Deux idées de la prospérité

Pour Pierre Duhamel, la force de notre économie dépend des idées, du talent et du travail des entrepreneurs et dirigeants d’entreprises, et de leur habileté à gagner leurs batailles commerciales — et non pas de la taille de l’État ou du lieu de sa capitale.

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Illustration : Getty Images

Le hasard a voulu que le Conseil du patronat du Québec (CPQ) et Pierre Karl Péladeau, candidat à la direction du Parti québécois, publient mardi des textes sur le développement économique du Québec, puis que le Centre de productivité et de la prospérité de HEC-Montréal divulgue le lendemain une nouvelle étude sur l’endettement public.
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Pour le CPQ, il s’agit du premier d’une série de textes sur le développement économique du Québec qui seront publiés dans le cadre de la campagne «Prospérité Québec». L’organisme a rallié autour de lui un certain nombre d’organismes et de personnalités afin de montrer l’importance de la prospérité, qu’on veut «pour tous, par tous et avec tous».

Le CPQ se veut donc plus inclusif dans sa démarche ; je dirais même qu’il est en mode œcuménique. Loin du tableau univoque et catastrophique sur l’économie du Québec, ce document montre les forces et atouts sur lesquels le Québec peut compter. Pour l’organisme patronal, accroître la prospérité ne peut être qu’un projet collectif, et la majorité des citoyens doivent en recueillir les fruits.

Ce premier document d’une vingtaine de pages tourne autour d’une idée forte. Les Québécois ont un sentiment de bien-être plus élevé que le reste des Canadiens et de la plupart des habitants des autres pays, mais seule une société prospère pourra assurer à terme cette grande qualité de vie. En bref : pas de qualité de vie sans un bon niveau de vie.

Or, le Québec est à la traîne en ce qui concerne plusieurs indicateurs économiques. Par exemple, il est à l’avant-dernier rang au Canada pour ce qui est du revenu personnel disponible. Il est aussi en retard pour ce qui est de la productivité de la main-d’œuvre, avec une productivité au travail qui n’a augmenté que de 2 % entre 2007 et 2013, et des investissements par travailleur qui s’annonçaient, en 2014, comme les plus faibles de toutes les provinces.

La question du CPQ est donc la suivante : pourrons-nous conserver le niveau de satisfaction actuel et même l’augmenter sans créer de la richesse à un niveau adéquat ?

Alors que le CPQ trouve que l’État québécois «continue d’occuper une place importante dans un grand nombre de domaines et de mobiliser une part non négligeable de la richesse collective», Pierre Karl Péladeau veut plus d’organismes et une plus grande intervention de l’État pour assurer la réussite économique.

Le fardeau fiscal et la dette ne font pas partie des priorités de M. Péladeau. Il se contente de deux phrases dans son texte d’une dizaine de pages, la première disant que les particuliers de la classe moyenne supportent trop largement les fonctions de l’État du Québec. La seconde est aussi vague et indique que nous devons nous préoccuper du contrôle des coûts de la santé et de l’endettement public et privé du Québec.

Sa seule recommandation en matière de fiscalité consiste à taxer les transactions en ligne sur les sites non québécois.

Le héros de la plateforme économique du candidat Péladeau n’est ni l’entrepreneur ni le contribuable, mais l’État, qui doit «propulser notre économie nationale, s’assurer de préserver les sièges sociaux, favoriser l’achat québécois et investir directement dans les entreprises au lieu de se contenter de leur prêter de l’argent».

Il veut aussi des organismes de développement économique plus importants et plus actifs au niveau régional, un super-organisme de développement économique appelé Développement Québec et une politique active de développement de l’économie numérique.

Le manifeste de Pierre Karl Péladeau constitue un spectaculaire revirement pour quelqu’un qui siégeait au conseil d’administration de l’Institut Fraser il y a quatre ans à peine. Cet institut défend les marchés concurrentiels et les responsabilités individuelles, tout en attribuant la réussite économique des pays, États et provinces au rôle le plus réduit possible de l’État. Il serait intéressant d’entendre parler M. Péladeau de son changement philosophique à 180 degrés en matière de développement économique et de relations de travail.

