Dette du Québec : plaidoyer pour la prudence

Pour éviter l’échec, le gouvernement ferait mieux de présenter un plan crédible de réduction de l’endettement à moyen terme tout en évitant la précipitation à court terme.

Photo: Jacques Boissinot/La Presse Canadienne
Photo: Jacques Boissinot/La Presse Canadienne

Blogue EconomieLa mesure la plus adéquate de l’endettement du Québec – et la plus suivie par les agences de notation et les bailleurs de fonds – est le poids que représente sa dette brute en pourcentage du revenu intérieur (le PIB). La dette brute est la source de la quasi-totalité des charges d’intérêts que le gouvernement doit supporter annuellement. (Il possède quelques actifs financiers, mais ces derniers ne rapportent presque pas d’intérêts.)

Où en est la dette du Québec ?

Où en est la dette du Québec à l’heure actuelle ? Selon le Plan budgétaire présenté par le ministre des Finances Carlos Leitão en juin dernier, elle doit atteindre 207 milliards de dollars en mars 2015. Cela représenterait 55 % du PIB de 2014 du Québec, lequel sera d’environ 377 milliards.

Le Gouvernement du Québec n’a pas besoin de se fixer de nouvel objectif pour la réduction de son endettement. Il en a déjà un. Il est inscrit en toutes lettres dans la Loi sur la réduction de la dette et instituant le Fonds des générations que l’Assemblée nationale a adoptée en 2006 et amendée en 2010. Cette loi du Québec engage le gouvernement à réduire le poids de sa dette brute au niveau de 45 % du PIB en mars 2026.

En mars 1995, le rapport dette/PIB du Québec avait grimpé à 61 % du PIB. Les efforts de nos dirigeants politiques successifs l’ont fait ensuite diminuer à 50 % du PIB en mars 2009. Depuis cette date, la récession, la faible reprise qui a suivi et le vieillissement démographique ont ralenti la croissance des revenus fiscaux, de sorte que le rapport dette/PIB du Québec a remonté à 55 %.

Cette hausse de 5 unités de pourcentage du poids de la dette n’est pas énorme. En fait, depuis 2009, le rapport dette/PIB a augmenté encore plus chez nos grands partenaires économiques : de 15 unités de pourcentage en Ontario et de 40 unités aux États-Unis (administration fédérale incluse). Cependant, la dette étant plus lourde au Québec au départ, la « petite » hausse de 5 unités enregistrée depuis 2009 ne doit évidemment pas être prise à la légère.

La tâche de réduire la dette ne sera pas facile à accomplir

La voie que les finances québécoises doivent suivre dans les années à venir est donc toute tracée. Il faut d’abord que le rapport dette/PIB cesse d’augmenter d’une année à l’autre, puis diminue progressivement de son niveau actuel de 55 % du PIB à la cible de 45 % que lui fixe la loi pour mars 2026. Nous avons 11 ans pour y parvenir.

Cette tâche ne sera pas facile à accomplir. Car, d’une part, l’économie nord-américaine peine encore à sortir de la récession de 2009. Depuis cette date, inflation déduite, le PIB par habitant n’a crû que de 3 % au Québec et de 2 % aux États-Unis ; en Ontario, il a fait du sur-place. À chaque début d’année depuis 2009, on nous promet une solide reprise, mais en fin d’année on nous informe piteusement que la promesse n’a pas été tenue. Les perspectives économiques à long terme pour le continent ne sont pas non plus mirobolantes.

Et d’autre part, le Québec est frappé plus qu’ailleurs par le vieillissement démographique. Il a de plus en plus de bouches à nourrir, mais de moins en moins de personnes d’âge actif pour produire les revenus nécessaires. La croissance économique ralentit et, avec elle, les revenus fiscaux de l’État. Même si la reprise économique finit par arriver à maturité, la baisse démographique va se poursuivre. À moins d’un miracle, le taux de croissance de notre économie (inflation comprise) oscillera entre 3 % et 3,5 % par année dans l’avenir, plutôt qu’autour de 4,5 % comme dans les belles années de 1998 à 2006.

Le plan financier du gouvernement : dans la bonne direction, mais risqué

Le plan financier proposé par le ministre Leitão en juin dernier engage le Québec dans la bonne direction. S’il est suivi, la dette passera de 207 milliards de dollars en mars 2015 à 217 milliards en mars 2019. Comme le ministre s’attend à ce que le PIB grimpe pendant ce temps à 435 milliards, il se trouve à prévoir que, de son niveau actuel de 55 %, le rapport dette/PIB aura diminué à 50 % en mars 2019. La moitié du chemin entre 55 % et la cible de 45 % aura été parcourue en 4 ans.

Aucun doute que les mesures annoncées dans le budget 2014-2015 pour augmenter les revenus et comprimer les dépenses du gouvernement ont la crédibilité nécessaire pour convaincre l’opinion publique et les bailleurs de fonds de sa détermination à relever le défi de la réduction de la dette. Il faut comprendre que le gouvernement désire agir vite : il veut en finir au plus tôt avec les mauvaises nouvelles afin de se présenter de façon plus positive à l’élection provinciale de 2018.

