Derrière la crise, la démographie

C’est David Foot qui disait que la démographie expliquait la plupart des choses qui arrivent dans la société. La croissance et la composition de la population, c’est à dire le pourcentage des jeunes, des personnes en âges de travailler et des aînés, sont de superbes indicateurs des tendances économiques.

Les pays les plus endettés sont habituellement les pays les plus «vieux». C’est le cas pour  le Japon et l’Italie. 24 % de la population japonaise a plus de 65 ans. Richard Dupaul, de La Presse, observe que 50 % des Italiens sont en âge de travailler et que la proportion baissera à 30 % en 2030 et à 20 % en 2065.

La crise européenne risque d’être longue (un commentateur du Financial Times prédit aujourd’hui qu’elle durera 20 ans), en raison du vieillissement de la population et de la baisse de la natalité dans 11 des 15 pays européens.

La démographie expliquerait aussi les tensions politiques entre les pays. Jacques Attali fait remarquer dans sa dernière chronique qu’en 2050, la France sera plus peuplée que l’Allemagne, qui compte pourtant 17 millions d’habitants de plus aujourd’hui. Toujours en 2050, 40 % des Allemands auront plus de 60 ans contre 30 % des Français. Attali conclut que l’Allemagne veut garder ses ressources pour ses futurs retraités alors que la France dépense davantage pour accompagner sa structure démographique.

Dans mon livre L’avenir du Québec  Les entrepreneurs à la rescousse, j’établis un lien étroit entre la démographie et la croissance économique.

De 1951 à 1981, la population québécoise croît de 2,5 millions de personnes. Le revenu personnel par habitant augmente de 208,9 %. En 1981, la dette publique nette n’est que de 14,3 milliards de dollars.

De 1981 à 2011, la population du Québec n’augmente que de 1,3 million de personne. Le revenu personnel par habitant est en hausse de 43,7 %, une croissance cinq fois moins rapide que dans la période précédente. La dette nette du Québec est de 142,8 milliards de dollars.

 

 

 

 

17 commentaires
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L’âge moyen de la population est effectivement un aspect important du développement économique. Cela a toujours été et cela le restera. C’est aussi dans ce cadre que s’inscrit les politiques migratoires. Les immigrants sont usuellement intéressants pour les capitaux qu’ils apportent et aussi pour les enfants qu’ils apportent ou ceux qui sont à naître. Ces flots migratoires changent aussi la structure des sociétés, puisque cela favorise les métissage et entraîne aussi diverses formes de concurrences entre les communautés. Nous savons très bien qu’aux Etats-Unis, la population s’est latinisée, ce qui entraîne des transformations dans les diverses strates de la structure sociale.

Au Québec et d’ailleurs un peu partout au Canada, on relève un développement considérable de l’Islam qui apporte une population jeune et aussi des taux de fécondité plus élevés. Il est évident que dans un demi-siècle ces changements démographiques auront un impact considérable sur le développement global de la société canadienne.

En Europe du Nord, certains pays comme le Danemark, la Norvège et même la Suède vivent difficilement ces phénomènes de métissage lorsque ces derniers ont reçu une grande quantité de personnes réfugiées au cours de ces 20 dernières années. Cela apporte certes de la diversités quoique cela apporte aussi des coutumes qui peuvent paraître singulières pour ces populations nordiques qui ont développées au fil du temps d’autres valeurs communautaires.

Ce que Jacques Attali ne dit pas dans cet article, mais il l’a mentionné ailleurs (cela fait déjà longtemps qu’Attali aborde les questions de démographie), c’est que la population d’origine maghrébine (population arabo-berbère) très jeune, va continuer de croître en France. Bien que les évaluations diffèrent, cette population très majoritairement musulmane représente entre 6 et 9 millions de la population (sur 65 au total). Combien en 2040 ?

Avec un taux de natalité de 2 enfants par femme, c’est actuellement la France qui détient le meilleur taux de natalité en Europe. Nous comprenons pourquoi le président Hollande a décidé de faire de la jeunesse sa priorité. S’il gagne son pari (ce que je souhaite) ; il devient aisé de saisir alors que ce pays a un avenir et est loin d’être au bord du gouffre, contrairement à certaines croyances populaires 🙂

« C’est David Foot qui disait que la démographie expliquait la plupart des choses qui arrivent dans la société. »

Évidemment que c’est ce qu’il croit, puisqu’il est démographe.