L’État québécois, sous la gouverne de Pierre Karl Péladeau, devrait notamment assurer la «protection des sièges sociaux». Voilà un noble objectif, car leur importance économique est considérable.

Cependant, les questions entourant la propriété et la vente des entreprises ne sont jamais simples et dépendent des conditions spécifiques à chaque industrie, du potentiel de développement de chaque entreprise et des stratégies de chaque groupe.

L’histoire même de Pierre Karl Péladeau montre que cela peut être un vœu pieux quand une entreprise est sur le bord de la faillite (Quebecor World) ou qu’elle ne fait plus partie de la stratégie du conglomérat (comme Nurun). Le principal actionnaire de Québecor a forcément dû autoriser il y a quelques mois la vente à un groupe français de Nurun, joyau québécois du numérique qui compte 1 100 employés et qui est présent en Amérique du Nord, en Europe et en Chine.

La vision de Pierre Karl Péladeau est celle d’un État très interventionniste, et la trame de fond de son court programme est évidemment le nationalisme politique et économique. La souveraineté permettra au Québec d’avoir un plus gros État et de disposer ainsi de plus de moyens pour intervenir davantage, en plus de mieux soutenir notre économie nationale.

L’État québécois est déjà très actif. Les dépenses du gouvernement par habitant sont passées de 6 358 dollars en 1997-1998 à 11 643 dollars par habitant en 2013-2014 — en hausse de 83 %. Depuis 2008, la croissance des dépenses du Québec est plus rapide que la croissance de son économie.

Si les dépenses publiques et l’intervention de l’État dans un certain nombre d’entreprises étaient vraiment un gage de succès, l’économie québécoise serait peut-être la plus prospère en Amérique du Nord. «Si ça marchait, on le saurait», pour paraphraser la publicité.

Hélas ! cette croissance des dépenses publiques s’est traduite par la hausse de l’endettement public et du fardeau fiscal. Celui-ci représente 37 % du PIB québécois (toutes les juridictions et administrations ensemble), comparativement à 30,4 % du PIB dans le reste du Canada. Ce fardeau fiscal n’a même pas empêché le Québec d’avoir la plus haute dette au pays.

Un autre document publié cette semaine, celui-là produit par le Centre sur la compétitivité et la prospérité (pdf) de HEC-Montréal, indique que l’endettement de Québec a quintuplé en moins de 50 ans, passant de 10 % du PIB à 50 % aujourd’hui.

Les changements comptables effectués à la fin des années 1990 ne suffisent pas à expliquer ce gonflement. Avant même que le gouvernement de Lucien Bouchard décide d’inscrire à la dette le passif de la plupart des régimes de retraite, son poids avait eu le temps de quadrupler entre 1971 et 1997.

Les textes du CPQ, de HEC-Montréal et de Pierre Karl Péladeau ont un point en commun : la prospérité.

Le CPQ nous indique que celle-ci est essentielle au maintien de nos acquis sociaux et du bien-être de la population.

Celui du Centre de la productivité et de la prospérité nous met en garde contre un endettement trop massif qui risque de nous couper les ailes.

Je trouve que le texte de Pierre Karl Péladeau reprend de vieilles recettes et fait abstraction de leur coût. Contrairement à lui, je pense que la force de notre économie dépend des idées, du talent et du travail des entrepreneurs et dirigeants d’entreprises, et de leur habileté à gagner leurs batailles commerciales — et non pas de la taille de l’État ou du lieu de sa capitale.

* * *

À propos de Pierre Duhamel

Journaliste depuis plus de 30 ans, Pierre Duhamel observe de près et commente l’actualité économique depuis 1986. Il a été rédacteur en chef ou éditeur de plusieurs publications, dont des magazines (Commerce, Affaires Plus, Montréal Centre-Ville) et des journaux spécialisés (Finance & Investissement, Investment Executive). Conférencier recherché, Pierre Duhamel a aussi commenté l’actualité économique sur les ondes de la chaîne Argent, de LCN et de TVA. On peut le trouver sur Facebook et Twitter : @duhamelp.

Les commentaires sont fermés.