Mais en agissant de façon trop rapide, il nous fait courir plusieurs risques. Le risque de provoquer une récession en 2016 en retirant tout d’un coup 4 milliards de dollars de l’économie québécoise. (Ce serait évidemment se tirer dans le pied : avec une récession, ou même seulement un ralentissement économique, viendrait…un déficit plus élevé !) Le risque de déclencher une dure confrontation politique avec les secteurs qui ont déjà subi de fortes coupes dans les années récentes parce qu’ils se sont fait écraser par la Santé. Le risque de multiplier les erreurs et dérapages en « fonçant dans le tas » avec des commissions externes d’évaluation auxquelles on donne trois à six mois pour évaluer un budget de 95 milliards de dollars. Et le risque de démoraliser la fonction publique (notamment en l’accusant de mauvaise foi) et de perdre ses meilleurs éléments.

Autrement dit, la précipitation du gouvernement à agir, bien que compréhensible du point de vue de son jeu électoral, pourrait nuire gravement à la croissance économique, à la stabilité sociale et à l’efficacité de l’administration publique. Il y aurait moyen d’adopter un plan financier tout aussi crédible, mais moins risqué, en allongeant sa réalisation sur un horizon plus long. Nous avons tout de même 11 ans pour atteindre notre cible collective d’un rapport dette/PIB de 45 %. Se dépêcher pour parcourir la moitié du chemin en seulement 4 ans n’est pas du tout nécessaire, et c’est risqué.

Un plan alternatif plus prudent et moins risqué

Les trois premières colonnes du tableau 1 ci-dessous reproduisent le plan de réduction de la dette du ministre Leitão d’ici mars 2019. Les trois dernières colonnes présentent un plan alternatif plus prudent. Ce dernier n’est pas le seul envisageable, mais il vise à illustrer ce que voudrait dire « plus prudent ».

La hausse annuelle de la dette diminue avec le temps dans les deux plans, mais elle s’étendrait sur un horizon un peu plus long dans le plan alternatif, afin d’atténuer les risques économiques, sociaux et administratifs d’un retrait gouvernemental trop violent à court terme. À partir de mars 2019, il suffirait ensuite, dans le cadre du plan alternatif, d’abaisser le rapport dette/PIB de 1 unité de pourcentage par année pour atteindre la cible de 45 % en mars 2026. Une hausse annuelle moyenne de la dette de 3 à 3,5 milliards permettrait d’y arriver.

Tableau 1. Le plan de réduction de la dette du gouvernement d’ici mars 2019 et un plan alternatif plus prudent (en milliards de dollars)

Plan du gouvernement

Plan alternatif

Année financière

Hausse de la dette

Dette accumulée

Dette ÷ PIB

Hausse de la dette

Dette accumulée

Dette ÷ PIB

2014-15

9

207

55 %

9

207

55 %

2015-16

5

212

54 %

7

214

55 %

2016-17

2

214

53 %

5

219

54 %

2017-18

2

216

52 %

3

222

53 %

2018-19

1

217

50 %

3

225

52 %

Sources : Pour le plan du gouvernement : Ministère des Finances du Québec, Budget 2014-2015. Plan budgétaire. Québec, juin 2014, tableau E.3. Pour le plan alternatif : mes hypothèses sur la hausse de la dette.

Le petit déficit budgétaire n’explique que 12 % de l’accumulation de la dette

On peut légitimement se demander quel rôle l’objectif du « déficit zéro » joue dans ce contexte. Le tableau 2 répond à cette question en exposant le lien entre le déficit budgétaire et la hausse annuelle de la dette pour l’année financière en cours, 2014-2015, tel que présenté dans le budget du ministre Leitão.

Tableau 2. Décomposition de la hausse de la dette du Québec dans ses divers éléments pour l’exercice financier 2014-2015 (en milliards de dollars)

Dette au 31 mars 2014

198,1

Plus : Déficit budgétaire

1,0

Plus : Immobilisations nettes

5,5

Plus : Prêts, placements et avances

1,8

Plus : « Gogosses »

0,4

Égale : Dette au 31 mars 2015

206,8

Source : Ministère des Finances du Québec, même source qu’au tableau 1.

Trois observations importantes doivent être faites au sujet du déficit budgétaire annoncé dans le budget. La première est que le vrai déficit prévu par le ministre Leitão est de 1,0 milliard de dollars, et non pas de 2,3 milliards comme on l’entend souvent répéter. Le chiffre de 2,3 milliards s’obtient en additionnant le vrai déficit (1,0 milliard) et les versements effectués par le gouvernement au Fonds des générations (1,3 milliard). Or, ces versements ne sont pas une dépense, mais, au contraire, une épargne que le gouvernement s’oblige à faire en vertu de sa Loi sur l’équilibre budgétaire. Cette épargne contribue à réduire la dette, pas à l’augmenter. La technique comptable qui consiste à inclure les versements au Fonds des générations dans la définition juridique du déficit est acceptable, mais il importe évidemment de bien l’interpréter.

