De la démocratie

Trois événements se sont produits hier qui illustrent la grandeur, l’élargissement et les difficultés de la démocratie.

Premier acte.

L’ancien président du comité exécutif de Montréal, l’ancien chef de cabinet du maire, l’ancien trésorier de son parti et un important entrepreneur en construction ont été arrêtés dans le cadre de l’opération Marteau. Il est de plus en plus vraisemblable que Gérald Tremblay lui-même doive s’expliquer devant la commission Charbonneau sur toutes les accusations et allégations entourant son administration.

À ceux qui dénoncent depuis hier un « coup d’État »et l’avènement d’un État policier, je fais remarquer que rares sont les « dictatures »  où les forces policières sont en train d’enquêter et de porter des accusations contre ceux qui l’exercent.

Deuxième acte.

Ce qui s’est passé hier au conseil d’administration du Canadien Pacifique est remarquable. Un groupe d’investisseurs, pourtant bien minoritaire au départ, a réussi à forcer la sortie du président du conseil et du président et chef de la direction de l’entreprise. Des présidents démis par leur conseil d’administration, cela arrive toutes les semaines. Mais ici, nous parlons d’une véritable campagne électorale pour obtenir les procurations nécessaires auprès d’une majorité d’actionnaires pour remplacer les dirigeants de l’entreprise

Ce précédent illustre la force acquises par les investisseurs institutionnels et la fin d’une certaine complaisance. Qui sait si SNC-Lavalin ne sera pas la prochaine cible d’actionnaires… militants ?

Acte trois.

Le projet de loi 178. Une partie du Québec est en état de choc ce matin après le dépôt du projet de loi 178. Pas moi.

Joseph Facal résume très bien mon point de vue :

Dans le Québec d’aujourd’hui, l’émotivité conduit à vouloir changer le sens des mots. Pour certains, il est devenu «anti-démocratique» que le gouvernement légitimement élu par le peuple impose une décision à un groupe mécontenté par celle-ci. À ce compte-là, gouverner devient impossible.

La hausse des droits de scolarité se discute au Québec depuis 40 ans. Finalement, un gouvernement, qui mérite sa lourde part de blâmes dans un tas de domaines, décide d’agir. Les gouvernements existent pour cela. Si on n’est pas d’accord, il y a des élections pour tenter de s’en débarrasser.

Pour redresser des finances publiques à la dérive, le gouvernement a imposé des mesures de 11,2 milliards de dollars depuis deux ans et jusqu’en 2012-2013. Ces mesures ont touché l’ensemble des citoyens et ont forcé des arbitrages délicats et difficiles. Comme contribuables ou usagers des services publics, nous avons hérité d’une facture supplémentaire de 4,3 milliards de dollars. En 2012-2013 et 2013-2014, la contribution supplémentaire obtenue des droits de scolarité plus élevés représente 190 millions de dollars. 190 millions sur un redressement de 11,2 milliards et sur 4,3 milliards de droits et de taxes supplémentaires. Est-ce à ce point ignoble ?

Pourquoi les étudiants auraient-ils un passe-droit ? On peut en débattre (en fait, nous ne faisons que ça), mais il est de la prérogative des gouvernements de décider de l’allocation des dépenses et de ses sources de revenus. La logique des associations étudiantes et de ses groupies est de dire que puisque nous n’en voulons pas de cette hausse, nous ne l’aurons pas.

Il est peut-être là le premier déni de la démocratie. Un gouvernement n’a pas à céder devant celui qui crie le plus fort ou qui manifeste le plus souvent. Il n’a surtout pas à céder à ceux qui invoquent la « paix sociale » et la menace de violence pour obtenir ce que le débat démocratique et législatif n’a pas pu leur consentir.

Pour le reste, souhaitons que les amendements adoucissent les côtés les plus abrasifs de cette loi.

18 commentaires
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Charest VS Étudiants

« Papa j’aimerais te rencontrer pour parler de qqchose qui me tient vraiment à coeur ! »

« Fils, pas question, de plus si tu insiste trop et tu me le demande à nouveau, je vais t’enlever ton allocation, ton iPad, ton cell et tu ne pouurras plsu jamis voir tes amis ni les rassembler sou peinde te faire arrêter par la police… Et ne compte pas sur moi pour te faire libérer de prison « .