De même qu’on appelle ‘sociologisme’ la croyance que tout s’explique par la sociologie, ‘historicisme’ la croyance que tout se subordonne à l’histoire, ‘juridisme’ la croyance que tout se subsume au juridique (voir le petit juge dans le film français ‘Présumé coupable’), ‘économisme’ la croyance (disponible en version soit marxiste, soit libériste) qu’il existe un soi-disant « moteur secret de l’histoire » et que ce prétendu moteur serait l’économie au détriment de toute autre sphère de l’activité humaine, de même qu’on appelle ‘biologisme’ la croyance (particulièrement dangereuse) que tout de l’Homme s’explique par la biologie (tiens, enfin un point sur lequel les fascistes italiens n’étaient pas d’accord avec les nazis !), et encore ‘philosophisme’ ou ‘panlogisme’ la croyance (disponible tant sur l’épaule droite de Hegel que sur son épaule gauche) que tout s’en va se jeter (ou se « résoudre », comme il disait) dans la philosophie, de même je crois qu’il faudrait appeler ‘démographisme’ la croyance que tout est démographie.

Ces tendances ont sinon toujours existé, en tout cas existent depuis longtemps, mais je crois que notre époque est particulièrement fertile en adorateurs du dieu Toutêh. Je crois qu’à force de vouloir former seulement des spécialistes – ou plus exactement, de les former trop tôt – on a fini par engendrer tout une armée de gens qui sont extrêmement informés d’UN domaine bien pointu, et quasiment illettrés en toute autre matière. D’où la croyance à croire que c’est « son » domaine qui explique tout du monde et des affaires humaines. Au final, ça nous fait un sacré paquet de gens qui sont au fond des militants, les petits soldats d’une opinion qu’ils prennent dur comme fer pour une science. (Un peu à l’image des marxistes dans le temps, jusqu’à un certain point).

Alors que l’on soit de droite ou de gauche, je crois non seulement amusant mais nécessaire de rappeler les prudents et sagaces guillemets que le penseur de gauche Gaetano Salvemini et le penseur de droite Benedetto Croce mettaient tous deux aux prétendues « sciences » humaines.

La démographie c’est comme les saisons, elle change. On aura beau aimer l’été et rester en costume de bain, l’hiver viendra.

En 2050, la France va être un pays à majorité musulmane.

Le problème avec la droite capitaliste (dont vous êtes l’un des champions au Québec) c’est que vous ne voyez les choses qu’en fonction de « croissance » économique. Jamais en fonction de croissance socio-économique. C’est-à-dire comment pouvons-nous être plus heureux collectivement?

Vous supposez que la croissance économique va forcément apporter le bonheur collectif puisque vous supposez que la croissance zéro, voire la régression, sont synomymes d’enfer, de malheur, de catastrophe. Vous supposez qu’en ayant plus de monde, plus de jeunes, plus de travailleurs, le Québec va mieux se porter.

Or, le Japon, avec moins de monde, avec 24% de vieux, est loin de mal se porter. Mais le Japon ne sert plus d’exemple. La droite capitaliste n’en a que pour la Chine (Chine communiste pourtant) qui croit dans les deux chiffres chaque année.

@ Marc Provencher (#2) :

Au chapitre des « ismes » vous établissez une confusion entre ce qui tient des « sophismes » et ce qui appartient au domaine des croyances. Les sophistes se trompent quelquefois, si ce n’est que leur argumentation repose sur un raisonnement logique qui relève à tout le moins de la rhétorique qui somme toute favorise la pratique dialogue. Lorsque la croyance ne requière en principe aucune démonstration, puisque cela va de soi.

Une personne a le droit d’avoir des convictions et l’erreur est humaine. Vous commettez une méprise en assimilant ce que vous appelez le « biologisme » aux seules idéologies nationale-socialistes ; une telle « croyance » de votre part relèverait alors selon moi, de ce qu’on appelle l’éréthisme lequel n’explique pas tout !

« De 1951 à 1981, la population québécoise croît de 2,5 millions de personnes. Le revenu personnel par habitant augmente de 208,9 %. En 1981, la dette publique nette n’est que de 14,3 milliards de dollars. »

De 1981 à 2011, la population du Québec n’augmente que de 1,3 million de personne. Le revenu personnel par habitant est en hausse de 43,7 %, une croissance cinq fois moins rapide que dans la période précédente. La dette nette du Québec est de 142,8 milliards de dollars. »

Et de 1951 à 1981 combien payaient les entreprises et les mieux nantis en impôts?
Si le Québec s’endette c’est que ceux qui ont les revenus payent moins.

Les jeunes sont pour des impôts élevés et les vieux ne veulent pas en payer.

@ rod (# 4):

Le bonheur est un état d’esprit INDIVIDUEL et non collectif.

