Dans les mines, point de salut

La crise financière qui secoue la planète n’épargne pas le secteur minier. Coup d’œil sur une industrie qui ne roule plus sur l’or. Enfin, moins…

Le salut des travailleurs de la forêt et du papier qui ont perdu leur emploi en Abitibi ne passera pas par les mines, comme on le leur avait fait miroiter. La mine de zinc Langlois, à Lebel-sur-Quévillon, qui devait embaucher une vingtaine de ces travailleurs au début de l’automne, a plutôt mis à pied 180 de ses employés. Une conséquence de la chute du prix du zinc de près de 40 %.

La crise financière qui secoue la planète n’épargne pas le secteur minier. Le ralentissement de l’économie se traduit par une diminution de la demande de métaux. Une situation qu’avait prévue l’Association minière du Québec. « Nous sommes une industrie cyclique, dit André Lavoie, directeur des communications de l’organisme. Le prix des métaux ne pouvait pas se maintenir au niveau atteint au cours des dernières années. » Depuis 2003, le prix de certains métaux avait quintuplé !

Les compagnies minières connaissent des jours moins fastes. Le prix de l’or a chuté de 25 % depuis mai, celui du cuivre et du nickel, de 50 % depuis août. Coup d’œil sur une industrie qui ne roule plus sur l’or. Enfin, moins…

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