Finances publiques : il faut une carte et un plan

Le gouvernement ne sait même pas combien il y a d’employés dans le secteur public. C’est à la fois étrange et ridicule.

Photo: Graham Hughes/La Presse Canadienne
Photo: Graham Hughes/La Presse Canadienne

Blogue EconomiePeu de temps après la privatisation du Canadien National, au milieu des années 1990, les dirigeants de la société avaient demandé à des consultants d’établir, sur une immense carte géographique, les flux du transport des marchandises en Amérique du Nord.

Les patrons du CN, Paul Tellier et Michael Sabia, voulaient savoir d’où partaient le bois, le blé, le pétrole, les autos et autres produits, et à quels marchés ces produits étaient destinés. Ils voulaient aussi savoir quelle était la valeur économique de chacun des produits transportés et leurs perspectives à plus long terme.

Ils ont par la suite comparé ces flux de transport de marchandises au réseau de voies ferrées du CN. Ils ont dégagé de cet exercice le plan stratégique qui allait permettre au CN de devenir l’une des plus performantes et plus rentables compagnies de chemin de fer du continent.

C’est cet exercice qui leur a permis de comprendre que l’axe commercial nord-sud était devenu stratégique, surtout avec l’entrée en vigueur de l’ALÉNA (Accord de libre-échange nord-américain), et que le salut du CN passait par une acquisition de chemins de fer américains permettant l’accès au golfe du Mexique et consolidant sa position autour des Grands Lacs.

On connaît la suite de l’histoire. Une action de CN vaut aujourd’hui plus de cinq fois ce qu’elle valait à la fin des années 1990.

Les comparaisons entre l’entreprise dirigée aujourd’hui par Claude Mongeau et le gouvernement de Philippe Couillard sont limitées par la nature même de ces organisations, mais la leçon fondamentale que l’on retient de l’exemple du CN vaut aussi pour l’État québécois. Pour le réformer, le rendre plus performant et stopper sa propension à accumuler des déficits, il faut une carte et un plan.

Le gouvernement ne sait même pas combien il y a d’employés dans le secteur public. Il sait évidemment combien de personnes travaillent dans la fonction publique proprement dite, mais il n’a qu’une idée très générale du nombre de salariés dans les hôpitaux, universités, cégeps, municipalités, sociétés d’État et autres organismes relevant de sa compétence. C’est à la fois étrange et ridicule.

Combien y a-t-il d’organismes relevant de l’État québécois ? Quelques centaines, sans doute, mais même le président du Conseil du Trésor ne peut avancer un chiffre précis. Allez savoir si tous ces organismes sont pertinents quand vous ne savez même pas combien il y en a !

C’est sans compter les dédoublements qui existent entre certains ministères, ou entre les ministères et les organismes ou les sociétés d’État. Par exemple, Loto-Québec commandite plus d’une centaine de festivals et d’événements. La société d’État est devenue un ministère parallèle de la Culture, du Tourisme et du Développement régional. C’est peut-être très bien ainsi, mais il faudrait ajouter ces subventions aux sommes déjà consenties par d’autres bras de l’État si l’on veut avoir une vision claire de son activité et de ses engagements financiers.

De la même façon, Hydro-Québec consacre 1 % de ses profits aux activités poursuivies aux différentes commandites, et la SAQ contribue largement aux activités de financement des institutions du domaine de la santé. Voilà de l’argent en plus pour les institutions méritantes ou chanceuses, mais de l’argent en moins pour le fonds consolidé des revenus de l’État.

Il faut donc établir une immense carte regroupant toutes les missions et actions de l’État québécois. Nous avons créé un monstre d’une très grande complexité, qui, de plus, coûte trop cher pour nos moyens. En 2009, le poids des dépenses publiques dans le PIB était 25 % plus élevé au Québec qu’en Ontario. Près de 80 % de l’augmentation des dépenses publiques au Québec depuis 1981 s’explique par l’augmentation des dépenses du gouvernement provincial.

