Ces redoutables chauffeurs de taxi

Les chauffeurs de taxi parisiens viennent de remporter une grande victoire contre Uber. Mais le succès de cette entreprise est d’abord l’échec des réseaux de taxi existants.

Photo : Tory/Flickr
Photo : Tory/Flickr

Blogue EconomieLes chauffeurs de taxi seraient-ils en train de gagner une guerre que les réseaux de télévision, les journalistes, les musiciens, les petits hôteliers, les représentants en valeurs mobilières, les agents d’assurances, les libraires, les commerçants en général et tant d’autres milieux et professionnels sont en train de perdre ?

Partout dans l’économie, la technologie a bouleversé les façons de faire et de distribuer les biens et les produits. PwC prévoit que les revenus publicitaires sur Internet seront plus élevés qu’en télévision d’ici cinq ans. En 2018, la publicité sur le Web représentera le tiers des revenus publicitaires sur la planète.

Cette tendance irréversible est à maints égards injuste, car les médias investissent une grande proportion de leurs revenus pour du contenu et des informations, alors qu’une plateforme comme Facebook récolte des milliards en accueillant des vidéos de lions qui rugissent et de chatons qui miaulent, ou les commentaires de tout un chacun sur n’importe quoi.

Faut-il s’en offusquer ? Je n’ai pas l’âme nostalgique et je suis conscient qu’une application qui rejoint 1,5 milliard de personnes correspond forcément à un immense besoin.

La technologie a tout changé. Je veux lire tel auteur ? J’ai maintenant accès à tous ses livres en 30 secondes. Adieu, l’ami libraire ! Je veux investir dans telle entreprise ? Je peux le faire directement, et dans la minute qui suit. Adieu, cher courtier ! Je me cherche un logement pour la semaine à Londres ? Airbnb m’en offre des centaines, voire des milliers. Adieu, brave hôtelier !

Je peux toujours rester fidèle aux vaillants intermédiaires qui m’ont bien servi jusqu’à maintenant, mais j’ai le choix, aujourd’hui, entre différents niveaux de service, une offre de prix et un temps de livraison ou de réalisation et un autre.

Ce qui est fascinant et qui caractérise l’époque, c’est que cette désintermédiation s’étend partout. Et ce n’est qu’un début. L’impression 3D va encore tout bouleverser dans quelques années, quand elle permettra de produire certains biens physiques à domicile. Nous n’en sommes pas là, mais ça s’en vient.

Il y a un village gaulois qui résiste. Il s’agit de la communauté internationale des chauffeurs de taxi.

Les chauffeurs de taxi parisiens viennent de remporter une grande victoire contre UberPop, qui suspend son service dans la capitale française. Uber n’avait pas trop le choix : les titulaires de permis de taxi s’attaquaient à ses chauffeurs, ses dirigeants français ont été arrêtés par la police, et le président Hollande a appelé à sa dissolution pure et simple.

Dans d’autres villes aussi, la grogne s’installe. Les chauffeurs de taxi torontois menacent d’imiter leurs collègues parisiens, le Bureau du taxi de Montréal a saisi des dizaines de voitures du service UberX (le service est semblable à UberPop, mais le nom varie selon les pays et les lois fiscales) et le maire de New York veut limiter le nombre de voitures d’Uber dans ses rues, au nom de la lutte contre la population et les embouteillages. Il y aurait 26 000 chauffeurs Uber à New York.

La société, formée à San Francisco, se définit comme une plateforme technologique mettant en relation des clients qui ont besoin d’un transport et des chauffeurs prêts à les accommoder, moyennant rémunération. Elle est aujourd’hui présente dans plus d’une cinquantaine de pays et dans 300 villes. L’entreprise n’est pas encore inscrite en Bourse, mais elle vaudrait plus de 40 milliards de dollars américains.

