De quoi le Québec a-t-il besoin ?

Marie-France Bazzo pose-t-elle la bonne question quand elle demande à un certain nombre de personnes « De quoi le Québec a-t-il besoin » ?

Le livre, écrit en collaboration avec Jean Barbe et Vincent Marissal, recueille les témoignages d’une trentaine d’artistes, de politiciens et autres faiseurs d’opinions sur ce que devrait être le Québec et ce qui l’empêche de le devenir. Ce n’est pas inintéressant, loin de là, et les propos de certains «invités» m’ont même étonné.

Je pense à Luc Ferrandez, le maire d’arrondissement du Plateau Mont-Royal, qui souligne  l’écart grandissant entre le refus de la frugalité  et le désintérêt pour l’enrichissement des Québécois. « Si on se désintéresse de l’enrichissement, il faut prendre acte et assumer notre frugalité », dit-il.  Ou encore Dany Laferrière qui reproche aux Québécois leur « insularité ». « Nous aussi, il faudrait qu’on arrive à clarifier les choses. Veiller à ce que le jeune Québécois ne continue pas à répéter des stupidités sur le Canada. Qu’il aille voir. » Et  l’auteure Kim Thu qui fait naïvement remarquer « que le Québec s’est immobilisé depuis que l’argent est parti ».

En fait, je pense que c’est la question qui m’embête. Je ne pense pas que le Québec a besoin de quelque chose ou de quelqu’un en particulier. Je ne crois pas qu’il faut « se redonner confiance collectivement » et partir à la recherche du moment « où nous avons cessé de rêver ». Et si nous ne partagions tout simplement pas le même rêve ? Pourquoi la confiance doit-être collective plutôt qu’individuelle ?

Je me méfie comme de la peste des pays où l’unanimité ou le consensus deviennent la règle. Les pays que j’admire, sont ceux où il y a de véritables débats sur les enjeux de société, avec des majorités et des minorités. Les Américains, les Français, les Suédois (nommez-en autant que vous voulez) sont des peuples divisés, où les débats publics sont polarisés, souvent hargneux, où les ambitions et rêves des uns sont aux antipodes de ceux des autres et où les « chantiers » et priorités ne sont pas les mêmes, dépendant des positions politiques. Je trouve cela terriblement normal.

Tous les peuples occidentaux (Japonais inclus) sont aujourd’hui dans la tourmente parce que les États sont trop endettés et que nous nous faisons déclasser économiquement par les pays émergents. Tous les pays développés ont des problèmes budgétaires et des choix déchirants en matière de finances publiques. Tous sont aux prises avec un problème de chômage à cause d’une main-d’oeuvre sous-scolarisée qui n’arrive plus à se trouver un emploi. Tous (sauf le Japon sans doute)  sont confrontés avec des problèmes d’immigration et d’intégration. Tous les peuples trouvent leurs gouvernants ineptes et se font un plaisir de les changer  dès qu’ils en ont l’occasion. Tous aspirent « au changement ».

Les Québécois ne sont pas distincts des autres sociétés développés et ce découragement n’est pas un problème « québécois ». À la nuance que ceux qui se battent pour la souveraineté du Québec ajoutent au spleen ambiant à cause de la faible popularité de leur option et par l’implosion de leur appareil politique.

Ce regard uniquement centré  sur le Québec, je l’ai constaté aussi dans le livre de Joanne Marcotte Pour en finir avec le gouvernemaman.

La réalisatrice de L’Illusion tranquille et fondatrice du Réseau Liberté Québec, jette un regard acide sur la société québécoise. Un Québec « mou, déprimé et (qui) a sombré dans un état de dépendance méprisable et déshonorant », écrit-elle.

Je ne partage pas toutes les idées de Joanne Marcotte et de ses amis, mais je trouve le livre convainquant et fort intéressant. Elle reproche aux Québécois d’avoir renoncé à leurs responsabilités, accaparées par un État de plus en plus gros, de plus en plus cher et de moins en moins bienveillant. Un État qui a pris soin de toutes ses clientèles, notamment de la classe d’affaires, deux fois plus subventionnée qu’en Ontario.

Joanne Marcotte fait un constat brutal, mais juste de la situation tout en défendant des valeurs importantes pour moi comme l’entrepreneurship, la prise de risque, l’ambition et le succès financer.

C’est une critique sans complaisance de ce qu’on appelle le «modèle québécois », mais c’est comme si ce modèle était propre au Québec et à son gouvernement.

