Divertissement pré-budgétaire : les 3 réponses

1. Le gouvernement qui veut favoriser l’exploration minière dans le Nord du Québec pour contrer les coûts élevés.

Congé de droits miniers pour la mise en production de nouvelles mines au nord du 55°degré de latitude nord

En général, en vertu de la Loi concernant les droits sur les mines, un exploitant minier québécois doit payer des droits miniers qui correspondent à 12 % de son profit annuel.

Afin de tenir compte des coûts relativement élevés inhérents à la mise en production d’un site minier dans les régions nordiques du Québec, un congé de droits miniers sera accordé à l’égard des droits autrement payables au cours des dix premières années d’exploitation d’une nouvelle mine située au nord du 55° degré de latitude nord, jusqu’à concurrence de 10 % du coût des éléments d’actif de l’exploitant d’une telle mine utilisés au Québec dans le traitement des substances minérales provenant de cette mine.

Cette mesure s’applique à une année d’imposition qui débute après le jour du Discours sur le budget.

Réponse : Jean Campeau, ministre des Finances, Jacques Parizeau, Premier ministre. Budget de 1995

 

2. Le gouvernement qui trouve qu’il y a des limites à la gratuité des services public.

Le niveau élevé des coûts des services publics, de l’effort fiscal et de l’endettement du Québec constitue un héritage bien lourd […] Il n’y a vraiment qu’une seule façon de dégager une marge de manœuvre : c’est de sabrer dans les programmes existants et de réformer la tarification de certains services publics de façon à ce qu’elle reflète mieux le coût encouru par la collectivité. […] on a constaté, à l’occasion des études sur l’effort fiscal des Québécois, que [la tarification] avait été largement sous-utilisée et qu’on avait laissé croire indûment aux contribuables que les services publics étaient gratuits. […]Il faut siffler la fin de la récréation.

Réponse : Jacques Parizeau, ministre des Finances, René Lévesque, Premier ministre. Budget de 1977.

 

3. Le gouvernement qui accumule des surplus budgétaires.

2°—Pour la cinquième fois en cinq ans, l’année financière prend fin avec un surplus très considérable au compte ordinaire. Ce surplus se chiffre

à $31,073,720. Pour les cinq dernières années, les surplus au compte ordinaire se totalisent à $150,446,867 ;

3°—La dette nette de la province a diminué de $28,242,000 au cours des cinq dernières années ;

4°—De tous les gouvernements du pays, la dette par tête du gouvernement de la province de Québec est la plus basse. Elle se chiffre actuel- lement à $82, soit une diminution de $19 par tête depuis 1947;

5°—Le gouvernement de la province de Québec est celui qui consacre la plus petite partie de ses revenus au paiement des intérêts sur sa dette, soit 5.8%;

6°—Le surplus consolidé de la province a atteint le plus haut niveau jamais réalisé par aucun gouvernement depuis la Confédération.

Le gouvernement a réussi cette année à effectuer des dépenses imputables au capital pour un montant de $43,094,000 et à payer ces dépenses à même ses revenus ordinaireset ses revenus de capital. Le paiement de ces dépenses pourrait normalement être effectué au moyen d’emprunts;

 

Réponse : C’est bien Onésime Gagnon, Trésorier de la province, Maurice Duplessis, Premier ministre. 1950

 

 

 

 

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En 1973, le Budget de l’an un était de 18 milliards (pour le fédéral et le provincial combinés évidemment). Raymond Garneau (ministre de Bourassa) disait que c’était impossible. Pour les fédéralistes tout ce qui est souveraineté est impossible.
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Hier, en Australie, ils ont élevé les redevances minières à 30%. Ici, Bachand est gêné de demander un p’tit 16%