« Je ne comprends pas Papa, on est au Québec non ? Pas dans une île des Caraïbes ou en Afrique ni en Corée du Nord ?

Je ne comprends pas, je voulais juste te parler ! »

Voilà la situation qui dure et quia amené la Loi78.

Et vous êtes d’accord avec ça M’sieur Facal ? Au nom de la gouvernance ?

Je suis bien content de ne plus vous voir en politique. Vious êtes dangereux Monsieur.

On verra bien ce qu’Ackman réussira à faire de ce joli méli-mélo, mais chose certaine plusieurs dirigeants vont garder un oeil sur ce qui se passe en arrière d’eux, SNC Lavalin, ManuLife,RBC et autres membres du Old Boys’ Network.. une bonne nouvelle pour les actionnaires et pour la démocratie capitaliste. Donc, à l’an prochain, Ackman & Co.

Quand Facal ou vous dites : « il est devenu «anti-démocratique» que le gouvernement légitimement élu par le peuple impose une décision à un groupe mécontenté par celle-ci. À ce compte-là, gouverner devient impossible. »

Votre conception de la démocratie se résume aux élections. En dehors de cette période il n’y a pas de place pour la démocratie. Pour vous la démocratie se résume à donner un chèque en blanc à un gouvernement et à fermer les yeux le temps de son mandat.

C’est un peu étroit comme conception, non ?

Version 2 :

D’après votre texte qui fait référence à M. Facal, vous démontrez que le gouvernement nous a imposé de 11.2 milliards de taxes et tarifs additionnels sur le dos du peuple ?

Par contre, une simple question me vient à l’esprit, il a coupé dans quoi ?

• A-t-il coupé dans la masse salariale dans la fonction publique ?

• A-t-il réduit les retraites dorées pour qu’ils soient basés sur moyenne salariale au lieu des trois ou cinq dernières années, tel que plusieurs pays ont imposé ?

• A-t-il coupé dans les subventions à outrance accordée aux compagnies.

Non, il n’a absolument rien fait, juste rendre plus pauvre l’ensemble de la population pour s’assurer que les groupes d’intérêts gardent leurs privilèges sans réduire aucune dépense.

Alors, si vous appelez cela de la démocratie, moi j’appelle cela de l’oligarchie de groupe d’intérêt.

Pour les étudiants, vous avez juste oublié de dire que le 2/3 de la dette brute a servi à payer des dépenses d’épiceries, l’art de se permettre privilèges et services en n’assumant pas les coûts réels et en les transférant sur le dos de nos fils et petits fils, alors, je regrette, ce genre de démocratie, on peut sérieusement s’en passer.

Je suis tout à fait d’accord, émotivité ou bien pas qu’on a une fâcheuse tendance à changer le sens des mots. Pourtant tous les mots comptent sans la moindre exception.

J’aimerais rappeler à cet effet, que ce qui régit nos états considérés comme démocratiques c’est : « L’état de Droit », l’état de Droit implique la prévalence de la Loi et de l’Esprit des lois quelque soit la forme des gouvernements. Si un gouvernement élu dispose indubitablement du pouvoir de légiférer. Il doit légiférer selon la Loi et non pas sur les bases d’une légitimité conclue par une majorité, artificielle quelquefois compte tenu des règlements électoraux en vigueur.

Le mandat qui revient à un gouvernement – peu importe la loi électorale – c’est de veiller au « bien commun », les anglais appellent cela le « common good » et les français le « bien public », on se doit de veiller à ce « bien » comme à la prunelle de ses yeux ; toute forme de loi n’a de sens que lorsqu’elle préserve le « bien ». Si nous n’avions pas de biens en commun, il n’y aurait tout simplement plus d’État et tout le monde vivrait et mourrait suivant ses propres lois.