L’étatisation du bonheur (comme si le bonheur pouvait être administré et géré par l’État…) est le nouveau dada des gauchistes-interventionistes en mal de justification de leur cause.

Le blog de l’actualité est franchement bizarre, ça fait pas mal de fois que je poste des messages qui semblent se perdre dans le néant…

@François 1

C’est Bachand qui a dit que la finalité de son budget c’était le bonheur collectif

Pour être heureux collectivement, faut connaitre un bon niveau de développement économique mais aussi social. Ca veut dire le moins de pauvres possibles. Le moins d’exclus possibles. Le plus d’harmonie possible. Le plus de partage possible.

Or, ce que je reproche à la droite c’est de penser qu’en gonflant le PIB, tout le reste va suivre. Désolé, mais ca ne marche pas comme ca.

Exemple: la droite économique est en faveur de l’immigration. Faire venir 50,000 immigrants par année stimule le marché intérieur. Plus de construction, plus de consommateurs, plus d,enfants dans les écoles. Et plus de cheaplabor

Mais ce que la droite économique refuse de voir c’est tout l’impact négatif de cette masse de gens sur la métropole: getthoisation, accommodements déraisonnables, gangs de rue, anglicisation, tiersmondisation de Montréal. Mais ca la droite économique s’en fiche comme l’an quarante. Ce qui compte pour elle c’est le profit now. Que la France soit pays musulman dans 30 ans, elle s’en fiche. La droite économique elle est comme ça: elle ne pense que profits, profits, profits. NOW

@ Rod (#9) :

Vous avez bien raison.

Le PIB est un indicateur, qui permet éventuellement de procéder à des comparaisons. Ce n’est pas une fin en soi. Qui plus est, la composition des PIB varie en fonction des actifs et des activités de chaque pays ou de chaque région. Le PIB peut toujours augmenter même lors d’une contraction de l’activité, simplement parce que certains secteurs ne constituent que des facteurs marginaux d’accroissement du dit produit.

La notion de profit est souvent perçue pour le seul bénéfice des avantages monétaires. Lorsque le profit passe aussi par l’accroissement de l’ensemble des actifs résultants d’une gestion optimale des activités, lequel peut aussi se trouver dans la valorisation des postes et des employés. Ainsi une entreprise peut être très profitable ou bien le devenir sans devoir automatiquement distribuer toutes sortes de gratifications monétaires qui relèvent du clientélisme.

Tout en somme dépend de la qualité des choix et les actionnaires devraient pouvoir être assurés que leur argent est toujours dépensé aux bonnes places et non sur la base de paris spéculatifs qui quelquefois relèvent du quitte ou double.

Je ne sais pas s’il existe une droite économique versus une gauche ; je pense simplement que beaucoup de personnes sont quelquefois pauvrement renseignées….

Sur un air connu: «Que sera, sera, what ever will be, will be, the future is not us to see, que sera, sera, what will be, will be…»

La «futurologie» et les boules de cristal, pour moi, ça vaut autant que les astrologues et les économistes…

Y’a beaucoup d’eau qui va couler sous les ponts d’ici 20–

La crise européenne durera 20 ans! Je suis plié en deux!!!

Quand j’entends les économistes-prophètes faire leurs prédictions, j’ai tendance à attraper le tournis jusqu’à en perdre l’équilibre. Que voulez-vous, à 72 ans et retraité, on perd ses moyens et de son utilité. Il y a quelques années, je payais des impôts et j’en paie encore, à chaque fois que je retire l’argent de mes REER, l’État me siphonne la moitié sans vergogne. Même chose pour les taxes à la consommation. Je ne suis pas épargné parce que je suis vieux. Au contraire. Pendant 47 ans de ma vie productive, je n’ai jamais touché un sous de chômage. Je n’ai jamais bénéficié de l’aide sociale. J’ai payé toutes mes études collégiales et universitaires au grand complet. Je travaillais et j’étudiais et mon père me donnait un coup de main pour que j’y arrive. J’ai élevé et fait instruire deux enfants qui contribuent aujourd’hui à la Société honorablement et sans fuir leurs obligations de solidarité sociale. Je garde à la maison ma fille handicapée de 35 ans et je ne demande rien à l’État. Je suis ce qu’on appelle un aidant naturel. Mais je suis « vieux » et on m’accuse de nuire au développement de la société. J’ai la nette impression qu’on veut me débrancher pour faire de la place à tous ces jeunes gauchistes qui demandent à l’État d’élever et de garder leurs enfants, de les instruire et de leur trouver un emploi, un logement, des pistes cyclables, de leur payer des vacances et de les bichonner pour ne pas qu’ils se fassent trop mourir. Je suis vieux et à en croire nos chers économistes du profit exhorbitant à tout prix, je suis tout à fait inutile et je représente un poids insupportable pour mes compatriotes jeunes et déjà épuisés avant même de dégotter leur premier emploi. Trouvez-moi vite un jeune qui pourrait m’assister à quitter cette terre pour un monde meilleur où les vieux ont, osons le croire, une place de choix. Vous ne vous rendez pas compte que vous pratiquez l’âgisme et encouragez les conflits intergénérationnels.
Je m’excuse d’être un fardeau! Et je vous souhaite de faire beaucoup, beaucoup d’argent avec votre vision de ce qu’est une société juste et reconnaissante.