La deuxième observation est que le déficit actuel de 1 milliard équivaut à 0,25 % du PIB annuel du Québec. Il ne faut pas le traiter à la légère, mais il ne justifie en rien la panique, voire l’hystérie, qu’il suscite en certains milieux. En comparaison, le déficit budgétaire de l’Ontario, qui est sept fois plus important (1,75 % du PIB), est beaucoup plus préoccupant.

La troisième observation d’importance est que le déficit budgétaire de 1 milliard du Québec ne représente que 12 % (1 dollar sur 8) de la hausse prévue de 8,7 milliards de dollars de la dette en 2014-2015, soit le passage de 198,1 milliards à 206,8 milliards). Le gros de la hausse de la dette provient des immobilisations du gouvernement et de ses réseaux (5,5 milliards) et des placements, prêts et avances, surtout aux sociétés d’État (1,8 milliard). L’élément « gogosses » comprend le solde des comptes à payer et à recevoir et certains items résiduels.

Dans la mesure où l’indicateur le plus important de la viabilité financière du gouvernement est sa dette, et non son déficit budgétaire (quelle que soit sa définition), il est souhaitable que la discussion sur l’état des finances publiques porte non seulement sur ce déficit, mais aussi sur ses immobilisations et ses placements. Ralentir la hausse de la dette de 1 milliard de dollars peut s’obtenir en éliminant ce milliard du déficit budgétaire, mais tout aussi bien en réduisant de ce montant la somme des immobilisations et des placements. La présence d’un lapin dans la pièce (le déficit) ne doit pas faire oublier l’éléphant qui prend presque toute la place (les immobilisations et les placements).

Le choix de réduire le déficit ou de réduire les immobilisations et les placements doit évidemment reposer sur les objectifs poursuivis et les compromis à faire en matière de répartition des ressources financières du gouvernement. Il va notamment de soi que toute immobilisation et tout placement doivent faire l’objet d’une analyse de rentabilité économique et sociale aussi rigoureuse que toute compression des dépenses courantes et toute hausse des revenus fiscaux.

Résumé

1) La dette du Québec équivaut présentement à 55 % du PIB annuel. La Loi sur la réduction de la dette et instituant le Fonds des générations engage le gouvernement à réduire ce pourcentage à 45 % du PIB en mars 2026.

2) Cette tâche est essentielle, mais elle ne sera pas facile à accomplir, parce que la reprise économique continentale traîne en longueur et que le vieillissement démographique frappe le Québec de plein fouet. La croissance de l’économie et des revenus fiscaux s’annonce très lente.

3) Le plan financier du gouvernement va dans la bonne direction. Mais, pour des raisons politiques compréhensibles, il veut tout faire à toute vitesse. Ce faisant, il fait malheureusement courir plusieurs risques au Québec : risque de récession, risque de dure confrontation politique, risque d’erreurs et de dérapages administratifs, risque de démoralisation et de départ des meilleurs employés de l’État.

4) Un plan alternatif plus prudent, qui étalerait les ajustements financiers sur un horizon plus long, mais qui respecterait l’échéance du 45 % en mars 2026, serait éminemment souhaitable afin de minimiser ces risques.

5) Le déficit budgétaire actuel est de l’ordre de 1 milliard de dollars, ce qui équivaut à 0,25 % du PIB annuel. L’importance du déficit ne justifie ni la panique ni la fixation dont il fait souvent l’objet dans les discussions sur les finances du Québec. Son élimination contribuera à la réduction du rythme de l’endettement, mais cette contribution sera toute petite.

6) La principale source de réduction du rapport dette/PIB devra plutôt être un contrôle plus serré des immobilisations et des placements, prêts et avances du gouvernement, qui représentent actuellement plus de 80 % de la hausse annuelle de la dette.

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35 commentaires
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(Il possède quelques actifs financiers, mais ces derniers ne rapportent presque pas d’intérêts.)

La SAAQ rapporte 1G par année, HQ 3G. Vous appelez ca presque pas d’intérêts?

Les revenus de la SAQ ne sont pas des intérêts, mais des revenus d’entreprises du gouvernement. Ne vous inquiétez pas, ils font donc partie du calcul du déficit budgétaire. Pierre Fortin

Intérêt ou revenu c’est la même chose en bout de ligne. Vous dites que les actifs du Gouvernement ne lui rapportent presque rien.
Or, la SAQ (et non la SAAQ comme j’ai écrit) et d’HQ lui rapportent 4G par année en dividendes (ou revenus, ou intérets sur l’investissement, all the same en bout de ligne), soit presqu’autant que ce que paient TOUTES les cies en impôts au Québec

Et c’est bien là le scandale. Pourquoi que les cies comme Bombardier, Couche-tard, Jean-Coutu, Metro, Provigo, les banques, toutes les PME paient aussi peu d’impots au Québec?

La SAAQ rapporte des « intérêts »??? Et Hydro-Québec rapporte des « intérêts »???

Eh ben… Moi qui croyais que ça s’appelait des profits ou des dividendes.

Faudra que je révise mes notions.

COUPEZ !!!!

Les intérêts à vouloir se faire ré-élire ne sont pas souvent ceux qui apportent les vrais solutions pour le bien de la société… Et, ces mêmes intérêts poussent souvent à déformer les faits et leschiffres pour des besoins de PROPAGANDE….