Je suis plutôt d’avis que le «modèle québécois» n’est qu’une version un peu plus dispendieuse du modèle canadien, établi dès les années 1930 par les politiques économiques (création ou nationalisation du CN, de Radio-Canada, des Ports Nationaux, d’Air Canada) et sociales (des allocations familiales en 1944 à l’assurance-maladie universelle en 1968) des libéraux fédéraux. Le modèle canadien n’est, lui, qu’une des multiples versions de la social-démocratie qu’on retrouve dans presque tous les pays occidentaux.

Joanne Marcotte ne parle que du Québec dans son plaidoyer, comme si l’interventionnisme et les politiques sociales étaient des problèmes propres au Québec. Je nuancerais.

Bref, je trouve que le «cynisme et le défaitisme » constatés par Marie-France Bazzo et les problèmes de l’État québécois diagnostiqués par Joanne Marcotte sont des problèmes universels qui touchent toutes les sociétés développées. Ce n’est pas une raison pour arrêter de se plaindre et vouloir changer les choses, mais cessons de nous faire croire que nous sommes à ce point distincts et uniques. Nous avons des centaines de millions (milliards) d’amis qui sont aux prises avec les mêmes enjeux et les mêmes discussions.

«Le Québec doit sortir du Québec », disait Dany Laferrière.

 

 

 

Laisser un commentaire

Ce dont a besoin le Québec? Qu’une bombe atomique tombe sur le territoire et qu’on reconstruise à zéro (figure de style, naturellement).

Sérieusement, le Québec est tellement sclérosé par l’étatisme, le syndicalisme et le corporatisme que la voie politique semble presque inimaginable pour s’en sortir puisque les groupes d’intérêts (syndicats, agriculteurs, artistes, etc) sont tellement bien organisés qu’ils contrôlent l’agenda politique

Je suis d’accord,bien sûr, que les problèmes éprouvés par le Québec sont partagés par tous les pays occidentaux et que le modèle québécois n’est en fait, qu’une version plus dispendieuse du « modèle canadien ».

J’en fais d’ailleurs mention (p. 28): « il me semble (…) que les politiques sociales mises de l’avant par l’équipe de Jean Lesage étaient largement empruntées du Canada anglais (assurance hospitalisation, régimes de rentes du Québec). Non, le Québec n’a pas innové en matière de politiques sociales ; il a tout simplement copié ce qui venait… du reste du Canada. »

Par ailleurs, mettre le focus sur le Québec (tout comme Jacques Attali et Mathieu laine le font pour la France ou comme Thomas Sowell ou David Brooks le font pour les États-Unis – d’ailleurs mentionnés et cités dans le livre) n’exclut en rien ce constat, bien sûr. De là, les nombreuses références aux autres pays, tels la Grèce.

Je prends donc avec un grain de sel votre analyse que « Joanne Marcotte ne parle que du Québec dans son plaidoyer, comme si l’interventionnisme et les politiques sociales étaient des problèmes propres au Québec. » 😉

Vos remarques sont justes et j’aurais du nuancer. Ma remarque fondamentale est la suivante : malgré la mise en contexte, vous êtes dans une dynamique essentiellement Québec-Québec. Il me semble que toute votre décharge intellectuelle et émotive est à Québec. Le gouvernement fédéral, très présent dans nos vies (pensons juste à la loi fédérale sur les soins de santé) ne mériterait-il pas aussi, en utilisant votre vocabulaire, le titre de gouvernemaman ? J’ai l’impression que nous sommes encore dans une dynamique où il n’y a qu’un État et qu’un gouvernement, celui de Québec. Cela m’a étonné de vous. Ceci dit, je le répète, votre livre en vaut vraiment la peine et on y apprend beaucoup de choses, tant sur les faits, que sur la philosophie politique et économique à la base de votre action politique.

De quoi le québec a-t-il besoin? De cesser d’utiliser son argent pour créer des emplois partout sauf au québec. 2 milliards envoyés en ontario pour l’industrie auto, 7 milliards envoyés aux usa pour des avions, 6.6 milliards envoyés au bc et en nouvelle-écosse pour des navires, 200 millions en alberta et en ontario pour des blindés.

Imaginez si cet argent avait été utilisé pour réduire la dette, baisser les impôts, etc.

