Développer les régions

La polémique autour du développement du pétrole gaspésien soulève la question du développement économique des régions. Comment va-t-on assurer la viabilité économique de l’ensemble du territoire québécois et empêcher que certaines régions se dépeuplent parce qu’il n’y a pas d’emplois ou d’espoir d’en créer.

À l’origine toutes les régions du Québec se sont développées grâce aux ressources naturelles. Cela a commencé avec le commerce de la fourrure sous le régime français. Les principales villes du Québec ont presque toutes été à l’origine des postes de traite et Montréal le carrefour des échanges entre l’intérieur du continent et la France. La Nouvelle-France vivait d’une ressource marginale et peu en demande et, en 1763,  les Français lui ont préféré les îles sucrières des Antilles, le sucre étant le pétrole de cette époque.

Les Anglais avaient besoin du bois de la province of Quebec et on a commencé l’exploitation massive du pin blanc, du pin rouge et du chêne. Le pin blanc, utilisé pour les mâts des navires de la Marine royale britannique, était en grande demande et on a pratiquement décimé l’espèce au Québec. Par contre, le nombre de chantiers navals et de scieries a explosé. La ville de Québec est celle qui a le plus profité de ce commerce. En 1825 la ville compte 28 chantiers navals et sa population passera de 8000 personnes au début du Régime anglais à 59 700 en 1871.

La croissance de la population aux États-Unis a entraîné un déplacement des marchés à partir de 1850 et une forte demande en bois de sciage. Il en sera ainsi jusque vers les années 1930 alors que l’essor des grands journaux américains et britanniques donne le coup d’envoi aux usines de papier journal qui feront la renommée et la richesse du Québec pendant des décennies.

L’économie s’est évidemment diversifiée au fil des siècles et des décennies avec la croissance de la population et l’augmentation du niveau de vie. Reste que l’histoire du Québec pourrait se résumer en un combat perpétuel pour l’élargissement de ses frontières économiques et le développement de ses ressources.

La demande pour les ressources est toujours forte, car les pays émergents en ont besoin pour construire leurs infrastructures et accompagner leur urbanisation. La demande pour le pétrole devrait se maintenir pendant quelques décennies avant qu’une énergie alternative le remplace définitivement.

Grâce aux investissements miniers, des régions comme la Côte-Nord et l’Abitibi connaissent un développement économique remarquable. La Côte-Nord a, grosso modo, la même population que la Gaspésie. Sauf que les investissements y sont 7,6 fois plus élevés, le PIB est deux fois plus élevé et il y a 44 % plus d’emplois que de l’autre bord du golfe.

Les investissements majeurs et décisifs, on les retrouve dans l’exploitation des ressources. Selon E&B Data, plus de 100 milliards de nouveaux projets d’investissement ont été annoncés au Canada en 2012 et le stock de mégaprojets (valeur déclarée de 1 milliard $ et plus) en cours au pays est passé d’un niveau de 253 milliards de dollars à la fin de 2011 à 357 milliards de dollars à la fin de 2012.

Le pétrole pourrait s’aérer une piqure d’adrénaline sur l’économie gaspésienne.

Reste à savoir s’il y a suffisamment de pétrole pour justifier des investissements. La Gaspésie en est là. On explore et on espère trouver des gisements conséquents dont l’exploitation sera rentable. Comment le savoir ? En forant et en forant encore. Il faut en moyenne cinq forages d’exploration pour en trouver un viable commercialement.

La Conférence régionale des élus Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, les MRC et les CLD  ne ferment pas la porte à cette exploitation,  mais ils réclament plus de retombées pour leur région. À leurs yeux, les retombées seraient minimes si le pétrole ne serait pas transformé en Gaspésie. Faudrait-il construire une raffinerie à Gaspé ? J’entends déjà les commentaires…

Les élus gaspésiens donnent en exemple l’industrie éolienne dont les retombées sont appréciables. Je ferais quand même attention. Cette industrie s’est développée grâce à l’intervention lourde et précise de l’État et elle est accompagnée de somptueuses subventions. Dans les faits, on construit des éoliennes subventionnées pour produire une électricité à coût élevé dont on ne semble pas avoir besoin compte tenu des surplus actuels d’Hydro-Québec. Est-ce un modèle viable ?

