Ce qui va changer

La récession en cours changera nos vies. Pour longtemps et pour de bon, mais pas toujours pour le meilleur. Voici quatre facettes qu’elle bouleversera.

Nous travaillerons plus longtemps

« Les baby-boomers ne sont pas prêts financièrement pour la retraite, d’autant plus que leur espérance de vie est de plus en plus longue », observe Hélène Gagné, gestionnaire de portefeuilles associée à PWL Capital et auteure d’un livre intitulé Votre retraite crie au secours (Éditions Transcontinental).

C’est mathématique : il y a un prix à payer pour la hausse du chômage, le taux d’épargne micros copique, le tassement de la valeur des maisons et la déconfiture des marchés boursiers. L’investisseur le plus prudent a probablement perdu plus de 20 % de ses avoirs depuis la fin de 2007 et certains ont vu leur capital fondre de moitié.


Les régimes de retraite subissent les mêmes contrecoups. Selon les consultants Mercer, trois caisses de retraite sur quatre sont déficitaires au Canada.

Le nombre de personnes âgées de 55 à 64 ans sur le marché du travail a crû de 43 % de 2001 à 2006. En 2008, la tendance s’est accélérée, avec la création de 109 000 emplois pour les 55 ans et plus. Le discours sur la pénurie de main-d’œuvre censée frapper le Québec est donc à réécrire, car les boomers fauchés retarderont leur sortie.

Le ralentissement va nous ralentir

En 2008, la croissance de l’emploi au pays s’expliquait par la croissance du travail à temps partiel. Le phénomène s’amplifiera avec la crise. De plus, bon nombre d’entreprises offrent à leurs employés une semaine de travail écourtée ou des vacances supplémentaires non rémunérées afin de diminuer leurs dépenses. Par exemple, Alcoa réduit de 15 % les heures de travail de ses employés et cadres québécois. N’est-ce pas la preuve que des entreprises peuvent composer avec les horaires flexibles et la semaine de quatre jours ? Parions que de nombreux travailleurs y prendront goût.

Les habitudes de consommation vont changer

Les consommateurs font la grève. Ils ont dépensé moins en décembre dernier qu’en novembre, malgré le temps des Fêtes et malgré la croissance de leur revenu per sonnel disponible. Le contexte les rend prudents. L’incertitude créée par la crise est en train de refroidir les accros des centres commerciaux, des salles d’exposition et des cartes de crédit.

Voici un nouvel « exemple japonais », qui n’a rien en commun cette fois-ci avec l’image que l’on se fait de ce pays. Après une décennie de stagnation, les consommateurs japonais ont perdu leur appétit légendaire pour les nouveautés en tous genres. Malgré une reprise économique, la consommation n’a presque pas crû de 2001 à 2007. Selon un sondage du quotidien Nikkei, seulement 25 % des hommes japonais dans la vingtaine désirent acquérir une automobile, comparativement à 48 % en 2000.

L’écart entre les riches et les pauvres va diminuer

Lors de son dernier séjour en Floride, Yvan Allaire, président du conseil d’administration de l’Institut sur la gouvernance d’organisations privées et publiques, a été frappé par le grand nombre de maisons abandonnées et l’aspect fantomatique de quartiers entiers. « Les marchés ont créé d’énormes inégalités », dit-il.

Dans un livre qu’il est en train de coécrire et dont le titre provisoire est Black Markets and Business Blues : The Fate of Business in the Age of Finance, il soutient que la cupidité et l’appât du gain à court terme sont les causes premières de la récession. Selon lui, il est fini le temps où 25 négociateurs de fonds pouvaient se partager sans scrupules une rémunération totale de 16 milliards de dollars, comme ce fut le cas en 2007. Les riches ont perdu une grande partie de leur fortune sur les marchés, et pour financer leurs gigantesques déficits, les États devront imposer plus lourdement les mieux nantis. Dans son livre L’Amérique que nous voulons (Flammarion), Paul Krugman, Prix Nobel d’économie 2008, raconte d’ailleurs comment le New Deal et l’effort de guerre ont été financés par les impôts prélevés sur les revenus des plus riches. Il soutient que la réduction spectaculaire des inégalités qui a résulté de ces politiques a permis la formidable expansion économique qui a suivi. Roosevelt et Keynes sont revenus à la mode.

