Des mentions pour mon livre

 

Duhamel, Pierre. 2012. Les entrepreneurs à la rescousse. Éditions La Presse, 237 p.

  • C’est un cri du cœur de Pierre Duhamel pour nous rappeler que l’économie n’existe pas sans ces gens, les entrepreneurs, qui prennent des risques, qui créent de la richesse et qui donnent de l’emploi à des millions de personnes. C’est très fouillé.

 

L’avenir du Québec – Les entrepreneurs à la rescousse, Pierre Duhamel, Les éditions La Presse

Un essai à la fois synthétique et didactique de l’histoire économique d’une société qui se distingue, peut-être hélas aussi, par un immense malentendu sur la dynamique entre l’État et l’entreprise dans le développement économique. – Rudy Le Cours

 

 

 

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@ Marc Provencher (# 1):

Vous n’avez vraisemblablement jamais lu le blogue de Lisée qui apparaissait naguère ici, sur le site de l’Actualité.

Il ne se passait pas 3 semaines sans qu’il ne fasse la promotion de certains de ses livres et même celle de leur reparution…

Nous avons accès gratuitement à la revue l’Actualité. Des bloggeurs qui tentent de nous rendre des « blogs » intelligents et songés. Un peu de publicité à travers les suggestions. Pourquoi pas? Merci monsieur Duhamel, ceci m’incitera certainement à me procurer votre livre. J’ai lu celui de Lisée, qui m’apportait une perspective de la gauche. Cette fois-ci, voyons la perspective de la droite. Encore une fois, la meilleure façon de se faire une idée est de connaître.

« Il ne se passait pas 3 semaines sans qu’il [J.F. Lisée] ne fasse la promotion de certains de ses livres et même celle de leur reparution. »

Bien vu, citoyen 1 (si vous permettez que j’utilise votre nom de famille). Il s’agit en effet de deux exemples du même problème.

C’est sans doute moi qui suis trop sourcilleux, maniaque, voire borné, et non MM. Duhamel et Lisée qui ont tort d’utiliser leur blogue de L’Actualité pour mousser la vente de leurs ouvrages respectifs. Et donc, revenant à de meilleurs sentiments, me rangeant à leurs vues, reconnaissant mes torts la main sur le cœur, à l’italienne, je dis: lisez « Le multiculturalisme est un racisme qui se prend pour un antiracisme », un essai-pamphlet-réfutation humoristique publié chez Leméac par mon homonyme Marc Provencher, essai dont l’auteur a eu la chance de signer un total mirobolant de quinze exemplaires lors du dernier Salon du livre.

Cela dit, cher 1, votre façon d’argumenter (sur ce point-ci du moins) éveille en moi de fâcheux souvenirs. Elle me rappelle bizarrement, toutes proportions gardées – car ici on parle d’un verre d’eau, et dans l’exemple qui va suivre, d’une tempête ! – mais elle me rappelle bizarrement, oui, elle offre une ressemblance de fond avec ces deux réponses que je me faisais faire continuellement non par la gauche et la droite, mais les séparatistes et les fédéralistes, dans les mois et même les années qui ont suivi le référendum de 1995 : «Pis les fédéralisses, eux autres, ils sont pas hystériques, peut-être !?» et «Pis les séparatisses, eux autres, ils sont pas hystériques, peut-être!?»

C’est la spirale même de la polarisation: chaque camp justifiait son hystérie par l’hystérie du camp d’en face. Chaque camp justifiait ses mensonges « pour la bonne cause » par les mensonges « pour la bonne cause » du camp d’en face. Chaque camp justifiait son infecte rhétorique sélective par l’infecte rhétorique sélective du camp d’en face. C’est comme ça qu’on en arrive, de justification en justification, à des excroissances anomaliques comme la séparation unilatérale voire l’élection référendaire, d’un côté, et la partition du Québec en cas de victoire séparatiste, de l’autre: autrement dit au fait que dans l’immédiat après-1995, la principale caractéristique des deux camps – nonobstant la légitimité de leur « cause » respective – était la prédominance d’une stratégie antidémocratique.

La polarisation entre gauche et droite fonctionne selon le même pattern. Et pour ma tempête dans un verre d’eau, pour ce détail au fond sympathique qui correspond à une petite faiblesse si compréhensible du caractère humain – avoir publié un livre, disons-le, ça fait quand même un velours, et on veut que le monde entier le sache ! – M. Lisée peut se justifier en disant «Duhamel, ce misérable suppôt de la droite, le fait bien, lui, alors pourquoi pas moi!?» et M. Duhamel peut se justifier en disant «Lisée, ce misérable suppôt de la gauche, le fait bien, lui, alors pourquoi pas moi!?»

Et ils gagnent: car du coup, mon opinion selon laquelle cette auto-réclame de MM. Lisée et Duhamel via leur blogue respectif constitue un abus de position dominante peut être réfutée par l’un en insinuant qu’elle doit sûrement être motivée par le fait que je penche à gauche et par l’autre en insinuant qu’elle doit sûrement être motivée par le fait que je penche à droite. Car ainsi raisonnent les petits soldats de la classe militante.

@Marc Provencher: le blogue de M. Duhamel couvre toute l’économie, ce qui inclut donc son propre livre. Et il en fait la promotion de manière décente, contrairement à JF Lisée, qui est aux idées et à ses livres ce que sont les épiciers pour leurs denrées.

J’ai beaucoup aimé le livre suivant:

“The merger delusion: how swallowing the suburbs made an even bigger mess of Montreal” (2012, McGill-Queens University Press; 671 pages), par Peter F. Trent. $25.04 sur amazon.ca

C’est un livre à lire par quiconque aime Montréal, hait la corruption et se veut objectif: