communauté » (qui s’est fait acheter les votes par les cliques de pouvoir fédéraliste – il ne veut pas apprendre le français, son préjugé y étant défavorable et le « bilinguisme » politisé l’y autorisant, même l’y encourageant.

Car à ce jour, c’est bien une perception inverse qu’il faut y voir : si on nous met en « bande à part », ce faisant en nous dilapidant de nos ressources et en sabotant tous nos leviers, s’il fallait revêtir ces chiffres (incomplets) d’une aspiration politique, ce serait d’avantage pour dénoncer la marginalisation du Québec francophone au sein d’un Canada harpiste de plus en plus francophobe à défaut d’indifférent.

Ceci qui précède au point d’avoir un pouvoir fédéraliste provincial complaisant envers les « affairistes » d’organisations réputée criminelles, refusant toute enquête alors que les faits s’accumulent depuis des années, et pour lequel on nous pousse à voter en manipulant les perceptions fondées sur quelque fantôme séparatiste diabolique préfabriqué, qui sied bien aux magouilleurs du pouvoir fédéral (les immigrants ayant obtenu citoyenneté sont les premières victimes de ce chantage politique fondé sur la corruption de leur propre libre-arbitre, une parodie de démocratie)..

Bref, la solution est toute simple, mais on continue de « gosser », on continue de tordre nos propres perceptions pour se justifier d’attitudes de parvenu ou de chien de garde conditionné tel un chien de Pavlov, au service d’un colonisateur ethnocentrique et pécunier… Non seulement le politique mais aussi l’économique, on aurait tout à gagner, à tout le moins à bâtir (ou « re »-bâtir mais en mieux), et il me semble que ce devrait être motivant, que ce soit pour nous ou nos enfants !

C’est drôle. Quand le Québec a résisté le mieux à la récession de toutes les provinces canadiennes, je ne me souviens pas de m. Duhamel ou de commentateurs de droite qui notaient la performance économique du Québec. Maintenant que le Québec fait moins bonne figure que les autres provinces, soudainement, l’emploi est un sujet important à discuter. Même si en fait, notre taux de chômage est inférieur à celui de 2006, alors que celui-ci a augmenté pour presque toutes les provinces canadiennes. Les développements récents sont inquiétants, mais la performance québécoise à plus long-terme reste respectable.

Ceci étant dit, j’aimerais expliquer quelques phénomènes:

« malgré les milliards pompés par l’État, il y a moins d’emplois dans la construction qu’il y en avait en décembre 2010. »

Tout d’abord, notons que le gouvernement fédéral a mis fin à son programme de stimulus économique qui a encouragé les municipalités à lancer beaucoup de projets l’année passée. Le retrait de ce programme contribue à diminuer la quantité de travail en construction. De même, les emplois créés par les stimuli ne se maintiennent que tant que le gouvernement dépense. Si le gouvernement dépense 1 milliard une année, pour garder le même nombre d’employés, il doit dépenser un milliard à chaque année. S’il coupe ses dépenses de moitié, alors la moitié des emplois qui existent grâce à cette dépense disparaissent.

Les programmes de stimulus ne sont pas là pour créer des emplois permanents, mais pour donner de l’emploi et éviter le gaspillage de ressources inutilisées en attendant que le secteur privé puisse reprendre de la vie. Vu que le gouvernement fédéral se désengage et que le gouvernement québécois limite sa croissance des investissements dans les infrastructures, il est normal que le marché de la construction n’augmente pas.

« le secteur manufacturier continue de souffrir. On compte 21 000 emplois de moins dans la fabrication comparativement à décembre 2010. »

Ce n’est pas un nouveau développement, et on connaît le problème, il a été décrit par Gilles Duceppe lors de la campagne fédérale de 2008: la maladie hollandaise. Le dollar canadien est trop fort à cause de la demande des produits naturels canadiens, notamment le pétrole albertain. Ce dollar fort réduit la compétitivité des travailleurs québécois comparé aux autres travailleurs. Conséquemment, le secteur manufacturier, qui est plus facilement délocalisable et qui exporte une large partie de sa production, souffre.

Je ne vous vois pas confronter le problème de la force du dollar canadien. À quoi sert-il de déplorer les symptômes d’un problème sans même en mentionner la cause?

M. Duhamel, je vous concède mon erreur. Je n’ai pas pris la peine de vérifier tous vos messages depuis 2008, j’ai parlé sur mon impression, qui était incorrecte à votre sujet. Je crois par contre que j’ai raison au sujet des commentateurs de droite en général, au moins sur le fait qu’ils ont ignoré le portrait de l’emploi au Québec quand cela ne les aidait pas à vendre leur vision des choses.

Je trouve intéressant que vous répondiez à cette partie de mon message, mais ignorez les parties importantes, le coeur de mon message. Soit les raisons pour lesquelles l’emploi en construction stagne (dépenses gouvernementales en stagnation, voir en baisse) et le secteur manufacturier souffre (force du dollar canadien et maladie hollandaise).