RobotShop – Des robots pour tous

Les bidouilleurs amateurs, les écoles, les centres de recherche, les forces armées et les grandes entreprises qui se procurent robots et pièces via le site Web de l’entreprise RobotShop viennent des quatre coins de la planète !

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Photo : RobotShop

Si vous être pressé, ne demandez pas à Mario Tremblay d’énumérer les pays dans lesquels RobotShop brasse des affaires, car vous en auriez pour de longues minutes. Les bidouilleurs amateurs, les écoles, les centres de recherche, les forces armées et les grandes entreprises qui se procurent robots et pièces via le site Web de l’entreprise viennent des quatre coins de la planète !

RobotShop, dont le siège est situé à Mirabel, vise le marché mondial depuis sa création, il y a 11 ans. Non pas par choix, mais par nécessité. « À l’époque, on avait de la difficulté à payer le pain et le beurre, raconte le PDG, âgé de 43 ans. Nous n’aurions pas survécu en restant au Québec seulement. » Aujourd’hui, 75 % du chiffre d’affaires de sa société de 22 employés provient de l’extérieur du Canada — et 95 % de l’extérieur du Québec.

C’est en fabriquant un robot capable de détecter puis de pourchasser son chaton, au début des années 2000, que Mario Tremblay a constaté la difficulté de se procurer des pièces de robotique. Il a dû désactiver son gadget avant que le minet fasse une crise de nerfs, mais il n’a pas raté l’occasion d’affaires et a fondé RobotShop avec sa conjointe, Sandra Fradet.

Le secteur des pièces représente la moitié du chiffre d’affaires de 9,6 millions de dollars de l’entreprise. L’autre moitié provient de la vente de robots en tout genre, pour usage domestique ou professionnel : aspirateurs, drones, jouets, véhicules de surveillance, etc.

La faible concurrence au cours des premières années et le recours abondant au marketing en ligne — l’entreprise possède notamment sa chaîne sur YouTube, RobotShop TV — ont permis à RobotShop de profiter de l’intérêt grandissant des consommateurs pour la robotique. De profiter aussi de la popularité du mouvement maker, une culture venue des États-Unis qui combine artisanat et technologie.

Pour continuer de croître et pour se distinguer des compétiteurs, qui sont inévitablement apparus au fil du temps, RobotShop a racheté en 2012 Lynxmotion, société américaine spécialisée dans les robots prêts à assembler. « Nous vendons les produits de cette entreprise depuis la création de notre site », souligne Mario Tremblay. Un retour aux sources, en quelque sorte, qui permet à l’entreprise de devenir son propre fournisseur pour certains produits.

Toutes les activités de Lynxmotion ont été rapatriées à Mirabel, notamment pour « développer l’expertise en robotique du Québec ». RobotShop met la touche finale aux plans d’agrandissement de ses installations, où seront fabriquées et assemblées certaines pièces. Le début des travaux est prévu pour 2015.

Les nouveaux locaux serviront aussi à « l’accélérateur d’inventeurs » de l’entreprise. Ce programme permet aux ingénieurs, petits génies et autres patenteux de profiter du savoir de RobotShop pour améliorer leur concept de robot, puis de tester les produits sur le marché par l’intermédiaire du magasin en ligne — le créateur touche des redevances sur chaque vente. « Des gens nous contactent tous les jours pour s’inscrire », affirme le PDG.

Et d’où viennent ces inventeurs ? De partout dans le monde, comme la clientèle.

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