Il semble que nos trois « banquiers » libéraux aspirent plus à présenter de belles colonnes de chiffres en COUPANT tout azimut que de veiller aux acquis démocratiques et humanistes de notre société. Le modèle Harper doivent les titiller !!!! Mais c’est plus facile de couper au fédéral car les besoins de la population se trouvent principalement dans les provinces…

Et les revenus fiscaux alors…. Nous avons la MÉMOIRE courte ou inexistante !!! En temps très difficille les gouvernements, à travers le monde développé, ont tous misés sur des fiscalités TRÈS progressives pour laisser respirer la classe moyenne et surtout pour agrandir leur nombre relatif dans la population. Le pouvoir d’achat de cette portion de la société augmentera ainsi une grande partie des revenus de l’état par les taxes indirectes sur leurs dépenses discrétionnaires et pourra aussi réduire l’endettement de l’État.

Historiquement, la croissance économique des nations développées est passé par l’accroissement de la classe moyenne, par sa SANTÉ, sa FORMATION et sa CONSOMMATION… ET c’est la force de l’état social-démocrate qui a assuré ce développement. Aujourd’hui, certains voudraient nous ramener aux conditions qui prévalaient dans les années 1920 avec les politiques de taxation RÉGRESSIVES et une précarité des programmes sociaux.

La LECTURE de l’histoire de la politique fiscale progressive suite à la crise des années 20 et des deux guerres mondiales est DRÔLEMENT inspirantes. Les similitudes des comportements des » puissants » pour garder la concentration du capital entre leurs mains et pour contrer les efforts démocratiques de la population à améliorer leur condition de vie sont ÉLOQUENTES….

Si nous ne savons pas D’OU nous venons et VERS QUOI nous nous dirigeons avec notre économie… Nous risquons des « agitations » que ne nous voudrions pas voir se reproduirent…

Référence: LE CAPITAL AU XXI siècle, de Thomas Piketty ( 2013 )

Pour ne pas parler à travers sont chapeau… ( 🙂

Le déficit, le lapin dans la pièce!…. Le gouvernement veut tout faire à toute vitesse.

Encore les coins ronds… La droite, dont l’ancien PKP faisait la promotion avant son étrange « conversion gauchiste », dénonce le discours démagogique d’une présumée austérité.. L’austérité où ça? Où sont les coupures qui font si mal? Le PLQ est bien timide…

On vous a tassés les péquistes.. et vos analyses jovialistes ne font que nous conforter dans la sagesse de nos choix du 7 avril dernier.

Le PLQ est de toute évidence un moindre mal par rapport à ce qu’aurait été la réélection du PQ… On l’a échappé belle.. qui plus est, si on ajoute le plus gros conflit d’intérêt « jamais vécu dans l’histoire du Québec » que représente la candidature à la chefferie du PQ du puissant Magnat de la presse au Québec..

La berlusconisation du Québec.. la prudence des Québécois c’est dans cette direction qu’elle pointe en ce moment.

Le gros bon sens légendaire des Québécois, les indépendantistes qui ne savent pas compter n’en tiennent aucun cas dans leurs calculs… avec les résultats que l’on connaît..

PKP, l’éléphant dans la pièce péquiste… un saccage du PQ avec cela?..

Parlant de PKP et l’austérité, si je me rappelle bien, il l’estimait plutôt bien, l’austérité, du temps qu’il était chez Québécor (en fait, lorsque c’était SON argent qui était en jeu…) non?

Mme Beaulieu , vos lunettes sont teintées de partisanerie . Une visite chez l’optométrice améliorerait sans doute votre vision……il y a des gens compétents dans tous les partis politiques. La lumière du soleil brille pour tout le monde.

Faut pas être bien dans sa tête ou faut être une libérale aveuglée pour tenir de tels propos. Misère!

Le fin mot de l’histoire n’est pas tant le ratio dette/PIB, c’est plutôt le chiffre de la croissance, la constance dans cette croissance, l’accroissement des revenus de l’État et simultanément le contrôle des dépenses. En même temps ce qui est mené, c’est une réflexion sur la façon de dépenser.

Où, comment et sur quoi, sur quels postes faut-il répartir ces quelques 95 milliards de dollars ? Peut-on à la fois financer la santé, l’éducation, simultanément investir dans toutes sortes d’infrastructures, soutenir le développement de l’économie, investir dans les forces vives de la nation et les entreprises porteuses d’avenir, payer ses dettes, améliorer l’efficience de tous les programmes sociaux et même… en rajouter quelques-uns ?

Il est possible en effet de jouer sur plusieurs paramètres comptables. L’exemple des immobilisations nettes en est un ; mais l’amortissement de tout investissement est intrinsèquement lié au type d’investissements, à la qualité de ces investissements ; à ce titre les immobilisations nettes auront tendance à décroitre lorsque les actifs s’apprécient plutôt qu’ils ne se déprécient. D’où la nécessité de procéder à des arbitrages dont découleront des choix basés sur des termes plus longs.

À l’heure actuelle, il n’y a pas selon moi de garantie que monsieur Leitão puisse suivre son plan de réduction du ratio de la dette à la lettre, de telle sorte que le « Plan alternatif » dont vous faites mention, pourrait tout aussi bien être une bénédiction si à toutes fins pratiques on y parvenait.

