Comment tuer un centre-ville

C’est le premier grand débat de la campagne électorale municipale à Montréal: comment taxer davantage les automobilistes pour financer le transport en commun, et comment limiter la circulation automobile au centre-ville? L’automobiliste, voilà le coupable désigné.

Précision : je suis un usager du transport en commun. J’ai ma carte Opus donnant accès aux autobus et au métro. Comme bien des Montréalais, j’ai eu le malheur de me retrouver au centre-ville à l’heure de pointe lors de deux pannes de métro récentes. Dans un monde idéal, j’aimerais avoir une station au coin de la rue chez moi et des autobus aux deux minutes.

Deuxième précision : j’aime les centre-villes et leur effervescence. Celui de Montréal, par une belle journée d’été, peut être animé du petit matin jusqu’à tard dans la nuit. Il y a 8 000 entreprises qui y font des affaires, dont 1 700 boutiques, et ce, dans le seul quadrilatère allant de Saint-Urbain à Atwater et de Sherbrooke à René-Lévesque. Un demi-million de personnes par jour fréquentent les huit stations de métro du centre-ville. Contrairement à d’autres centre-villes nord-américains, celui de Montréal est bien vivant.

Comme des centaines de milliers de Montréalais, il m’arrive aussi d’aller au centre-ville en auto, soit pour travailler, faire des emplettes, me restaurer ou assister à un spectacle. C’est commode quand on est plusieurs, qu’on transporte de lourds sacs ou qu’on est coincé par l’horaire. Mais stationner en ville, c’est compliqué. Il y a des parcomètres partout, peu de places de parking et elles sont chères. Comme des centaines de milliers de Montréalais et de banlieusards, il m’arrive donc de fréquenter les grands centres commerciaux de la banlieue et leurs immenses parkings gratuits.

Imposer un péage pour ceux qui entrent en ville, inventer une «taxe kilométrique» pour pénaliser les déplacements et augmenter le coût des parcomètres, tout cela me semble un bon plan pour limiter davantage l’accès au centre-ville.

Projet Montréal a entrepris un grand combat contre l’automobile dans l’arrondissement du Plateau Mont-Royal; on dirait qu’il veut implanter sa recette pour assommer à son tour les commerçants du centre-ville. Je ne suis pas plus impressionné par l’idée de Marcel Côté de pénaliser davantage ceux qui utilisent leur auto au centre-ville, quand la technologie permettra de taxer les kilomètres de chaque automobilistes.

Ces idées vont-elles favoriser le transport en commun? « Ce n’est pas en les contraignant que les gens vont changer de moyen de transport. Ils vont tout simplement changer de destination », craint André Poulin, le directeur-général de la Société de développement commercial Destination centre-ville. M. Poulin a peur que les Montréalais délaissent leur centre-ville aux dépens de la banlieue, y compris pour travailler.

Derrière ce bouquet de nouvelles taxes et droits d’accès, c’est toujours la même histoire : on pénalise ceux qui contribuent à l’économie. L’environnement ? Je vous prie de m’expliquer comment le fait de rouler une dizaine ou une quinzaine de kilomètres pour aller à Brossard ou à Laval pollue moins que la courte balade au centre-ville.

Des esprits modernes donnent l’exemple de certaines grandes villes qui ont adopté des mesures contraignantes. J’adore Montréal, mais elle est une naine comparativement à New York, Londres ou Paris, autant en ce qui concerne les affaires, les activités commerciales, la culture et le tourisme. Cela ne se compare pas.

Le transport en commun à Montréal n’est pas non plus au niveau de ces grandes villes. Il faudra y investir des sous, étendre et améliorer le service. Mais ce n’est pas en tuant le centre-ville qu’on y arrivera.

16 commentaires
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On propose aussi de mettre une surtaxe sur l’essence au niveau provincial pour financer les efforts du transport collectif à Montréal. Là je suis totalement en désaccord puisque Montréal n’est pas la seule ville à avoir des défis en matière de transport collectif. Que Montréal choisisse la solution qu’il voudra mais ça sera à Montréal et à ses banlieux de payer, pas à la province au complet. Je ne vit pas à Montréal et je n’ai pas l’intention de payer pour les gens de Montréal. On en paie déjà assez pour vous les Montréalais.