Martin Coiteux, le président du Conseil du Trésor, déclarait, mardi matin en entrevue, qu’il fallait cesser l’éparpillement et mettre plus de cohérence dans les actions du gouvernement. C’est pour cela que le gouvernement a créé un comité qui a la responsabilité d’examiner la pertinence de tous les programmes et organismes gouvernementaux.

Après le mapping, il y a la stratégie. Les ministres n’arrêtent pas de nous dire que les mesures qui seront décidées n’affecteront pas les missions fondamentales de l’État. Encore faudrait-il savoir quelles sont ces missions fondamentales, pourquoi elles sont si essentielles et comment l’État entend agir pour bien s’en acquitter.

Le prochain budget ne sera pas un budget comme les autres. J’aimerais qu’il soit un véritable plan stratégique pour l’État québécois du XXIe siècle. Il faut donner du sens aux mesures qui seront annoncées, au-delà des obligations comptables et financières.

Le poids de la dette, nous le connaissons. Ce qu’il faut comme État aujourd’hui, nous n’en savons pas grand-chose.

* * *

À propos de Pierre Duhamel

Journaliste depuis plus de 30 ans, Pierre Duhamel observe de près et commente l’actualité économique depuis 1986. Il a été rédacteur en chef et/ou éditeur de plusieurs publications, dont des magazines (Commerce, Affaires Plus, Montréal Centre-Ville) et des journaux spécialisés (Finance & Investissement, Investment Executive). Conférencier recherché, Pierre Duhamel a aussi commenté l’actualité économique sur les ondes du canal Argent, de LCN et de TVA. On peut le trouver sur Facebook et Twitter : @duhamelp.

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18 commentaires
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Vous décrivez bien là le labyrinthe dans lequel cheminent les flux monétaires les revenus du Gouv. (nos taxes et impôts ) et ses dépenses. Imaginez maintenant ce à quoi ce monstre ressemble lorsqu’on lui ajoute le palier du Gouv fédéral et les nombreuses duplications qu’il y a dedans, difficile de croire que l’ensemble peut être optimal et dans les meilleures intérêts de la collectivité.

Mais devant ce constat, le Gouv Couillard a déjà annoncé et répète que tout le monde devra faire un effort pour l’aider à balancer son budget, qu’il va commencer par couper tout le monde / tous les programmes / tous les services également (ils appellent ça faire des coupes paramétriques), autrement dit on coupera d’abord partout que ce soit justifié ou non , ensuite (lorsque l’analyse des programmes et de leur utilité sera complétée) on tentera de redonner un coup de barre un peu plus rationnellement. Drôle de façon de procéder pour des gens qui se qualifient eux-mêmes de Pros de l’économie !

Les duplications, c’est le gouvernement du Québec qui les veut, et que nous nous faisons la fierté « nationale » de payer en double… Aucune autre province ne se paie le luxe d’un « Revenu Manitoba » comptant près de 13 000 fonctionnaires et coûtant 1 milliard par année pour faire la job que toutes les autres provinces refilent au fédéral avec les épargnes que cela implique.

Ah non, c’est vrai, au Québec, on ne peut pas faire ça comme ça, sinon les méchants fédérastes vont garder notre « magot » « à Ottawa », n’est-ce pas Gilles?

Au cours des dernieres décennies, avez-vous souvenir qu’un province avec un seul rapport d’impôt ait affirmé que Revenu Canada ne lui avait pas versé ce qui lui était dû? Ah non? Bizarre…

Mme Robillard, vous cherchez 3 milliards à dégager? V’là votre premier, perdez pas votre temps avec des pinottes comme le soi-disant ministère des affaires étrangères québécoises, à moins que ce soit un secrétariat?

Comme vous avez raison. UN SEUL rapport d’impôt serait amplement suffisant et je vote pour celui au fédéral. D’ailleurs, notre gouvernement national localisé à Ottawa a prouvé depuis longtemps qu’il savait beaucoup mieux gérer l’argent que les Québécois.

