Culture entrepreneuriale et gourmandise fiscale

Le gouvernement péquiste veut consacrer 47 millions de dollars au soutien de l’entrepreneuriat au Québec, qu’il considère comme «l’un des principaux moteurs de la création d’emploi et de la croissance économique.»

Photo : iStock
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Le gouvernement péquiste veut consacrer 47 millions de dollars au cours des trois prochaines années au soutien de l’entrepreneuriat au Québec, qu’il considère comme «l’un des principaux moteurs de la création d’emploi et de la croissance économique.»

Ces 47 millions de dollars permettront «de miser sur les forces du Québec», lit-on aussi dans le document de politique économique du gouvernement.

Ce sera fort peu, considérant que cet engagement fait partie d’un plan dont la facture totale est de presque deux milliards de dollars. Le gouvernement a 1 000 autres priorités avant celle-là, malgré tous les beaux discours qu’on pourra faire.

Dans les faits, le Québec est peut-être le pire endroit au pays pour lancer une entreprise. L’indice des taxes et impôts provinciaux des PME de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) nous donne confortablement le dernier rang.

Cet indice est construit à partir de 53 indicateurs répartis entre cinq grandes composantes: les charges sociales, les taxes de vente et d’accise, l’impôt des sociétés, l’impôt des particuliers et l’impôt foncier.

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C’est la recette québécoise d’aide aux entreprises dans toute sa splendeur: taxons beaucoup tout le monde et donnons à quelques entreprises des conditions privilégiées.

Ce qui m’épate, c’est que les entrepreneurs québécois continuent de créer des entreprises au même rythme que les autres Canadiens. La gourmandise fiscale de l’État n’a pas drainé toutes leurs ressources et émoussé leur volonté de réussir.

À preuve, un classement de la FCEI plaçait neuf villes québécoises dans les 25 centres urbains les plus dynamiques au Canada en matière d’entrepreneuriat. Voilà un formidable résultat. Imaginons ce qu’il pourrait être si les choses étaient plus simples au Québec…

 

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L’impôt sur les société est bien plus élevé aux USA et ça n’empêche pas l’entrepreneuriat d’y être plus florissant.

Vous avez tout faux.

Pour les PME les impôts du Québec avec l’Ontario sont les moins cher de l’Amérique du Nord.

En plus se fier à la FCEI c’est se fier à une potée de parasites qui vivent à berner les petites entreprises pour leur tété de l’argent.

Alors pour prouver que seb a tort, donnez une preuve que l’impôt est plus cher au Québec qu’aux USA.

Cela confirmera votre ignorance sur le sujet.

En effet M. Youlle, une simple recherche sur internet (et pas un article de journal) nous montre des données intéressantes.

Tel cet article d’Investissement Québec : http://www.investquebec.com/fr/index.aspx?page=1847

Le Québec se retrouverait presque ex aequo en tête de peloton avec l’Ontario. Source : Raymond Chabot Grant Thornton et Investissement Québec, avril 2011.

Bonne lecture
Nicolas B.

NicolasB, oui un taux d’imposition de 35% au Texas, de 40,75% en Californie et de 46% dans la ville de New York.

Le Québec fait dur avec son petit taux d’imposition de 28,40%.

« La gourmandise fiscale de l’État n’a pas drainé toutes leurs ressources et émoussé leur volonté de réussir.
Voilà un formidable résultat. Imaginons ce qu’il pourrait être si les choses étaient plus simples au Québec… » (Pierre Duhamel)

Si c’était vrai ce que M. Duhamel dit les gens de New York et de la Californie débouleraient aux lignes pour venir entreprendre.

Il y a quelques années, le Canada a sensiblement baissé sont taux d’imposition prétextant attirer des investissements. Résultat: Le Canada a récolté une baisse des investissement.
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Par contre pour les entreprises américaines et autres le système de santé et de garderies pèse très lourd dans la balance pour venir s’installer au Québec. Sa diminue le fardeau des entreprises, pas d’assurances santé à payer et simplifie la vie des employés avec une famille.