Ces formidables banques canadiennes

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Il y a des pays qui se retrouvent dans la dèche parce que leurs banques ont pris des risques insensés et se sont trouvé en situation d’insolvabilité ou presque. Des noms ? L’Irlande, bien sûr, mais aussi le Royaume-Uni et les États-Unis. Par ailleurs, si des pays comme l’Irlande, la Grèce ou le Portugal n’étaient plus en mesure de rembourser leur dette souveraine, des banques allemandes, françaises, espagnoles et britanniques absorberaient des chocs terribles.

Pendant ce temps au Canada, les banques affichent de solides profits et font leurs emplettes de Noël. Certains critiquent leur opulence, mais je préfère personnellement des banques solides et en santé que des institutions malmenées et fragiles. Je dors mieux.

Depuis une semaine, les banques canadiennes ont investi 10,4 milliards de dollars chez nos voisins du sud. On peut ne pas aimer quand des entreprises américaines mettent la main sur des belles PME de chez nous, mais nous faisons la même chose quand nous en avons l’occasion et les millions. Le Canada a peu de belles entreprises à dimension internationale et peu de marques canadiennes ou québécoises sont vraiment planétaires, mais nos institutions financières sont en train de s’imposer.

La T-D, qui vient de dépenser 6,3 milliards de dollars pour acheter Chrysler Financial, a investi 20 milliards de dollars aux États-Unis depuis six ans. Il y a aujourd’hui des banques TD du Maine à la Floride. Son dernier pari dans l’automobile peut sembler risqué, mais les dirigeants de la banque croient que le marché américain, évalué à 700 milliards de dollars, devrait connaître une croissance de 200 milliards de dollars au cours des trois prochaines années.

La Banque de Montréal vient de doubler son réseau de succursales dans le Mid-ouest américain avec l’achat de Marshall & Ilsley pour 4,1 milliards de dollars.

La Banque Scotia est présente dans 50 pays et a des réseaux importants de succursales dans les Caraïbes, mais aussi dans des pays comme le Chili et le Venezuela du camarade Chavez.

La RBC, qui a déjà un réseau de 420 succursales dans le sud-est américain, vient d’acheter un gestionnaire de fonds britannique, BlueBay Assett Management. La Banque Royale est aujourd’hui la sixième institution financière en Amérique du Nord et la 15e au monde au niveau de sa capitalisation boursière.

La Banque Nationale n’a pas les muscles de ses rivales, mais elle a affiché des profits en hausse de 19 % au quatrième trimestre et elle a haussé son dividende de 6,5 %.

Quand au Mouvement Desjardins, il a été choisi «Banque de l’année» au Canada par la revue britannique The Banker. Global Finance classait la Caisse centrale Desjardins au 25e rang des «safest banks in the world ».

Les banques canadiennes occupent six des 37 premières positions dans ce classement qui évalue les 500 plus grandes banques au monde.

Ce n’est pas rien, surtout à l’époque actuelle.

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Je suis actuellement en Floride pour l’hiver.
Ne soyez pas jaloux je suis retraité et un peu agé.
Je ne peux m’empêcher de regarder l’immobilier ici, ce fut ma passion toute ma vie.
C’est à pleurer de voir de belles propriétés se vendre sous les 100 000$ alors qu’elles ont coûté de deux à trois fois ce prix à construire et aménager. Si ce n’était de mon âge je ferais des offres sur ces maisons que les banques essaient de vendre après les avoir reprises. Le nombre fait que c’en devient une catastrophe.