Pierre April
Newport

Vous devriez plutôt établir une corrélation entre le taux de chômage chez les jeunes et la montée des mouvements extrémistes. Cette hypothèse a plus de chance d’être d’actualité très prochainement en Europe.

@ Pierre April (# 12):

…et malgré toutes vos contributions « volontaires » à la prospérité de l’État québécois, nous sommes au Québec, encore et toujours, l’endroit le PLUS endetté en Amérique-du-Nord! On transfère sans vergogne sur le dos de nos enfants et de nos petits-enfants le lourd fardeau de notre « dette collective » avec la complicité épouvantable des socialistes qui se disent « équitables »!!!

Vous devez vous souvenir du temps d’avant la Révolution Tranquille où le Québec était l’endroit le MOINS taxé et le MOINS imposé au Canada tout en étant la province canadienne la PLUS prospère et où la LIBERTÉ de choix n’était pas un concept ésotérique mais bien une réalité?

Nous payons tous (incluant nos héritiers!!!) très cher aujourd’hui pour toutes ces politiques gauchistes et interventionistes qui n’ont fait qu’appauvrir les citoyens « ordinaires » au profit des politiciens collectivistes, des grosses centrales syndicales gloutonnes et des fonctionnaires aussi innombrables qu’ils sont inutiles et tire-au-flanc.

Mais vous n’avez encore rien vu. Allez lire ce qui se passe actuellement en Grèce, en Espagne et bientôt en Italie et en France et vous avez un aperçu de ce qui nous attend ici même, au Québec où, pour l’instant, nous avons la l’incroyable chance d’avoir le reste du Canada, et plus particulièrement l’Alberta, pour supporter nos extravagantes lubies.

@ Monsieur François 1er (# 14) :

Je ne voudrais pas vous contredire mais sauf erreur de ma part, l’endroit le plus endetté au monde est probablement (ensemble des dettes cumulées) : la Californie, tout particulièrement la région de Los Angeles. Curieusement, c’est aussi probablement la région qui globalement est la plus riche du monde, on ne compte pas les millionnaires en Californie. À ma connaissance, la Californie et tout l’Ouest américain en général ne se sont pas fondés sur le « gauchisme », le « socialisme », la « sociale-démocratie », etc.… et bien sur le Capitalisme et quelquefois sur les bases du Capitalisme sauvage où tous les coups sont permis (incluant l’assassinat).

Vous encensez l’Alberta. Il est vrai que Ralph Klein s’est montré un excellent gestionnaire. Ses principes de gestion reposent essentiellement sur le principe de l’équité, un concept qui d’ailleurs est partagé par nombre de sociaux-démocrates. Concept qui a plutôt bien réussi quoique qu’on n’ait pas pu dans cette Province comme les autres contenir l’inflation galopante sur les biens immobiliers.

Si on regarde la question de la dette publique ou plutôt de l’absence de dette publique, je vous recommande la Corée du Nord ; ce qui implique évidemment un système étatique centralisé, un parti unique, une armée solide et l’application stricte du modèle communiste, marxiste (qui est aussi le modèle de Friedrich Engels, un capitaliste propriétaire d’usines dans le région de Birmingham), maoïste et stalinien.

Une application identique au Québec donnerait sans aucun doute les mêmes résultats. Nous pourrions dire bye bye à la dette… si ce n’est que nous retournerions en terme de développement économique rapidement 50 ou 60 ans en arrière.

Vous semblez oublier malheureusement que dette et développement vont de paire. Que les pays les plus riches sont souvent aussi ceux qui sont les plus endettés. On comprend donc, qu’il faut peut-être opter pour des développements un peu plus lents mais mieux contrôlés.

À Montréal par exemple, je ne suis pas sûr qu’on avait besoin de deux méga-hopitaux Universitaires en même temps. Regardez la facture globale. Et ne vous étonnez pas que les jeunes descendent dans la rue pour manifester contre les droits de scolarité. La gratuité d’ailleurs était une promesse faite par Jean Lessage.