Le succès d’Uber est d’abord l’échec des réseaux de taxi existants. Dans la plupart des villes, l’offre est contingentée, et il n’y a tout simplement pas assez de véhicules. (Je pense spontanément à Paris.) Les tarifs sont élevés, parce que les permis pour faire rouler une voiture sont prohibitifs. Il m’arrive trop souvent de tomber sur un chauffeur qui passe son temps au cellulaire, qui écoute les tribunes téléphoniques à tue-tête et dont l’auto, qui a beaucoup donné, sent la cigarette à plein nez.

Uber nous propose une autre expérience, et pour moins cher.

Ce faisant, elle contourne la réglementation existante et menace le gagne-pain de plus de 10 000 chauffeurs de taxi montréalais, qui doivent travailler une douzaine d’heures par jour au minimum — souvent six jours par semaine — pour gagner un revenu décent.

Le projet d’Alexandre Taillefer d’électrifier la flotte de taxis montréalais et de regrouper l’industrie dans une mutuelle dotée d’une plateforme de contacts et de paiements au moins aussi bonne que celle d’Uber me semble être une bonne solution pour se démarquer d’un statu quo inadéquat et d’une ubérisation massive du transport des particuliers.

La technologie et ce qu’on appelle l’économie du partage sont là pour rester. Les chauffeurs de taxi parisiens ont remporté une bataille en incendiant les voitures et en maltraitant certains chauffeurs d’UberPop.

La guerre, elle, ne pourra être gagnée qu’en faisant mieux qu’Uber et en dépassant en qualité et en ingéniosité son offre de service.

À malin, malin et demi !

19 commentaires
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J’ai beaucoup de difficulté à comprendre les déconnectés qui en ont contre Uber.

Uber est un système moderne, branché, génial, en parfaite harmonie avec nos villes intelligentes et qui donne à ses clients ce qu’ils veulent, à bien meilleur prix et plus efficacement que les autres et certains éthérés défenseurs de l’état obèse et tentaculaire sont contre Uber.

Ils préfèrent défendre les gros lobbys plutôt que les consommateurs.

Sont fous ou quoi?

Uber offre un service mieux apprécié que les taxis habituels. Il appartient à l’industrie du taxi de réagir et améliorer ses services.
Jusqu’à maintenant, ça s’appelle de la compétition.

Sauf, que le modèle d’affaire de Uber est comme la construction au noir.
C’est une autre industrie qui évite les taxes, le coût des permis et les contrôles des véhicules.

Une compagnie ne peut pas dire : nous c’est de la nouvelle gtechnologique, donc on n’a pas
à respecter les règles du commerce.

Que Uber perçoivent les taxes sur les courses et pour moi il n’y a plus de problème

Pour ce qui est des éthérés défenseurs de l’état obèse et tentaculaire qui sont contre Uber et défendent les gros lobbys plutôt que les consommateur, ne voyez-vous pas chez Uber un puissant lobby ?

Mais il fallait bien dans votre commentaire une insulte sans laquelle vous ne pouvez vous exprimer.

1- Sous un certain seuil de revenu, un travailleur autonome n’a pas à collecter de taxe (TPS/TVQ) pour le gouvernement et c’est fort probablement le cas de la vaste majorité des chauffeurs de Uber.

2- Les permis et autres gogosses ne sont qu’un autre instrument de contrôle étatique pour asseoir son hégémonie et son monopole socialiste et posséder un contrôle absolu de nos vies. Pourquoi pas un permis obligatoire à ceux qui font du covoiturage?

3- Idem pour le contrôle des véhicules qui, soit dit en passant, s’opère de la meilleure façon possible avec le brillant système de Uber: le CLIENT donne une note PUBLIQUE sur le chauffeur et sur son véhicule immédiatement après la course. Difficile de faire mieux. Pour les taxis? On doit se soumettre à des tonnes de paperasses qui n’aboutissent jamais vu le contrôle étatique sur cette industrie.

4- Uber défens les citoyens clients qui veulent avoir accès à de meilleurs services, moins chers et plus efficaces que ceux que nous imposent l’État obèse et tentaculaire. Ce n’est pas un lobby. C’est presque un organisme de charité!!!

Bien d’accord avec votre commentaire. Les chauffeurs de taxis ont gagnés à cause d’actes violents, illégaux, en incendiant ou maltraitant les gens d’Uber, selon cet article.

