Des soldats bien protégés

REVISION

Leaders de la croissance 2012 - Revision

REVISION

Classement : no 18

Domaine d’activité : matériel militaire de protection oculaire et corporelle

Nombre d’employés en 2011 : 228

Siège social : Montréal

Chiffre d’affaires en 2011 : 57,1 millions

Croissance 2006-2011 : 442 %

Enfant, Jonathan Blanshay était, comme bien des petits garçons, fortement impressionné par les militaires. Encore aujourd’hui, à 44 ans, le président de Revision voit les soldats comme des sortes de héros des temps modernes. « D’après moi, le travail de ces hommes et de ces femmes n’est pas assez reconnu », déplore le Montréalais d’origine, qui a fondé l’entreprise spécialisée dans la conception de lunettes et de casques à visière pare-balles.

Cet équipement protège maintenant les yeux et la tête des militaires de plus de 60 pays – dont l’Inde, un petit nouveau -, ce qui fait de l’entreprise du boulevard Saint-Laurent, à Montréal, la chef de file mondiale dans ce secteur. Et avec les dépenses militaires envisagées par le gouvernement Harper, Jonathan Blanshay et son équipe ne prévoient pas manquer de boulot au cours des prochaines années. « Le monde devra faire face à d’énormes défis de sécurité, et le Canada doit fournir sa part », dit-il.

Née en 2001, l’entreprise a revu son plan d’affaires en 2010 et a opté pour un changement de nom afin de signaler ses plus récentes ambitions. Revision Eyewear est devenue Revision Military et travaille désormais à élaborer de nouveaux produits qui vont bien au-delà de la protection des yeux, notamment des systèmes de protection de la tête incluant des casques balistiques, des viseurs et des protections de la mâchoire inférieure. « Mais Revision, la base même de notre nom – contraction de « révolutionnaire » et de « vision » -, est resté. Ce mot représente parfaitement notre idéologie », explique Jonathan Blanshay.

Certains des articles imaginés par les concepteurs et les ingénieurs de Revision intéressent une clientèle hors du créneau de la défense nationale, ce qui réjouit Jonathan Blanshay. « Un nombre grandissant de chasseurs et d’amateurs de plein air se procurent nos lunettes de protection », a constaté l’homme d’affaires.

Note : ce texte est une version mise à jour d’un article paru dans L’actualité en juillet 2011.