 

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« Faudrait-il construire une raffinerie à Gaspé ? J’entends déjà les commentaires… »

Vous savez M Duhamel, la Gaspésie est grande. Il y aurait peut-être une possibilité de construire une raffinerie ailleurs que dans un quartier résidentiel non?

Pour l’exploitation, c’est un autre problème. Si l’exploitation touche quelques propriétaires, bien qu’on les compensent ou qu’on les exproprient; « Money talks »!!! Évidemment, si le puits est à côté de la source d’eau potable de la ville, là on a un problème.

Finalement, je crois que la majorité est pour la transformation sur place des ressources naturelles, mais cela prend des concessions de tous les intervenants (industries, gouvernement et citoyens).

Je pense que cette petite remarque cynique adressée aux élus locaux n’a même pas sa place. Vous vous doutez sans doute très bien qu’un projet de l’envergure d’une raffinerie n’est pas viable dans une région comme Gaspé à cause du faible bassin de population et des emplois hautement spécialisés requis en pétrochimie (ce n’est pas un hasard si les raffineries sont généralement proche des grands centres). Ne pas perdre de vue non plus que Gaspé dispose déjà d’un port de mer pouvant accueillir des navires commerciaux de très fort tonnage, même davantage que celui de Québec. Le transport du vrac pourrais aisément remonter le St-Laurent, plutôt qu’un oléoduc qui devrait être détourné vers la vallée de la Matapédia à cause des Chic Chocs, ses espèces protégées, ses réserves fauniques et la rugosité du territoire.

Par ailleurs un laboratoire d’analyse sur place pourrais employer plusieurs postes techniques (Gaspé dispose d’un Cégep ayant d’ailleurs développé des programmes techniques dans le secteur de l’éolien; ce n’est pas un hasard) et présenterait ainsi une belle alternative. À la longue, ce laboratoire pourrais même éventuellement devenir un centre de recherche si les forages fructueux se multiplient et justifient une telle présence sur le territoire. La ville de Gaspé compte d’ailleurs déjà un parc industriel comportant des entreprises de classe mondiale.

Comme quoi il y a parfois moyen de trouver des compromis intéressants lorsque l’on fait preuve de créativité et de bonne volonté.

En ce qui concerne les expropriations, sujet sensible pour la région, cela va de soi seulement si tout le monde y trouve son compte. On se rappelle encore du Parc Forillon 43 ans plus tard…

— Permettez-moi de revenir ici sur certains aspects historiques et avec toutes mes excuses si mes commentaires sont un peu longs :

Lors de la signature du « Traité de Paris » de 1763, la France avait perdue la « Guerre de sept ans » en face d’une Angleterre dont la monarchie plusieurs fois vacillante était alors passée entre les mains (1714) d’une dynastie prussienne : la très organisée Maison de Hanovre (qui du reste est encore la région la plus riche d’Europe). De cette époque jusqu’à 1945, tous les conflits sanglants qui auront opposé la France à une autre nation l’auront été contre l’adversaire prussien (connu aussi sous le nom d’Allemagne). Même la guerre d’Indépendance des États-unis, s’est faite contre des forces aguerries et souvent cruelles, d’origine prussienne. Le général Washington n’aurait pas remporté la bataille décisive de Yorktown suivie de la reddition de lord Cornwallis sans les forces françaises terrestres engagées par le maréchal Rochambeau, le marquis de Lafayette et les navires de l’amiral de Grasse.