— Chronique publiée dans L’actualité du 15 avril 2009 —

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« Le discours sur la pénurie de main-d’œuvre censée frapper le Québec est donc à réécrire »

eh ben, les grands esprits se rencontrent! Parce qu’avec 329,000 chomeurs et un quart de million de BS aptes au travail, pour à peu près 60,000 emplois disponibles, ça fait longtemps que je dis qu’il ne manque pas de bras au Québec

Alors si on travaille plus longtemps, l’argument pour davantage d’immigration ne tient plus. compte-tenu que l’on invoquait qu’il faille au dessus de 700,000 travailleurs à remplacer au cours des prochaines années….en coupant dans l’immigration, on va donc récupérer des fonds. Surtout que les jeunes diplômés de cette année ne trouveront pas de travail en terminant leurs études…..comme en aéronautique par exemple!

Les habitudes de la consommation va changer…..bravo…parce qu’acheter des produits que l’on a pas de besoin avec de l’argent que l’on n’a pas n’était pas trop brillant.

Et puis ….ouf! on sauve les banques et les corporations qui ont permis cette récession ou même dépression et disons le faillite du système. Ceux par qui la faillite est venue sont sauvés par ceux qui subissent la faillite.

Des bruits et des rumeurs venant du sud n’indiquent rien de bon au point de vue société. Le protectionnisme atteindra-t-il la frontière et les illégaux venus du Mexique pour travailler (?) et ce travail sera-t-il réclamé par les citoyens légaux….à suivre.

Il est essentiel de passer d’une société de consommation à une société de conservation. La crise actuelle est une occasion de le faire. plutôt que d’encourager la consommation pour relancer l’éconimie il faut retrouver le vrai sens de l’économie. C’est à dire répondre aux besoins essentiels d’abords, le luxe viendra s’il y a des surplus. L’ère de la voiture individuelle doit prendre fin. La planète ne peut tout simplement pas supporter le modèle économique actuel. En effet si nous nous accordons le droit d’avoir une voiture comment peut-on nier ce droit aux autres qu’ils soient chinois, indiens ou africains? Hors nous sommes 6.5Milliars et ce chiffre continue à croître. On dit que pour que tout les habitants de la terre est notre mode vie ça prendrait 2.5 planètes comme la notre pour fournir les matières premières nécessaires. Donc nous n’avons vraiment pas le choix. Il faut passé de la consommation à la conservation.

« Nous travaillerons plus longtemps. »

Inévitable, de toute façon c’était utopique de croire que tant de gens pourraient prendre leur retraite si tôt. Si c’est insoutenable économiquement vous pouvez compter sur la « main invisible » pour vous ramener à la réalité, c’est en parti ce qui se passe en ce moment.

« Le ralentissement va nous ralentir »

Possible à court terme, mais à long terme ce n’est pas rationnel. Les entreprise sont compétitives quand elle utilisent pleinement leur mains d’oeuvre.

« Les habitudes de consommation vont changer »

Probable mais l’exemple Japonais est exagéré, la société nord-Américaine est beaucoup plus dynamique et moins vieillissante que le Japon.

« L’écart entre les riches et les pauvres va diminuer »

Si c’est vrai cela signifie un appauvrissement généralisé et c’est une mauvaise nouvelle.

« Selon lui, il est fini le temps où 25 négociateurs de fonds pouvaient se partager sans scrupules une rémunération totale de 16 milliards de dollars, comme ce fut le cas en 2007. »

La cupidité a toujours existé et va continuer. Chassez le naturel et il reviendra au galop.

Nous travaillerons plus longtemps.

D’accord, mais si je peux économiser un peu et payer mon hypothèque durant ma « jeunesse », à ma retraite je vais peut-être pouvoir me permettre un emploi moins payant mais plus intéressant. De plus, comme vous le dites à votre deuxième point, les gens vont peut-être travailler moins d’heure et les horaires vont être plus flexible ce qui peut offrir une bonne transition pour plusieurs retraités.

Pour ce qui est de l’exemple japonais, ça ne m’inquiète pas. Les gens vont toujours continuer à dépenser. Comme vous dites, les nouveautés ne les intéressent plus mais au lieu d’une voiture ça va être le resto ou tout autre passe-temps ou passion. Si les gens économise, c’est de l’argent qui va être investi par les institutions financière dans d’autre secteur. L’argent ne sera pas immobile, elle va circuler et l’économie va continuer à rouler.

Le seul point qui me fait un peu peur c’est le dernier. Si ça veut dire moins de riche moins de pauvre et plus de classe moyenne c’est correct mais si c’est moins de riche et plus de pauvre, là c’est inquiétant. Quand il y a moins de riche pour payer un système publique, il y a moins d’argent qui entre dans les coffres de l’État donc moins de service. Les gens vont devoir se faire à l’idée de perdre ce qu’ils considéraient des acquis sociaux.

