Emploi : de bonnes nouvelles (enfin !)

Le Québec a en effet ajouté 24 000 emplois à temps plein et perdu 9 000 emplois à temps partiel. Le taux de chômage passe de 7,8 % à 7,6 %.

Les nouvelles sont bonnes sur le front de l’emploi. Enfin!

L’économie du Québec a ajouté 15 000 nouveaux emplois en mars selon l’Enquête sur la population active de Statistique Canada. Les nouvelles sont encore meilleures quand on examine les données de plus près. Le Québec a en effet ajouté 24 000 emplois à temps plein et perdu 9 000 emplois à temps partiel. Le taux de chômage passe de 7,8 % à 7,6 %.

Il fallait renverser la tendance. Quand on compare mars 2013 et mars 2014, l’économie du Québec ne compte que 800 emplois à temps plein de plus. La quasi-totalité des 31 400 emplois ajoutés depuis 12 mois sont des jobs à temps partiel.

À l’échelle canadienne, le taux de chômage glisse de 7 % à 6,9 % grâce à l’ajout de 43 000 emplois, les trois quarts d’entre eux attribués aux 15 à 24 ans. Voilà des données réjouissantes, car les économistes s’attendaient à une création nette de seulement 22 000 emplois et on s’est beaucoup inquiété dernièrement du manque d’emplois pour les jeunes.

Si on jette un coup d’oeil aux données ontariennes, on constate que le taux de chômage baisse là aussi, de 7,5% à 7,3% en mars. La comparaison qui fait mal au Québec concerne les emplois à temps plein ajoutés depuis un an. Alors que la récolte est quasi inexistante au Québec, l’économie ontarienne, malgré tous ses problèmes, aurait ajouté 89 600 emplois à temps plein depuis mars 2013.

Somme toute, le marché du travail a pris du mieux en mars au Canada et au Québec après un début d’année chancelant. Souhaitons maintenant que cette tendance se confirme au cours des prochains mois. Ça, c’est une autre histoire.

D’un point de vue politique,  je ne crois pas que ces données à quelques jours du scrutin puissent changer le cours des choses. Pauline Marois considère que les politiques de son gouvernement ont aidé à la création d’emplois en mars. C’est de bonne guerre, même si elle accorde cette fois du mérite aux données mensuelles de l’Enquête sur la Population active. Ce n’était pas le cas quand le bilan de l’emploi au Québec était mauvais où qu’il montrait une très faible création d’emplois au cours de l’année 2013.

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De ce que j’ai lu ailleurs le sondage rapporte une forte poussée de l’emploi dans le secteur public. Qu’en est-il pour le Québec?

Si c’est le secteur public qui embauche est-ce vraiment une si bonne nouvelle?

Les données sur l’emplois sont intéressantes dans la mesure où elles accompagnent celles sur l’investissement privé et la productivité.

Honnêtement je doute que ce soit le cas ici.