Notre gouvernement Fédéral fera un SURPLUS l’année prochaine. C’est loin du Québec qui parauge dans les déficits structurels depuis des lustres.

Pourquoi le gouvernement de Stephen Harper fera-t-il d’importants surplus ? Simple: parce qu’il a, entre autres, eu le courage de commencer à faire un ménage et de mettre plus de 20,000 fonfons à la porte. À LA PORTE! Pas de mises à la retraite ou de faux congédiements. Non. De la VRAIE gestion.

Notre gouvernement fédéral de Harper sert de but à atteindre plus la plupart des pays civilisés de la planète et il devrait également servir de modèle au Québec.

Une nouvelle ronde de rationnement et un nouveau « tax grab » voila ce qui nous attend. Et ça risque de fonctionner aussi bien que la dernière fois, l’économie ainsi assommée rapportera moins que prévu à l’état!

Nous ne serons dont pas plus compétitifs, ni plus entretrepreneurs, simplement plus pauvres et les défauts structurels qui nous ont mené jusque là demeureront intacts.

Nous avons besoin de réformes structurelles importantes (privatisations, dérèglementations, désyndicalisation, etc…) mais au Québec c’est un concept quasiment extra-terrestre et de toute façon les rapports de force en place ne le permettent pas. Nous voudrions ressembler à la Suède mais nous sommes en réalité la France ou même l’Italie.

Ça fait longtemps que je le dis, nous allons devenir plus pauvre de toute façon (quoi de plus normal quand on vit au dessus ne ses moyens?) alors tant qu’à faire des changements changeons pour qu’ensuite nous soyons équipés pour nous enrichir. Malheureusement rien de ça dans les ballons lancés par le gouvernement.

Il y a aussi le programme de grandes girouettes (pas les fonctionnaires) mais les girouettes pour la production d’électricité qui fait augmenter le prix de l’électricité pour graisser les maires de nos très chères campagnes.

Il y a aussi des ententes avec les trois grands pourvoyeurs de bitumes qui s’en sont mis plein les poches durant 30 ans dont le gouvernement devrait procéder par appels d’offres pour une année complète à chaque année, vous verrez que les coûts diminueront de façon drastique par les compagnies qui n’auront pas décroché le contrat du gouvernement du Québec durant un an.

Je me demande toujours pourquoi la province ne crée pas son propre agence d’ingénierie pour tous les travaux d’ordre public, incluant ceux des municipalités de façon à réduire à néant le graissage local des petits barrons locaux (maires). Une économie substantielle et une expertise qui demeurera au Québec pour des décennies. Bien entendu les ingénieurs verront leurs salaires diminuer car les boîtes d’ingénieurs, toutes confondues qui ont facturé le double des montants auxquels ils avaient droit ne pourront plus graisser les ingénieurs au détriment du gouvernement. Une coupe de milliard, drette (sic) là.

Et que penser de la démolition de Mirabel alors que Dorval est déjà sur-utilisé et est entrain de devenir une plaque tournante avec attente d’une heure au sol pour se rendre à Toronto à une heure de vol. La plus grande gaffe commise par le PQ de toute l’histoire du Québec parce que Mirabel était un programme canadien qui permettait de se poser et décoller 24 heures par jour et aurait développé le trafic aérien à Montréal au lieu de voir les transporteurs quitter vers Toronto.

Ils ont encore la chance de tourner leur chance car Toronto est l’aéroport dont les frais d’atterrissage sont les plus hauts au monde et sa capacité est, elle aussi au maximum alors que Mirabel dispose suffisamment de terrain pour plusieurs décennies de développement. Les aéroports de New-York, Philadelphie, Chicago, Detroit et toutes les autres aux États-Unis sont de véritables bordels à gérer au niveau contrôle aérien et aucune d’elle n’a d’espace pour agrandir. Des dizaines de milliers d’emplois rémunérateurs en moins de cinq ans.

