De mauvaises nouvelles d’Allemagne et de Chine

De sombres nuages planent sur les économies chinoise et allemande, qui semblaient pourtant à l’abri des difficultés auxquelles se heurtent les autres pays asiatiques et européens et qui étaient de véritables catalyseurs pour l’ensemble de l’économie mondiale.

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Photo : Getty Images

S’il faut trouver une raison supplémentaire de s’inquiéter de la conjoncture économique, il suffit d’aller jeter un coup d’œil du côté de Pékin et de Berlin.
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De sombres nuages planent en effet sur les économies chinoise et allemande, qui semblaient pourtant à l’abri des difficultés auxquelles se heurtent les autres pays asiatiques et européens et qui étaient de véritables catalyseurs pour l’ensemble de l’économie mondiale.

La croissance économique de la Chine a été aussi longue que spectaculaire, avec une augmentation annuelle moyenne de 10,2 % de 1981 à 2011. Cette croissance a sorti des centaines de millions de personnes de la pauvreté et a été à l’origine d’une forte demande pour les matières premières dont a bénéficié le Canada et le Québec.

Cette croissance a ralenti, et il serait étonnant qu’elle dépasse les 7,5 % cette année. Le Conference Board prédit qu’elle ne sera plus que de 5,5 % en moyenne entre 2015 et 2019 et de 3,9 % entre 2020 et 2025. C’est déjà ça, mais l’effet d’entraînement sur les autres économies sera d’autant diminué.

L’Allemagne est l’ultime championne européenne, avec un taux de chômage beaucoup plus bas que celui de ses voisins et des finances publiques en bon état. Pourtant, le PIB a affiché un recul de 0,6 % au deuxième trimestre, ce qui fait craindre que le pays se retrouve sous peu en récession.

Malgré leurs différences, les économies chinoise et allemande partagent un grand point en commun : elles carburent aux exportations. La moitié du PIB des deux pays dépend de leur commerce extérieur.

C’est considérable quand on compare au Canada, au Royaume-Uni, à la France ou à l’Italie, pour qui les exportations comptent pour 30 % de l’économie. C’est énorme comparé aux États-Unis et au Japon, où elles ne représentent que 15 % du PIB.

La Chine et l’Allemagne sont de formidables machines à vendre à l’étranger, mais cela les rend vulnérables quand le reste du monde est au ralenti.

Les exportations allemandes ont accusé un recul de 5,8 % en août — du jamais-vu depuis 2009. Ses clients ne vont pas bien. Le marché chinois, on vient de le voir, n’est plus ce qu’il était ; le marché européen est stagnant, et le boycott de la Russie par les pays occidentaux la touche particulièrement, puisque 6 000 entreprises allemandes font des affaires avec ce pays.

L’autre point en commun partagé par ces deux grandes économies, c’est la perte de leur compétitivité. Depuis un an, les coûts d’électricité ont augmenté de 10 % en moyenne en Chine. En Allemagne, c’est pire, avec une hausse de 60 % de la facture moyenne depuis cinq ans. Les coûts d’électricité sont deux fois plus élevés qu’aux États-Unis.

Et ce n’est qu’un début, car il faudra financer des investissements de 1 000 milliards d’euros d’ici 2040 pour effectuer la transition du nucléaire et des énergies fossiles vers les sources d’énergie renouvelables.

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À propos de Pierre Duhamel

Journaliste depuis plus de 30 ans, Pierre Duhamel observe de près et commente l’actualité économique depuis 1986. Il a été rédacteur en chef et/ou éditeur de plusieurs publications, dont des magazines (Commerce, Affaires Plus, Montréal Centre-Ville) et des journaux spécialisés (Finance & Investissement, Investment Executive). Conférencier recherché, Pierre Duhamel a aussi commenté l’actualité économique sur les ondes du canal Argent, de LCN et de TVA. On peut le trouver sur Facebook et Twitter : @duhamelp.

