Davos et les coups de circuit

Depuis mercredi les responsables politiques et économiques du monde participent à Davos au Forum économique mondial (WEF).

Environ 2 600 participants, dont 1 600 décideurs économiques et 40 chefs d’Etat et de gouvernement, ont pris d’assaut, comme chaque année,  ce petit village suisse. CNN faisait malicieusement remarquer que ce sommet ne regroupe que 0, 00004 % de la population mondiale au moment où certains s’insurgent contre la domination exercée par une élite de 1 % de la population.

Comme c’est maintenant l’habitude, Jean Charest y est présent et compte y rencontrer des leaders de grandes entreprises pouvant être intéressés à investir au Québec. Il est accompagné du ministre du Développement économique, Sam Hamad, du président d’Investissement Québec, Jacques Daoust et de celui de la Caisse de dépôt et de placement du Québec, Michael Sabia.

Stephen Harper prononcera un discours jeudi et il est lui-même accompagné par le ministre des Finances, Jim Flaherty, de celui des Affaires étrangères, John Baird et Ed Fast, du Commerce international. Le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, est aussi sur place.

Cette présence en force des deux gouvernements est-elle vraiment nécessaire ?

Si c’est pour entendre les grands discours et participer aux ateliers, je me dis que les médias et le web font un travail remarquable. Davos se veut non seulement un lieu de réflexion sur les grands enjeux, mais ce serait aussi l’endroit pour rencontrer et créer des liens personnels avec les PDG des grandes entreprises susceptibles d’investir chez nous. Je laisse le bénéfice du doute à nos gouvernants, mais je constate que monsieur Charest est le seul premier ministre provincial à participer au sommet cette année.

Non, ce qui m’embête le plus, c’est la vision du développement économique que sous-tendent ces pèlerinages annuels. L’avenir du Québec dépend-il de grands projets d’investissements provenant de grandes entreprises multinationales dont les PDG assistent au grand sommet de Davos ?

Je n’ai absolument rien contre l’investissement étranger, qui est souvent une grande source d’innovation et de création de richesse. En revanche, je crois que l’avenir économique du Québec repose d’abord sur l’entrepreneuriat et l’innovation. Je n’ai rien contre les coups de circuit, c’est-à-dire les grandes annonces de grands projets. Seulement voilà,  je préfère les coups sûrs pour marquer des points. Le développement économique n’a pas à être spectaculaire, il doit être solide et appuyée sur de bonnes bases.

C’est ce que je crois comprendre dans le texte soumis par le président et fondateur du Forum économique mondial, Klaus Schwab, quand il écrit que le monde se trouve dans une phase « de profond changement, qui réclame de nouvelles manières de penser ». Pour éviter la catastrophe, Klaus Schwab soutient qu’il faut donner les moyens aux jeunes de créer leurs propres emplois. Il faut vaincre le chômage par le micro entrepreneuriat, dit-il.

Dans cette optique, la lutte contre le décrochage scolaire, ainsi que la promotion de l’entrepreneuriat et de l’innovation ont beaucoup plus d’importance que l’annonce d’un investissement.


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Klaus Schwab soutient qu’il faut donner les moyens aux jeunes de créer leurs propres emplois. Il faut vaincre le chômage par le micro entrepreneuriat, dit-il.De cette facon,ce sont des travailleurs autonomes donc pas de sécuriyé g’emploi,pas d’assurance emploi,pas de fond de pension,aux USA,pas d’assurance -maladie payée par l’employeur, ect…. Quel bel arnaque
michel lafrance

Le Forum économique mondial de Davos existe depuis plus de 40 ans. Il avait, je pense, sa raison d’être au début puisque cela permettait à cette petite agglomération dans le cadre magnifique et authentique de la région des Grisons de se relancer dans sa période touristique creuse d’après les fêtes.

