Des racines et des ailes

Il y a des choses que j’aime dans le budget fédéral et il y a des choses qui m’effraient.

Commençons par le côté sombre de ce budget. Même sans les multiples nouveaux programmes annoncés aujourd’hui, le déficit fédéral serait de 15,7 milliards au cours du prochain exercice. Les revenus fondent. Un surplus anticipé de 800 millions de dollars il y a à peine quelques semaines est devenu un déficit de 1,1 milliard de dollars pour l’exercice en cours. Les revenus du gouvernement, c’est comme le canari au fond de la mine. Quand ils tombent, c’est bien la preuve que ça va mal.

Côté racines, le gouvernement met presque 20 milliards de dollars dans les infrastructures et dans la rénovation domiciliaire. Voilà qui va susciter beaucoup d’activités et créer ou préserver beaucoup d’emplois. Toutes ces dépenses devront être engagées d’ici deux ans. Voilà un autre aspect positif.

J’aime que les diminutions d’impôts avantagent d’abord les moins favorisés puisqu’ils repoussent le montant à partir duquel on est imposé. Cela aura un impact direct sur la consommation.

Enfin, le gouvernement porte de 75 à 125 milliards de dollars les rachats d’hypothèques des institutions prêteuses pour favoriser l’accès au crédit en plus de garantir des prêts engagés pour l’achat d’automobiles. C’était nécessaire et cela donnera un bon coup de pouce.

Côté ailes, j’aime les 3,1 milliards de dollars investis dans les «infrastructures du savoir». Voilà des argents neufs et indispensables pour les universités et qui auront des retombées à long terme sur notre économie. Ce budget pense aussi à l’avenir.

Pour le reste, je donne la chance au coureur. Tous les acteurs de la société civile et surtout des partis d’opposition nous disent que le gouvernement aurait pu faire plus. Bien sûr. Qui veut moins d’argent ? Qui n’a pas rêvé de voir tous ses vœux exaucés ? Cela est dans la nature du jeu démocratique, mais convenons que 40 milliards de dollars sur deux ans ne constituent pas précisément de l’argent de poche !

Nous devrons payer pendant longtemps les intérêts sur ces milliards de dollars. Il n’y a jamais de « cadeaux » quand on parle de dépenses gouvernementales, car c’est toujours nous qui finissons par casquer.

Laisser un commentaire

J’espère juste que l’argent dans les infrastructures va servir à rénover ce qui tombe et non à faire de nouvelle route.

Les infrastructures souterraines par exemple on besoin d’aide.

34 milliards de déficit c’est plus de 1000 piasses per capita! Mille piasses qu’on devrait payer en plus!
Pourtant, il y a 3 mois à peine, en pleine campagne électorale, il n’y avait pas de déficit!

La bonne nouvelle c’est qu’avec 258,6 milliards de dépenses et 224,9 milliards de revenus à Ottawa, le Québec ne se fait certainement plus voler! On va enfin en avoir pour notre argent!
—-
A Québec ce matin, ca gueule fort. On a voté pour les Conservateurs et ça donne rien! Pendant que le Pont de Québec, 8e merveille du monde, est en train de rouiller sous nos yeux (il manque 50 millions pour compléter les travaux et le CN ne veut pas payer), Ottawa va allonger 212 millions sur le Pont Champlain!!

Voilà comment ça se passe lorsqu’on laisse une autre nation décider et dépenser de l’argent qu’elle n’a pas principalement pour la province du petit bonhomme de l’auto et que l’autre nation paiera les argents imprimés par l’hôtel de la monnaie mais prêté par les banques privées.

«Enfin, le gouvernement porte de 75 à 125 milliards de dollars les rachats d’hypothèques des institutions prêteuses pour favoriser l’accès au crédit en plus de garantir des prêts engagés pour l’achat d’automobiles. C’était nécessaire et cela donnera un bon coup de pouce.»

Coup de pouce mon oeil! Puisque les journalistes économiques en sont incapables, traduisons pour eux:

«Le gouvernement viendra piger dans vos poches et dans celles de vos enfants des milliards de dollars pour acheter à plein prix les titres hypothécaires les plus risqués et sans valeur des banques. Un vol qualifié au profit des dirigeants de banques et de leurs actionnaires.»

À quand du vrai journalisme?

Don

En Amérique du Nord les JOURNALISTES disent CE que leurs PATRONS veulent bien LIRE et ENTENDRE……………….

Fernand,
Je comprends ton point, mais je ne crois pas tant que ça à l’influence du boss. Ce serait une excuse trop facile. Je connais beaucoup de journalistes, et crois-moi, c’est vraiment parce qu’ils sont ignorants. Surtout en matière économique.

(suite) je ne vise personne en particulier (d’ailleurs M. Duhamel a plus souvent raison que la moyenne), mais le problème de nos journalistes économiques, c’est qu’ils ne font que reprendre la ligne éditoriale des «économistes» de nos grandes banques (tsé ceux-là qui sont dans le champ depuis deux ans). Nos journalistes n’ont pas appris à penser par eux-mêmes, et c’est dommage.

@Fernand Cloutier et Don

Vous ne trouvez pas que les grands financiers et les grandes entreprises prennent subtilement de plus en plus de pouvoir, mondialisation aidant?

C’est un retour au 19 ème siècle auquel nous assistons.

La différence c’est qu’au 19ème siècle, le gouvernement était un dixième de ce qu’il est aujourd’hui.

Au 21ème siècle, avec un gouvernement au cube, le complexe gouvernemento-industriel n’aura jamais été si flagrant, et écrasant pour les simples con-tribuables que nous sommes.

@ Don

Nuance, le boss du journal demande beaucoup de vente de papiers. Il est sûr qu’il influence beaucoup ses journalistes et surtout quant a certains endroits, les médiats sont un quasi monopole.

Quand le boss te montre la serrure de la porte, tu pense moins par toi même puisque c’est lui qui engage 70% des journalistes.

Ajoutez en plus ce que vous écrivez au #10 M. Don.

Les banques ont fait des milliards de profits sur des hypothèques douteuses, maintenant quand ça va mal on demande au peuple de sécuriser leurs manques de jugement

« Les banques ont fait des milliards de profits sur des hypothèques douteuses »(Michel)

Qui ont été versés aux actionnaires.