Emploi : enfin une bonne nouvelle

Ce n’est pas la nouvelle du siècle… mais c’est la nouvelle de l’heure : l’économie québécoise s’est remise à ajouter des emplois, explique Pierre Duhamel.

166836044-business-people-lifting-arrow-graph-to-bulls-gettyimages
Illustration : Getty Images

Ce n’est pas la nouvelle du siècle, mais c’est la nouvelle de l’heure : l’économie québécoise s’est remise à ajouter des emplois. Il y avait 19 600 emplois de plus en novembre, dont 25 200 à temps plein.
Blogue Economie

Ce n’est pas banal, puisque le Québec n’avait pas connu un aussi bon mois en ce qui concerne le marché du travail depuis octobre 2013, il y a donc 13 mois.

On assiste enfin à un ajout substantiel d’emplois à temps plein, ce qui est encore plus réconfortant. C’est un résultat qui est aussi à contre-courant de l’ensemble du pays, qui a perdu 10 700 emplois en novembre, et l’Ontario, qui en a perdu 33 900.

Ce n’est par ailleurs pas fantastique, puisque nous ne faisons que rattraper le temps perdu. Depuis un an, le Québec a 25 200 emplois de moins et a perdu 41 300 jobs à temps plein.

À l’échelle canadienne, il s’est ajouté 146 000 emplois depuis 12 mois, dont 81 000 à temps plein. L’Ontario a aussi 28 000 emplois supplémentaires à temps plein depuis 12 mois.

L’enjeu pour l’économie québécoise est donc de répéter la performance du mois de novembre. La baisse du prix du pétrole et la hausse de nos exportations feront du bien à notre économie, mais les ponctions supplémentaires prélevées par le gouvernement vont diminuer notre pouvoir d’achat.

Le gouvernement a choisi de nous faire payer le coût réel du modèle québécois plutôt que le mettre sur la dette, comme la plupart des gouvernements qui l’ont précédé. Ça coûte plusieurs cafés !

* * *

À propos de Pierre Duhamel

Journaliste depuis plus de 30 ans, Pierre Duhamel observe de près et commente l’actualité économique depuis 1986. Il a été rédacteur en chef et/ou éditeur de plusieurs publications, dont des magazines (Commerce, Affaires Plus, Montréal Centre-Ville) et des journaux spécialisés (Finance & Investissement, Investment Executive). Conférencier recherché, Pierre Duhamel a aussi commenté l’actualité économique sur les ondes du canal Argent, de LCN et de TVA. On peut le trouver sur Facebook et Twitter : @duhamelp.

Laisser un commentaire

Si ce gain est effectuellement dû à une reprise des exportations alors ces données ne font aucun sens car l’Ontario devrait aussi en profiter.

Franchement je ne pense pas qu’on doive accorder grand crédit aux données mensuelles de stats can, une véritable farce.

(desole pour l’absence d’accent) Ce qu’aucun media ne cite c’est que les donnees sur l’emploi ont une marge d’erreur de 0,2-0,3%. Pratiquement tous les chiffres, d’un mois a l’autre, se retrouve a l’interieur de la marge d’erreur par rapport aux donnees du mois precedent.

Par contre, la tendence est assez fiable. C’est un bon pourcentage de la population canadienne (plus de 100 000 personnes dans la population active) qui aura ete sondee dans une annee.

Les données fournies par Statistique Canada sont fiables à 68 %, ainsi les résultats indiquent pour le mois de novembre une variation de 19 600 emplois sur le mois précédent, avec un erreur-type de 15,2. Ce qui signifie que Statistique Canada est certain à 68 % qu’il y a eu une augmentation de l’emploi variant entre 4 400 (19 600 – 15 200) et 34 800 (19 600 + 15 200) emplois.

Pour une certitude à 95 %, il faut doubler l’erreur-type, soit 30,4. On obtient un écart variant entre -10 800 et 50 000 emplois. On peut conclure, en regardant ces données, qu’au niveau de 68 % de certitude, il y a eu une augmentation de l’emploi, mais qu’au niveau de 95 % de certitude, l’augmentation est incertaine.

Si effectivement les exportations s’améliore j’espère que ce gouvernement n’aura pas le front de s’en attribuer le crédit, ce qui par ailleurs ne me surprendrait pas.

Si je me souviens bien, lorsque les stats de l’emploi étaient mois positives, tous les péquistes de salon attribuaient ironiquement ces pertes d’emplois à « l’effet Libéral » non?

Et maintenant que les stats de l’emploi semblent vouloir s’améliorer, ce serait un coup de chance dû au hasard et non au gouvernement qui était hier encore responsable des problèmes de l’emploi?

Un minimum de rigueur serait de mise non?

MON CHER François, un petit peu de rigueur de ta part serait aussi grandement apprécié. Tes commentaires hyper partisans sont inutiles

« Si je me souviens bien, lorsque les stats de l’emploi étaient mois positives, tous les péquistes de salon attribuaient ironiquement ces pertes d’emplois à « l’effet Libéral » non? »

Hé bien, tu te souviens mal. Ils attribuaient la perte d’emploi au mal hollandais et pas seulement les gens du PQ.