Lorsqu’un gouvernement décide de légiférer contre une minorité, aussi infime soit-elle, au nom du bien commun, il a pour devoir de définir et préciser de manière convaincante en quoi cette minorité nuit réellement à l’intérêt public. Autrement on bascule dans le cadre des lois d’exceptions (lois scélérates) avec tous les risques que cela comporte.

Il va sans dire que de telles procédures, telles le projet de loi 178 ne sont pas par définition antidémocratiques, mais cela pourrait aisément le devenir. Et que de telles dispositions prises dans la fièvre et sur le fil du rasoir (pratiquement sous le « bâillon ») pourraient aisément se trouver adoptées en contravention de l’esprit des Loi et des fondamentaux de notre droit constitutionnel. Cela signifie que lorsqu’il y a un doute. – Ce qui ici est le cas –. Que toute forme de répression ou de menace de répression contre une minorité ne rencontre plus de ce qui relève de la préservation du bien commun ; normalise et fait entrer l’usage de la force, le code criminel et le code pénal dans la sphère organique et constitutionnelle qui sont des domaines en principes inviolables et inaliénables.

À ce titre Les individus, ou un groupe d’individus ou toute forme d’organisation ont le droit de saisir la Justice qui en principe en raison de son indépendance est garante des lois. – Cela signifie pour préserver la paix sociale que le gouvernement doit et se doit d’adopter des règles de prudence et s’il y a lieu de surseoir à l’application de sa loi ou du moins d’en réduire la portée jusqu’à ce que la Justice puisse en bonne et due forme statuer sur le fond… s’il devait apparoir que cette loi soit adoptée.

– J’avais d’autres commentaires à formuler, mais je vous en fais grâce 🙂

M. Duhamel,

Dans votre acte trois vous mélanger deux choses, soit la pertinence de l’augmentation des frais de scolarité et la teneur des mesures coercitives sans précédent incluses dans le projet de Loi spécial.

Je suis en accord avec un hausse raisonnable des frais de scolarité et je juge que 82% sur 7 ans, c’est nettement exagéré. Mais là n’est pas mon propos.

Que le gouvernement veuille imposer la loi et l’ordre, sous sa légitimité d’élu, soit, mais avec les mesures répressives telles que libellées dans le projet de Loi spécial, le gouvernement veut trucider une mouche avec une mitraillette.

Encore là, c’est nettement exagéré.

Navrant de votre part. Ce parti n’avait que 24% des électeurs derrière lui, donc pas assez pour obtenir une légitimité. Pour gouverner il faudrait au moins 50% plus 1 des votes.

Si cela devient ingouvernable parce que nous n’obtenons pas ce chiffre alors on mets en place un commissaire temporaire. C’est tout.

Le problème n’est pas l’imposition de la solution, c’est les dénis des libertés civiques qui l’accompagne. Délégitimations des associations étudiantes, entorses majeurs au droit de rassemblement et de manifestation. Sans parler que la police va nous arrêter si on donne rendez-vous à des amis et que, oh malheur, on en as beaucoup.

Rendu là, on aurai mieux fait d’annuler les sessions. Sacrifier les droits civiques, jamais!

De prime abord, on est tous porté à être favorables aux étudiants et à leurs revendications, t c’est bien ainsi. Et pourtant, pourquoi à partir d’un différent marginal au départ avec les autorités gouvernementales, il a fallu déborder ainsi dans la violence et l’intimidation, jusqu’à en perdre le sens des réalités et à changer le sens des mots. Ainsi. à entendre les vociférations des portes-parole de La Classe, et les propos nettement exagérés des autres leaders, on ne peut que déplorer cette dérive d’une culture du je-me-moi, qui ne sait se satisfaire d’un compromis honorable, portant particulièrement sur l’accessibilité aux études supérieures des plus démunis et de la classe moyenne. Dans la vie, pour cette jeunesse dorée (à comparer avec la mienne), il faut finir par réaliser un jour qu’on ne peut tout avoir, et qu’un compromis honorable est nettement préférable à perdre littéralement la face et bien d’autres choses.