Je comprends fort bien votre point de vue. Les gestionnaires ne doivent pas l’éluder banalement en affirmant que la « métropole » est la locomotive de notre économie. Ils devraient avoir au moins la décence de nous en convaincre.

Si nous envisagions un changement de paradigme où les régions soutiendraient la métropole, et vice-versa, serions-nous alors plus près de la réalité ?

Si c’était le cas, nous devrions donc sortir de nos ornières réciproques et examiner la possibilité que la métropole et les régions, étant sur un pied d’égalité, participent à leur façon au mieux-être de l’ensemble des concitoyens.

Si cette vision devait s’actualiser ce serait parce que chacun des partenaires auraient accepter leur spécificité et leurs obligations mutuelles.

«Au lieu de mettre en joue quelque vague ennemi, mieux vaut attendre un peu qu’on le change en ami.»
[Georges Brassens]

Quoique j’aie habité à Montréal, je suis devenu un banlieusard. Je ne suis pas un grand adepte des transports en commun métropolitains. Autant je les emploie quand je suis en Europe ; j’ai toujours trouvé que c’était le fun de se déplacer en bus et en métro à Londres. Que les tramways et le métro à Bruxelles, les trams à Amsterdam sont les meilleurs moyens pour se déplacer et aimer ces villes. Je dois dire que je suis un peu allergique aux transports montréalais que je trouve gris pour ne pas ajouter d’autres mots vulgaires.

J’allais régulièrement à Montréal en auto et mon quartier de prédilection était le plateau Mont-Royal. Avec l’arrivée du maire Ferrandez, ses plans de circulation et de stationnement apocalyptiques, j’ai commencé à espacer mes visites dans ce quartier jusqu’à ne plus y aller du tout au fur et à mesure que ses dispositifs se sont implantés. Monsieur Ferrandez qu’on a vu quelquefois en entretiens sur les ondes de Radio-Canada, persiste et signe lorsque des commerces souvent là depuis des décennies doivent fermer les uns après les autres fautes de clients et en raison de taxes foncières effarantes.

Il y avait des commerces où j’allais régulièrement depuis près de 20 ans. Au Plateau et les quartiers adjacents, on pouvait vraiment trouver tout ce dont on a besoin, faire même des découvertes qui ne se trouvaient nulle part ailleurs. Ces campagnes populistes, anti-automobilistes me lèvent le cœur. Elles démontrent l’étroitesse de l’esprit humain.

Désormais je vis ma vie de banlieusard. Avec des centres commerciaux un peu partout, comme le Dix30. On trouve de tout et presque tout sans avoir le stress et l’angoisse permanente de risquer de se prendre « un(e) tickette ».

Pour finir je souhaiterais préciser que je suis plutôt au fait des questions d’urbanisme. Que je suis cycliste, marcheur et respectueux de l’environnement. Lorsqu’une ville, une vraie cela s’édifie avec autres choses que des péages, des redevances, des contraventions, toutes sortes de surtaxes et de contraintes déplaisantes. Usuellement, cela commence par des briques, de l’eau, du ciment et une jolie petite part de rêve.

Host.. (je m’excuse pour le gros mot…) que je suis tanné de tous ces bien-pensants de gauche qui viennent continuellement m’interdire ceci ou cela et me diriger vers l’endroit où ils ont décidé que je devais me trouver et tout ceci, bien sûr, avec MON argent sans quoi, ils ont prévu un tas de mesures coercitives et punitives pour corriger mon comportement.

Jamais ces enfoir.. (excusez-moi encore…) ne se remettent en question ou ne se demandent comment il se fait qu’au fil des lustres, leurs politiques toujours infantilisantes, centralisatrices, restrictives, dirigistes et très dispendieuses ne donnent les résultats escomptés. Il faut qu’ils apportent toujours des « améliorations » à leurs décisions passées qui devaient pourtant « solutionner » tous nos problèmes. Et qui plus est, ils nous trouvent toujours des besoins à combler dont nous ne soupçonnons même pas l’existence.