Mais non, nous sommes trop con pour voir la réalité du transport aérien depuis les années 70. Il faut tout de même donner à monsieur Trudeau sa vision à long terme comparé à celle de monsieur Lévesque qui portait des oeillères sous le cadre de ses émotions. Mirabel était le deuxième projet en importance au Canada dans les années 70 après celui de la Baie de James.

Une mission ratée par des ratés pour des ratés qui s’est envolée à Toronto avec une création d’un peu plus de 70,000 emplois depuis 71.

Votre billet me fait penser aux deux études effectuées par le Vérificateur général du Québec sur les dépenses en subventions consenties aux OSBL, la première fut effectuée en 2002 et ne comportait que le volet santé mentale et compte tenu des résultats une seconde beaucoup plus poussée fut produite vers 2007 si ma mémoire est bonne.

Les résultats étaient navrants, le nombre d’O.S.B.L. comportant la même mission dans les mêmes régions ou agglomérations lorsqu’il s’agissait de grandes villes fit déclarer qu’au moins le tiers de celles-ci devaient disparaître et qu’essentiellement il faudrait regrouper des services ensembles afin de les offrir sous un même toit.

Un programme bien subventionné fut mis en oeuvre par le Secrétariat à l’action communautaire autonome mais le programme fut boudé par les O.S.B.L. dont les petits barrons locaux (les directions des O.S.B.L.) ne voulaient certainement pas laisser leurs salaires s’envoler par les économies d’échelle puisque plusieurs postes auraient disparus dans la foulé.

Programme que la SACA à dû accepter de financer des “tables de concertation” où les discours de sourds avaient cours et aucune décisions n’étaient prises, une perte de temps et d’argent qui ne servit qu’aux professionnels de la subvention à se graisser les poches dont faisait déjà état le deuxième rapport du Vérificateur général, une brique de 160 pages, si ma mémoire est bonne.

Des finissants d’études en “science sociale” qui ne pouvaient se trouver du travail se sont créé du travail sans surveillance sur le dos des contribuables avec l’aide du PQ des années 76 à 84 avec résultats que le nombre d’O.S.B.L. se multiplia comme les poissons de la pêche miraculeuse, mais avec des coûts dépassant le budget de l’aide sociale lorsque le rapport du VG fut rendu disponible.

Faut-il préciser que les sommes dépassaient celles versées par Québec puisque le gouvernement du Canada venait aussi y ajouter ses propres subventions et que les montants versés par les entreprises ainsi que les collectes de fonds faites par les O.S.B.L. n’étaient pas comprises dans le calcul.

Le gouvernement suivant a pris le taureau par les cornes et a obligé plusieurs O.S.B.L. à s’unir et a carrément coupé les subventions à des O.S.B.L. qui notamment s’inventaient des bénéficiaires. Je pourrais aller très loin sur le sujet puisque j’en ai fermé un grand nombre. Le bordel continue quand même et un second grand nettoyage devrait être fait à nouveau. Il s’agit de milliards de dollars et non de millions qui sont en jeu.

En 2003, le Québec comptait 46,000 O.S.B.L. soit 30% de tous les organismes au Canada. Ce nombre représentait un O.S.B.L. pour chaque tranche de 163 habitants. Faut le faire, non ? En Ontario, un O.S.B.L. représentait une tranche de 271 habitants mais dans cette province, les CHRDL ne sont pas sous le contrôle des hôpitaux comme au Québec mais bien sous la responsabilité des O.S.B.L. où le nombre de cas d’abus de tout genre est le plus bas au Canada avec la Colombie Britannique.

Le gouvernement du Québec a toute une tâche sur les épaules car le même phénomène se reproduira avec les Régies, Commissions, Bureaux, Secrétariats, Offices, Instituts, Fonds de ceci et de cela qui n’a pas de fond lorsqu’il s’agit de demander des budgets supplémentaires.