Je viens de lire « Desperate White House au Coeur de l’Amérique en campagne » un livre sur la campagne présidentielle de 2008 écrit par Louise Couvelaire, une journaliste française du Nouvel Observateur.
Selon ce qui est dit dans ce livre, l’avenir des USA n’est pas rose. Trente millions d’américains moyens ont perdu leur travail en 20 ans au fil des délocalisations, des fusions d’entreprises. L’état du Michigan, l’état de la voiture, a perdu 300 000 emplois industriels en 10 ans.
Dans l’Ohio, il s’est perdu 236 000 emplois industriels pendant les années Bush. En 1995 General Motors était l’employeur privé le plus important avec 63 200 employés; aujourd’hui, l’entreprise n’en compte plus que 12 300.
Une colère gronde contre les coûts de la guerre en Irak; une prévision de 3 000 milliards $ à l’horizon 2017, largement financé par l’emprunt. En 2008, les dépenses totales liées au maintient des troupes sur place se chiffrent à 12,5 milliards $ par mois. Avec l’Afghanistan, c’est 16 millards $ par mois. Les milliards $ engloutis en Irak auraient pu permettre aux américains de se payer une assurance maladie universelle, semblable à celle des canadiens, pour 50 ans à venir et sauver de la ruine des centaines de milliers de familles qui ont des problèmes de santé
Les messages à la radio ici, sont un indice de ce qu’il se passe. En 2007, les banques essayaient de convaincre les gens que leur maison avait pris beaucoup de valeur. Refinancez-là et vous aurez l’argent pour une nouvelle voiture qu’ils disaient. En 2010, la rhétorique a changé, on offre plutôt de consolider les dettes et éviter la faillite autant que possible mais souvent il est trop tard et c’est la « foreclosure » comme ils disent ici.
« C’est toujours plus vert dans le pré du voisin » on est porté comme canadien à envier à tort la situation des américains.
Il est vrai que la situation financière du Canada et de ses banques par ricochet est bien meilleure que celle des USA.

Les richesses naturelles du Canada:pétrole, potasse, uranium etc en sont en bonne partie responsables.
Mais la gestion prudente de nos gouvernements que l’on critique allègrement ne serait-elle pas responsable de la situation financière enviable du pays?
Mais attention,il serait facile de faire l’erreur des américains en se laissant aller vers une bulle hymmobilière à notre tour.

Excellente lecture, l’article de Monsieur Duhamel et le commentaire de Monsieur Belzile.

A chaque fois que je vois un documentaire sur la bulle immobilière aux USA je prête attention aux automobiles stationnées dans l’entrée de garage. Les stats le démontrent : les Américains ont une longue avance sur tous les autres peuples quant au nombre d’automobiles per capita :

http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_countries_by_vehicles_per_capita

Alors que la propriété résidentielle coûte cher, l’automobile coûte encore plus cher dans une vie. En bout de compte, alors qu’une maison finit par avoir une valeur (quelconque), l’automobile est toujours une perte totale. Les erreurs de gestion du risque des banques et la réglementation reviennent inévitablement sur le tapis lorsqu’on discute de l’endettement des familles mais on parle rarement des coûts associés au transport pour expliquer le problème, et on fait une grave erreur. Dans ma famille, par exemple, nous sommes deux à voyager par GO Train, passe mensuelle de 220 $ chacune, un à voyager 160 KM* par jour en automobile ($350 par mois d’assurance, plus l’entretien et l’achat, plus l’essence). Dieu merci que nous n’avons plus d’hypothèque depuis longtemps !

Et oui, Monsieur Belzile, nous avons eu des gouvernements, particulièrement celui de Monsieur Chrétien, qui ont pris les bonnes décisions.

*en direction inverse, évidemment !

Oubliez la mafia. Les banques canadiennes ont fait 20 milliards de profits l’an dernier sur un PIB de 1,400. Pour chaque 100 piasses que l’on gagne à la sueur de nos fronts, 1,50$ se retrouve en PROFITS dans les coffres des banques. Appelons les choses par leur nom M. Duhamel: C’EST DU VOL

L’an passé, il manquait une vingtaine de piasses dans mon compte pour le paiement d’une facture. Eh ben, la banque m’a chargé des frais de 42$. Je hurlais au téléphone! Rien à faire. La Mafia! La Mafia.

Je vous le répète M.Duhamel une seconde fois en moins d’une semaine. Shame on you d’agir comme une courroie de transmission de relation publique de ces »formidables banques canadiennes »plus tôt que de faire un vrai travail de journalisme dans l’espace qui vous est octroyé.
À moins que vous lorgnez présentement sur un poste vacant en communication chez une de nos ‘formidables banques canadiennes ».
Je vous rappelle que ce sont elles aussi les canadiennes qui ont acheté et vendus à leur clients les papiers commerciaux
ex: BN à Jean Coutu
Pour finir en tant que relationiste, pouvez vous me dire qu’est ce que la Scotia ou la Royale peuvent bien trouver de si intéressant et de productif qui génère de la VRAI RICHESSE dans les Caraibes ?