« L’écart entre les riches et les pauvres va diminuer »

Je ne sais pas. Mais en tout cas l’écard entre les fonctionnaires de l’état, ces « rentiers » qui peuvent prendre leur retraite à 60 ans et même avant et les autres qui doivent continuer à travailler au delà de 65 ans va augmenter.

C’est profondément injuste car ces avantages auront été payés en partie avec les impôts de ceux qui doivent continuer à travailler pour vivre.

Cette gigantesque fracture sociale est déjà bien visible en Europe et nul doute qu’elle le sera ici aussi.

Liberté 55! Combien y ont cru? Les illusions, les reer, l’option retraite….investissez….Ha! Ha! Ha!….le pire c’est que tous les escrocs sont revenus en force….surtout que le gouvernement participe à cette escroquerie en permettant des rabais d’impôt sur les REA….puis dans 30/40 ans au moment de prendre la retraite, les banques vont refaire faillite et la retraite sera alors liberté 85….option retraite, liberté 55 Ha! Ha! Ha!

Y a-t-il des gens ici qui pensent qu’ils doivent plus travailler que leurs parents ou leur grand-parents au cours de leur vie ?

Quelques chiffre sur les USA…

Âge moyen de l’entrer sur le marché du travail:
1870: 13 ans
1950: 17,6 ans
1973: 18,5 ans
2007: 20 ans

Âge moyen de la retraite:
1870: mort…
1950: 68,5 ans
1973: 64 ans
2007: 62,5 ans

Nombre moyen d’année passées à la retraite:
1870: 0 an
1950: 0 an
1973: 6,6 ans
2007: 15,5 ans

% de la vie où les gens sont éveillés et travaillent:
1870: 61%
1950: 45%
1973: 35%
2007: 28%

http://www.american.com/archive/2008/july-august-magazine-contents/how-are-we-doing

Le principale impact de cette crise se fera sentir dans quelques années quand on réalisera que les plan de relance auront mis les gouvernements en faillite.

Les baby-boomers sont arrivés sur le marché du travail fin des années 60, début 70, alors que la culture du monde des affaires était fort différente de celle d’aujourd’hui. On pensait encore à cette époque à travailler toute sa vie pour une seule entreprise et à recevoir après 40 ans de service une montre en or et une pension, comme c’était le cas dans les années 50, 60… Mais, comme l’expliquait Henry Mintzberg, on a décidé dans les années 90 que l’expérience et le savoir, la loyauté n’avaient plus de valeur – pire, c’était même vu comme un problème.

C’est à cette époque qu’entrent dans le décor une multitude d’experts-conseils, souvent à l’emploi des firmes de vérificateurs, par exemple chez Arthur Andersen, qui à la fois préparent les rapports annuels, recommandent des changements administratifs et des coupures dans les effectifs et procèdent à la réorganisation de l’entreprise tout en fournissant des remplaçants. Le cycle recommence l’année suivante. Très payant…

Plusieurs baby-boomers ont perdu leur emploi dans les années 90, souvent après 25 ans de service, mais trop jeunes pour la retraite. J’ai bien connu cette époque, et franchement j’ai des remords. On connaissait les dangers, on s’en parlait, on constatait les problèmes – personne n’a été surpris des scandales financiers qui s’ensuivirent.

Les baby-boomers ont connu des périodes de chômages bien plus aigues que celle que nous vivons présentement. Ils ont aussi payé des études universitaires à leurs enfants, il me semble en nombre supérieur à la génération de leurs parents.

Pas surprenant que l’on ne soit pas prêt pour la retraite.

Âge moyen de la retraite aux USA

1973: 64 ans
2007: 62,5 ans

J’espère que Gagnon comprend pourquoi sa ne va pas par en avant.

PS. il a oublié l’espérance de vie des USA en 2007 78 ans selon The Américan.

J’ai un peu de misère avec toutes ces prévisions. Je constate qu’elles changent régulièrement. Dans les années 70 on nous promettait une société du loisir.

700 000 emplois vont être à combler d’ici peu nous annonçait l’insolent gouvernement Charest il n’y a pas longtemps. Prochaine étape, il va faire le ménage et couper dans les effectifs de la fonctionpublique. Où est l’erreur?

Et si je comprend bien on nous prédit maintenant une société quasi exclavagiste où les gens vont être soudés à leur emploi jusqu’à ce que mort s’ensuive. Mais qui va avoir un emploi ? On verra bien.