Le gouvernement français se laisse donc diriger par des criminels.
Au Québec, il y plusieurs années, n’importe qui pouvaient être chauffeur de taxis. Puis les Haïtiens sont arrivés, ont prix le monopole du taxis et ce de façon raciste. Puis les arabes sont arrivés et délogent en partie les haïtiens mais surtout ceux qui ne sont pas arabes.
Est-ce la même chose en France? L’organisation du taxis est un genre de pègre. Ce n’est pas parce que les chauffeurs ne roulent pas sur l’or qu’ils sont intouchables. Leur organisation est-elle démocratique?

Où est la démocratie avec ces organisations du taxis? Uber est l’évolution depuis que nos démocraties (j’étais pour ajouter le mot occidentales, mais c’est presqu’un euphémisme) sont sous le joug de tensions qui sont bien différentes de nos cultures.

Uber offre une solution virtuelle intéressante pour les personnes qui souhaitent se déplacer dans une ville. Uber n’est officiellement pas une compagnie de transport, c’est un intermédiaire technologique qui facilite la communication entre des personnes qui souhaitent se déplacer et d’autres qui souhaitent offrir leurs services que ce soit des professionnels (taxis, limousines) ou bien des particuliers.

Signalons qu’une compagnie de téléphone est aussi un intermédiaire. Récemment, un juge à Toronto s’est penché sur cette question. Ce qui permet pour le moment à Uber de poursuivre ses activités dans cette ville.

Ce qui est une source de problème selon moi, c’est qu’Uber est — sur le supposé marché des particuliers -, en position de quasi-monopole mondial. Il est donc bien plus qu’un simple intermédiaire.

La justice californienne se penche aussi sur cette question. Dans un cas comme Uber, la notion de chauffeurs indépendants peut être somme toute contestable.

Au Québec simplement, si j’offre du covoiturage sur Kijiji pour des déplacements, cela est parfaitement légal, si ce n’est que la contribution demandée aux personnes déplacées doit être raisonnable et est essentiellement destinée à couvrir les frais de transport. Je ne peux donc pas faire de ce service offert un service rentable et plus encore commercial. Dans ce cas le co-voiturage relève de la convivialité.

Uber évolue et se situe dans une zone grise qui n’a rien à voir avec les bienfaits de la technologie, le partage de ressources ou l’auto partage. Le fait est bien que les chauffeurs qui lui sont affiliés, peuvent tirer un avantage monétaire substantiel en échange du service offert. En ce sens Uber n’est pas à proprement parler un intermédiaire technologique, c’est une compagnie qui offre la location de chauffeurs sur une base intérimaire.

Le modèle développé par Uber, n’est ni plus ni moins que le modèle des agences d’escortes, donc son service de chauffeur n’est ni plus ni moins qu’une forme de racolage déguisé. Le caractère odieux de la chose, c’est que la compagnie californienne est pratiquement la seule planétaire à offrir ce genre de services.

Si d’autres ne le font pas, c’est simplement parce qu’ils ne veulent pas contrevenir aux lois. Uber vit-elle sur la même planète que la nôtre ?

Il est temps que cette compagnie clarifie partout où elle opère, quelle est bien sa vocation qui dépasse le seul domaine de la communication. Qu’elle se conforme aux juridictions en vigueur partout où elle se trouve. Uber n’est pas un simple intermédiaire. Leur métier est plus complexe que cela. Ce modèle d’affaire ne peut et ne devrait pas être soutenu durablement en l’état, où que ce soit.

— Notes juridiques :

Les dirigeants d’UberPOP en France n’ont pas été à proprement parler « arrêtés », ils ont été placés sur une base temporaire en « garde à vue », ils se sont spontanément présentés au poste de police. Ils ont été par la suite déférés au Parquet (la justice en France) ; puis mis en examen suite à une enquête préliminaire initialement ouverte en novembre 2014.