Par ailleurs, il faudrait aussi se questionner sur les objectifs et les valeurs que recerche cette franche très militante de la jeunesse d’aujourd’hui, qui se tarde de bien beaux principes sur l’éducation, mais dont les propositions auraient comme résultats une dévaluation de nos institutions d’enseignement et l’émission d’une foule de diplômes à rabais, souvent dans des domaines plus ou moins pertinents, alors que le Québec d’aujourd’hui et surtout de demain aura besoin de plus en plus de main d’oeuvre compétente et expérimenté, mais pas nécessairement avec un diplôme universitaire. N’oublions surtout pas que notre société vieillissante à grand pas présente une problématique sérieuse, et l’oublier ne peut que nous réserver des lendemains plutôt désagréables.

Un grand père retraité qui aime et adore la jeunesse, surtout celle qui arbore une lucidité et un réalisme de bon alois.

@ Pierre Longpre (# 2):

Voici une autre « conversation » passablement plus réaliste et moins empreinte de fanatisme que la vôtre:

Claude Bergeron
Médecin de Mont-Saint-Hilaire, l’auteur s’adresse à Léo Bureau-Blouin, président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ).
La Presse

Cher Léo, tu me dis que ton père est intraitable, abuse de son autorité et ne se comporte pas en «bon père de famille» en refusant de reconsidérer sa décision d’augmenter graduellement de 80% ta contribution aux dépenses d’essence de l’auto familiale.

Avant d’intercéder en ta faveur, selon une vieille habitude, je suis allé aux informations.

J’ai compris que tu utilises l’auto familiale allégrement depuis que tu as ton permis de conduire et que, comme qu’entendu, tu payes de ta poche environ 15% du coût de l’essence que tu dépenses. Par une complaisance que je déplore, ton père a accepté de geler ta contribution qui est restée la même depuis des années, malgré le fait qu’entretemps, le prix de l’essence a doublé. Comme le budget familial, ainsi que tu le sais, est très serré, ton père, pour compenser son déboursé additionnel, a dû réduire l’allocation de dépenses de tes deux jeunes frères.

Il y a plusieurs mois, ton père t’a avisé qu’il se devait de corriger la situation et qu’en conséquence, à compter de l’an prochain, ta contribution serait graduellement augmentée de 75%.

Tu as d’abord refusé l’invitation d’en discuter et, à l’approche de la mise en vigueur de l’ajustement, tu as fait une colère noire, réclamant le gel absolu de ta contribution et même, la gratuité complète. Tu l’as fait avec une éloquence et une détermination remarquables, ce dont je te félicite. Tu as même proposé de revoir le budget familial pour réduire ou, si possible, effacer totalement l’augmentation décidée. Malgré l’énormité de ta suggestion, ton père a montré une étonnante ouverture.

Ton entêtement a porté ses fruits et, pour acheter la paix, ton père, sans doute influencé par l’intervention efficace et discrète de ta mère, a accepté d’étaler la hausse sur une plus longue période et même d’augmenter ton allocation personnelle de sorte qu’en fait, à tout prendre, tu t’en trouves mieux qu’avant. Malgré ces concessions, tu persistes dans ton entêtement et refuses la main tendue, réclamant avec plus d’insistance le gel absolu.

Ton père, déçu, a temporisé, espérant que tu serais finalement plus conciliant. Finalement, il a dû se résoudre à trancher et à imposer d’autorité sa décision considérablement adoucie, sans remettre en question ton droit acquis d’utiliser l’automobile familiale à si peu de frais, situation que bien d’autres t’envieraient.

Léo, depuis toujours, tu as pu compter sur moi en toutes circonstances. Indirectement, à ma façon, j’ai contribué volontiers à ta formation. J’ai suivi ton évolution avec attention. J’ai encouragé tes initiatives et applaudi à tes succès. Sache-le, je suis fier de toi.

Mais là, je ne puis te suivre. Je pense que tu vas trop loin, que tu exagères en refusant de te conformer à la juste décision de ton père, que tu forces ainsi à exercer sa pleine autorité en «bon père de famille». C’est là mon avis.

Signé: ton grand-père, convaincu que tu entendras raison et sauras profiter de l’expérience.

