Couper ou ne pas couper des postes ?

Des dizaines de milliers d’emplois ont déjà été perdus au Canada au cours des derniers mois et je crains que la situation ne dégénère au cours de 2009. Les entreprises privées n’ont pas le choix : elles se mettent en position périlleuse si elles ne réduisent pas leurs coûts de main-d’œuvre. Vaut-il mieux qu’elles crèvent ou qu’elles s’adaptent douloureusement aux conditions économiques ?

L’économie ne leur laisse pas le choix. Les consommateurs font la grève. Les ventes aux consommateurs ont baissé de 2,4 % en novembre au Canada, c’est la plus forte baisse depuis 11 ans. La consommation est en recul pour un sixième mois consécutif aux États-Unis. La construction résidentielle est à son plus bas niveau chez nos voisins depuis 1959, soit depuis qu’on y compile cette statistique. La production mondiale d’acier a baissé de 25 % en décembre et Microsoft supprime 5000 emplois. Voilà quelques-unes des nouvelles du jour; dire que le climat est morose est faire preuve d’optimisme.

Dans ce climat, tant les gouvernements que les entreprises se démènent du mieux qu’ils peuvent. L’annonce de la fermeture de l’usine de Beauharnois de Rio Tinto Alcan et ses 300 mises à pied n’est pas une bonne nouvelle, mais il me semble que le prix n’est pas si élevé compte tenu que le prix de l’aluminium s’est effondré, perdant 50 % de sa valeur au cours des derniers mois.

La question est là : puisqu’il faut couper, comment couper intelligemment et de manière responsable. Je lisais cette semaine qu’une grande entreprise de télécommunications offrait à ses employés de travailler au cours des prochains mois quatre jours au lieu de cinq. Le programme est volontaire, mais il pourrait faire l’affaire de plusieurs travailleurs. En contrepartie, l’entreprise diminue ses coûts et ne sacrifie pas les employés qui pourraient lui être précieux au moment de la reprise. Voilà une façon intelligente de répondre au défi actuel.

Je ne suis pas sûr cependant qu’on puisse adopter un tel programme dans un environnement syndiqué où la convention collective a valeur de loi. Les syndicats ont sans doute plusieurs vertus, mais la flexibilité n’est pas toujours l’une d’entre elle.

Par contre, certaines entreprises plus robustes et moins menacées décideront d’absorber les chocs et se contenteront d’une plus faible rentabilité. Elles sont déjà en train de préparer l’avenir et profitent du marasme pour distancer leurs concurrents. Il faut les applaudir, mais ce ne sont pas toutes les entreprises qui se retrouvent dans cette situation.

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C’était pénible d’entendre Bachand hier soutenir que le Québec ne s’était pas du tout fait rouler par Rio!

Avez-vous vu le débat hier aux Francs-tireurs sur le projet de Lisée? (augmenter les tarifs d’Hydro de 50% en une nuit)
Le prof Lauzon, qui donne un bon show généralement, a été décevant hier. Net avantage à Lisée. En reprise à Télé-Québec.

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En Chine, les deux responsables de l’empoisonnement de lait infantile risquent la peine de mort pour la mort de 6 bébés! Icite, le président de Maple Leaf, responsable de mort de 20 personnes, peut dormir en paix… Sa biologiste (une Asiate en passant) nous dit que tout est correcte: elle donne même du jambon à ses enfants.

http://www.ctv.ca/servlet/ArticleNews/story/CTVNews/20090122/milk_scandal_090122/20090122?hub=TopStories

Si l’état subventionnais les emplois qui risquent de disparaître, le problème ne serait-il pas réglé? Par exemple une entreprise qui veut couper des poste fait une demande au gouvernement, celui-ci passe les dossiers minutieusement dans les mains de fonctionnaires (pour s’assurer du besoin) et l’état rembourse en partie ou à 100% le salaire de l’employé de manière temporaire.

De cette façon, les emplois seraient protégé et chaque dollars investi se multiplierais puisque ces salaires seraient dépensé et réinjecté dans l’économie. On ajoute une mesure pour rendre illégale l’épargne de ces salaires subventionnés (pour éviter qu’ils ne disparaîssent de l’économie) et on augmente les tarifs douanier (pour éviter les importations) et le problème serait réglé.

Y aurait-il un manque de volonté politique?

Les gros sabots provocateurs de Kevin laissent des traces…

Meilleure chance une prochaine fois avec ses «sophismes à la con» comme il a lui-même qualifié ses propos.

Kevin perd ton temps. Ses provocations sont démesurées à un point où c’est plate à lire.

Juste pour dire que ça pogne pas.