Données aux suivants

Léguer des poches de linge à notre cousine dont les enfants sont plus jeunes, louer l’équipement de ski des ados qui grandissent trop vite, se trouver un beau petit tracteur à pelouse à peine usé sur notre site de revente préféré… Sans qu’on y pense vraiment, l’économie de seconde main est ancrée dans nos habitudes. Mais quelle est la valeur de cette industrie pour l’économie globale du pays? Étonnamment, il y a tout juste six ans, aucun chiffre n’existait concernant ce type de consommation.

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Prendre la mesure

Acteur majeur dans le domaine, Kijiji a voulu savoir. Le besoin s’est fait pressant de mesurer et quantifier, pour pouvoir mieux comprendre ce pan important de l’économie canadienne. C’est par l’intermédiaire de l’Observatoire de la consommation responsable (OCR) de l’École des sciences de la gestion de l’Université du Québec à Montréal (ESG UQAM) qu’a été menée une vaste étude qui définit l’Indice Kijiji de l’économie de seconde main. « Depuis 2014, nous avons sondé plus de 23 000 citoyens, dans chacune des provinces du Canada, pour les différents types de pratique : l’achat, la vente, le don, l’échange et la location », explique Fabien Durif, professeur titulaire au Département de marketing de l’ESG de l’UQAM et directeur de l’OCR. « Le fait de collecter les données sur cinq ans nous a permis d’observer l’évolution à travers le temps et de dégager une analyse longitudinale. Les résultats présentés cette année sont donc ceux de la cinquième année et le bilan des cinq ans, ce qui est intéressant.»

Au coeur des échanges

Qu’est-ce qui pousse les consommateurs à participer à l’économie de seconde main? Le principal motif demeure financier. Mais au cours des cinq ans, une tendance s’est dégagée : les raisons économiques sont à la baisse alors que les motivations écologiques et altruistes connaissent une augmentation. Autrement dit, les consommateurs agissent de plus en plus avec le souhait d’avoir un impact positif sur les autres citoyens et la société en général; ils sont aussi portés par un souci de protection de l’environnement et désirent augmenter la durée de vie des objets. De tous les types d’échange – 2,4 milliards d’objets en 2018 au Canada –, c’est le don qui reste le plus populaire, avec 47 % de l’ensemble des activités. « L’impact social de cette économie est très important », signale le professeur.

Selon l’usage

Les cinq années de données ont également permis de définir des profils. « Les femmes sont 32 % plus actives et donnent davantage, alors que les hommes vendent plus », note Fabien Durif. On observe aussi un phénomène intéressant : les moins de 24 ans échangent et louent davantage que les autres tranches d’âge. « Ils sont plus dans l’utilisation et moins dans la possession, résume t-il. Les mentalités changent. »

Un avenir d’occasions

« Les géants traditionnels vont devoir s’adapter, prévoit le professeur. Et
c’est déjà commencé, avec le Tel quel d’IKEA, par exemple. En Europe, de grandes enseignes s’y sont mises, de différentes façons. Certaines quincailleries, entre autres, offrent d’emprunter ou de louer un outil pour une heure… Pour attirer et garder la nouvelle clientèle, il va falloir répondre à la demande. » Les données et les
23,7 milliards de dollars de transactions en 2018 le prouvent : l’économie de seconde main est en plein essor. Est-ce une mode ou est-ce là pour rester? Le directeur de l’étude le confirme : « Le seconde main est certainement en train de s’institutionnaliser.»


Ce contenu a été produit par Mishmash Studio de marques en collaboration avec l’annonceur. Les journalistes de L’actualité n’ont joué aucun rôle dans la production de ce contenu.

4 commentaires
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Bon ben je réagis. Si vous embauchez des enfants de 2e année pas encore complètement lettrés pour écrire vos articles, révisez donc leur texte avant de publier, surtout le titre écrit en gros comme ça!!!!
« Données aux suivants » ?!?!?! Vraiment ?!?!? Come on là, il y a quand même un minimum acceptable. Personne à allumé avant de publier ça?.

Ils nous présentent des « données » relatives aux personne qui pratique l’économie de seconde main (suivants).
Je crois à un jeu de mots de second degré…
En passant, vous vouliez dire « Personne à allumer » ou « Personne a allumé »? 😉