Cela offrait vraiment un cadre parfait pour profiter du bon air et étudier ensembles, de manière informelle, je dirais « à la bonne franquette », les stratégies économiques de l’avenir. Ce qui devait être bon au début est rendu victime de son succès.

Aussi le Forum est à l’économie ce que le Festival de Cannes est au cinéma ; soit l’endroit où il faut être en janvier pour paraître qu’on est membre d’un certain gotha, se donner en spectacle au monde et s’adonner sans retenues aucunes aux arts de la mondanité.

La présence pratiquement tous les ans du premier ministre de la Province de Québec, années après années depuis qu’il est au pouvoir, me semble particulièrement déplacée lorsque la priorité maintenant, c’est de faire des économies ici.

Cela lance un message suivant lequel la Québec serait à la pointe de l’économie canadienne. Je ne suis pas sûr que cela soit encore vraiment le cas. Disons plutôt, qu’advenant que monsieur Charest quitte la politique ou que la politique le quitte, il devrait avoir suffisamment de relations pour poursuivre ailleurs une belle carrière à l’international et/ou dans le privé.

-– Est-ce qu’on défend dans un tel contexte nos intérêts publics ou se sert-on de nos intérêts pour nourrir le bûcher de l’ambition personnelle ?

D’autre part, cela lance un message à l’étranger sur le Québec, que c’est un quasi pays (et non une Province) ; je ne suis pas sûr en ce sens que cela ne donne pas une image plutôt faussée sur ce qu’est le Canada réellement. Cette sorte d’ambivalence aux contours ambigus finissent par revêtir une sorte d’enveloppe astringente.

Quoiqu’il en soit Klaus Schwab n’est pas dupe et sait très bien que le changement ne se fait pas au pieds des sommets alpestres, lorsqu’il tient en quelques sortes de l’unification et de la cohésion des démarches intérieures. Mais certains croient que les dieux se trouvent au sommet des montagnes, alors le gratin peut s’imaginer qu’à Davos ils sont plus près d’eux. 🙂

La lutte au décrochage scolaire, c’est vrai que c’est bien mais je m’explique mal pourquoi alors on monte les frais de scolarité des étudiants universitaires si l’idée c’est d’avoir une population plus scolarisée??

Il n’est pas nécessaire pour le gouvernement d’intervenir encore plus en éducation, de s’amener encore une fois avec ses gros sabots et notre argent, alors que l’édifice craque de partout ailleurs.

Laissez faire le marché, l’offre et la demande, quand les gens peu formés réaliseront qu’il sont incapables de trouver du travail ils accourront d’eux même en hordes vers les écoles, publiques ou privées, pour se former pour les emplois en demande.

Ce que l’état doit faire de toute urgence c’est cessez de jouer à l’apprenti sorcier avec l’économie, cesser de vouloir stimuler, de vouloir fixer les prix, les salaires, cesser de favoriser ceci au dépends de cela, cesser de choisir les gagnants en subventionnant tout ce qui bouge.

Prenez Mabe par exemple, des salaires de 22 à 35 dollars l’heure pour faire des boulots qui en général nécessitent peu de formation. Pensez vous réellement que c’est viable économiquement? Que ça n’allait pas forcément finir mal un jour? Le problème c’est qu’au Québec une compagnie comme Mabe n’est pas libre d’offrir les salaires qui auraient cours dans un marché libre, le syndicat est légalement incontournable et la compagnie qui cherche à diminuer sa structure ne peut que décider de quitter. (Notez ça c’est ce qu’on voit, ce qu’on ne voit pas c’est tous les investissements qui ne se font pas…)

En construction c’est encore pire, absolument TOUT est réglementé et cette absence de liberté fait grimper les coûts tout en ouvrant la porte à la corruption et aux magouilles de toutes sortes. C’est pareil en agriculture et dans presque tout les domaines.

On pourrait poursuivre comme ça pendant des heures.