Du brasse papier en dix copies s.v.p. mais dont six ou sept prennent le bord de la poubelle. Un client privilégié et en or pour les papetières et entreprises d’informatique notamment d’imprimantes et de photocopieurs.

Il faudrait sans doute commencer par la haute direction de la fonction publique située au sommet de la tour de la Banque Nationale, sise en face du Grand Théâtre à Québec qui sous toutes réserves, dort au gaz hilarant en riant des citoyens et des impôts qui servent à payer ce désordre d’envergure qui perdure depuis 1980 et s’est accentué avec le temps.

Ce n’est pas sans raison que le grand argentier du temps, le député de Joliette, monsieur Chevrette s’en était pris à l’Assemblée Nationale, au Vérificateur général qui voulait que le gouvernement coupe les budgets faramineux des dépenses discrétionnaires des députés qui servaient à acheter des votes, rien de moins.

La disparition des CSSS que monsieur Legault préconise serait un excellent début car si vous allez consulter la bibliothèque de CSSS de Québec et celle du ministère de la Santé par la suite, vous constaterez que les rapports sont presque des copies conformes de verbiage qui se répètent au trois ou quatre années.

Je ne suis pas suffisamment informé, mais si je suis la réalité des CSSS et celle de monsieur Legault qui nous indique qu’elles sont de trop car il y a dédoublement et voudrait faire disparaître les commissions scolaires en plus, nous aurions un bon départ et beaucoup d’argent disponible en peu de temps.

Selon les parents d’étudiants que je connais, la grande majorité disent que se sont les comités de parents qui ne connaissent réellement rien en matière d’enseignement qui mènent tout le monde par le bout du nez dans nos écoles.

Messieurs les ministres et députés, ne sortez pas seulement vos portes poussières mais surtout du AJAX car les taches dans le systèmes sont bien incrustées et dure à faire décoller. A suire…

Il faudrait commencer par connaître le flux des services utiles que rend le gouvernement. Quand au nombre de fonctionnaires qui travaillent, la réponse est simple: la moitié.

Les gouvernements précédents n’en savait pas plus sur la situation que le gouvernement présent. C’est pour cela qu’ils n’ont jamais osés s’aventurer dans ce labyrinthe de peur de mal paraître. Pourtant un moment donné, il faut bien agir.
Je crois que la gouvernement présent ne le fait pas de gaité de cœur mais il en a reçu l’ordre de nos vrai propriétaires, soit la haute finance mondiale.

Monsieur Lalonde

Vous avez raison et c’est tout à fait normal puisque la dette de 269 milliards du Québec (53,000$ par habitant) est financée par des pays qui ont de l’argent, i.e. l’Allemagne, les pays producteurs de pétrole, le Japon et bien entendu la Chine.

Avec les taux d’intérêts anémiques de ces dernières années, ces pays ont clairement averti le FMI que les pays endettés ne pourront plus conserver leurs taux directeurs aussi bas, plus longtemps car ils retireront leur argent pour la placer sur ce qui rapporte.

Je suis certain que vous préfériez obtenir 5, 6, 7% et même plus sur vos épargnes que le 1% ou 2% actuel. Et bien avec des sommes en terme de milliard, je comprends que nos créanciers veulent un meilleur rendement.

Les gouvernements précédents ont laissé la machine fonctionner par elle-même croyant que l’économie mondiale était pour se rattraper plus rapidement malgré tous les signes de débâcles depuis 2000 qui ont conduit aux pertes de 2003 ainsi que 2007. Il semble que tous les gouvernements ont enfin compris que l’économie mondiale continue de péricliter et qu’une autre débâcle se prépare pour très bientôt et c’est essentiellement pour cette raison que le virement de mentalité du “bon père de familles” qui pris place à l’aveuglement volontaire des deux dernières décennies, est aussi drastique s’ils veulent rester debout et ne pas devenir, du jour au lendemain, des républiques de bananes.