Au cours de la « Guerre de sept ans », la France qui pourtant s’était engagée par secours envers ses alliés naturels, aura été vilement lâchée par ces derniers : La Russie et l’Autriche (Maison de Habsbourg) qui était un empire puissant dont les ramifications de sa descendance abondante (surtout des filles) contrôlait toute l’Europe ; simultanément les français contraints à la défaite, vivaient en situation de banqueroute, en d’autres mots c’était la faillite.

Réduits, pratiquement seuls devant l’adversité, le « Traité de Paris » devînt un dictat imposé par l’alliance britannique et prussienne, aux dépends de la puissance vaincue ; exsangue, dépouillée de la plupart de ses territoires et de ses ressources ; cela n’a jamais été avec la joie au ventre que Choiseul apposât une signature qui contraignait le pays au terme de trois rudes années de négociations, à déposer ses si belles, si riches et si propices terres cultivables d’Acadie et de Nouvelle-France en gage de paix ; ce qui sonnait le tocsin sur ce rêve rayonnant initié jadis par Louis XIV ; à tout le moins on réservait aux habitants, la chance de poursuivre le cours de leur vie selon leurs coutumes, une instance légitime qui ne pût être octroyée à la population acadienne.

L’assertion suivant laquelle, la France ait préféré la Martinique à la Nouvelle-France pour la canne à sucre relève plutôt du révisionnisme historique, ce qui arrange tout le monde ici au Québec, lorsque dans les faits les vainqueurs n’offrirent pas de choix.

À noter que la culture de la canne à sucre a été implantée dans les Antilles par Colbert (elle ne poussait pas à l’état sauvage), qu’elle pouvait être cultivée ailleurs, notamment dans le sud de la France et à la perfection en Indes où se trouvaient aussi encore quelques possessions françaises. Le succès de la France dans ce domaine tenait surtout dans sa capacité de raffinage de la canne et par la grâce de son industrie de transformation en produits sophistiqués dont la composante ou l’une d’entre elles était à partir du sucre.

De plus, l’Angleterre, n’avait que peu d’intérêts à s’emparer de la Martinique, puisqu’elle disposait déjà d’une production sucrière abondante, en passe de devenir dominante, entre autre dans sa grande île de la Jamaïque et ses autres possessions dans les caraïbes ; lorsque les adversaires dans la région n’étaient pas la France, mais belle et bien l’Espagne et le Portugal.

— Pour revenir dans le champ de l’économie, mes propos tendent à démontrer simplement, qu’un développement économique équilibré et qui marche, s’épanouit toujours dans la conjugaison de toutes les ressources et leur déclinaison en termes de diversification. Cette simple vérité s’applique partout et pour toutes les régions, l’ensemble de ces éléments pouvant de toute évidence être modulés et combinés au gré de la volonté de tout un chacun.

— Encore, il y avait une raffinerie à Gaspé, qui a brûlé en 1905, elle n’a pas été reconstruite depuis. La déclinaison du pétrole brut en une gamme de produits raffinés, permet de contrôler la production, la qualité du produit, lui confère une valeur ajoutée et des débouchés, sans dépendre du système de courtage qui dans ce cas fragilise les profits qui peuvent être retirés d’un pétrole extrait localement et dont la valeur transigée serait directement arrimée aux conditions du marché financier qui privilégie entre autre la production abondante et/ou un pétrole tiré au coût le plus bas et si possible contrôlé par des compagnies pétrolières de calibre mondial. Autant de conditions qui jusqu’à nouvelles instructions, n’existent définitivement pas chez nous.

Fait numéro un : la France a perdu la guerre. 2. Les Britanniques étaient en position de force lors des négociations. 3. Comme le marquis de Silhouette (ministre d’état et des Finances) quelques années avant lui, Choiseul, premier ministre de facto de Louis XV, privilégie lors des négociations les intérêts commerciaux de la France, d’où sa volonté de défendre d’abord les îles à sucre et les bancs de poissons.