En termes de procédures, cela signifie que ces dirigeants se sont vus remettre et notifier par un officier de police, une assignation immédiate à comparaître devant un juge d’instruction nommé pour instruire l’enquête. À ma connaissance, les dirigeants français ne font pas l’objet d’accusations, ils ont été entendus probablement comme témoins assistés dans le cadre de l’instruction.

Même si cela peut sembler singulier, tout cela est en France une procédure judiciaire en usage. Aucun juge n’a à ma connaissance, émis de mandat en vue de requérir une arrestation pour les forcer à comparaitre conformément à la loi.

Juridiquement parlant l’application mobile d’Uber en France contrevient au code du travail, puisque toute personne qui offre un service contre rémunération est sensée acquitter des charges sociales. En sorte que les personnes qui travaillent avec (ou pour) UberPOP se devraient d’être déclarées. L’employeur doit acquitter sa part conformément aux lois.

Signalons que la maison mère californienne, a déposé deux plaintes auprès de la Commission européenne pour contester la loi française.

— En conclusion : UberX-POP-etcetera ; c’est d’abord une affaire très profitable pour les avocats. Puisque nul n’est censé ignorer la loi.

Indépendamment de tous les aspects légaux de la question, le supposé coût de franchise de taxi – le droit de circuler dans un secteur donné versé à un individu, une corporation ou une compagnie – atteint parfois des montants qui dépassent le bon entendement pour de pauvres bougres qui oeuvrent jusqu’à douze heures par jour. Dans certains cas, ces montants peuvent atteindre, selon les dires, les 200 000$, sommes indécentes à mes yeux.
Ces frais initiaux s’ajoutent à une dizaine d’autres imposés par nos gouvernements, les associations locales, les compagnies d’assurance, etc…
Belle façon de contrôler la concurrence et les prix, mais tous ferment les yeux!

@ Jean-Luc Lemieux,

Je n’ai effectivement pas évoqué ces aspects dans mes commentaires. Vous avez parfaitement raison, ils sont à prendre en compte dans l’équation.

Si le gouvernement n’avait pas mis ses grosses pattes sales dans cette industrie, il n’y aurait JAMAIS eu de permis d’émis, donc pas de somme initiale à débourser qui, soit dit en passant, s’élevait à environ $12,000.00 lorsque le gouvernement les avait émis. L’augmentation de la valeur fut en fait crée par l’inflation ET SURTOUT, l’industrie du taxi elle-même…

Tiens donc…

Nos chauffeurs de taxi qui accusent Uber de concurrence déloyale sont eux-mêmes accusés de concurrence déloyale de la part des remorqueurs:

http://www.journaldemontreal.com/2015/07/06/les-remorqueurs-denoncent-la-concurrence-des-taxis

Les remorqueurs vont-ils commencer à faire du taxi eux également?

Voilà exactement ce qui arrive lorsque l’État met ses grosses pattes sales dans un dossier (permis de taxi): les coûts explosent, le bordel s’installe et tout va de travers.

Si on avait laissé faire le LIBRE marché, rien de tout cela ne serait arrivé et Uber, un système extraordinaire et génial qui RÉDOND aux BESOINS des CLIENTS serait déjà prospère au Québec; d’ailleurs, plusieurs des mêmes chauffeurs de taxi qui s’opposent à Uber SONT des chauffeurs de Uber. Allez comprendre…

@ François 1

Vous avez ce qu’on appelle dans un bon français : un « parti pris ».

Reste à savoir si tous les partis que vous prenez sont toujours les bons. N’oubliez cependant pas que « votre philosophie de vie » repose en principe sur la recherche de consensus….

Notez bien qu’Uber qui est en position de monopole mondial et est assez prospère pour le moment merci. Le principal problème précisément, c’est qu’ils imposent leur système en contravention des règles du libre marché et naturellement en contravention des lois. — Puis-je légalement faire concurrence à Uber et offrir mes propres services de covoiturage payants ? Absolument pas !