Il est assez ironique de voir le Conseil du patronat déplorer le faible investissement… des entreprises ! Quant à la dette, il est maintenant clair que nombre d’entreprises ont abusé des programmes d’infrastructures ou d’informatisation en s’enrichissant à nos dépens. En 2012, on estimait déjà à 11,2 milliards les coûts de surfacturation liés au Programme québécois des infrastructures 2007-2012. Corruption et collusion, ça vous dit quelque chose?

http://affaires.lapresse.ca/opinions/chroniques/jean-philippe-decarie/201210/05/01-4580800-collusion-corruption-et-evasion.php

Au-delà des théories économiques et des comparaisons douteuses, le Québec a désespérément besoin d’une saine gestion.

Les patrons sont souvent de très mauvais défenseurs du capitalisme et le CPQ en est depuis longtemps la preuve.

Faut dire qu’au Québec rares sont les entreprises qui ne sont pas d’une façon ou d’un autre subventionnées par l’état. Alors bien sûr on ne mord pas trop la main qui nous nourris…

C’est très dommage et ça contribue à l’immobilisme Québécois. L’état providence subventionne ses propres «cheerleaders» et de la même façon réduit les autres au silence.

Quant à PKP il est simplement un autre opportuniste prêt à renier ses principes et se fondre dans la masse pour qu’elle lui permette d’atteindre ses objectifs. Dans son cas il est vrai que le revirement est particulièrement spectaculaire, plutôt odieux en ce qui me concerne, mais pas autant que sont côté Berlusconi. Faut croire qu’on est vraiment en train de devenir une république de banane, ou de sirop devrais-je dire…

Le bon Français mon ami ! Le bon Français. Un T à la fin de la main qui nous nourit pas un s !!!!!

???

Explications SVP…

Selon moi, et Larousse, La « main » s’écrit bel et bien de la façon dont pbrasseur l’a écrit à moins que la réforme Marois en ait décidé autrement…

Aune autre diversion de troll. Un changement de mot plutôt qu’un changement de sujet. La Marois n’a pas changé le mot que ton protégé a écrit.
» » » » » » » »’

Fais attention mon cher François il y a des gens pour qui l’honnêteté n’existe pas. Ils sont prêts à se servir de n’importe quel sujet ou mensonge pour pour salir les gens.

1) Vous comparez les québécois avec les autres canadiens sur la base du » revenu personnel disponible » alors que vous savez très bien que sans tenir compte de la valeur des services que les québécois se paient collectivement (que les autres provinces n’offrent pas) vous vous trouvez à comparer des pommes avec des oranges.

2) Si le Québec est en retard au niveau de la productivité de la main-d’œuvre toujours par rapport aux autres canadiens, plusieurs analystes l’expliquent par le retard des entreprises à donner à leurs ressources humaines les outils qui leur permettraient de mieux performer, en grande partie ce manque de productivité est dû au fait que les entreprises d’ici n’investiraient pas suffisamment ou pas assez vite par rapport aux autres.

3) Malgré tout ce que dit le CPQ les québécois c’est bien connu ont le sentiment d’avoir une meilleure qualité de vie que la moyenne des autres canadiens et même de plusieurs pays du monde, et je présume que l’indicateur utilisé est valable puisqu’il est utilisé aussi ailleurs au monde, les résultats sont crédibles. Ça veut donc dire que les critères habituellement utilisés pour qualifier l’économie et le bien être des individus (PIB / habitant par ex.) n’est peut-être pas adéquat ou pas suffisant même si c’est un standard international. Le PIB par habitant d’un pays du tiers monde qui se fait « chipper » ses ressources naturelles par des multinationales sans scrupules peut avoir l’air beau sur papier mais ses citoyens peuvent en réalité être pauvres comme Job et ne pas en avoir de qualité de vie.