Comme vous l’avez dit, Montréal n’est PAS New-York, Londres ou Paris (je suis allé plusieurs fois dans ces 3 villes et vous avez totalement raison: nous sommes des nains en comparaison!) et plusieurs commerçants qui ont pris des risques et qui ont investi LEUR argent et leur temps vont encore une fois être condamnés à souffrir du manque de jugement de nos politiciens.

Vous voulez tuer Montréal, poumon économique du Québec? Élisez Bergeron et ses comparses. Ça ne sera pas long…le Dix-30 vous attend.

Même si vous semblez être un grossier personnage vous avez certainement entendu l’expression » Small is beatefull ». Sans doute avez-vous lu cet essai. Si c’est le cas vous n’y avez rien compris. Sinon, à l’évidence ça manque à votre culture comme à de nombreux néo-libéraux comme vous..

Les citoyens peuvent être beaucoup plus heureux s’ils ne vivent pas dans une mégalopoles.

Les enfoi*** ne sont pas toujours ceux que l’on pensent. Mais le savent-ils eux-mêmes ? Je parie que non !

Benoit Carré

« Small is beautiful… » Hem…

Faudrait peut-être que vous preniez le bâton du pèlerin et tentiez d’aller convaincre les centaines de millions de personnes de par le vaste monde d’abandonner les villes où ils vivent et dans le sens contraire, de faire entendre raison aux campagnards des « petits villages » de cesser d’affluer dans ces agglomérations où le vice et la débauche sévissent…

Ils sont peut-être plus « heureux » ailleurs que dans les mégapoles où c’est plus petit mais ils ne cessent de converger dans ces dites méchantes mégapoles et le flux serait encore plus fort si les gouvernements ne créaient pas de programmes incitatifs pour les aiguillonner à demeurer dans leurs petits hameaux.

Il est difficile d’être visionnaire et il est encore plus difficile d’accepter les vues de ceux qui le sont. Même les personnes intelligentes, ou qui pensent l’être plus que les autres, sont aux prises avec leur propre inertie intellectuelle.

Trop de personnes sont incapables d’imaginer autre chose que ce qu’ils connaissent. Ils sont également incapables d’imaginer que les choses peuvent changer. Le maire Fernandez propose une autre vision de son arrondissement. Mais les dinosaures n’y voient que des embêtements. Ça ressemble à une lutte à finir. Mais il faut se rappeler que les dinosaures sont disparus.

Benoit Carré
Laval

@ Benoit_Carre :

Devrais-je comprendre par vos propos que Luc Ferrandez, le maire du Plateau-Mont-Royal est un visionnaire et que ceux qui le critiquent comme moi sont des dinosaures ? Les dinosaures ont été les maitres de cette planète plus longtemps que les hommes et leur espérance de vie était jusqu’à 300 ans, donc quand même un peu plus que nous.

En d’autres termes, votre comparaison me convient très bien. Je la trouve flatteuse. Et probablement le maire du Plateau passera comme tous les autres qui l’ont précédé lorsque moi, je serai toujours là. Et quand on observe les choses dans le détail, ceux qui ont le plus de vision, ce sont ceux qui restent.

« Le plus souvent l’état visionnaire accable l’homme et le stupéfie. L’abrutissement sacré existe. » — Victor Hugo

Petite proposition: Pleaeaeaease, utilisez toutes vos énergies pour convaincre Ferrandez d’aller vivre chez vous, à Laval; de cette façon, vous pourrez constater par vous même combien il est bon de zigzaguer comme un hystérique à travers les sens uniques complètement pétés, d’être immobilisé dans un bouchon de circulation créé de toute pièce par cet enverdeur, de se lutter comme un taré pour la moindre petite place de stationnement sans vignette et parcomètre, de voir les commerces être placardés les une après les autres et enfin d’être débarrassés de tous ces intrus qui osent, imaginez-vous, utiliser leur sale voiture pour visiter de la famille qui habite le quartier, ou qui s’entêtent encore à y faire des achats ou qui livrent, ô horreur, des produits de consommation usinés par le gros méchant système capitaliste.