D’autre part, Uber et « Uber X-POP-etcetera » sont deux entités juridiques distinctes. Uber offre en toute légalité des services aux professionnels : taxis, limousines, etc qui sont accrédités pour exercer le métier ; dans un secteur déjà concurrentiel. Tandis que l’application mobile (UberX-POP-etcetera) qui est destinée aux chauffeurs occasionnels n’est pas illégale, c’est le cadre juridique dans lequel opère « ses chauffeurs » qui est en en porte à faux des dispositions réglementaires en vigueur dans plusieurs endroits. Si Uber ne disposait pas du soutien financier de banques d’affaires comme Goldman Sachs et quelques autres entités prestigieuses, il est peu probable qu’ils auraient les reins assez solides pour soutenir toutes les procédures judiciaires qui sont engagées contre eux.

De plus quand un chauffeur « occasionnel » décide de se consacrer à cette activité à « plein temps », il est impossible dans ce cas de parler de « covoiturage ». Ces chauffeurs devraient alors se conformer aux obligations réglementaires qui conviennent à chaque profession.

Autrement pendant qu’on y est, pourquoi ne pas offrir une application mobile qui permette aux plombiers de se transformer moyennant rétribution en « chirurgiens » occasionnellement ? Et si le patient meurt sur la table d’opération… Après tout, c’était son choix de se faire opérer par un simple plombier !

— Cela RÉDOND-t-il à votre questionnement et vraiment « aux BESOINS des CLIENTS » ?

« Vous avez ce qu’on appelle dans un bon français : un « parti pris ». » (sic)

Oui et je ne suis pas le seul:

http://www.journaldemontreal.com/2015/07/06/retour-sur-uber

Contrairement à nos chauffeurs de taxi, Uber ne s’oppose pas à une compétition et n’est protégé par aucune entité étatique. AUCUNE! N’importe qui peut partir une société et entrer en compétion avec eux.

Des commentaires sur les chauffeurs de taxi québécois impolis, grossiers et dont les voitures sont d’une saleté repoussante et qui râlent lorsque vous voulez payer avec une carte de crédit sont légion dans « les Internets ».

Votre comparaison avec une application pour les chirurgiens qui opèrent des patients en urgence et Uber est un peu forte en caféine. Je comprend que les arguments pour défendre le système archaïque actuel sont rares mais tout de même… Faites un minimum d’effort que diable.

De plus, pourquoi vous dresser contre un système moderne, simple et facile à utiliser qui répond à toutes les demandes de ses clients, qui est efficace, rapide et qui permet au client d’évaluer ses services immédiatement? N’est-ce pas comme défendre les allumeurs de réverbères ou les copistes d’un autre âge qui en avaient contre l’imprimerie ou l’électricité? On appelle ça ÉVOLUER Serge!

Notre société contemporaine évolue rapidement (trop vite pour certains?) et si vous ne vous joignez pas à cette dynamique progression, vous régresserez.

Je comprends la grogne des chauffeurs de Taxis dans la mesure où la réglementation les oblige à contracter de nombreuses dépenses dont n’ont pas à se soucier les chauffeurs d’Uber. De leur point de vue c’est de la concurrence déloyale.

Mais ils se trompent de cible en attaquant Uber, le vrai coupable c’est la réglementation qui les empêche de fonctionner librement. Le problème est que cette même réglementation sert aussi à éloigner voire éliminer la concurrence.

il faut se rendre à l’évidence, faire du Taxi est une activité à la portée de beaucoup de monde et qui requiert peu d’habileté particulière, on peut faire du Taxi même si on parle peu la langue d’usage ou qu’on a pas d’étude, vue de ce point de vue il est normal que faire du taxi rapporte peu.

La solution me semble-t-il est de revenir au principe du libre marché, n’en déplaise aux taxis et Uber fait partie de la solution pour offrir un service de qualité à un prix raisonnable.

Protéger l’industrie du taxi dans sa forme actuelle c’est protéger un modèle archaïque et coûteux, nul doute ce sera le choix des Français et probablement le nôtre…

Qu’on aime ou pas, les bons vieux monopoles du siècle dernier sont menacés par la technologie, l’économie et des consommateurs devenus parfaitement déloyaux.
L’agriculture locale, le taxi, l’énergie, l’hébergement, le transport, le spectacle, la musique, le livre, tout y passe. Il serait peut-être temps que les groupes corporatistes s’en avisent et que les politiciens prennent acte de ces bouleversements.