Ce dont a besoin avant tout l’économie du Québec, un besoin de plus en plus urgent: moins d’impôts et plus de liberté.

Mais ne retenez pas votre souffle…

@michel lafrance J’aime pas mal mieux le micro entrepreneuriat que d’avoir des entreprises comme Mabe qui décollent et qui laissent 700 personnes sur le chômage! Une PME s’occupe habituellement mieux de ses employés (parce que la plupart du temps, il n’y a pas d’actionnaire externe qui veut couper quand ça va moins bien).

Pas de fond de pension? Il y a plein d’alternatives, et quand on est travailleur autonome, on doit quand même payé la RRQ (et on doit payé la partie.

Assurance maladie? On est au Québec, pas chez nos voisins du sud, donc majorité des soins qui sont gratuit. Et des PME peuvent payer l’assurance privée (j’ai travaillé pour une entreprise de 15 personnes qui avaient des assurances collectives…).

Sécurité d’emploi? Est-ce que les gens de Mabe ont une sécurité d’emploi après 2014% Hum, non…

On ne peut pas tout travailler pour le gouvernement (à moins de devenir un pays communiste…) pour avoir tous les avantages que vous énumérez!

Avant de condamner la présence de nos politiciens au sommet de Davos, j’aimerais savoir si cette présence fait en sorte qu’ils négligent les petites entreprises?

Est-ce que ce n’est pas mieux qu’ils supporte les grandes et les petites? Est-ce que de l’attention à un en enlève à l’autre?

Charest a l’avantage d’être accompagné par deux représentant d’ethnies qui ont bien des avoirs et des compagnies dans le monde, mais ce ne seront pas des faiseurs d’emploi stables, ils se tireront avec les bénéfices des subventions et laisseront les gens sans emplois…

Je pense que de favoriser les mini entreprises qui sont des «gros poisson dans des petites rivières» (compagnie super spécialisée comme celles qui produisent des jeux vidéos) est plus important que de se faire «avoir» par les internationales du profit des actionnaires à n’importe quel prix qui sont des« gros poissons dans des grosses rivières»

Mais sans doute que le retour sur investissement politique, comme celui de l’ancienne vice-première ministre qui a l’intelligence! de confondre gaz de schiste et pet de vache serait moins intéressant…

Ha, ha, ha, ce sont d’avantages les pots-de-vin qui sont attrayants !

Aucun d’entre-eux n’y échappe !

J’ai bien rit lorsque j’ai su que ceux qui nous « gouvernent », ont créer le département des « bandits à cravates » … anti-corruptions … faiseurs de belles promesses comme d’habitude.

Il y a de grands conflits d’intérêts et les con-citoyens dormant au gaz … de schiste … les laisse faire !

Wang mais, qu’est-ce qu’ont peut y faire ?

Beaucoup de choses ! M’exclame-je mais, là, sa devient automatiquement un language de sourds.

Les gens ont peurs de perdre leurs petits acquits.

En revanche, je partage avec ceux du peuple, prêt à investir et s’instruire.

Pourquoi pensez-vous que l’école public nous enseigne sans nous révéler ce que nous devrions savoir pour être en affaires ?

Les gouvernements sont la source des écoles publics. Allumez-vous !?

Partagez ou, communiquez avec moi…sans perdre notre temps.

Est-ce que la présence du gouvernement du Québec est bien nécessaire à Davos ? Et bien posez donc la question à Bernard Landry qui s’y est lui même pavaner lorsqu’il était premier ministre provincial !

Ça sert à quoi à Charest d’aller à Davos pour des possibles contrats quand il n’a même été capable d’obtenir au moins des miettes pour la Davies à Lévis. C’est la Nova Scotia Province et la British Columbia Province qui ont raflé tous les contrats maritimes de quelques milliards de $$$$.
La province de Québec communément appelée la Belle Province rafle la péréquation, petit jouet infantilisant.
Charest, à Davos: Diversion pour les naïfs.