Choiseul est plus triste d’avoir perdu le Sénégal, au centre du système esclavagiste des îles sucrières, que le Canada. Tout cela n’est pas du révisionnisme, ce sont les documents de l’époque. Autre belle citation de Choiseul : «Je crois que je puis avancer que la Corse est plus utile de toutes les manières à la France que ne l’était ou ne l’avait été le Canada.» Pour Choiseul le Traité de Paris était un grand succès diplomatique.

La Martinique ? Ce n’était rien à côté de Saint-Domingue (qui deviendra Haïti quelques décennies plus tard). Je lisais dans un récent livre sur la vie du père d’Alexandre Dumas que Saint-Domingue était à l’époque la colonie la plus riche de toutes les empires européens. C’était peut-être exagéré, mais Saint-Domingue était le plus grand producteur de café et de sucre au monde. Saint-Domingue est un des enjeux des négociations sur le Traité de Paris. Ce sont aussi des faits.

À l’opposé, le commerce canadien représentait en 1730 moins de 10 % du commerce colonial français.

Je suis plus porté à croire la version économique que la version «politique» des traités entre puissances coloniales. Déformation professionnelle.

Vous pourrez me lire demain sur la raffinerie de Gaspé.

La seule et unique raison qui justifie la construction et la maintenance d’infrastructures gouvernementales dans une région est l’exploitation de ressources naturelles dans cette région.

Une région sans ressources ou que ne veut pas les exploiter devrait être fermée.

@ Réponse à Pierre Duhamel (# 4) :

Si j’ai fait mention de la Martinique, j’aurais pu ajouter : la Guadeloupe, Marie-galante, la Désirade et Belle-Isle…. Vous avez parfaitement raison quant à l’importance de l’île de Saint-Domingue à plusieurs raisons, mais elle ne fait pas partie du « Traité de Paris » et il n’en est nulle part à ma connaissance, fait mention. – Nul n’ignore qu’Haïti a longtemps été considéré comme « la perle des Antilles. »

Je viens de relever que Wikipedia mentionne Saint-Domingue dans le traité de 1763, si ce n’est que sur ce point ils commettent une erreur selon moi. Pour la bonne raison que Saint-Domingue n’avait pas été occupée par les anglais lors de la guerre de sept ans, lorsque c’était le cas de la Martinique. On ne saurait parler dans ce cas de restitution.

Je n’ai par mes propos jamais disconvenu que la France avait besoin de protéger son commerce, comme d’ailleurs toutes les puissances coloniales de l’époque.

Si vous avez pris mon usage du terme de « révisionnisme historique » contre vos propres mots, je tiens à m’en excuser, il m’arrive quelquefois de m’adonner à quelques figures de style.

Quoiqu’il en soit, comme vous l’écrivez également : la France avait perdu la guerre… si ce n’est que les Britanniques étaient en position de force pour… imposer la plupart de leurs conditions.

Quant à Choiseul, vous n’attendiez tout de même pas qu’il fasse son « mea culpa » !

Je lis ce texte sur un site (bilingue) sur la présence française en Amérique de la Bibliothèque du Congrès à Washington, en partenariat avec la Bibliothèque nationale de France.

« Le traité de Paris (1763) sonne le glas de l’Amérique du Nord française. C’est la conséquence de la défaite militaire de la France face à la Grande-Bretagne, mais c’est aussi l’illustration du peu d’intérêt manifesté par les autorités métropolitaines françaises pour le Canada et la Louisiane – pêcheries exceptées. Dans les années 1740 et 1750, en effet, les possessions françaises nord-américaines sont éclipsées par les colonies françaises des Caraïbes, notamment Saint-Domingue et la Martinique, qui traversent une période d’expansion et de développement économique rapide. Les Antilles, bases du grand commerce colonial, s’affirment donc comme la perle de l’empire français d’Amérique ; la priorité des diplomates français, lors des négociations du traité de Paris, est d’y préserver leur souveraineté. Après 1763, les Français espèrent encore pouvoir tenir tête aux Britanniques grâce à la culture et au commerce des produits tirés de leurs plantations antillaises, comme le sucre et le café. En cédant la Nouvelle-France, qui avait obligé les Treize colonies à unir leurs forces à celles de Londres, Louis XV compte aussi, à terme, faire éclater l’empire colonial britannique.»