4) Tous les États interviennent dans leurs économies et lorsque les gouvernements de ces États travaillent en se couchant vraiment du mieux être à long terme de leurs collectivités ça donne de bons résultats (les pays Scandinaves encore… oui, mais pas les seuls), les États sont sollicités (forcés seraient plus juste) de jouer le jeu des investisseurs internationaux qui négocient leurs apports en capitaux.. tu me donnes cet avantage là, ce crédit là, etc.. sinon je vais ailleurs.. vous connaissez très bien la rengaine, alors les États dignes de ce nom doivent faire des choix, par exemple en favorisant un secteur plus qu’un autre toujours dans le meilleur intérêt de ses citoyens (pas en priorisant ceux des investisseurs). Ottawa a choisi de favoriser l’industrie de l’automobile en Ontario, les hydrocarbures dans l’Ouest, l’aviation au Québec, la construction navale dans les Maritime etc.. Le Québec le multimédia, l’Aluminerie, les PME autant sinon plus que les plus grosses entreprises etc.. Le CPQ veut un minimum d’intervention de l’Etat en autant qu’il continue à lui offrir la gamme actuelle de crédits et d’avantages fiscaux et qu’il continue à réduire son taux d’imposition (déjà minimal, du moins bien en deçà de ceux des entreprises américaines).

5) Ce ne sont pas les investisseurs privés qui vont s’entendre et planifier ensemble le plan de match qui optimiserait le potentiel économique du Québec, optimiser l’économie du Québec n’est pas leur objectif, c’est cependant la mission du Gouvernement de s’assurer que les interventions qu’il fait dans l’économie du Québec nous amène vers ce point optimal, qu’il ne « tire pas dans toutes les directions » en se limitant à répondre aux demandes et préférences des investisseurs et des entreprises. Le Gouv ne peut agir seul, il doit travailler avec les entreprises et investisseurs privés (ceux qui crées des emplois et de la valeur), mais en ne perdant pas de vue l’équilibre nécessaire / souhaitable.

6) PKP a peut-être été membre de l’Institut Fraser et vu ce que cet institut faisait, ça ne lui enlève pas le droit de penser autrement sur certains points aujourd’hui et de le dire, j’ai pas de problème avec ça.

7) Lorsque PKP parle de prospérité il dit clairement que le meilleurs moyen d’y arriver est de créer des entreprises qui créeront des emplois qui ensemble créeront de la richesse, il ne dit pas que l’Etat doit créer plus d’emplois. En même temps il veut que l’État intervienne dans l’économie mais dans le but d’orienter le développement économique de façon à en optimiser les retombés pour les québécois. Par ex. favoriser / inciter des entreprises à développer et manufacturer ici des composantes ou équipements qui seront utilisés dans des moyens de transport électrique, ou de favoriser la transformation ici de nos ressources naturelles (le bois par ex.) etc.

8) Je ne trouve pas que PKP préconise de vielles recettes, c’est vrai que la force de notre économie dépend des idées, du talent et du travail des entrepreneurs, mais ce n’est pas vrai que l’État doit se limiter à demeure un observateur silencieux et laisser le « free for all » s’implanter au Québec, c.à.d laisser les investisseurs privés plus souvent qu’autrement étrangers planifier le futur économique du Québec comme bon leur semble.

Très bon commentaire de Actualité 13. Pierre Duhamel me paraît regulierement répéter des ritournelles d’une vieille mentalité libérale au service d’un vieux capitalisme a l’américaine.

J’en ai une troisième idée pour notre prospérité collective: demander au Parti Québécor de se saborder.

Depuis le temps que ces hurluberlus nuisent à notre économie et à notre essor collectif au seul profit de leur rêvasserie abstraite, ils devraient prendre note des ravages que leur option politique a causés au pauvre Québec et ils devraient se retirer du paysage politique ce qui conduirait le Québec vers la prospérité à laquelle nous avons tous droit.

J’en ai une meilleure: Que les québécois réalisent d’ici les prochaines élections à quel point les politiques du Gouv Libéral de Charest et Couillard ont affaibli le Québec et continuent à le faire, que ce PLQ de collusion privilégie systématiquement les intérêts privés à l’intérêt public et qu’ils fassent front commun pour le mettre définitivement à la porte.

