Ce que va dire le ministre des Finances

Rien ne peut arrêter le huard, sauf une baisse du baril de pétrole. Rien ne peut arrêter le prix du pétrole, sinon un net ralentissement de l’économie américaine. Et rien ne peut mieux prémunir l’économie canadienne d’une récession américaine qu’un accroissement du pouvoir d’achat des Canadiens, rendu possible par une baisse des impôts et des taxes. Voilà en quelques phrases l’essentiel du raisonnement du gouvernement Harper, si on enlève évidemment les considérations électorales.

Le gouvernement fédéral a les ressources pour baisser les impôts de 10 milliards de dollars. Peut-être même plus car la Ligue des contribuables canadiens croit qu’au rythme actuel le surplus pourrait atteindre 20 milliards.

Faut-il baisser la TPS, les impôts des particuliers ou ceux des entreprises ?

Je l’ai écrit, les entreprises manufacturières du Québec et de l’Ontario ont besoin d’un coup de pouce avec ce dollar qui n’en finit plus de gonfler.

Les mandarins fédéraux entendent comme tout le monde les nouvelles de mises à pied et de fermetures. Mais ils constatent aussi que les entreprises ne se portent pas si mal que ça. Ottawa a augmenté de 23 % ses revenus tirés des impôts des entreprises d’avril à août. C’est loin d’être la misère !

De plus, un sondage de Statistique Canada auprès de 3 000 entreprises manufacturières indique que la difficulté de recruter du personnel qualifié est leur principal souci, bien avant la force du dollar.

Résultat : il y aura en cette veille d’Halloween des bonbons pour les compagnies, mais elles ne seront pas les plus gâtées. De plus, ce n’est pas très payant politiquement.

Pour stimuler l’économie, le ministre des Finances se montrera d’abord généreux avec les consommateurs en abaissant le taux de la TPS.

Le gouvernement devrait aussi annoncer une baisse des impôts des particuliers.

Je préfère une plus forte baisse des impôts qu’une diminution de la taxe de vente. Mais, dans les deux cas, on parle de milliards de dollars (1 % de TPS = 5,5 milliards $) réinjectés dans l’économie. Voilà un puissant stimulant pour une économie qui se porte déjà plutôt bien !

N’oublions pas que les dépenses des consommateurs représentent environ 60 % du PIB canadien. L’économie chauffe au pétrole par les temps qui courent. Le gouvernement voudrait que les consommateurs soient un puissant moteur d’appoint !

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Avez-vs idée combien les Québécois se vont voler par Ottawa? Je dis une dizaine de milliards (faut ajouter aux surplus de 20 milliards, le cout de la dette et l’aide internationale, en tout un bon 50 milliards)

Que dites-vous de l’idée d’augmenter la TVQ de 1%? Ca rapporterait 1,4 milliard à Jean Charest. On pourrait en mettre une tiers dans les PME, un tiers dans les coupures d’impots et un tiers dans le fond des générations.

Le Québec devrait ajouter les 2 points de baisse de la TPS à la TVQ.

Ce sont les baisses d’impôt qui sont significatives pour les travailleurs et les retraités.

J’ai toujours favorisé la taxe à la consommation au profit de la baisse d’impôts.

L’aide internationale et le remboursement de la dette ce n’est pas un vol.

Quand je rembourse ma carte de crédit, je ne suis pas victime d’un vol. Je ne fais que payer la marchandise que j’ai acheté..

On apprend ça dans les cours d’économie familiale… Du moins, quand ces cours existaient…

M. Noel n’en démordra jamais, selon lui les Québécois se font voler par Ottawa. Moi je dis que je regarde mon talon de paye et je me fais pas mal plus «voler» par le gouvernement du Québec que par celui d’Ottawa !

Oui aux baisses d’impôt, beaucoup plus stimulant pour l’économie.

Le véritable déséquilibre fiscal il n’est pas entre Ottawa et Québec mais entre Québec et ses citoyens !