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Ce dont on s’aperçoit plus que jamais, c’est que dans une économie de type globale et mondialisée tout est absolument lié. Ainsi, si l’Allemagne qui pourtant est le moteur économique de l’Europe, n’obtient pas en ce moment le taux de croissance escompté. C’est simplement parce que ses principaux partenaires : France, Italie et Pays-Bas entre autres, qui sont confrontés à toutes sortes de problèmes financiers et budgétaires, que tous ces pays achètent moins aux Allemands.

Si la Chine actuellement renforce sa coopération avec la Russie, c’est parce que ces deux puissances ont plus que jamais besoin l’une de l’autre. La Chine pour rester compétitive sur les marchés doit sécuriser (comme les États-Unis d’ailleurs) ses approvisionnements de matières premières, tout particulièrement dans le domaine des énergies.

La Russie doit impérativement vendre ses matières premières pour assurer son développement. Ce n’est probablement pas un hasard d’ailleurs, si le président Ukrainien Porochenko vient tout juste de conclure une entente avec le président Russe pour assurer un approvisionnement en gaz suffisant pour cette fin d’année et l’an prochain, contre la garantie que le gaz Russe qui transite par l’Ukraine sera comme auparavant bien acheminé aux clients du sud-ouest Européen.

D’autre part, la Chine est elle-même confrontée à de multiples problèmes structuraux. Ses produits sont devenus comme vous le mentionnez, un peu moins compétitifs sur les marchés, sa population vieillie lorsqu’elle subit maintenant les contrecoups de la politique de l’enfant unique, les écarts entre les riches et les pauvres sont également alarmants quand les aspirations légitimes d’une part de la population pour plus de liberté et de démocratie, devront être tôt ou tard pris en compte. Mais la Chine dispose d’un atout considérable : un marché intérieur colossal qui ne demande qu’à s’épanouir.

L’Allemagne aussi est confrontée au vieillissement accéléré de sa population et doit avoir de plus en plus recours à une main d’œuvre étrangère pour faire tourner ses usines. Ce qui instabilise quelques régions du pays avec la croissance accélérée d’une multiethnicité à laquelle tous les Allemands n’étaient pas préparés.

Quoiqu’il en soit, je pense qu’il va falloir apprendre à vivre avec des taux de croissance plus réduits. L’économie doit apprendre et réapprendre à faire mieux avec moins. C’était un des thèmes abordés en fin de semaine passée par Philippe Couillard. Il faut bien considérer que ce qui est vrai pour le Québec, n’est probablement pas faux pour le reste du monde.

Deux grandes puissances commerciales devront se soucier de productivité. Au Québec, on se soucie de « redistribution » d’une richesse que l’on ne produit pas.

Tout à fait vrai, on ne produit pas de richesse à hauteur de 315 milliards par année.

Ce que vous voulez dire, c’est que la croissance de richesse n’est pas au rendez-vous. En fait, on ne devrait pas parler de richesse puisqu’il n’y a pas de causation entre la croissance de la valeur de la production (le PIB) et la croissance de la richesse de notre population, il y a tout au mieux une corrélation. Donc, ce que je crois que vous voulez dire c’est que nous nous préoccupons pas assez de la croissance de la taille de l’économie québécoise, au profit de la redistribution.

Ce qui est plutôt surprenant comme affirmation considérant que le PLQ a été au pouvoir pendant 10 des 12 dernières années (certes avec un interlude qui a notamment vu de l’investissement dans l’exploration pétrolière et la fermeture d’une centrale qui aurait coûté plus de 3,5G$ supplémentaires à rénover, entre autres). Ce même parti n’est pourtant pas reconnu pour être un défenseur de la redistribution de la richesse. Étrange conclusion.

Tout ceci met encore plus de pression sur le Québec, nid de gauchistes, de syndicalistes et de parasites fonctionnaires.

C’en est même rendu que PKP (oui…oui…le même qui fait sa politique sur Facebook de peur de devoir affronter les journalistes et les commentateurs!!!) séduit maintenant les communistes du Québec!!!:

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/201410/21/01-4811270-des-communistes-seduits-par-pkp.php

C’est tout dire de l’endroit d’où part le pauvre Québec.