Tout dépendra de la conjoncture, de la création d’emplois, quand ceux-ci tendent à ne pas se concrétiser présentement, de la confiance des investisseurs à choisir le Québec pour y développer leurs affaires, tout comme de l’habileté des entreprises à consolider leurs ventes et s’ouvrir sur d’autres marchés.

À ce titre, certains déficits sont tous aussi préoccupants, tels les déficits commerciaux ; tant international, qu’interprovincial. Ainsi le plan ne doit-il pas se situer au seul poste de la gestion de la dette. Il doit être plus prospectif, pour finalement au niveau du « Contrat social » donner le loisir au Québec de devenir un partenaire incontournable du Canada dans les évolutions de ce que nous appelons ici le 21ième siècle.

Ce milliard de déficits, pourquoi ne pas le prendre sur le Fonds des générations (1,3 milliard, cette année) ? Puisqu’on peut réduire la dette sans toucher au Fonds, bien que ce soit sur un plus long terme, le Fonds des générations est à toute fin futile et ne servirait qu’à raccourcir la durée pour l’atteinte de l’objectif de la diminution de la dette. Tout cet argent du Fonds ne devrait-il pas servir finalement à des fins plus utiles comme subvenir aux besoins de la santé et de l’éducation ?

Ben oui…en plus de leur pelleter NOS déficits et NOTRE dette éléphantesques, on va leur voler leur fonds des générations…

Ahhhhh…ce qu’elle peut être admirable, votre « solidarité » socialiste…

« Le professeur d’économie à l’Université de Sherbrooke Marcelin Joanis a toujours critiqué l’utilité du Fonds des générations. […] D’autres vont même jusqu’à dire qu’en principe, il ne devrait y avoir aucun avantage au Fonds des générations. C’est le cas de Jean-Luc Landry, fondateur de la société de gestionnaires de portefeuille Landry Morin, qui favorise un remboursement pur et simple de la dette. »(Fonds des générations: des experts sceptiques reviennent à la charge, Les Affaires) Eux aussi sont sans doute des socialistes « solidaires ».

Quand je lis que la «réduction» de la dette n’est en fait qu’une réduction d’un ratio et non une baisse du montant emprunté -en fait, il continue toujours à grimper celui-là-, je me demande ce qui arriverait à ce fameux «ratio» si les taux d’intérêt revenaient aux niveaux que j’ai déjà connus dans les années 80.

Cher M. Fortin s’il fallait que l’UQAM crée une Chaire en procrastination vous en seriez sans aucun doute le titulaire 🙂

Remarquez ce n’est pas tant qu’il faille contester les chiffres que vous utilisez, même si ceux ci sont parfois très sélectifs… Le coeur du problème en fait et ce qui rend la situation si urgente est que nos perspectives de croissance à venir sont particulièrement faibles et cela rend notre situation financière intenable et risquée. Par exemple contrairement à 1995 nous n’avons plus aujourd’hui une immense cohorte de boomers qui entre dans ses années les plus productives. Nous ne sommes plus non plus dans un cycle où les taux d’intérêt baissent sans cesse et où l’arrivée de millions de nouveaux travailleurs des pays émergents diminue l’inflation et augmente la productivité mondiale.

Vous dîtes que le gouvernement risque d’affaiblir la croissance s’il coupe trop durement, c’est vrai mais en même temps c’est aussi parce que l’état est si gros qu’il étouffe le reste de l’économie que la croissance est si faible. Pour retrouver une croissance viable et durable il faut que celle-ci passe par la productivité des entreprises et du secteur privé or cela a peut de chance de se produire sans réformes structurelles qui feront reculer l’état de façon importante au Québec. Pour alimenter la croissance on ne peut plus se fier à la croissance insoutenable de l’état et à l’endettement des ménages (la surconsommation et la surenchère immobilière), il nous faut redevenir réellement productifs et ça n’est pas une mince tâche (parlez en aux millions américains qui ont vécu et vivent encore cette restructuration forcée par les marchés…).

En d’autres mots si on veut avancer il va falloir reculer.

Oui c’est vrai les coupures pourraient temporairement faire reculer le PIB et mal paraitre le gouvernement. Oui ça fera mal mais c’est je pense un passage obligé et mieux vaut le faire plus tôt que tard, d’ailleurs il est déjà très tard et il faut l’espérer pas trop!

»c’est aussi parce que l’état est si gros qu’il étouffe le reste de l’économie que la croissance est si faible. » Vraiment ?

Avec une démographie chancelante et une productivité faible, le Québec doit miser plus que jamais sur un secteur privé dynamique et ouvert. Pour assurer l’avenir, le Québec devra maintenir ses efforts de redressement des infrastructures, usées jusqu’à la corde et dépassées par la technologie (numérique entre autres). La vétusté de l’infrastructure devient rapidement pour l’industrie et le commerce, un repoussoir. Votre appel à exercer un contrôle plus serré des immobilisations (point 6) est donc irréaliste. La réduction de la dette ne peut se faire qu’en limitant les dépenses de la fonction publique et en réduisant l’interventionnisme public. Le choc avec les syndicats, objectivement associés à l’État-Providence et aux grandes entreprises monopolistiques (SAQ, H-Q et chouchous subventionnés dans l’énergie et le transport) est inévitable.

