Les 10 start-ups les plus en vue du Québec !

Bien des jeunes pousses font rêver avec les millions qu’elles récoltent auprès d’investisseurs pour se lancer dans les affaires. Mais trouver du financement n’est que le début du parcours entrepreneurial. Le plus important, c’est de convaincre des clients et, surtout, de générer des revenus. C’est justement ce que font les entreprises qui figurent au nouveau palmarès canadien Startup 50, créé par le magazine Canadian Business, en collaboration avec L’actualité. Voici les 10 jeunes pousses québécoises qui se sont démarquées dans cette première édition, raflant une des 50 places.

Illustration : Pierre-Nicolas Riou

Pour chaque entreprise : le rang dans le palmarès Startup 50, la croissance du chiffre d’affaires de 2015 à 2017 et les revenus en 2017.

MissFresh

+ 1 992 % ¦ Entre 2 et 5 millions

Pour la troisième fois en trois ans, MissFresh déménage. La jeune entreprise montréalaise, qui livre des repas prêts à cuisiner partouΙ son équipe sans cesse grandissante. En fait, elle embauche si rapidement que sa PDG, Marie-Eve Prevost, a « perdu le compte » du nombre d’employés. « Tout ce que je sais, c’est qu’on est plus de 200 ! » En 2017, ils étaient moins de 50. Pour se distinguer des nombreux concurrents dans le secteur des repas à cuisiner soi-même, dont Marché Goodfood, MissFresh compte sur la chaîne Metro, qui a acquis 70 % de la société et vend certains de ses produits en épicerie.

 Creos

+ 789 % ¦ Entre 1 et 2 millions

Un triste sort attend bien des œuvres d’art interactives temporaires qui animent les places publiques : l’entrepôt. Creos, établie à Saint-Bruno-de-Montarville, remédie à cette situation en les faisant voyager partout sur la planète. L’entreprise, qui sert d’intermédiaire entre les villes et les propriétaires des œuvres, propose 13 installations différentes, dont les fameuses balançoires lumineuses du Quartier des spectacles, à Montréal. Grâce à Creos, les œuvres ont été exposées dans près de 50 villes en 2018, et la demande dépassera bientôt l’offre, affirme l’un des quatre fondateurs, Alexandre Lemieux, 26 ans. « Nous sommes en discussion avec la Times Square Alliance, à New York, pour prendre en charge ses œuvres interactives. »

 TRAXXALL

+ 688 % ¦ Entre 2 et 5 millions

Un avion, c’est un peu comme une voiture : si l’entretien est mal effectué, sa performance sera compromise et, au final, sa valeur risque de diminuer. La jeune pousse montréalaise TRAXXALL aide les propriétaires — d’avion, pas de voiture — à planifier, suivre et documenter l’entretien de leurs appareils à l’aide d’un logiciel. Ce dernier est essentiellement utilisé par des exploitants d’avions d’affaires et d’hélicoptères, mais aussi par la Commemorative Air Force, un organisme sans but lucratif américain qui fait voler de vieux avions de la Deuxième Guerre mondiale

Humanify360

+ 672 % ¦ Entre 2 et 5 millions

De simples produits. Voilà comment bien des agences de recrutement traitent les candidats, critique le PDG de Humanify360, Patrick Dubois. « On parle d’humains, pas de toasters ! » Dans cette jeune pousse montréalaise, les recruteurs ne reçoivent pas de commission lorsqu’ils placent un travailleur — la norme dans le secteur. Ils sont plutôt encouragés à prendre le temps de connaître les candidats pour les jumeler avec des entreprises qui partagent leurs valeurs. « Choisir un emploi, ce n’est pas juste une question de conditions, dit Patrick Dubois, 41 ans. C’est aussi quelque chose qui se fait avec le cœur. »

OVC Assurances

+ 582 % ¦ Entre 1 et 2 millions

Peu de choses sont plus désagréables à acheter qu’une assurance auto ou habitation. Et c’est exactement pour cette raison que Shawn Turcotte, 31 ans, s’est lancé dans cette industrie. « Je voulais offrir un service de meilleure qualité, adapté aux jeunes », résume le président du cabinet de courtage OVC Assurances, établi à Sainte-Julie. Ainsi, au lieu d’embaucher des spécialistes de l’assurance, l’entrepreneur recrute des experts de la vente et du conseil. « Apprendre les assurances, c’est facile. Apprendre à offrir un bon service, ça prend des années ! » Son approche semble fonctionner : près de 800 clients ont été satisfaits au point de donner cinq étoiles à l’entreprise sur Google et Facebook.