Mais une chose est certaine, une poignée de gens possèdent les richesses et une majorité de gens n’ont pas ce qu’il faut pour vivre dignement avec un minimum d’aise.

Des filous se sont accaparés des richessses et ils se les partagent joyeusement. Et même Obama n’y peut rien. Ce que ça va prendre c’est peut-être une saignée sous forme de révolution pour calmer, un temps, mais un temps seulement le désespoir des masses. Jusqu’à ce que ça recommence.

Vous avez raison Mme King. Les babyboomers ont payés des études universitaires à leurs enfants et ainsi ont améliorés leur chances dans la vie. Qu’on arrête de chialer contre les babyboomers.

@ Yvon Fleurent:

Nombre moyen d’année passées à la retraite:
1870: 0 an
1950: 0 an
1973: 6,6 ans
2007: 15,5 ans

Moi j’appelle ça avancer à grande vitesse !

Monsieur Gagnon a omit de citer le nombre d’années passées à travailler. J’ai l’impression qu’on travaille plus de nos jours qu’en 1870!

Mme King,

Nous ne travaillons certainement pas plus qu’en 1870.

Avec ce billet je pensait justement à vous.

Ce que je connais moi des employés, surtout les cadres autant au privé qu’au public, malgré que depuis ces dernières années je suis plus connaissant du publique, est que les cadres et les employés de grandes responsabilité syndiqués ou non ont vu leurs heures augmentées de façon très important.

Ces heures ne sont pas officielles. Les gens apportent du travail chez eux, font une ou deux heure gratuitement, ect.

J’ai vu ma blonde à plusieurs occasions se taper un 70 heure dans une semaine.

Quelles sont vos observations sur ce plan Mme King.

Par contre Mme King en réfléchissant 70 heure ce n’est peut être pas loin de 1870.

Il n’en reste pas beaucoup pour dormir.

@ Loraine King:

J’ai donné la statistique que tu réclames au commentaire no. 8.

Mais pour te faire plaisir je la redonne:

% de la vie où les gens sont éveillés et travaillent:
1870: 61%
1950: 45%
1973: 35%
2007: 28%

Non, non, le tableau no 7 de l’article que cite Monsieur Gagnon qu’on passe plus d’années sur le marché du travail en 2007 qu’en 1870.

On ne tient pas compte du nombre d’heures passées à faire la navette maison-bureau. Dans mon cas, c’est quinze heures par semaine – donc l’équivalent de deux jours de travail. Et souvent je travaille sur le train – ou je tricotte des bas.

Mon mari me disait justement ce matin qu’il travaille une journée gratuitement (8 heures de temps supplémentaire qui ne sont ni comptées ni payées) par semaine.

Je suis convaincu Mme King que dans votre domaine les gens ne font certainement pas moins de 45 à 50 heures payé pour 36 à 36.

Sa fausse les stats ça!

En passant, et puisque Monsieur Fleurent me demande mon impression, ma mère n’a jamais travaillé de sa vie. Après son mariage en 1939, elle est devenue reine du foyer – et elle n’était pas la seule dans les années d’après-guerre. Mon père par contre travaillait tout le temps – il devait travailler au moins 70 heures par semaine. Alors quand je me compare à ma mère, ce n’est pas une impression – j’aurai passé au moins 40 ans sur le marché du travail alors qu’elle n’a jamais travaillé.

Dans mon cas et celui de mon mari, lui passe 8 heures par semaine au bureau, heures qui ne sont comptées par personne et pour lesquelles il n’est pas payé, et nous avons le laptop, le téléphone et les blackberries qui nous interpellent le soir et les fins de semaine. Je ne partirais jamais en vacance sans mon cellulaire, et on m’appelle. À mon dernier emploi j’avais 80 e-mails qui m’attendaient au réveil – je faisais surtout affaire avec des pays européens. Je les lisais avant d’entrer un bureau – à la maison et dans le train. Ces temps-ci je fais affaire avec l’ouest – et souvent par téléphone de chez-moi – du temps pas compté.

Très difficile je pense de comparer ces époques. Nous travaillons différemment.

Merci Mme King.

Je vous comprends très bien. J’ai toujours eu une punition en revenant d’un congé. Le travail ne fait que s’accumuler. Pour le téléphone c’est pareil il y en a toujours un quelque part qui vous rejoint quand ce n’est pas le temps. J’ai cassé trois téléphones de cette façon.