Très bon commentaire. Par contre je nuancerais en disant que le choc avec les syndicats serait inévitable SI le gouvernement entreprenait des réformes structurelles qui diminueraient leur influence et leur pouvoir, ce qui est est loin d’être certain.

Par contre si le gouvernement n’agit pas aujourd’hui dans un ordre relatif il y aura éventuellement une crise assez grave qui l’obligera à le faire dans le chaos.

On me fait bien rire avec le fond des générations. Le gouvernement emprunte de l’argent pour la placer pendant que la province croule sous les dettes. Au lieu de dépenser pour emprunter, le gouvernement devrait plutôt diminuer la dette et conséquemment les paiements d’intérêts faramineux. C’est un peu comme si j’empruntais à la banque 1,000$ par année en ne payant jamais de façon à payer des intérêts annuellement et ajouter à chaque année emprunter 1,000$ pour payer encore une fois de façon permanente des intérêts à chaque année. Bien entendu, je ne recevrai qu’un maigre 1% ou 2% de rendement sur l’argent que je place et paierai au moins le double pour emprunter. Hors avec cette mentalité aberrante, nous devrions emprunter 200$ milliards pour rembourser notre dette. Si le gouvernement veut économiser, il devrait faire disparaître Revenu Québec qui coûte 835,000$ de dollars annuellement. Les autres provinces s’en sont passé et cela ne leurs a pas enlever la capacité d’établir une fiscalité propre à leurs besoins. Bien entendu, les entreprises en seront heureuses car ils à dépenseront moins de temps et d’argent à remplir en double, des rapports de tout acabit.

Le Québec n’était pas ni en déficit ni en austérité avant 2003. Même que Pauline Marois, alors ministre des finances, avait commencé à rembourser la dette. Mais les médias collabos, les impérialiste ethnocentriques, soumissionistes colonisés et les ethnies manipulés on fait élire un gouvernement corrompu qui nous a remis dans le trou en ajoutant 30% à toutes les dépenses d’état pour enrichir les tinamis et la mafia.

Nous avons toujours pratyiwuement le même gouvernement corrompu qui veut juguler le déficit, pas en gérant comme il faut mais bien en faisant l’austérité. C’est prendre aux pauvres pour donner aux riches et le poids de la dette ne fera qu’augmenter.

Il y aurait une façon « facile » de réaliser l’objectif. Et c’est sérieux. Je le pose sous forme de question. On sait la croissance exponenetielle des revenus du fédéral. Que ce passerait-il si nous récupérons toute la taxation fédérale réalisée au Québec sans en changer la nature ou l’amplitude? Générera-t-elle assez de revenus pour rétablir les finances publiques? Bien que moindres, les revenus fédéraux issus du Québec devraient probablement excéder les dépenses fédérales au Québec car la progression anticipée est quasi géométrique selon les conditions actuelles. Et subsidiairement, les dépenses fédérles actuelles pourraient-elles être coupées plus facilement que les dépenses provinciales?

Le fédéral nous donne généreusement plus de $18 Milliards par année DE PLUS que nous ne lui envoyons (péréquation plus dépenses fédérales au Québec)…

Autre chose?

François 1,

Votre commentaire est faussé par votre manque de compréhension. Le Québec représente entre 18-20% du PIB canadien, donc des recettes fédérales. Il faut donc retirer environ 18-20% c’est à dire environ 3,5 milliards de votre 18 milliards. On tombe donc à 14,5 milliards. C’est l’équivalent d’un groupe mettant 5$ par personne en commun puis un des individus empruntent 10$ au groupe. À votre avis, l’individu emprunte un total net de 5$ ou de 10$ au groupe ?

De plus, si vous utiliser les chiffres de Statistiques Canada (SC), ou encore de l’Institut de la statistique du Québec qui utilise souvent ceux de SC, vous utilisez des chiffres erronés. SC assigne les dépenses par province au prorata que chaque province représente dans la population canadienne. Donc, le Québec « reçoit », toujours selon SC, 22-23% des dépenses fédérales. Cependant, lorsque l’on regarde les Comptes publiques du Canada et qu’on analyse les dépenses fédérales, on se rend compte que la situation est bien différente. Le dernier à avoir fait le travail est Stéphane Gobeil. Selon ses calculs, le fédéral dépense entre grosso modo 14-17% de son budget au Québec, selon les années. Si l’on arrondit le budget fédéral à environ 275 milliards, chaque point de différence représente 2,75 milliards. Donc, en prenant les deux chiffres les plus prêts, 17% et 22% pour le plus petit écart possible, on arrive malgré tout à un moment fort appréciable : 13,75 milliards (5 x 2, 75). La façon de procéder de SC gonfle donc le « déficit » du Québec face au fédéral de prêt de 14 milliards de dollars !