Que d’intelligence dans cette analyse. Le gouvernement devrait embaucher monsieur Hamel au plus vite. Une telle vision des chose mérite qu’on s’y attarde. Voilà servi sur un plateau d’argent EXACTEMENT ce dont notre gouvernement a besoin pour définir les balises qui nous guideront vers notre futur.

Un Plan, un Carte, ? Depuis quelques semaines tout nous indique que le Gouv Couillard en a pas, qu’il improvise, ne fait que lancer des ballons d’essai (aujourd’hui c’est la fermeture des Conservatoires de musique des régions). Il faut espérer qu’au moins le Gouv. a donné des critères au groupe de travail qui scrute les différents programmes et crédits d’impôt et qui recommandera quoi / où couper, sinon, sans critères pour les guider / baliser ils n’auront d’autre choix que de simuler des coupures dans un grand chiffrier jusqu’à avoir atteint l’économie que le Gouv. veut aller chercher.

Au fait, au lieu de lancer des ballons politiques et provoquer dans la société des débats à la pièce / programme par programme, et inviter les citoyens à lui suggérer où couper, il serait plus utile que le Gouv. fasse connaître les critères qu’il utilisera pour faire cette révision et ce ménage dans les programmes et crédits d’impôt.

Quand on se guide dans la noirceur de l’austérité, ce n’est pas un plan ou une carte qu’il faut, c’est une lumière assez puissante pour observer chez nos voisins européens que ça ne fonctionne pas.

L’Ontario dépenserait moins que le Québec, mais cumule des déficits importants, faut-il lui fournir aussi une carte et un plan ?

Un élément clé qui pourrait faire toute la différence pour aider au rétablissement de équilibre des finances du Québec serait d’assurer un équilibre fiscal entre le palier fédéral et provincial, ça vaut pour le Québec et pour toutes les autres provinces, s’il y a un point sur lequel les premiers ministres des provinces sont d’accord c’est bien celui-ci.

Le HIC c’est que le grand frère d’Ottawa a tous les pouvoir, qu’il perçoit plus des provinces en taxes et impôts qu’il en a besoin pour couvrir les responsabilités qui incombent au fédéral, qu’il agit comme un monarque, qu’il a son propre agenda et se sert des surplus qu’il engrange parce pour supporter les causes et secteurs de l’économie qu’il a décidé de privilégier, au diable les provinces, il peut ainsi empiéter à volonté dans les secteurs sous responsabilité provinciale et distribuer de façon discrétionnaire des millions $$$ de façon discrétionnaire aux provinces pour se faire du capital politique (il en a les moyens).

Quelle beauté que cette fédération !

Notre gouvernement fédéral est un exemple incontournable de bonne gestion et il fait l’envie de toute la planète. Pas le Québec…au contraire!

Le fédéral de Stephen Harper a fait et continue de faire un ménage dans ses dépenses et il est tout à fait normal que suite à ce courageux exercice, qu’il fasse des surplus et nous avons (ENFIN!!!) au Québec un gouvernement qui a décidé de s’attaquer à ce cancer plutôt que de jouer aux pleurines professionnelles comme ça été le cas depuis trop de lustres.

D’accord avec vous que nous devons être renseignés sur le plan MAIS combien de Québécois sont vraiment équipés pour le comprendre, ce plan, quand on sait que notre système d’éducation produit plus de 1 Million d’analphabètes et que moins de 15% d’entre-nous faisons un budget crédible et que nous suivons pour nos propres dépenses personnelles?

Pas sûr que ça changerait grand chose…malheureusement.

« …nous devons être renseignés sur le plan MAIS combien de Québécois sont vraiment équipés pour le comprendre… » (François 1)

Et pis toé tu n’est pas capable de fournir aucunes preuves quelque que soit le sujet et tous les sujets.

Tu est le premier à ne pas comprendre.

« Pas sûr que ça changerait grand chose…malheureusement. » (François 1)

Tu as bien raison.