« Imaginez si cet argent avait été utilisé pour réduire la dette, baisser les impôts, etc. »

ce n’est arrivé (réduire la dette) qu’une seule fois depuis 50 ans. Grâce au BS fédéral, les gouvernemetns successifs se sont permis de vivre au-dessus de leurs moyens

et si le Québec avait été indépendant, nous serions probablemetn pires que la grèce

L’interventionnisme de l’état dans la vie des gens ne se traduit pas simplement par des interventions sociales ou économiques. Une des pires est la conscription des citoyens, le militarisme et les guerres. C’est après la Deuxième guerre que l’état-providence connait son essor, ici comme ailleurs. Les gouvernements, me racontait mon père, avaient une peur bleue que se répètent les émeutes sanglantes et la montée du bolchévisme qui marquèrent la période d’après la Première Guerre mondiale. Des soldats qui reviennent du front enragés et qui ne trouvent pas d’emploi ce n’est jamais une bonne idée. Il fallait qu’on leur trouve de l’emploi ; aux USA on offrait aux soldats des études universitaires, on leur construisait des maisons en banlieue aux abords d’un système d’autoroute planifié en fait pour le transport de troupes.

Quand l’état entreprend des dépenses militaires de grande envergure, l’état offre généralement des bonbons, surtout quand la société n’est pas directement attaquée.

Le Québec a besoin d’un leadership qui prêche par l’exemple : les Québécois comme les autres Canadiens doivent couper dans leurs dépenses.

Ce que le Québec a besoin en lieu et place de la haine de tous ses travers qui prennent l’espace de l’air dans nos poumons, du sang dans nos veines ; du génie de nos cerveaux, aussi du meilleur qui pourrait surgir de nos coeurs :

D’Amours de ses enfants ; de ses ainés ; de ses ados ; de ses femmes ; de ses bâtisseurs ; de ses poètes ; de ses habitants ; de ses rêveurs ; de ses créateurs ; de ses profs ; de ses élèves ; de ses infirmières ; de ses patients ; de ses travailleurs ; de son pays ; de ses différences ; de sa générosité ; de ses régions ; de sa beauté , de ses saisons ; de ses plus petites idées comme des grandes ; de sa diversité, etc, etc,…

Pour commencer, arrêtons d’arrêter !

Emmanuel Desalliers

M. Duhamel,

Mme Marcotte vous a fort bien répondu, moi aussi je suis en train de lire son excellent livre et j’ai noté qu’à plusieurs reprises elle mentionne que le cas du Québec n’est pas unique. Je ne comprends tout simplement pas d’où viennent vos objections…

Joanne Marcotte fait une excellente description des lieux, un tour d’horizon complet et ce qui est particulièrement frappant c’est de constater à quel point l’état Québécois a déployé ses tentacules partout pour faire en sorte que sans l’état point de salut, peu importe de quelle sphère vous venez sans l’état vous n’existez pratiquement pas. Avec tant de dépendances pas étonnant que si peu osent ou sont en position d’élever la voix, incluant l’entreprise privée et les médias qui carburent aux subventions. Voila bien la description d’une société figée, scérosée.

Par ailleurs David a raison, pas grand chose ne bougera au Québec tant que le marché des obligations ne pointera pas son attention sur nous. La situation est trop cimentée, les rapports de forces trop ancrés pour que des réformes significatives soient possibles.

Les Québécois voyagent depuis longtemps et sont ouverts sur le monde, quoiqu’en dise une certaine élite qui paradoxalement fait son pain et son beurre de ce pseudo enfermement. Comparer le Québec à d’autres pays, soit. Mais le Québec n’en est pas un, même si on fait comme c’est une question secondaire.
Quant à Dany Laferrière engagé dans son pontificat depuis sa canonisation littéraire, on comprend qu’il ait dû sortir d’Haïti pour s’accomplir comme plusieurs de ses compatriotes formant l’élite. La sagesse lui recommanderait peut-être un peu d’humilité. On ne sait jamais, le choc en retour peut être une énigme…

Le Québec a besoin de personnes pour lui expliquer les nuances et la complexité de l’orghanisation en société, plutôt que de verser dans le populisme grandement véhiculée par une mouvance de droite qui passe l’essentiel de son temps à véhiculer des mythes et des préjugés. Prenons l’exemple de ce qui est dit ici : le gouvernement de Lesage aurait simplement emprunté les idées du fédéral en créant la régime des rentes du Québec. En fait, le régime québécois a été créé en 1965 alors que celui du fédéral l’a été en 1966.