Ajouter à cela l’abattement fiscal du Québec, une entente administrative entre les deux paliers de gouvernements de 16,5% (13,5+3) valant 4,5 milliards pour 2014-2015 aux recettes fédérales provenant du Québec, et nous nous retrouvons environ avec les chiffres de Bélanger-Campeau, Legeault et Gobeil, +/- 2 milliards de dollars, variant selon les années, et non le 18 milliards que vous avez cité. Réalisez que les règles budgétaires gouvernementales sont très complexes, et je suis loin d’être un expert moi-même alors je pourrais me tromper sur certains points, mais malgré tout, cela ne vous donne pas le droit de résumer le tout à deux colonnes, les + & les -, additionnez le tout et ensuite répéter « ad nauseum » un chiffre nous voulant rien dire.

Au plaisir,
Nicolas B.

http://blogues.journaldequebec.com/michelhebert/politique/par-bonheur-harper-ne-lit-pas/

Pour l’année 2012, ce sont les chiffres les plus récents, le gouvernement canadien est venu chercher un grand total de 44,554 milliards dans les poches des Québécois via des taxes, impôts et cotisation de toute sorte. Par contre, ce même gouvernement a dépensé au Québec 60,815 milliards de dollars via ses programmes sociaux, subventions aux entreprises, paiements de transfert au gouvernement, etc. Donc au final, le gouvernement fédéral perd de l’argent au Québec, le manque à gagner est de 16,261 milliards de dollars. En bref, si demain matin le Québec devenait indépendant, la province serait moins riche de 16,261 milliards de dollars.

Je le répète: autre chose?

Cher Francois 1,

J’ai lu votre réponse et le lien que vous m’avez envoyés et je dois admettre que je suis perplexe. Avez-vous lu les détails de mon commentaire ou vous êtes-vous tout simplement précipité sur internet afin de trouver un article disant la même chose que vous? L’article et le document en question répète exactement les mêmes erreurs que j’ai détaillées dans mon commentaire précédant. Fascinant! Avez-vous au moins pris la peine de regarder le document « Comptes économiques des revenus et dépenses du Québec » que cite l’auteur de votre article ? J’ai l’impression que non…

« Comptes économiques des revenus et dépenses du Québec » est un document de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ). Comme je le mentionnais dans mon commentaire que vous ne semblez ne pas avoir lu, l’ISQ utilise régulièrement comme source les données de Statistiques Canada (SC). Si vous allez voir le tableau 4.2 à la page 46, « Recettes et dépenses de l’administration fédérale, Québec, 2007-2012 » et que vous regardez au bas de la page, vous verrez comme source : « Statistiques Canada, Comptes économiques provinciaux et territoriaux ». Je vous le répète donc à nouveau, SC utilise une méthode erronée de répartition des dépenses fédérales par prorata de la population et non suivant une recherche exhaustive des dépenses réelles effectuées par le fédéral. La seule façon fiable de savoir comment un gouvernement a dépensé ses crédits est de regarder ses comptes publics.

Je vous invite à relire mon commentaire avec un esprit scientifique cette fois. Prenez les informations que je vous donne, lisez le livre de Stéphane Gobeil si ce n’est pas déjà fait et continuez vos recherches. Citer un article se limitant à citer deux chiffres (recettes et dépenses) pris dans un document qui lui-même cite des sources erronées, ce n’est pas sérieux et vous pouvez surement faire mieux comme argumentaire. Vous me donnez l’impression d’être quelqu’un tenant à tout prix à ses croyances malgré les faits lui étant présentés. Une forme de dissonance cognitive j’imagine. C’est malheureusement exactement l’inverse d’un esprit scientifique, requis pour une telle conversation, ce que des gens plus méchants appelleraient un esprit « idéologue ». Allez, bonne lecture et on se reparle lorsque vous aurez approfondies vos connaissances sur le sujet.

Je le répète : avez-vous lu les détails de mon commentaire précédant ?
Nicolas B.

@ Nicolas B. le 10 octobre 2014 à 18 h 17 min:

En voici un autre qui a probablement tort à vos yeux:

http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/alain-dubuc/201402/06/01-4736392-163-milliards-le-chiffre-qui-tue.php

Extrait:

« Ottawa a touché 44,5 milliards – impôt sur le revenu, impôts sur les sociétés, TPS, cotisations. Mais il a dépensé 60,8 milliards, en salaires pour ses employés, en biens et services, en paiements aux personnes, comme les pensions, en intérêts sur la dette et en transferts au gouvernement du Québec.

Ces chiffres, provenant des Comptes économiques des revenus et des dépenses du Québec, produits par l’Institut de la statistique du Québec, disent noir sur blanc ce que bien des gens nient encore. Le Québec ne subventionne pas la fédération. C’est le Québec qui est subventionné. »

Fin de l’extrait.

Je vous souligne cette phrase CAPITALE: Ces chiffres, provenant des Comptes économiques des revenus et des dépenses du QUÉBEC, produits par l’Institut de la statistique du QUÉBEC!!!

Autre chose?

— Comme je relève qu’il a été plusieurs fois fait mention du « Fonds des générations » sur ce billet de blogue, j’aimerais apporter quelques commentaires sur le sujet :

Le Fonds des générations est entièrement dédié au remboursement de la dette publique. En principe l’accumulation de ces sommes, devrait servir à la réduction du ratio dette/PIB qui devrait passer comme le précise Pierre Fortin dans son article aux alentours de 45% d’ici 2026, conformément aux objectifs fixés par la loi.