Source: http://www.lapresse.ca/cpspecial/votre-opinion/201205/18/01-4526656-mon-cher-leo-tu-exageres.php

Parait que la remise de la session à l’automne va couter -vs êtes bien assis?- un milliard de dollars. Jusqu’ici personne n’en a parlé.
ca c’est à part du chiâlage qu’il va y avoir chez les profs

Développement intellectuel chez homo quebecensis boycotticus. Âge mental de:

8 ans: Je manifeste, donc j’ai raison.

9 ans: je suis en colère, donc j’ai raison.

10 ans: notre association rejette la loi de la gravitation universelle, puisqu’elle a été décrétée sans nous inviter à une à une table de négociation.

11 ans: je ne paie pas d’impôt, donc qu’on me consulte avant de dépenser les impôts des autres.

12 ans: nous sommes 0,1 % de la population à manifester, donc nous avons raison et les 99,9 % ont tort.

13 ans: notre manifestation est non violente, donc elle est pacifique.

14 ans: nous boycottons nos cours, donc nous sommes en grève.

15 ans: nous sommes démocrates car nous imposons à nos membres la dictature de la majorité.

16 ans: Nous violons le droit et l’accès à l’éducation de dizaines de milliers d’étudiants, au nom du droit et de l’accès à l’éducation.

17 ans: la loi 78 est liberticide et autoritaire parce qu’il faut donner un avis de 8 heures pour manifester à 50 personnes ou plus, alors qu’à New York il faut un avis de 5 jours pour manifester à 20 personnes ou plus.

18 ans: « l’enfer, c’est les autres » (Sartre) (merci à mes profs de philosophie et de sociologie), donc ma liberté prime sur celle d’autrui, et mes capricent priment sur ceux des autres.

19 ans: « je pense, donc je suis » (Descartes), mais je n’ai jamais lu Descartes, ni d’ailleurs Montesquieu ou De Tocqueville, car mon professeur de sciences politiques à l’UQAM (Francis Dupuis-Déri) préfère me faire lire « Bases préliminaires pour une grève générale illimitée victorieuse », signé par Force étudiante critique.

20 ans: j’aime étudier, et je le démontre en boycottant mes études pour une durée illimitée.

21 ans: la qualité et l’excellence d’une éducation ne doivent jamais primer sur les frais de scolarité. Il faut savoir sabrer dans recherche et excellence à l’université afin de réduire mes frais de scolarité sans diminuer le montant de la cotisation à mon association étudiante. Le diplôme est un contenant dont le contenu est peu pertinent.

Votre argumentaire est malheureusement incomplet. Première l’éducation n’est pas une dépense, l’éducation est un investissement. Alors cette dépense ne peut pas être comparer aux taxes à la consommation ou au tarif des permis de conduire. Aussi dans votre argumentaire vous ne faite pas, commodément, références au baisse d’impôt des entreprises.

Voici l’aspect légal. Facal peut bien avoir une opinion sur la démocratie. Mais le fait est que la loi donne au ministre le pouvoir de modifier n’importe quelle loi sans passer par le parlement. La loi donne aux policiers des pouvoirs arbitraires, un tweet pourrait être illégal, le fardeau de la preuve est renversé et elle établit la culpabilité par association. Si l’instauration de tel pouvoirs n’est pas une initiative anti-« pouvoir du peule », je me demande bien ce que ça va pour prendre pour que vous considériez une loi abusive et anti-démocratique.
Que vous ayez des considérations d’économiste face au sujet des droits de scolarité soit, mais vous ne pouvez pas rester aveugle aux conséquences de cette loi abusive. Finalement le PLQ a été élu par à peine 24% de la population voila pourquoi la légitimité du gouvernement est rapidement contester quand il prend des mesures contestable.

CorrigéDéveloppement intellectuel chez homo quebecensis boycotticus: la suite.

7 ans: on ne m’obéit pas, donc on n’est pas à l’écoute.