http://international.loc.gov/intldl/fiahtml/fiatheme4c2.html

Depuis la révolution tranquille (50 ans!) que l’on « soutient » les régions et elles sont encore et toujours dépendantes en grande partie de l’aide étatique.

J’en ai marre de dilapider des fonds publics pour subventionner des parasites; fonds qui seraient mieux investis allieurs où ils nous rapporteraient collectivement des dividendes au lieu de pertes nettes.

La meilleure aide que nous puissions leur apporter est de les laisser à elles-mêmes. Qu’elles se démerdent. On verra alors de quel bois elles se chauffent.

@ François # 7
Intéressante vision qu’est la vôtre en matière de développement économique! Si je suis votre raisonnement, fermons la Gaspésie, la Côte-nord, le Nord du Québec, l’Abitibi, le Bas-St-Laurent, le Lac St-Jean.
Votre Québec ressemblerait alors à une Belgique comprise dans l’axe Québec-Montréal… pas mal comme vision!
Une autre idée: Pourquoi ne pas vendre ces régions à l’Alberta, à Terre-Neuve, aux USA, à la Chine tant qu’à y être? On pourrait du coup effacer la dette du Québec non? Misère…
Dire que les peuples qui se tiennent debout essaient d’améliorer leur sort; nous, on fait l’inverse.

@ Réponse à Pierre Duhamel (# 7) :

Merci pour ce lien très intéressant. Les documents en fac-similé établissent d’ailleurs que le sort du Canada était déjà scellé dès 1761… mais pas celui de la Louisiane. Cela confirme que le Traité de 1763 est bien le pire traité que la France n’ait jamais signé. Il est vrai que le démantèlement de l’Amérique française avait déjà commencé dès le Traité d’Utrecht (1713) qui marque la fin de la Maison d’Orange sur le trône d’Angleterre et l’avènement des Hanovre. Dès cette époque les visées établies de l’Empire britannique sont bien de conquérir tout le reste du Canada.

Sur le plan commercial, c’est la « Compagnie des Indes » qui exerçait pratiquement le monopole des échanges commerciaux vers le Canada. Cette compagnie n’exerçait plus son commerce sur Saint-Domingue dès 1724 et a été supprimée en 1769.

C’est dès lors, le commerce du « bois d’ébène » (l’esclavage) qui fait le bonheur des certains marchands notamment de cette bonne bourgeoisie de Nantes, grâce au passage obligé par l’île de Gorée. Je me permets de mentionner ici ce détail puisque c’est actuellement le mois des noirs, sans cette traite, le monde ne serait probablement pas aujourd’hui ce qu’il est.

Quel texte intéressant !!!