J’habite à Verdun, j’ai une auto mais je me sers surtout des transports en commun. L’été, l’auto c’est bien pratique pour sortir de la ville pour moi. Je songe même à m’en débarrasser quand je vois ce que ça me coûte vraiment…
L’idée d’un péage sur les ponts autant qu’autour du centre-ville ne me dérange aucunement. J’avoue être tanné de manquer de me faire écraser tous les jours ou presque, tanné de devoir partager mon espace avec véhicule qui contient presque toujours une seule personne et qui pollue, qui occupe quoi, 80% d’une rue ne laissant qu’un maigre 20% d’espace aux piétons et vélos? Pour satisfaire la paresse et le manque de souplesse de beaucoup de gens? Sauf cas exceptionnels, on a pas besoin d’auto en ville. Le centre-ville serait bien plus attractif sans auto. Il n’y a qu’à voir la foule sur la rue Ste-Cath dans le village en été! Pas d’auto, tout le monde s’y précipite (jeunes, vieux, familles, touristes, etc.) pour profiter de l’espace et du calme!
Par ailleurs, l’argument que Montréal est une ville trop petite pour avoir un péage urbain ne tient pas la route. Regardez Stockholm, municipalité de 1,2m d’habitant… agglomération de 2m… Montréal 1,6m pour la municipalité et 3,5m pour le grand Montréal? Stockholm a bien mis en place un péage urbain en 2007 et la ville n’est pas morte, en fait, la population continue d’augmenter. Montréal devrait suivre cet exemple, faire preuve d’audace, c’est ce qui nous manque ici depuis trop longtemps…
Alors, si vous aimez la banlieue, travaillez-y, habitez-y et surtout… prenez l’habitude d’y rester! Si la vie urbaine vous tente, déménagez en ville et adoptez les transports publics! La vie de qualité existe quand on sort de sa boite en fer sur 4 roues.

@ Nicolas,

Hormis le fait que la topographie de Stockholm (formées de 14 îles) est différente de celle de Montréal. Que le réseau de transport en commun a commencé à se développer voici plus d’un siècle, il y a un plan de transport en commun régional cohérent, ce qui n’est pas le cas encore dans le Grand-Montréal où la simple tarification de la carte Opus relève encore de la foire à l’empoigne.

Le réseau de métro de la ville suédoise est plus dense ; lorsque ici hormis la prolongation du métro à Laval, on attend encore la prolongation sur la Rive Sud au-delà de la station Longueuil depuis Expo 67 et pareillement pour la prolongation à l’Est. Certes on a développé le train de banlieue, si ce n’est que les horaires de ces trains sont très limités et que la plupart des rails ne sont pas la propriété de la STM.

Stockholm dispose d’un réseau de tramways, des autobus en quantité suffisante et même de traversiers pour ceux qui souhaitent se déplacer par mer. Il y a des pistes cyclables bien entretenues qui permettent de circuler sécuritairement un peu partout dans l’agglomération. Vous pouvez même vous rendre en vélo sans problème jusqu’à Göteborg et Malmö.

L’usage des transports en commun est tout simplement plus convivial. Vous pouvez acheter directement vos titres de transport dans le bus en payant comptant sur des machines distributrices qui retournent le change ou encore par carte de débit et de crédit.

Allez prendre un bus à Montréal ou bien à Longueuil si vous n’avez pas de petit change (exact change) ? En principe c’est dehors !!!! Si vous payez avec un billet sans même réclamer le change (qui normalement devrait vous être dû) ; si vous êtes contrôlé vous risquez d’être expulsé du bus et de recevoir en prime un ticket de plusieurs dizaines de dollars (sous prétexte que vous aurez payé mais qu’on ne vous aura pas remis de titre de transport).

Ça donne-tu vraiment envie de prendre les transports en communs, ces affaires-là ?

— Nota : Moi aussi, j’ai habité Verdun à moins de 100 mètres d’une station de métro. À ce moment-là je ne me fatiguais pas à prendre mon char. On est au Centre-Ville en 15 minutes et l’avenue Wellington est parfaite pour y magasiner y compris l’épicerie. À Verdun c’est vrai, les automobiles sont optionnelles. Si ce n’est que tout cela ce n’est pas possible pour tous dans tout le Grand-Montréal.