Quand on est resté accroché à la peur des communistes de de Maurice Duplessis notre crédibilité faut 0,0000001.

PKP vaut mille fois tes idoles économistes libertariens du parti libéral avec leur boule de crystal pour prédire l’économie.

Le fils à papa PKP…hum…à part avoir fait perdre des centaines de millions de beaux $ à TOUS les Québécois via la Caisse et Videotron et avoir mis Québécor World en faillite, qu’a-t-il accompli d’impressionnant le PKP?

RIEN!

Que comprend-tu aux affaires et à l’économie? RIEN!

PKP est plus riche qu’il ne l’était, alors que tes héros économiques du parti libéral courent après leurs pension de député (et les enveloppes…). T’sait certainement c’que j’veux dire!

Pour la Caisse de Dépôt et de Placement, elle à rapporté depuis qu’elle existe jusqu’à ce jour, plus de 9% à ses clients.

1- PKP est « riche » parce que son père a amassé la fortune dont il jouit aujourd’hui; d’ailleurs, il a lui-même dit qu’il ne voulait pas « vendre l’héritage de son père! ». Pour ce qui est des réalisations de PKP lui-même, je ne vois absolument rien de spectaculairement positif: perte de centaines de millions dans Sun Media, faillite de Québécor World. autre perte de centaines de millions de notre Caisse vis le rachat de Videotron, engloutissement d’une autre centaine de millions dans un Colisée vide et sans équipe… En plus, il a été qualifié par l’aile syndicaliste du PQ comme le PIRE employeur du Québec!!! Que voulez-vous de plus?

2- TOUS les députés de l’Assemblée nationale veulent protéger leurs pensions et pas seulement nos Libéraux. Tant qu’aux enveloppes brunes, je crois me souvenir qu’à la Commission Moisan, seul le PQ avait trempé dans cette sorte de chose.

3- La Caisse aurait pu nous rapporter beaucoup plus si elle avait su éviter son association avec Péladeau. Ça nous a coûté des centaines de millions et ce n’est pas fini. Le fonds de pension Ontario Teachers bat notre caisse à plate couture à chaque année. faut dire qu’ils ne sont pas associés à Péladeau, EUX.

1- Québécor World est le fruit d’une acquisition de l’Américaine World Color Press par Québécor en 1999, donc le résultat de PKP. Au début des années 2000, PKP a cessé d’être Président et CEO de Québécor World, remplacé par Wes Lucas.

2- Québécor World n’a pas fait faillite, elle a été racheté en 2010, soit 2 ans après s’être placé sous la protection de la loi de la faillite et environ 1 an après en être sortie.

3- Rachat de vidéotron : pas exactement un rachat, Rogers avait fait une offre juteuse (4,5G$ au début des années 2000) et le politique s’en est mêlé. Depuis, Vidéotron a entre autres lancé un service cellulaire qui obtient des parts de marchés au Québec similaires à celles de Rogers. Tient, vous vouliez un accomplissement, en voilà un important. Vous en voulez un autre? Vidéotron casse les prix au Québec cellulaire au Québec, les forfaits du Big 3 sont 20$ à 40$ moins cher au Québec qu’en Ontario. (non je ne travaille pas pour Vidéotron, en fait je travaille pour Rogers)

4- Je ne vois pas comment le Colisé (on parle du nouvel amphitéâtre je suppose) pourrait être vide puisqu’il n’est même pas encore construit…

5- Tout le monde comprend que les enveloppes brunes incluent le financement sectoriel, dont le PLQ est champion.

Et pour finir, vous avez une source sur les pertes alléguées dûes à l’association de la CDP et de PKP? Avec les chiffres sur les dividendes versés là.

« C’est tout dire de l’endroit d’où part le pauvre Québec. » (François 1)

Pour un petit supplément à ton éducation qui en à grand besoin, les communistes N’EXISTAIENT PAS au départ du Québec.

« …et de parasites fonctionnaires. »

Pour ce qui est des parasites dretteux et libertariens qui font de la tite politique de basse cour, tu n’as pas de leçons à donner au fonctionnaires à propos des parasites.