@ Serge Drouginsky (# 15):

La dette californienne ne s’est pas crée du jour au lendemain. Cet état a été l’un des plus gauchistes, des plus socialistes et interventionistes des USA et ils en paient maintenant le prix. Les Californiens se sont rebellés contre l’endettement compulsif des politiciens interventionistes et gauchistes auxquel ils ont été confrontés et ils ont passé une loi où aucun nouvel endettement étatique ne peut être accepté par l’état s’il n’a pas au préalable été accepté par les citoyens. Ils ont également élu Arnold mais il n’a pas été capable de redresser la situation qui devient désespérante.

Au moins, leur loi les empêche d’aggraver la situation. On aurait besoin de quelque chose de semblable au Québec où on en est rendu à emprunter pour payer les intérêts.

Merci encore aux étatistes collectivistes.

L’endettement d’une société n’est pas une nécessité; d’ailleurs, au tournant des années ’70, le Québec n’avait AUCUNE DETTE. ZÉRO! Pas beoin de s’exiler en Corée-du-Nord…

Après la guerre et avant la Révolution Tranquille, le Québec était l’un des endroit les plus performants, les moins taxés et les plus économiquement accueillants en Amérique. Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis…

Il croule maintenant sous des déficits accumulés épouvantables:

http://www.antagoniste.net/2011/03/26/developpement-durable-2/

L’endettement est une philosophie de vie: on dépense l’argent (des autres…dans le cas des politiciens) AVANT de l’avoir gagné et non une fois qu’on l’a entre les mains, quitte à payer plus cher (intérêts) dans l’avoir. Avec le temps, ça devient une spirale infernale (et très dispendieuse!) d’où il est extrêmement difficile de s’extirper car les attentes (qu’on appelle maintenant des « besoins » dont on ignorait l’existence avant…) deviennent de plus en plus élevées. On en vient à tout vouloir et tout de suite!!! Comme des enfants gâtés (voir nos étudiants!!), et sans égard à la capacité de payer des débiteurs.

L’Alberta est un exemple de sagesse, vertue perdue de vue au Québec depuis longtemps. Malheureusement.

Imaginez s’il fallait qu’au Québec, au lieu de promettre des tonnes d’extravagances, nos politiciens, dans un éclair de lucidité, se mettaient à devenir responsables et géraient NOTRE argent en VRAIS bons pères de famille…

Ce serait la révolution!!!

@ Monsieur François 1er (#16) :

Merci pour votre réponse. Je ne disconviens en rien qu’il s’est trouvé une gestion des finances publiques qui selon moi ressemble plus à une fuite en avant qu’à une saine gestion responsable. Et je m’accorde avec vous qu’on ne peut poursuivre indéfiniment sur cette lancée.

Je pense que nos divergences ne reposent pas spécifiquement sur le fond et plutôt sur le point que vous voyez un contenu idéologique dans la situation lorsque je vois plutôt la manifestation d’une dérive financière.

Pour avoir connu des personnes travaillant dans diverses institutions financières. Je peux vous dire que les méthodes de management se sont complètement transformées depuis la Révolution tranquille. Partout dans le monde.

À la base de cette transformation, on trouve une refonte complète de toute l’ingénierie financière. Les banques que nous connaissions dans les années 60, n’ont plus rien à voir avec ce qu’elles sont maintenant. Il en va de même pour la structure des l’actionnariats.

Hors le milieu financier vit carrément en osmose avec le milieu politique, peu importe que ce milieu soit de gauche, de droite ou d’ailleurs, tous s’entendent sur la question de l’argent.

S’il est vrai dans les années 50-60, qu’au Québec le niveau d’endettement était très faible et que les gens bénéficiaient d’un niveau de vie enviable. Il convient aussi de voir l’évolution de la valeur des monnaies et aussi l’évolution des prix. Quant il n’en coûtait en 1960 que 15000 dollars pour devenir propriétaire d’un joli bungalow et qu’il en coûte aujourd’hui un minimum de 20 fois plus pour avoir la même chose. On comprend que l’endettement des ménages grimpe en flèche, car les gens ordinaires n’ont pas eu un pouvoir d’achat décuplé par 20 depuis cette époque.

Cela se vérifie dans le financement des infrastructures et de tous les services de l’État. Cette problématique est visible dans de très nombreuses places sur la planète. Le Québec vit à l’heure de la globalisation, nous ne pouvons en faire abstraction, cependant nous pourrions relever ce défi pour toujours nous améliorer.