Dénoueuse de crise !

Grâce aux recherches en gestion de Sophie D’Amours, l’industrie du bois québécois peut concurrencer les Chinois.

Photo : iStockphoto

Le bois, une industrie d’avenir ? Sophie D’Amours, directrice du consortium de recherche FORAC, à l’Université Laval, y croit dur comme chêne. « Si les gens qui disent que l’industrie est finie voyaient les innovations de certaines entreprises, autant dans les machines qu’elles utilisent que dans les produits qu’elles sont capables de fabriquer, ils comprendraient que cette crise peut être une occasion de rebondir », explique la professeure de 41 ans, citant les machines forestières intelligentes bardées d’électronique ou le sciage du bois optimisé grâce à des outils optiques dernier cri.

Avec son équipe d’une cinquantaine de chercheurs, Sophie D’Amours conçoit de nouveaux modèles d’entreprise pour les compagnies forestières, les scieries ou les fabricants de meubles, et les aide à en tirer profit. La plupart des grandes compagnies actives au Québec collaborent à ses travaux, de même que nombre de petites entreprises, qui ont compris qu’elles avaient tout à gagner à investir dans la recherche opérationnelle.

Le coeur du problème, bien sûr, c’est le manque flagrant de compétitivité des entreprises. « On sait transformer la forêt et la gérer, même si les lois sont très exigeantes, mais il y a d’énormes économies à faire en augmentant le niveau de compétence des industriels dans la gestion des affaires et de la technologie. On n’est plus au temps où il suffisait d’une scie à chaîne, d’un crayon et d’une calculette pour exploiter correctement son entreprise », dit Sophie D’Amours.

Sa fougue et son expertise réussissent à convertir les industriels les plus récalcitrants aux vertus des affaires électroniques, des chaînes de création de valeur, du flux tiré et autres concepts de gestion avancés. Et les gains sont parfois spectaculaires. En inventant un logiciel qui permet aux scieries de collaborer sur le Web pour optimiser les déplacements de leurs camions, Sophie D’Amours et ses collègues sont parvenus à leur faire économiser la bagatelle de 15 % des coûts de transport ! De quoi rester dans la course contre leurs concurrents chinois…

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