TrackTik

+ 437 % ¦ Entre 5 et 10 millions

L’histoire de TrackTik est un véritable cliché de l’industrie techno. En 2012, le programmeur Simon Ferragne a rencontré par hasard le propriétaire d’une entreprise de sécurité dans un café. Ce dernier lui a fait part de ses difficultés à gérer ses opérations, et le jeune homme a proposé de créer une application mobile pour l’aider. TrackTik était né. Aujourd’hui, ce logiciel est utilisé par 200 000 personnes dans 35 pays et l’entreprise éponyme compte la multinationale GardaWorld parmi ses clients.

R2i

+ 384 % ¦ Entre 10 et 20 millions

« Ancien » est un mot qui fait souvent peur dans le milieu techno, mais pas chez R2i ! La société montréalaise a ainsi mis au point une infrastructure infonuagique pour une vieille technologie d’IBM fréquemment utilisée dans la grande entreprise. « Même IBM n’offre pas ce service ! » dit fièrement le président, Benoit Martel, 46 ans. Résultat : certaines des plus importantes entreprises du Québec et d’ailleurs font affaire avec R2i. « Plus de 80 % de nos clients ont un chiffre d’affaires supérieur à 500 millions de dollars. »

Be One Breed

+ 287 % ¦ Entre 5 et 10 millions

Anthony Deraps, 34 ans, se qualifie lui-même de « passionné excessif ». Ainsi, lorsque son chien a souffert de problèmes de hanche, il n’a fait ni une ni deux et a contacté des fournisseurs chinois afin de faire fabriquer un matelas en mousse mémoire pour son animal de compagnie. Une expérience qui l’a mené à fonder Be One Breed, une entreprise de design d’accessoires et de jouets pour animaux établie à Saint-Mathieu-de-Belœil. « C’est un domaine qui est brun, très plate », dit l’entrepreneur sans détour. Be One Breed se distingue par des produits à l’esthétique léchée, tel le Katt3, un arbre à chat au style épuré qui remplace les horribles modèles en tapis beige.

district m

+ 285 % ¦ Entre 50 et 100 millions

Non, il n’y a pas de zéros en trop dans les revenus de district m. Au cœur du succès de cette jeune pousse montréalaise se trouve un système d’enchères publicitaires qui, en une fraction de seconde, permet d’afficher une annonce ciblée sur le site que visite un internaute. L’entreprise est loin d’être seule dans ce secteur — Google figure parmi ses concurrents —, mais elle se démarque en travaillant directement avec les annonceurs et les éditeurs de sites Web. « Cela réduit les intermédiaires, et donc les risques de fraude, comme le faux trafic, un fléau dans le milieu », dit le PDG, Jean-François Côté, 40 ans.

Alliance Zone

+ 284 % ¦ Entre 5 et 10 millions

Lentilles, fèves, soya, millet et sarrasin ne sont que quelques-uns des grains exportés par Alliance Zone. Cette société établie à Longueuil innove en offrant gratuitement des conseils sur l’état du marché mondial des céréales, « même si les gens n’achètent pas [ses] produits par la suite », explique le directeur général, Adel Bennani, 44 ans. Lorsque le prix des pois chiches était élevé l’été dernier, Alliance Zone a recommandé de reporter les commandes à l’automne. « Nous savions que les fermiers canadiens avaient semé beaucoup plus de pois chiches que l’an dernier », dit Adel Bennani. Ceux qui l’ont écouté ont épargné une petite fortune : le prix est passé de 1 400 à 700 dollars la tonne.

 

Méthodologie

Ce palmarès a été établi à partir des déclarations soumises par les entreprises québécoises inscrites au concours Startup 50. Le classement se base sur la croissance du chiffre d’affaires de 2015 à 2017. Seules les entreprises fondées après 2012 étaient admissibles, et elles devaient avoir généré des revenus d’au moins un million de dollars en 2017. L’équipe de Startup 50 a vérifié l’exactitude des données en effectuant des entrevues téléphoniques et en étudiant les états financiers qui lui ont été soumis. Les revenus mentionnés se rapportent à l’année 2017.

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Pas certain qu’il y a de quoi être fier de Miss Fresh pour ses 200 emplois. Avec 2 à 5 millions de revenus (pas profits), ça fait beaucoup d’employés qui vivent sous le seuil de la pauvreté…

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