Le Fonds des générations se bonifie chaque année, parce que c’est un fonds géré (par la Caisse de dépôt) et parce que les diverses sources de dépôts augmentent aussi progressivement. Actuellement la valeur du Fonds est de l’ordre de 6 milliards de dollars, une partie des sommes allouées à ce Fonds (1 milliards) ont été retranchées par le gouvernement précédent pour rembourser des emprunts venant à échéance.

Par conséquent, on peut toujours utiliser une partie de cette « réserve » en tout temps pour palier à certains aspects de la dette. Mais pas à tous. Quoiqu’il en soit, le poids du Fonds présentement, est de l’ordre de seulement environ 3% de la dette cumulée (207 milliards).

Si les versements au Fonds continuent de croitre tels que prévus, sa valeur devrait s’élever en 2019 aux alentours de 17 milliards de dollars. Considérant que la dette publique cumulée devrait — selon le Tableau 1 de cet article –, se situer à près de 225 milliards. Le Fonds des générations devrait alors représenter 7,5% du montant de la dette brute. Ainsi le Fonds sert bien l’objectif réglementaire de réduire le ratio dette/PIB à long terme.

Par le maintien une fois atteint de l’équilibre fiscal et par l’appréciation du dit Fonds qui devrait encore augmenter d’ici 2026 ; les objectifs justement recherchés — réduire le poids de la dette brute d’ici 2026 à 45% du PIB et seulement 17% le poids des déficits cumulés -, devraient être atteints et même idéalement dépassés.

La mécanique qui consisterait à réduire l’endettement public de plus ou moins 3% maintenant pour réduire d’autant le montant des intérêts sur la dette, cela n’a aucun avantage, même à court terme.

1 — Parce que la Province du Québec est solvable.

2 — Parce que les taux d’intérêts sont bas.

3 — Parce que la présence de réserves telles le Fonds des générations, tout comme le Fonds consolidé du revenu ou encore des sociétés d’État qui constituent des actifs de qualité, tout cela contribue à maintenir la crédibilité de la Province, ce qui permet à l’administration publique de continuer d’emprunter à taux raisonnable sur les marchés financiers.

4 — Le Québec a besoin d’investir massivement dans ses infrastructures, ce qu’on ne peut pas faire sans immobilisations et donc sans le moindre endettement, même si dans un monde parfait une part des dits investissements devraient également revenir en très bonne proportion aux secteurs privés.

Monsieur Fortin,

j’ai de la difficulté à bien comprendre ce raisonnement car je vois plusieurs raisons auxquelles vous êtes en accord pour passer à l’action rapidement et avec force.

Politiquement, il lui vaut mieux couper présentement alors que la population vient juste de lui donner le mandat de le faire et ainsi peut-être atteindre une stabilité avant les prochaines élections qui sont en 2018. Le mal sera oublié pour ceux que ça touche.

On économise de l’intérêt, car la somme remboursée (ou non empruntée) plus rapidement nous fera économiser des intérêts. On parle ici de sommes libérées totalement.

La population active est à son plus élevé et ne sera plus jamais à ce niveau pour des dizaines d’années, alors autant partager cet effort collectif avec plus de gens, cela amoindrira ainsi leur fardeau. De plus, ce que cette dette a laissé se déprécie toujours et les gens qui en ont bénéficié quittent la classe active, donc il va de soi de remettre une petite partie de la facture à ceux qui l’ont engendrée.

Il sera malaisant d’expliquer à nos petits-enfants que notre dette consiste en prestations à leurs défunts grands-parents qu’ils n’ont pas connu et à financer des projets et des infrastructures dont on peut retrouver des images dans les archives.

Et puis, comment peut-on encore dépenser aujourd’hui avec toutes ces dettes? Il faut abolir les retraites et repayer cette dette. Ensuite, nous verrons ce qu’il reste pour les retraités… Personne ne peut quitter un restaurant sans avoir acquitter sa facture? A-t-il le culot d’y revenir, avec des coupons rabais en plus?

Tres bon article de Pierre Fprtin pour suivre depuis plus de 30 ans l’économie et y avoir étudier il était évident qu’un jour on allait frappé le mur. On est a l’heure des choix loin de moi m’embarqué dans les discours a gauche ou a droite la réalité est faut payé a un moment donné et ce moment est arrivé,. Le fameux effet de levier a la Parizeau ne fonctionne plus ,le privé n’embarque pas, la on n’a un probleme. Faut arreté de se comparer ou visé la France comme modele social il sont dans la merde jusqu’au cou et ne voit pas le bout du tunnel, les autre pays Suede, Allemagne , Danemark ont ou sont a révisé leur systeme par exemple sans compté la Suisse , la Belgique. E facteur majeur on est en Amérique a ce que je sache, ceux qui nous fournissent nos jobs sont principalement au États et ceux qui cote le Québec sont au États et Londre, si on n’est pas compétitf on le maintient comment notre filet social ??? Nous on n’a encore la chance de voir la lumiere au bout du tunnel.