Cher M. Hains, je n’ai pas honte de préférer un système bancaire solide et solvable et à un système bancaire fragile et insolvable. Vous semblez préférer la seconde option. Cela ne m’a jamais empêché de critiquer les frais bancaires trop élevés ni la rémunération de leurs dirigeants.

@ Rod:

Rien, ABSOLUMENT RIEN ne vous empêche de profiter de l’excellente tenue des banques canadiennes (incluant les très québécoises Nationale et Laurentienne) en achetant leurs actions comme le font des tas de petits épargnants, soit directement ou au travers des fonds commun.

De plus, plusieurs (sinon tous) fonds de pension ainsi que la Caisse de Dépôt compte sur cette bonne tenue pour payer des rentes aux Québécois!!!

Vous n’avez que VOUS à blâmer pour votre problème de manque de fonds. Pas la banque!

Réfléchissez AVANT d’écrire SVP.

@francois 1

On voit que vous n’en achetez jamais! lol
Les banques n’ont rien fait à la bourse au cours des 5 dernières années. La BMO valait 70$ au début de 2006, elle vaut 57$ à matin. La Banque nationale a gagné quelques dollars à peine en 5 ans.

Le point c’est que les banques ont un monopole. Elles sont 7, comme les pétrolières, et elles contrôlent tout le fric. Tout notre argent, durement gagné, se retrouve chez elle, un bout de temps. Elles se remplissent les poches avec notre argent. On ne peut les éviter. Comme les pétrolières.
Ce qui manque au Canada c’est de la compétition, la base du capitalisme. Y’en a pas chez les banques, y’en a pas chez les pétrolières, y’en a pas chez les télécoms, y’en a pas chez les épiceries. C’est un capitalisme de façade qui camouffle en fait un immense cartel

M.Duhamel
Mon point n’est pas que je préfère un système bancaire faible plus tôt que solide.
1- Je constate simplement dans vos écrits une idolâtrie envers des banques qui sont loin de jouer leur rôle de citoyen corporatif qu’elles le devraient.
2- Que l’on passe sous silence le rôle qu’elles ont joué activement dans la crise financière qui a engendré une vraie crise pour beaucoup de travailleurs et d’entreprises.
Un appauvrissement de la classe moyenne pendant que celles ci (les banques) les coupables continuent de s’enrichir et de forniquer dans les paradis fiscaux en toute complaisance avec le Politique sans que le journalisme spécialisé en la matière ne joue pas son rôle de chien de garde.
En conclusion,on est donc loin de simplement un choix entre un système bancaire solide ou pas, prétendre le contraire est une insulte à mon intelligence Monsieur.

Cent pourcent d’accord avec François 1 – j’achète des titres banquaires depuis 40 ans et je ne l’ai jamais regretté. Je ne me plains pas du rendement et de l’appréciation de mon actif. J’aime les banques solides et un bon rendement sur mes investissements. Ceux qui aiment perdre de l’argent sont cinglés.

Et fait, cela me fait penser à Laura Secord. J’aime le chocolat, trop, et une collègue et moi avions décidé d’acheter le titre en guise de ‘leverage’ sur nos dépenses chez Laura Secord. Malheureusement, c’est privé – propriété de deux Québécois, je pense.

C’est une chose que j’ai remarqué des gens hyper riches auprès desquels j’ai travaillé – ils aiment dépenser de l’argent dans le but d’en faire. Par exemple, un ancien patron milliardaire aimait passer son janvier dans les Caraibes. Alors il y a acheté un hôtel. Comme ça, il avait le plaisir d’y séjourner tout en faisant de l’argent.

@ Rod:

On voit que vous n’y connaissez rien et en plus, vous vous contredisez dans le même paragraphe: les banques ne rapportent rien en 5 ans mais… elles contrôlent tout notre argent… J’ai un peu de misère à vous suivre!%?&*

De plus, il y a de la compétition d’autres banques au Canada: ING, Peoples Trust, etc… et si le coeur vous en dit, vous pouvez acheter des actions de n’importe quelle banque internationale par le biais de votre courtier canadien.

N’importe quoi!