Quand on dit qu’un cadre travaille 36 heures par semaine (sont contrat ou convention) c’est faux.

Depuis 20 ans ces heures supplémentaire n’ont pas cessées d’augmenter. Le personnel cadre et leurs employés font de plus en plus d’heures.

Des études récentes que j’ai lu (je n’ai plus les références) démontre qu’au USA les gens travaillent plus qu’au début du siècle dernier.

Ils le font pour protéger leur job ou dans l’espoir d’avoir de l’avancement ou par intégrité.

Comme vous dites du temps pas compté. Comptez-le Mme King, juste par curiosité et sur papier si vous n’avez pas peur de le voir.

Cet état de chose est la même au public qu’au privé.

Donc nous travaillons plus et vivons plus pauvrement qu’autrefois? (travailler plus pour le même salaire c’est aussi être plus pauvre)

@ Loraine King:

Tu as un sérieux problème de lecture.

Voici ce que dit le tableau #7.

Nombre d’heure travaillé par année:
1870: 3 069
1950: 1 903
1973: 1 743
2007: 1 531

Et le nombre d’heures d’une vie consacrées aux loisirs a aussi fortement augmenté.

1870: 99 016
1950: 216 854
1973: 266 129
2007: 329 542

Non Kevin, nous travaillons et nous vivons différemment. La prochaine fois que vous mangerez une orange, pensez au temps où votre arrière grand-mère n’en mangeait qu’une par année, à Noel, tellement les oranges étaient rares et chères. Un exemple parmi des milliers.

Mais non, Monsieur Gagnon, je viens de revisiter pour la x ième fois le lien et c’est bien écrit qu’en 1870 on travaillait 30.5 années dans sa vie alors qu’aujourd’hui on passe 42.5 années sur le marché du travail.

J’ignore comment on est arrivé à mesurer la moyenne des heures de travail d’un Américain en 1870 mais je gagerais que peu de travailleurs de cette époque passaient 2 à 3 heures par jour à voyager pour aller travailler. Est-ce que ces heures – qui représentent dans mon cas 15 heures par semaine, ou deux journées de 7.5 heures de travail – sont des heures de loisir ? Non. Est-ce que ce sont des heures de travail ? Parfois, blackberry et cellulaire aidant, quelques fois je lis des rapports. S’il fallait que j’additionne ces quinze heures de route par semaine aux 37.5 que je rapporte au service de la paye j’en serais rendu à plus de 52 heures – et évidemment je suis au bureau plus que 37.5 heures par semaine.

Chose certaine, pour en revenir à votre commentaire initial, oui je travaille plus que ma mère qui était reine du foyer et qui n’a jamais travaillé de sa vie. J’aurai passé plus de 40 ans sur le marché du travail !

@ Loraine King:

Ma pauvre…

Tu donne un chiffre ABSOLUE. En 1870, la retraite n’existait pas, on travaillait jusqu’à sa mort (et on mourrait jeune).

En 1879, la retraite n’existait pas. En 2007, les gens passe en moyenne 15,5 année à la retraite.

Tu ne devrais pas essayer d’interpréter des chiffres que tu ne comprends pas.

@ David Gagnon :

Je ne donne pas de chiffre absolu; je cite votre lien. Et je lis bel et bien qu’on travaille plus longtemps. Ce n’est pas une interprétation – on travaille 42.5 années comparativement à 30.5. Même si on passe 15,5 années à la retraite, on aura travaillé 12.5 années de plus qu’en 1870. On vit plus longtemps et différemment et on travaille plus longtemps et différemment.

Vous m’aviez déjà écrit que j’étais incapable de gérer ma propre vie. Maitenant vous m’écrivez que je ne devrais pas essayer d’interpréter des chiffres parce que vous jugez que je ne les comprends pas.

La liberté est une valeur que vous ne comprenez pas, Monsieur Gagnon.

J’abonde totalement avec madame King :«La liberté est une valeur que vous ne comprenez pas, Monsieur Gagnon.»

@ Loraine King:

Ouf… Oui tu cite mon lien mais tu cites les chiffres absolue du lien !

Au cours de leur vie, les gens passe de moins en moins de temps au travail et de plus en plus à la retraite. C’est pourtant clair.

En 1870 la retraite n’existait même pas !

P.S. J’ai la liberté de te traité d’incompétente. Je respecte ta liberté car je n’ai pas demandé au gouvernement de passer une loi pour empêcher de rependre ton incompétence.

C’est ça la liberté (que tu est trop incompétente pour comprendre, mais tu es libre d’être incompétente).

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