Toutes ces «révolutions» ne viseraient que la satisfaction du client? Ben voyons donc! Quand je regarde la «valeur boursière» réelle ou présumée des toutes ces plateformes, particulièrement celles dites «gratuites» comme Facebook et Twitter, je me dis que la seule satisfaction vraiment visée est celle de leurs propriétaires-concepteurs. Un adage, né avec ces révolutions «gratuites», prétend que: «Si c’est gratuit c’est que c’est vous qui êtes le produit». C’est particulièrement vrai avec les deux plateformes sus-nommées.
J’ajouterais un second adage qui, dans notre monde financiarisé à l’excès, s’adresse à pratiquement toutes les entreprises: «La satisfaction du consommateur et le bonheur du travailleur sont deux conséquences ACCIDENTELLES de la poursuite du profit».

Sans oublier, comme vous l’avez si bien résumé: «…Facebook récolte des milliards en accueillant des vidéos de lions qui rugissent et de chatons qui miaulent, ou les commentaires de tout un chacun sur n’importe quoi.» Ce que le «produit» (l’utilisateur) fait avec son machin, Mr Facebook s’en contre fiche. Ce qu’il vend à ses annonceurs c’est la quantité de gogos qui circulent dans son supermarché et qui sont susceptibles d’acheter ce que ses annonceurs mettent sur les tablettes. Mr Facebook ne vend que ce qu’en marketing on appelle de «l’achalandage». Mais il faut bien avouer que ça marche.

Je ne partage pas votre analyse.
Uber n’a rien inventé. N’importe qui peut développer une application mobile pour commander son taxi. De nombreuses compagnies de taxi le font, d’ailleurs.
Et Uber EST un intermédiaire, au même titre que la compagnie de taxi.

La seule vraie différence, c’est qu’Uber ne paye pas de licence de taxi. Et c’est la seule raison pourquoi c’est moins cher, d’ailleurs.

Court et intéressant ce reportage. Pour mieux comprendre la réaction de plusieurs dirigeants allez consulter un des derniers de Bloomberg Business week 29 juin au5 juillet 2015, pp 54 à pp59.. L’approche bulldozer et démagogique de UBER à Portland Orégon…bafoue totalement la démocratie grâce à une armée de lobbyistes et de faux sondages, entre autres tactiques. C’est inacceptable et les municipalités devraient plutôt travailler avec l’industrie du taxi plutôt qu’avec des chevaliers d’industrie!

Le probléme avec Uber c’est qu’ils viennent chez -nous , installe un système font des profits et ne paye pas de taxe. Le président d’uber a déclaré en commission parlementaire que l’argent qu’il font au Québec est investit dans une banque en hollande. Les Québécois qui sont rarement solitaire et pense leur petit bien-être avant de penser a la collectivité se font exploiter encore une fois par une multinationale qui vaut des milliards. Pauvre petit peuple, et pendant ce temps tout ce que le ministre des transport a à dire c’est que l’industrie du taxi doit s’amélioré. C’est vraie que l’industrie doit s’amélioré, pendant ce temps la, Uber peu continuer à ne pas payer de taxes sans problèmes et aussi continuer à opérer une entreprise illégale. Payer ses taxes , l’austérité et observer la loi n’est appliqué qu’au petit citoyen . On est tu ben au Québec , venez chez nous les nouvelles entreprises le citoyen va vous encourager, vous ne payé pas de taxes, c,est lui qu’on va collecter a votre place pour payer le déficit.

Réfléchissez une seconde: si l’industrie actuelle du taxi était si respectueuse de ses clients (captifs jusqu’à l’apparition de Uber) et si les Québécois étaient aussi « solidaires » que vous le prétendez, Uber ne serait jamais venu s’installer ici car il n’y aurait vu aucun potentiel de profitabilité ou de croissance. Or, c’est tout le contraire qui est en train de se passer. Uber est de plus en plus populaire et les clients qui l’utilisent sont de plus en plus satisfaits.