Alors choisissez votre quartier si vous le pouvez (et surtout si vous en avez les moyens), mais souffrez les automobiles si votre administration municipale n’offre pas d’autres alternatives que des solutions de fortune broche à foin. Quand Montréal sera au même niveau que Stockholm en matière de choix et de solutions de transports alors effectivement l’instauration de péages urbains aura un certain bon sens.

Dites-moi Nicolas, vous voyez toutes ces belles réalisations chez-nous pour quand ?

Je me demande ce que ça va prendre au Québec pour qu’on finisse par se rendre compte qu’on accomplira plus rien en taxant davantage les citoyens, on est clairement au bout de ce rouleau.

La preuve? Les taxes et tarifs de toutes sortes augmentent tous azimuts depuis des années, est-ce que ça a permis de résoudre les problèmes budgétaires? Les déficits actuariels? Cela aura-t’il permis de dégager de larges surplus pour investir et mettre à niveau les services? Non, absolument pas, bien au contraire la situation est plus précaire que jamais.

Nous sommes à la merci d’une hausse (inévitable) des taux d’intérêts ou d’un ralentissement économique (qui semble s’installer). Non seulement ça mais nous sommes rendus au point où les hausses de taxes affaiblissent l’économie (donc nuisent aux recettes fiscales), ce qui à terme rendra l’achat d’obligations Québécoises plus risqué et le gouvernement devra payer plus cher pour ses emprunts.

La taille du gouvernement au Québec est un problème structurel qui va finir par nous péter au visage. En fait c’est déjà en train d’arriver, mais on ne s’en rend pas encore vraiment compte, ça va venir…

Ne soyez pas naïf de grâce. Ça fait maintenant plus de vingt que les politiques néo-libérales sont mises de l’avant par tous les gouvernements les plus industrialisés de la planète. Et vous constatez vous-mêmes les résultats. Il serait peut-être temps que vous vous questionniez sur l’efficacité de tous ces gouvernements.

Si le néolibéralisme que vous invoquez si aveuglément était si efficace, on en verrait des résultats. Mais depuis la débâcle financière de 2008 provoquée essentiellement par les abus néolibérales des décideurs de tous les Wall Street du monde, trouvez-vous que la planète financière et économique se porte bien ? Moi pas.

Cessez de répéter les mantras néolibéraux qu’on vous a enfoncés dans la gorge. Vous les répétez bêtement comme des formules magiques.

Le système économique qu’on mis en place tous les Bush et Tatcher du monde ne fonctionne tout simplement pas. Vous en voyez les résultats tous les jours et vous les dénoncez même. Ouvrez-vous les yeux.

Vous êtes comme ces personnages du Mythe de la caverne de Platon qui craignent de regarder à l’extérieur de leurs cavernes.

«Le capitalisme ne donne pas ce qu’il a promis et donne ce qu’il n’a pas promis : la pollution, le chômage et – c’est le plus important – la dégradation des valeurs jusqu’au niveau où tout est acceptable et où personne n’est responsable»
[Joseph E. Stiglitz]

« Ça fait maintenant plus de vingt que les politiques néo-libérales sont mises de l’avant par tous les gouvernements les plus industrialisés de la planète. » (sic)

Justement, sur quelle planète vivez-vous donc?

Jamais dans l’histoire humaine n’a t’on a vu un tel déferlement de règlements, de lois, de consignes et d’ordonnances gouvernementaux et jamais n’y a-t-il eu autant de fonctionnaires pour appliquer ces « solutions à nos problèmes » et vous trouvez qu’il y a eu dérèglementation? Néo-libéralisme?

Le Néo-libéralisme, le VRAI se passe des mesures socialisantes, infantilisantes et déresponsabilisantes dont nous abreuvent quotidiennement les gouvernements socialistes (i.e.: le gouvernement devrait « intervenir » ou « faire quelque chose »…).

Vous êtes totalement déconnecté de la planète Terre.