Cette crise qui vient du Sud

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Il y a deux raisons pourquoi les mesures qui seront annoncées tout à l’heure par le ministre des Finances, Jim Flaherty, n’auront pas tout l’effet escompté.

La première, et la plus évidente, est que cette crise origine des États-Unis. Le Canada aura beau se démener comme un bon et dépenser sans compter, cela aura un impact limité sur la conjoncture économique. Les consommateurs américains sont ruinés, les chômeurs se multiplient et les banques US sont au bord du gouffre. Cela tue les exportations vers nos voisins, perturbe tout le marché international du crédit et diminue la valeur des denrées, des métaux et des hydrocarbures qui ont fait la richesse du Canada au cours des dernières années. Il n’y a pas de solution strictement canadienne à ces maux.

L’autre raison s’explique par la nature même de cette crise. Lors des dernières récessions, une baisse des taux d’intérêts et quelques bons programmes gouvernementaux suffisaient à faire redémarrer le crédit et relancer la croissance. Cette fois-ci, c’est plus complexe. Les banques n’ont plus cet accès quasi illimité et bon marché aux capitaux. Malgré les efforts des banques centrales, l’argent reste cher et rare. De plus, les consommateurs, surtout américains, tiennent à se sortir du piège de l’endettement dans lequel ils sont tenus prisonniers. Qu’importent les soldes, ils boudent les magasins et les salles de montre.

Bien sûr que les programmes gouvernementaux sont nécessaires. Mais il en faudra du temps avant que la rénovation d’un pont ait un impact sur les ventes d’automobiles.

Les gouvernements tentent de compenser la baisse de la consommation en augmentant considérablement leurs dépenses. Le danger, c’est que l’endettement public va exploser au cours de la prochaine décennie. Les entreprises et les consommateurs peinent aujourd’hui à trouver les crédits nécessaires, imaginez l’impact sur les marchés quand tous les États voudront financer leur dette considérablement alourdie.

Viendra ensuite un temps où les consommateurs se seront débarrassés d’une grande partie de leur dette personnelle et se remettront à dépenser. Hélas, ce sera alors au tour des États de devoir se serrer la ceinture.

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Photo: Comme le veut la tradition à chaque nouveau budget,
le ministre des Finances Jim Flaherty essaie une nouvelle paire
de chaussures dans un magasin de Gatineau. Adrian Wyl / PC

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Si Flaherty pouvait limiter son plan de « stimulus » à acheter cette paire de chaussures, nos enfants et petits-enfants l’en remercieront.

Si la crise venait des États-Unis, est-ce que le protectionnisme nous aurait protégé? Les secteurs touchés sont ceux des exportations, si on exportait pas et qu’on produisait tout pour ici, il n’y aurait pas de conséquences à cette crise américaine.

Trève de plaisanteries

Étrangement, on dit que la crise est causée par une surutilisation du crédit et donc comme solution… l’endettement de l’état… comme si c’était une structure étrangère à la population, comme si l’endettement étatique n’influençait pas la population… En fait si on doit augmenter les impôts ou réduire les services pour payer la dette, c’est la population qui en fait les frais.. on est pas plus avancé right?

En fait le crédit facile a fait en sorte que des projets qui ne font pas l’objet d’une réelle demande ont été commencé et les signaux du mécanisme de marché ont été faussé. Dans une économie libre, les banques émettent un crédit en fonction des liquidités qu’elles possèdent (qui elle-même proviennent de l’épargne des particuliers). De cette façon, un grand stock de liquidité leur permet d’avoir des intérêts faibles et l’inverse d’augmenter les taux d’intérêt pour rendre l’épargne plus attrayante et le crédit plus risqué.

De ce fait, lorsque les taux sont haut (variable d’une banque à l’autre selon sa santé financière)(par exemple Desjardin qui manque de liquidité augmente ses taux et attire les épargnants qui les feront baisser et RBC qui en a beaucoup les baisse pour attirer le crédit ce qui les fera remonter)(et les taux finissent par se ressembler beaucoup, comme les prix de différents produits semblables d’un magasin à l’autre), les projets qui sont réellement rentables sont quand même en fonction tandis que les plus risqués attendent une baisse des taux. C’est ce qu’on appelle l’ordre spontané : personne le dirige mais les intérêts de chacun et les signaux envoyé par ceux ci coordonnent un ordre, de la même façon que personne ne coordonne les écosystème mais ils s’équilibrent par leur propre nature. En fait l’économie est un système aussi qui obéit aux mêmes loi que les autre système, la tendance vers la stabilité.

Si par une manipulation de l’état on réduit les taux alors que les liquidités sont rares, ont fausse les signaux : on décourage l’épargne, encourage le crédit facile dans des secteurs non-profitables qui ne reflètent pas la santé économique des ménages (et donc la demande pour ce produit en particulier) et il se crée des bulles (immobilières par exemple) qui éclatent éventuellement. Pour corriger le problème l’état augmente les dépenses, crée de l’argent, s’endette et augmente du même coup l’inflation, ce qui détruit à nouveau l’épargne et encourage la consommation et nous plonge dans le même problème. C’est une fuite en avant

Kevin, vous m’avez fait comprendre la crise actuelle, mieux que tout ce que j’ai lu jusqu’à maintenant. Comme la forêt, l’économie vascillante va se regénérer. Combien de temps? Dieu seul le sait.

Quel est le pays qui a connu l’âge d’or, l’Eldorado du capitalisme débridé, source de bonheur incommensurable pour l’Humanité qu’évoquent avec la nostalgie des croyants trompés, tous ces apôtres de l’égoïsme libertarienne?

J’ai plus confiance dans l’astrologie chinoise que dans leurs chinoiseries qui ne sont jamais advenues.

Le Veau d’Or du système perdu, non-appliqué et non-applicable.

L’étoile Sirius des Raël du paradis financier collectif.

Madoff a remplacé Marx.

Quel progrès!!!!

«Le crime de Madoff est bien pale en comparaison de celui des gouvernements.»

Ben oui, ben oui, ben oui…(baillements)

Té tu content, là?

Gagnon n’a qu’à se venger en s’abstenant de voter comme d’habitude et à profiter des gouvernements sans payer d’impôts.

C’est magnifique d’être entretenu.

« Le crime de Madoff est bien pale en comparaison de celui des gouvernements. » (Gagnon)

Il y a des milliers de Madoff aux états.

Vu qu’ils sont plusieurs, des milliers, et répandus, donc dilués, ils paraissent pâle en effet.

Vois tu sa prends du CQFD pour s’en apercevoir ce qui n’est ton fort.