Que ce soit pour l’exploitation des richesses naturelles telles que le gaz de schiste, le pétrole ou toute autre énergie fossile, tout réside dans la propriété intellectuelle des technologies utilisées, et ce dans un contexte de développement durable «réaliste»….Malheureusement le Québec (et une bonne partie de la planète) est maintenant dirigé par les lobbys environnementalistes…on a qu’à penser au projet de l’échangeur Turcot ou on a due plusieurs milliers de dollars pour déplacer 4 couleuvres (qui sont revenu d’ailleurs), à la construction d’un pont qui a été retardée de plusieurs mois suite à découverte d’une tortue (que finalement un enfant après l’avoir acheté chez une animalerie, avait égaré sur le bord de la rivière)…pendant ce temps Terre-Neuve creuse actuellement dans le Golf du St-Laurent pendant ce temps NOUS regardons la parade passée et surtout, notre richesse collective. C’est dommage, mais je ne sais pas vous, mais moi quand je vais à l’épicerie, on me demande de payer avec de l’argent et non pas avec des peaux de castors…maintenant les Québécois la gagnent comment cet argent et surtout…comment les futures générations vont la gagner cet argent et ce n’est avec nos richesses naturelles et notre savoir-faire collectif ??? En parlant de savoir-faire collectif, je suis entièrement d’accord avec M. Duhamel à propos des projets éoliens. 100% des éoliennes vendues dans le dernier appel d’offres du gouvernement québécois (2000 MW, ce qui représente 1000 éoliennes) sont une technologie Allemande et de plus, elles sont fabriquées en Allemagne. D’accord, 60% des projets acceptés devait avoir des retombés en Gaspésie, mais quoi qui risque d’avoir une pérennité dans le temps, la fabrication des tours de ciments à Matane ??? La fabrication des palmes en composites ??? Pensez-vous vraiment que lorsque les autres provinces vont lancer des projets de parc éolien, qu’elles ne feront pas de même et qu’ils n’exigeront pas que ces mêmes composantes ne soient fabriquées chez eux…maintenant, vous essayerez de vendre un savoir-faire qui ne vous appartient pas ??? Deux entreprises en Amérique du Nord ont l’accréditation UE pour la fabrication du noyau (ce qui tiens les palmes d’une éolienne), une à Plessisville et l’autre au Texas et combien de composantes proviennent de cette entreprise de Plessisville, vous l’avez deviné..0. On avait à Granby un fabricant Québécois d’éoliennes et combien d’éoliennes ont-ils vendu au Québec, eh oui, 0. Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse a compris, ils ont investi un total de 60 millions dans une usine de fabrication d’éolienne avec Daewoo , dont 20 millions pour 49% des actions, croyez-moi, Daewoo va y penser deux fois avant de déménager de la Nouvelle-Écosse en prétextant qu’il n’y a plus de business à y faire ? Nous au Québec on est très fort pour prendre des décisions ponctuelles (qui ont généralement une portée économique équivalente aux délais d’une prochaine élection) et non sur des modèles repliables qui ont une portée intergénérationnelle telle qu’Hydro Québec…maintenant, reportez-vous en 1960 en y insérant le lobby environnementaliste d’aujourd’hui, croyez-vous vraiment qu’Hydro Québec existerait ? Je n’ose même pas imaginer où on en serait aujourd’hui ! Mais les grenouilles seraient heureuses !

@ Lange (#9):

Quelle est la théorie (ou philosophie si vous aimez les grandes phrases creuses…) derrière les subventions continuelles et permanentes à certaines régions?

Réponse: l’élection (ou la réélection) des politiciens. Rien d’autre. RIEN!

Les grands énoncés sur « l’occupation du territoire » et autres conneries du même genre ne sont que des paroles destinées à convaincre les âmes naïves, sottes et crédules.

Avant les années ’60 (la gauche était presqu’inexistante à ce moment au Québec!), le « support aux régions » n’existait pratiquement pas et elles étaient auto-suffisantes et en bonne santé économique.

Pourquoi ont-elles autant reculé et sont-elles devenues des pillards vampires accrochées au sein de ceux qui contribuent positivement à l’économie provinciale?

Réponse: les théories socialistes.

Le texte manque de nuances. Comparer l’exploitation de resources comme le bois et les minéraux, qui demande une main-d’oeuvre locale et abondante, comparativement à l’exploitation pétrolière qui n’emploient que quelques personnes spécialisées, est ridicule. Je ne dis pas qu’il ne faut pas exploiter les ressources pétrolières, si le tout se fait dans le repsect de l’environnement. Cela dit, une fois un puit en opération, les compagnies qui exploiteront le gisement n’auront à peu près plus besoin de personne dans les régions dont il est question ici.