51 ans: j’ai confondu meutocratie et démocratie en 2012. J’ai été induit en erreur par des activistes manqués qui se sont massivement recyclés dans le journalisme et dans l’enseignement de la sociologie, des sciences politiques, de la philosophe, et de l’éducation. Ils ont abusé de ma naiveté en changeant le sens des mots. Je comprends maintenant que moins on insiste sur la qualité et l’excellence dans le journalisme et l’enseignement collégial et universitaire, plus ces activistes manqués occupent une large place et une trop large liberté d’endoctrinement.

Comment organiser une manifestation à caractère REVENDICATIF à Bruxelles: il faut obtenir un permis et en faire la demande 10 JOURS à l’avance. Il faut prévoir des mesures d’ordre, et le port du masque est interdit. je cite:

“La demande d’autorisation doit être adressée par écrit à la police au moins 10 jours ouvrables avant la date prévue pour la manifestation. Cette demande devra donc absolument comporter les éléments d’information suivants :
le nom, adresse et numéro de téléphone (en Belgique) de l’organisateur ou des organisateurs
l’objet de l’événement
la date et l’heure prévues pour le rassemblement
l’itinéraire projeté
le lieu et l’heure prévus pour la fin de l’événement et, le cas échéant, la disl”ocation du cortège
le cas échéant, la tenue d’un meeting à la fin de l’événement
l’évaluation du nombre de participants et les moyens de transport prévus
les mesures d’ordre prévues par les organisateurs.”

Il y a des exclusions. Je cite:

“Exclusions
L’autorisation n’est pas accordée, en principe, pour des rassemblements et cortèges :
à la Grand-Place ou dans les rues qui y aboutissent
ou qui devraient avoir lieu un samedi dans certaines parties de la ville.
Les manifestations sont interdites dans la “zone neutre”. (voir la carte des restrictions)

Il y a aussi des interdictions. Je cite:

“Interdictions
Sauf autorisation, il est interdit de se dissimuler le visage sur l’espace public par des grimages, le port d’un masque ou tout autre moyen.”

http://www.bruxelles.be/artdet.cfm/7340

Comment faire une manifestation à caractère revendicatif en Provence:

Il faut en faire la demande 3 jours OUVRABLES à l’avance.

http://www.paca.pref.gouv.fr/L-Etat-et-la-securite/La-securite-publique/Les-manifestations-a-caractere-revendicatif

Voter une fois aux quatre ans, c’est mieux que rien, mais c’est bien peu lorsque l’on considère tous les enjeux importants. Mais même si l’on accepte ce point, notre démocratie est déficiente puisqu’un parti peut facilement obtenir une majorité à l’assemblée avec 40 voire même 35% du vote. Voilà pourquoi je supporte la désobéissance civile face aux actions du gouvernement Charest.

@François 1: il y a au moins deux problèmes avec cet article. Premièrement, la comparaison est boiteuse: l’éducation est un investissement qui rapporte à toute la société, tandis que l’automobile n’est qu’un moyen de transport parmi tant d’autres, et c’est le plus dispendieux et le moins écologique. Deuxièmement, l’auteur tient M. Bureau-Blouin responsable à lui seul du mouvement étudiant, alors qu’il n’est que le porte parole d’une association qui fonctionne par démocratie directe. Il ne serait pas là, et le mouvement aurait lieu quand même.

« Pour redresser des finances publiques à la dérive »

Il est là le problème : l’augmentation des frais de scolarité est une goutte d’eau dans l’océan budgétaire. Les 300 millions que constituent à terme la hausse représentent 0,00375 % des dépenses totales actuelles du gouvernement. Si quelqu’un essaie de vous faire croire que la question de l’augmentation des droits de scolarité est uniquement une question de budget, il est soit de mauvaise foi, soit ignorant.

Si le gouvernement cessait d’essayer de régler ses problèmes budgétaires (qu’il a lui-même créés) uniquement en allant chercher plus dans la poche des contribuables, peut-être que les choses iraient mieux. Peut-être que si le gouvernement faisait un effort et coupait dans ses dépenses (ce qu’il n’a jamais fait depuis 2003), peut-être que les choses iraient mieux. À force de toujours demander aux autres de compenser pour nos largesses, ont finit nécessairement par susciter le mécontentement.