– En défroissant une bonne partie de l’Ile de Montréal le PLQ l’a rendu ingérable (un des plus grand mal qu’ils ont fait au Québec)

– En démantelant le ministère des Transport du Qc ils ont favorisé collusion / corruption / explosion des coûts et affaiblissement du Québec

– En bloquant délibérément et le plus longtemps possible les enquêtes dans le milieu de la construction ils ont permis la maximisation des pertes économiques du Québec

– En se préoccupant d’avantage des intérêts des minières que le l’intérêt collectif ils ont tout fait pour maintenir les redevances au plancher, mais en leur promettant des contributions disproportionnées de l’État

– Ils ont tournés en rond avec leurs mesures en Santé et ça continue

– Ils ont laissé se réaliser les dérapages en Éducation sans agir (ex: le taux de décrochage inacceptable en est un bon indicateur)

– La supposée nouvelle équipe de P.Couillard (qui n’est est pas vraiment une, la veille garde est toujours là, élus comme non élus) qui n’a fait qu’improvisé au cours de sa première année au pouvoir nous mène carrément dans le mur économiquement parlant, ils forceront les coupures des dépenses de l’États (facile à faire) et arriveront au chiffre qu’ils veulent voir au bas de leur prochain budget, mais les impacts anticipés de leurs actions sur l’économie du Québec ne semble pas les préoccuper.

– P.Couillard coupe des rubans en France, des chercheurs d’Hydro-Québec ont trouvé une façons de réaliser une super batterie après des centaines de millions de $ en R&D à l’IREQ (des deniers du Québec), M.Couillard est tout heureux de nous apprendre que le développement et la fabrication de ces super batteries se fera en France plutôt qu’au Québec ! Belle vision du développement économique du Québec.

– Le PLQ lance continuellement les ballons de privatisation de notre plus belle société d’Etat : Hydro-Québec, ce qui aurait pour effet de combler un déficit budgétaire à court terme et privatiser les revenus d’H.Q ad vitam aeternam, ça ne se défend même pas économiquement, ils ne cherchent pas d’autres façons de mettre ce potentiel en valeur, tout nous indique encore une fois qu’ils travaillent pour d’autres intérêts que ceux de la collectivité.

– M.Couillard se fait dire en France par ceux qui sont en train de négocier le traité de libre échange Canada – Europe que les français ne peuvent accepter les parties de ce traité tel que formulés parce qu’ils donneraient aux multinationales la possibilité d’aller à l’encontre des politiques établies démocratiquement avec le temps dans les pays concernés, y compris le Québec; à cela P.Couillard réplique qu’il ne faut pas retarder à signer cette entente telle qu’elle est… Les intérêts du Québec face à ces multinationales ne le dérange clairement pas

– La nouvelle équipe Couillard et le ministre Barrette s’en vont dans le mur avec leur réforme du système de Santé

– En Éducation ils ont perdu au moins une année (et les réformes pressent), P.Couillard ayant finalement dû mettre le ministre Bolduc à la porte

– En Immigration ils n’ont qu’un seul objectif : faire entrer au Québec le maximum possible de nouveaux immigrants même s’il est évident que nous n’avons pas la capacité de les intégrer et sans se soucier de l’impact que ça a sur la société québécoise

– Le Québec est dépendant du Fédéral de plusieurs façons, mais le PLQ depuis une décennie a réussi à rendre à zéro notre rapport de force avec Ottawa et il ne négocie plus rien qui aille dans le sens des intérêts du Québec, pire P.Couillard se dit ouvertement un bon fédéraliste qui a comme objectif d’aligner le Québec sur les façons de faire des autres provinces canadienne, de faire entrer le Québec dans le rang… Nous avons déjà goûté à cette salade là avec Trudeau au Fed.

Et nous pourrions étirer la liste encore.

Tout un bilan ! Toute une équipe ! Très inspirant pour l’avenir du Québec, y’a de quoi être fiers ! Ça donne espoir en un avenir meilleur pour les québécois.