L’exploitation pétrolière peut-elle contribuer au développement économque du Québec? Oui, mais ce n’est pas avec ce genre d’industrie qu’on développera les régions éloignées. D’ailleurs, dans tout ce débat, je suis toujours aussi surpris de ne jamais entendre quelqu’un chiffrer les retombées exactes de ce que pourrait nous amener ce genre d’exploitation. Combien le gouvernement en retirerait-il? Combien d’argent les régions peuvent-elles espérer profiter en retombées? Parce que sur la question du gaz de schiste, quand on creuse un peu, on se rend compte qu’en bout de ligne, on en bénéficierait à peu près pas. S’il y a de réels avantages à exploiter le pétrole (je crois qu’il y en a) il faut le chiffrer. Autrement, comment peut-on parler de développement économique?

@ Guy Masson (# 13):

Vous vous posez beaucoup de questions sur l’exploitation potentielle des hydrocarbures au Québec et vous avez partiellement raison; cependant, allez voir les endroits où cette richesse naturelle est exploitée intelligemment et vous verrez que les citoyens qui ont la chance de vivre dans ces régions sont très…très riches.

Ce qui me sidère au Québec c’est que des activistes écolos en culottes courtes dont certains sont au coeur même du gouvernement Marois, appuyés par des z’artisses qui n’ont aucune connaissance approfondie de la question paralysent l’exploitation de ces richesses qui profiteraient à TOUS les Québécois.

Ont-ils peur que les généreux paiements de péréquation canadienne soient diminués pour le Québec? Auquel cas, ça s’apparente clairement à une vaste fraude intellectuelle déguisée en doctrine écolo.

Ils viennent nous parler des « risques » que cela nous ferait courir. Le « risque zéro » n’existe à aucun endroit. Vous « risquez » de vous couper un doigt en ouvrant une « canne de binnes ».

Des milliers de puits de gaz de schistes sont exploités aujourd’hui aux USA et aucun cataclysme ne s’est produit malgré toutes les catastrophes annoncées par les extrémistes écolos. Jusqu’à maintenant, ces puits sont aussi sécuritaires qu’ils peuvent l’être et rapportent tellement aux états qui acceptent de l’exploiter que nos exportations d’électricité vers ces régions en sont diminuées d’autant. C’est dire…

Combien d’argent exactement rapporterait cette industrie? Combien d’emplois seraient ainsi créés? Personne ne le sait vraiment et on ne peut en être certain qu’une fois l’exploitation lancée mais on sait qu’il y a un énorme potentiel mais une chose est certaine, nous en serions TOUS bénéficiaires.

Pour écrire sur le développement d’une région, il faudrait commencer par se rendre sur le terrain pour faire un bon travail de journalisme. Les enjeux sont de protéger l’eau potable et changer la loi des mines en loi pour les mines. Correctif à votre leçon d’histoire. L’or du nord ou le pétrole comme vous dites à l’époque de la Nouvelle-France c’était la Morue. Il y avait des corsaires et des pirates près à tout pour s’emparer du butin des compagnies de Morue, comme celle des Robin par exemple, qui a exploité les Gaspésiens jusqu’à la dernière morue. On se souvient de cette époque et je compte sur la génération d’aujourd’hui pour ne pas répéter le même cycle de saccage de nos ressources. En Gaspésie, il y a du pétrole de schiste (à Gaspé et à Ristigouche), l’exploitation de couche géologique dans le schiste exige une méthode extrêmement dangereuse pour la sécurité des populations avoisinantes. Il me semble que vous ne parlez pas des vrais enjeux dont il est question. Les élus ont un devoir de prudence et cela ne peut être dénigré. Les compagnies minières vendent tout de même beaucoup d’actions aux naïfs qui lissent ce genre de billet qui fait miroiter des millions de barils potentiels. Vous les aidez donc avec votre mauvais journalisme.