Je me sers de cet exemple parce qu’il est mentionné ici mais il y en a plusieurs de ce type qui ne servent qu’à amplifier une situation qui n’est pas celle de la Grèce ou de l’Italie, contrairement à ce que plusieurs « commentateurs » veulent bien essayer de nous faire croire. Cette tendance n’est toutefois pas limitée à la droite : la gauche fait de même, c’est clair. Pour recentrer un peu le débat, je pense que ce que les Québeécois ont besoin, comme tous les peuples sur cette planète, c’est de se mettre à écouter ceux qui étudient et qui se spécialisent sur les phénomènes dont on traite : qu’on arrête d’écouter les gérants d’estrade qui ne savent malheureusement pas souvent de quoi ils parlent et qui tentent de faire passer leurs opinions pour des faits. Nous pourrions ainsi faire un réel état des lieux pour savoir où nous sommes et où nous devons aller. Ce n’est pas en faissant croire aux gens que les finances publiques du gouvernement du Québec sont dans le même état que celles de la Grèce ou de l’Italie qu’on va y arriver!

« Par ailleurs David a raison, pas grand chose ne bougera au Québec tant que le marché des obligations ne pointera pas son attention sur nous. »

on est à égalité avec les Maritimes (en fond de classement) selon S&P, si ma mémoire est bonne

Le Québec a besoin de s’assumer. Nous sommes une nation qui refuse son existance en s’alienant à une autre qui est différente (ni mieux ni pire, mais différente). Alors enfin nous pourrons, comme vous le désirez (et c’est aussi mon souhait),débuter les vrais débats gauche-droite qui ont lieu dans tout les États démocratiques sain au lieu de diviser le pays en deux côtés orienté sur notre avenir constitutionnel. Les Québec-haters eux sont morts de rire.

@Joanne Marcotte:

Je n’ai pas encore lu votre livre. Toutefois, cet après-midi, je me suis tapé votre documentaire « L’illusion Tranquille ».

C’est bien fait. Pas toujours d’accord avec le discours, mais pas toujours contre non plus. Il force la réflexion.

On y dénonce le modèle québécois, plus particulièrement le pouvoir ecclésiastique des syndicats.

Je veux bien que le modèle québécois ne fonctionne pas, ou ne fonctionne plus. Toutefois, ceci m’amène à me demander ce qu’est pour vous un modèle qui fonctionne bien.

Dans votre film (2006), on fait plusieurs fois référence au miracle irlandais. Aujourd’hui, il semble que la balloune s’est dégonflé. Sans doute, un accident de parcours.

Alors qu’est donc selon vous le modèle idéal auquel on pourrait se comparer: l’Ontario, l’Alberta, les États-Unis, etc…?

Merci.

Rassurez-vous! J’ai quelque chose en préparation pour ce qui est du gouvernement canadien. J’ose espérer qu’après sa razzia de symboles nationalistes canadiens, il saura se motiver pour libérer les provinces de la Loi canadienne sur la santé! À suivre.

Vous avez tellement raison M. Duhamel de souligner que Mme Marcotte et son ADQ-CAQ ne sont que dans une logique Québec-Québec.

Ces gens vivent dans le déni total de notre réalité de colonisés qui fait en sorte qu’on envoie 50,000,000,000$ chaque année à un gouvernement qu’on ne contrôle pas et qui gaspille notre argent dans 56 niaiseries pas possibles.
-800 millions de dollars pour 4 sous-marins anglais tout rouillés, en plus d’un milliard pour les retaper! Ils pourrissent à Halifax
-1 milliard pour la sécurité de Jeux de Vancouver, jeux volés à la Ville de Québec
-1,3 milliard pour un sommet du G20 à Toronto. Incroyable lorsqu’on pense que la France a tenu lemême sommet pour 40 millions l’année suivante
-11 milliards en Afghanistan (en plus de 153 morts) dans une guerre contr un pays qui nous a rien fait.
-et là 33 milliards pour des bateaux de guerre dont aucun ne va être construit au Québec.

Mais pour Marcotte, Sirois, Deltell, cette réalité n’existe pas.

