De l’eau pour tous

H2O INNOVATION

Domaine d’activité : traitement des eaux

Nombre d’employés en 2010 : 94 (+ 2 à temps partiel)

Siège social : Québec

Chiffre d’affaires en 2010 : 27,7 millions

Leaders de la croissance 2011 - H2O Innovation
Photo : J. Lafrenière

H2O INNOVATION

Domaine d’activité : traitement des eaux

Nombre d’employés en 2010 : 94 (+ 2 à temps partiel)

Siège social : Québec

Chiffre d’affaires en 2010 : 27,7 millions

Croissance 2005-2010 : 867 %

 

Frédéric Dugré a 26 ans, en 2000, lorsque sept personnes perdent la vie après avoir bu de l’eau contaminée dans la petite ville ontarienne de Walkerton, en Ontario. « Je me souviens de m’être dit que plus rien ne serait pareil, que mettre du chlore dans l’eau pour la purifier ne serait plus suffisant », raconte-t-il aujourd’hui.

Cet ingénieur en mécanique saisit l’occasion d’affaires et fonde la même année H20 Innovation, qui fabrique des systèmes de filtration d’eau à base de membranes, procédé exigeant moins de ressources et de suivis que le traitement chimique de l’eau. H20 cible les villes de 10 000 à 50 000 habitants.

« Les petites municipalités n’ont pas les mêmes moyens que les grandes pour répondre aux mêmes normes. La personne qui est responsable du système de traitement d’eau est souvent la même qui s’occupe de la neige, des ordures et de la voirie ! »

Selon le 2030 Water Resources Group, le marché mondial de l’eau a été évalué à 480 milliards de dollars en 2010. Cette somme inclut des investissements de 175 milliards pour le traitement des eaux municipales et industrielles, les deux secteurs ciblés par H20 Innovation.

Pour se tailler une place dans ce lucratif marché à côté des Veolia, Siemens et GE de ce monde, la PME de Québec prend les gorgées doubles. Elle a acquis quatre entreprises au cours des cinq dernières années, ce qui explique sa forte croissance.

L’entreprise réalise 80 % de son chiffre d’affaires aux États-Unis et exploite quatre usines, soit à Ham-Nord (dans les Bois-Francs), à Minneapolis (Minnesota), à San Diego (Californie) et, depuis avril 2011, en Inde, où elle avait créé une coentreprise avec Chembond Chemicals, de Bombay, l’an dernier.

Et ce n’est pas fini, car ce jeune président a soif. « J’aimerais que l’entreprise atteigne 100 millions de chiffre d’affaires d’ici trois à cinq ans et un milliard idéalement. »

 

 

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