Certain que lorsqu’un parti (n’importe lequel) est au pouvoir trop longtemps des aspects moins jolis de la nature humaine semblent prendre le dessus (JE et pas Nous), ça ne devient plus une affaire de Parti, mais une faire d’individus qui voient à leur bien-être et celui de leurs amis. Si on met de coté les œillères partisanes, il est plus facile de critiquer un gouvernement qui a été au pouvoir pendant une décennie, qu’un autre qui aura eu peine à se maintenir en poste plus de 18 mois…qui a aussi soigné ses amis et n’est plus en poste pour des raisons qui ne méritent pas de commentaires. Quant au gouvernement en place, les acteurs sont différents, va-t-on nous jouer le même vaudeville? Seul l’avenir nous le dira. Les centrales syndicales font et vont continuer à faire bien du bruit sur tous les gestes (bons et moins bons) que ce gouvernement posera, étant plus intéressé par leurs poches (eux aussi!) et, admettons le, la défense des intérêts de leur membre que du mieux être de la population ou de l’économie: leur solution habituelle, taxé et imposé davantage…
Et si les partis d’opposition arrêtaient de s’opposer pour la forme et tentaient de travailler avec le gouvernement élu par la majorité (déterminée par le système). Vous savez, il y a des raisons pour lesquelles ce parti est au pouvoir… vote et démocratie. J’aurais préféré la CAQ, mais c’est ainsi. Que TOUS nos élus se grouillent un peu le » … » , qu’ils arrêtent de se chamailler pour des vétilles, des points de vue idéologiques, de plier sous la pression des lobbyistes, des médias, de la rue et travaillent au bien commun de notre société.

Pour qu’une société avance / progresse ceux qui la dirigent doivent avoir une VISION d’où ils veulent l’amener, savoir la communiquer, savoir faire front commun avec les autres intervenants pour développer des plans d’action et les appliquer. Ça prend un autre ingrédient important : avoir la CONFIANCE des citoyens et des partenaires avec lesquels il doit composer.

Le PLQ n’a pas la confiance des québécois, rien dans leur bilan pouvait lui mériter cette confiance, ils ont repris le pouvoir avec seulement 29% des votes (61% des québécois n’ont pas voté pour eux) et c’est sans compter le fait que ce 29% de votes comprend un nombre important de votes inconditionnels au PLQ quoi qu’il dise et fasse, le PLQ a repris le pouvoir à cause de la division des votes entre les autres partis, pas parce que les québécois lui font confiance.

Donnez nous UNE bonne raison de faire confiance à ce parti là !

« Certain que lorsqu’un parti (n’importe lequel) est au pouvoir trop longtemps des aspects moins jolis de la nature humaine semblent prendre le dessus … »

Je ne suis pas de votre avis.

Avant même d’être élu en 2003 le parti libéral avait comme objectif la liste que nous donne actualité13 le 13 mars 2015 à 11 h 43 min. Le parti libéral a des patrons et le PM libéral est à leur service. Michel Vastel avait interviewé Philippe Couillard qui expliquait sa job de privatisation pour son boss dans la santé. D’ailleurs à partir de 2003 à aujourd’hui les coûts de la santé ont monté en flèche à cause de la privatisation.

J’oubliais, le parti libéral a aussi son journal et sa TV pour faire de la propagande.

Qui a déclenché les dernières élections? Même si une loi avait été voté en ce sens.le P.Q.a dérogé à cette loi. Arrêtez vos jérémiades et endurez on a un gouvernement qui a été élu démocratiquement vous connaissez ce mot?Vous, du parti Québéçois la prochaine fois vous irez voter et après on verra.A bon entendeur Salut.

Quand on est bouché on change de sujet.

Ce que actualité13 le 13 mars 2015 à 11 h 43 min à écrit reste vrai et est déjà inscrit dans l’histoire.

JE citerai donc les Cowboys Fringants <> Et bien oui, encore une fois, on nous sort des beau discourt en vu des élections de mr. PKP, mais dans les faits, va t-il augmenter les taxes des grandes compagnie (comme Quebecor) pour construire un état fort? On peut toujours rêver… Revenez nous voir quand vous aurez des propositions concrètes pour faire du Quebec une société centre gauche, d’ici là je vais continuer à lire du Karl Marx et m’interroger si y a vraiment du monde qui laisseraient la totalité de leurs biens pour rejoindre une communauté où le verbe être aurait repris le dessus sur le verbe avoir…

