Emploi : bye-bye gros salaires

Oubliez les salaires très élevés et les généreuses indemnités de départ. Au cours des 10 années à venir, les futurs employés négocieront surtout des à-côtés.

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Avant même d’entrer en poste, ils oseront demander :

– Un congé sans solde ! En matière d’emploi, la flexibilité est le mot clé de la décennie, selon Nathalie Francisci, vice-présidente directrice de Mandrake Groupe Conseil, une société de gestion-conseil et de recrutement de cadres. Cette souplesse pourra se traduire par de longues vacances, une semaine de quatre jours, un congé d’études ou du télétravail.

– Une prime à la bonne condition physique. « Les employeurs pourraient bien offrir cette prime dans 20ans », dit Denis Morin, professeur au Département d’organisation et ressources humaines, de l’Université du Québec à Montréal. D’ici là, les employés ont intérêt à négocier un « compte de soins de santé », dans lequel puiser de quoi payer leurs massages, leur suivi par un nutritionniste, leur inscription à un centre d’entraînement, etc. Après tout, ils devront garder la forme jusqu’à l’âge de la retraite, à… 70 ans.

– Un mentor ou un « accompagnateur en gestion et transition de carrière » pour les aider à développer leur plein potentiel, prendre le poste de leur supérieur ou passer chez le concurrent.

– Des collègues avec qui ils ont des atomes crochus. Les candidats issus de la générationY font déjà passer une entrevue à leur patron. Pourquoi pas à leurs futurs voisins de bureau !

– Et la pension ? Les employeurs qui proposent un régime de retraite optent de plus en plus pour celui à cotisations déterminées. Un choix qui peut s’avérer avantageux pour le travailleur, d’après Claude Leblanc, premier vice-président aux régimes d’épargne et de retraite collectifs à la Standard Life du Canada. « Avec ce régime, l’employé peut généralement décider de sa cotisation et déterminer ses propres placements. »