J’aimerais bientôt lire le livre de Mme Marcotte afin de comprendre et qu’on m’explique le modèle Québécois. Le Québec mou et morne que l’on connait depuis un bout de temps, me semble bien loin d’une prise en charge souhaitée de son plein potentiel de développement.
La méfiance bien enracinée, des citoyens envers la classe politique perdurera si, on arrive pas à rétablir cette plus que nécessaire confiance en nos dirigeants politique, et trouver un système ( modèle )porteur d’espoir permettant aux prochains leaders de vraiment prendre le volant.
Les théories et stratégies correctives souhaitables, donneront des résultats seulement lorsqu’un lien solide se rétabliera au Québec de l’élite avec sa population . Même un plan nord si étoffé soit-il, donne la frousse aux contribuables qui ont l’impression qu’une autre épisode noire d’enveloppe brune se dessine.

Emmanuel D.

Le Québec a un urgent besoin d’un bon gouvernement qui défend les intérêts du peuple avant ceux des grands capitalistes qui délèguent dans la Capitale de nombreux lobbyistes pour revendiquer encore plus de privilèges comme on le voit constamment.Brader nos ressources naturelles non renouvelables pour un plat de lentilles ne demandent pas beaucoup de talent.Exiger et faire en sorte que les matières premières soient transformées au Québec exigent talent,honnêteté, démarches soutenues et surtout audace si les entreprises existantes hésitent à s’investir et à investir.Le gouvernement Charest est loin de répondre à ces critères et c’est là que le Québec tourne en rond.

Le Québec a besoin d’ouverture aux autres et de concurrence interne. Le nombrilisme et le corporatisme y sévissent.

« Exiger et faire en sorte que les matières premières soient transformées au Québec exigent talent,honnêteté, démarches soutenues et surtout audace si les entreprises existantes hésitent à s’investir et à investir »

le nationalisme économique est TOUJOURS nuisible à une juridiction. Le Québec a tenté cette aventure avec l’amiante, et ce fut un échec retentissant

J’ai également lu le livre de Mme Marcotte. J’ai eu exactement la même réaction, c’est-à-dire qu’on y diabolise le « modèle québécois » alors que c’est le modèle social-démocrate qui prévaut au Canada et dans une grande partie du monde occidental. Je crois que Mme Marcotte, consciemment ou inconsciemment, fait preuve de malhonnêteté intellectuelle.

J’ai toujours dit que les militants de la droite politique posent souvent de bons constats sans vraiment expliquer leurs solutions. Le livre de Mme Marcotte va dans ce sens. Quelques pages à la fin qui nous propulsent en 2025 et qui nous laissent sur notre appétit.

Et, Monsieur Duhamel, vous me voyez un peu surpris de vous entendre dire que « [ce] livre en vaut vraiment la peine et on y apprend beaucoup de choses ». Vraiment? Qu’avez-vous appris?

@ Jocelyn Roy

Les CPE, l’assurance parentale, la SAAQ, la SAQ, Loto-Québec, l’assurance médicament, les subventions à la culture et j’en passe…

Je doute que ce soit présent dans TOUT le Canada…

Le Québec a besoin dd PLUS de libéralisme économique et surtout MOINS de présence étatique.

Le socialisme est un parasite qui a besoin d’un hôte, le capitalisme pour se faire vivre. Il tire sa subsistance de la différence entre votre salaire brut et votre salaire net!

Etape 1 ,reprendre sa place dans la fédération
etape 2 ,enlever le frein a main souverainiste
etape 3 ,remettre les syndicats a l’endroit ou ils devraient êtres.
Etape 4 ,que tout les bons pensants arrêtent d’écrire des … de livres et qu’ila aillent mettre le tout en pratique ou cela se passe reellement .

Ceux qui veulent moins de gouvernement devraient voter PQ ou ON. D’un coup de baguette magique, on passerait de trois à deux niveaux de gouvernement. Ne serait-ce pas merveilleux?

@David Gagnon,

Vous avez raison, le gouvernement québécois intervient dans quelques domaines spécifiques. Mais, si vous avez lu le livre, ce n’est pas de la SAAQ, de Loto-Québec ou de la SAQ dont il est question. D’aiileurs, la grande majorité des gouvernements provinciaux contrôlent la loterie et la distribution de spiritueux alors que d’autres aimeraient bien adopter le modèle québécois de la SAAQ ou des CPE…

Mme Marcotte essait tant bien que mal de démolir, voire diaboliser le modèle social-démocrate en proposant – du bout des lèvres – la privatisation des systèmes d’éducation et de santé.

Désolé, mais – à mon avis, elle n’y parvient pas.