François 1, vous avez complètement raison.. Tant que le PQ et ses vieux boomers nostalgiques ne lâcheront pas prises, on oublie toute prospérité pour le Québec…

Honte à cette génération égocentrique.. qui en désespoir de cause, est prête à laisser les commandes du Québec à une girouette opportuniste.. Bravo! les Champions fossoyeurs…

Wow, » qui laisseraient la totalité de leurs biens pour rejoindre une communauté où le verbe être aurait repris le dessus sur le verbe avoir… »

Totalité…. Belle conception de la réduction des inégalités. Très grande logique argumentaire…

Parce que tu te crois le grand gagnant de l’explotation Nord-Sud et que tu penses que réduire les inégalités reviendrait à TOUT perdre tes bébelles, tu prônes le statu-quo qui envoit la planète dans le mur !!!

Et on ne parle pas ici de morale… Seulement de la logique de la croissance à tout prix et du gaspillage de notre mode de production…

Félicitations…

En lisant les propositions de Pierre Karl Péladeau, je me suis retrouvé dans les années soixante-dix, alors que le gouvernement du Québec, s’inspirant du Quatrième plan français (merci aux échanges franco-québécois!), ne cessait d’évoquer les cycles de Kondratieff, les projets moteurs ou stratégiques, les grappes ou les filières industrielles, la décentralisation (surtout pas la dévolution!) et le réseautage des entreprises francophones, des concepts depuis longtemps échoués sur les récifs de la mondialisation et de l’abolition des distances commerciales. D’ailleurs, tous ces projets moteurs ont été des échecs, de la Société nationale de l’amiante à Pétromont en passant par Sidbec et la soudière de Port-Alfred.
C’est comme si, ayant raté le train de la globalisation, PKP s’était penché sur de vieilles stratégies de développement du PQ/PLQ, tapées à la machines IBM et conservées en triplicata dans les archives mal aérées du gouvernement. L’État que l’amateur PKP veut diriger n’existe plus. Le plus inquiétant, c’est qu’après Quebecor World et Sun News, il n’ait pas encore compris que le monde de papa avait changé. Plus inquiétant encore, les membres du PQ le croient avec lui.

Dieu nous garde.

Monsieur PKP est un capitaliste pur et dur. Le Parti québécois, qui se chercher un héros, n’est pas sorti de l’auberge. Le gros capital va avaler les reliquats du Parti québécois et le faire disparaître en douce. Faut-il être naïf pour croire que monsieur PKP soit péquiste dans l’âme…

Pierre pour toi, il n’y a qu’un seul capitalisme…. Le sauvage, je suppose… Celui qui ne supporte auncune entrave, aucune règlementation et qui s’auto-régule par la MAIN invisible et le POING invisible….

« La main invisible du marché ne peut fonctionner sans un poing
caché », écrit l’auteur favorable à la mondialisation Thomas
Friedman: «McDonald’s ne peut être prospère sans McDonnell
Douglas, le constructeur du F-15. Et le poing caché qui garantit
un monde sûr pour les technologies de la Silicon Valley s’appelle
l’armée, la force aérienne, la force navale et le Corps des Marines
des États-Unis. »

Cité dans David McNally, Another World Is Possible: Globalization and
Anti-capitalism, 2′ éd., Winnipeg, Arbeiter Ring, 2006, p. 233.

Ne Penses-tu pas qu’un capitalisme peut DEVENIR plus HUMAIN si nous nous donnons la VOLONTÉ de l’adapter à la nouvelle réalité du XXI ième siècle ???

Ce n’est pas PKP qui y parviendra, son passé et ses dernières déclarations démontrent qu’il a manqué tous les derniers développements de l’économie, du social et du politique.

« Pierre pour toi, il n’y a qu’un seul capitalisme…. Le sauvage, je suppose… Celui qui ne supporte auncune entrave, aucune règlementation et qui s’auto-régule par la MAIN invisible et le POING invisible…. »

On a vu ce qu’a fait le capitaliste sauvage et la déréglementation de Bill Clinton avec le Glass-Steagall Act fin des années 90. La main et le poing invisible ont détruit l’économie des USA jusqu’à 2015 et qui ne la récupéreront probablement pas.

L’auto régulation a travaillé en faveur de l’Asie qui eux savent se servir du capitalisme qui ne peut survivre qu’avec le socialisme, c’est-à-dire une société très humaine dont les gens se supportent les uns les autres. Ainsi ils ont l’économie la plus forte de la planète.

Encore les arguments fallacieux sortis de leur contexte pour tenter de valider des opinions dépassées….

» l’endettement de Québec a quintuplé en moins de 50 ans, passant de 10 % du PIB à 50 % aujourd’hui. » BEN OUI… Comme dans TOUTES les économies des pays développés durant la même période…. Misère…

Et pour les qualités de PKP… Votre jugement est très rapide et obtus.

Selon le contexte, un dirigeant peut-il, selon vous, utiliser ses qualités en les adaptant à la mission ??? Est-il, OBLIGATOIREMENT prisonnier de son idéologie comme vous semblez l’être ????

Parce qu’il a posé telles ou telles actions comme Président d’une grande entreprise qui étaient » nécessaire » selon les règles de ce jeu Marchand, doit il obligatoirement JOUER de la même manière avec des enjeux différents et dans une partie différente ???

A moins que vous croyez qu’un ÉTAT ne soit qu’une grosse corporation destinée à faire des profits dans le grand jeu marchand mondial ???

Et la population là-dedans, ce ne serait qu’un troupeau de consommateur-travailleur à la solde de la dite CORPORATION ????

PKP est aussi vide qu’une cruche vide peut l’être. Vous le savez, je le sais et une grande partie de la population québécoise le sait. La seule et unique raison pour laquelle les ténors du Parti Québécor trahissent leurs principes et se prostituent outrageusement à ses côtés, c’est qu’il y a une chance, une toute petite chance qu’ils puissent adhérer au pouvoir avec lui. Point.

Le Québec a subi les assauts sauvages des gauchistes depuis des lustres et nous sommes maintenant en mesure d’évaluer les catastrophiques résultats de leur philosophie. Notre endettement et nos déficits sont tout simplement intolérables et il est primordial que nous nous sortions la tête de dans la vase et que nous regardions le taureau droit dans les yeux.

AHHHH.

Maintenant se sont les gauchistes qui sont la cause des endettements ( miribolants ) des USA, de la Grande-Bretagne et de l’Australie…. Depuis Reagan, Bush et Tatcher…

Si la croissance économique mondiale est à ZÉRO ( et y restera ) depuis la crise financière de 2008, c’est aussi sûrement à cause des gauchistes de WALL STREET !!!

Avec toute la connaissance de la macro-économie ( avec des maths ) que tu as… Tu continues de nous épater, François…

Vas demander conseil à David…. Cette autre sommité… ( 😉

À court d’argument ! C’est le PQ sous Lucien Bouchard qui a ramené le Québec à l’équilibre budgétaire, c’est Bernard Landry qui a fait les choix stratégiques qui font qu’aujourd’hui Montréal est un des pôles les plus forts en création et développement de jeux vidéos, ce sont les politiques du PLQ de J.Charest qui ont multiplié la dette du Québec et nous savons aujourd’hui dans quelles poches est allé un fort pourcentage de ces $$$ publics.

Un redressement des finances publiques est nécessaire mais sans vision pour le futur du Québec le remède improvisé par le PLQ risque de mettre le Québec à genou économiquement parlant, mais c’est peut-être ça la vraie mission / vision du PLQ tenir le Québec à genou et bien attaché à la fédération qui le mine à petit feu.

Tiens…Lulu n’est plus en disgrâce? Eh ben…

Tant qu’à Landry, il n’a fait que de trafiquer les chiffres (changé la méthode comptable) pour avoir l’air de savoir ce qu’il faisait.

moi j,ai gerer mon foyer avec mon conjoint nous avons bien reusis malgré beaucoup de haut et bas il a fallu etre tenace mais je crois que le quebec est a ete depuis longtemps tres mal gerer par la corruption de nos ministres et ses amis et sa continue encore sa course plus que jamais, mrs.peladeau allons-y pour un pays . r.d.