Ouais, la rigueur c’est pas ton fort.

« TU » attribuais et non « ils » attribuaient.

Personne d’autre ici que Youlle ne perd son temps à nous entretenir du prétendu mal hollandais qui n’existe que dans sa tête et qui serait responsable de la mauvaise position du Québec, d’ailleurs, il existe au Canada 9 autres provinces qui vivent dans le même Canada rongé par le « mal hollandais » que le Québec, et qui s’en sortent étrangement mieux que nous…

Le modèle québécois qui n’est imité par PERSONNE au monde serait-il plutôt responsable de notre déconfiture collective?

« :..prétendu mal hollandais qui n’existe que dans sa tête (youlle)… » (François 1)

Pauvre petits libertariens et petite droite hyper partisants aveugles, pas cultivés et pas instruits.

http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/392620/le-canada-souffre-du-mal-hollandais

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-canadienne/201206/13/01-4534587-le-canada-souffre-du-syndrome-hollandais-soutient-locde.php

« Nous sommes maintenant clairement dans une économie à deux vitesses et à deux régions, et dans ce sens, l’emploi du concept de «maladie hollandaise» est justifié pour le Canada. » (Les affaires)

http://www.lesaffaires.com/blogues/francois-barriere/le-canada-souffre-t-il-du-mal-hollandais/544829

« Oui, répond mercredi l’OCDE, il y a nettement des signes de mal hollandais au Canada. C’est la conclusion de l’organisation dans un rapport de 128 pages rendu public ce matin. La valeur ajoutée totale à l’économie pour le secteur manufacturier est passée de 18,6 % en 2000 à 12,6 % en 2011, selon l’Organisation de coopération et de développement économiques. La part de l’emploi est passée de 15,2 % à 10,2 % au pays. » (Radio Canada)

http://blogues.radio-canada.ca/geraldfillion/tag/mal-hollandais/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Maladie_hollandaise

Les partisants des libéraux et du liberalisme ont peur de PKP.

@ Youlle le 11 décembre 2014 à 19 h 56 min:

J’ai déjà démoli à plusieurs reprises cette vue de l’esprit et je ne compte pas recommencer.

MAIS expliquez-nous comment il se fait que le Québec, qui vit dans le même Canada rongé par le mal hollandais que les 9 autres provinces s’en tire beaucoup moins bien.

Y aurait-il un mystérieux mal séparatiste et gauchiste qui nous ronge par hasard?

Je lisais aujourd’hui la transcription d’une interview accordée par un économiste : Pascal Salin (professeur émérite à l’Université de Paris IX Dauphine) sur une radio européenne, qui était invité à commenter les prévisions sur l’emploi récemment communiquée par l’OCDE qui ne voit pas de réelles éclaircies avant 2016, désormais.

Il était aussi convié à commenter la faible progression de l’emploi en France. Sur le seul mois d’octobre, il s’est encore perdu plus de 28 000 postes. Voici sur ce sujet ce qu’il déclarait : « L’OCDE estime les raisons en termes très globaux, comme si les problèmes économiques résultaient d’une espèce de mécanique, comme si en relançant la demande, on pouvait accroître la croissance. Je crois qu’il faut se poser en fait les questions au niveau des individus. Comment se fait-il que des gens qui désirent travailler, ne trouvent pas un emploi ? Comment se fait-il que les employeurs ne trouvent pas intérêt à embaucher d’avantage de salariés ? Je crois que la réponse est très simple : c’est qu’il y a des obstacles qui empêchent le salarié et l’employeur de se rencontrer. »

S’il faut se réjouir bien sûr au Québec de ces chiffres encourageants. Il faut aussi se poser ici les vraies questions. Hors plusieurs éléments qui sont des freins à l’embauche dans divers pays comme la France notamment. Ce même genre de problèmes ou d’autres qui nous sont spécifiques se retrouvent « chez nous ».

C’est important que les gens qui veulent travailler puissent rencontrer des entrepreneurs et des entreprises. Témoigner leur intérêt et pouvoir essayer. Il faut que les entreprises y trouvent leur compte, il faut surtout des procédures d’embauche qui soient le moins contraignantes possibles. La qualité des relations humaines dans une société, établit le niveau de développement et sa capacité renouvelée de poursuivre son développement harmonieusement.

Certains freins à l’emploi peuvent être administratifs (trop de règlements), peuvent relever de la fiscalité imposée, de la lourdeur des procédures administratives ; d’autres relèvent encore de la communication. Un gouvernement qui communique bien, des serviteurs de l’État ou de toute autres administrations qui soient avenants (et non arrogants), des gens qui sont capables de s’entendre et de se comprendre. Cela fait toute la différence.

Je ne perçois pas cette volonté ici du : « vivre bien ensembles ». Pourtant le « bien vivre ensemble » contribue bien à concrétiser de biens bonnes affaires pour le plus grand nombre.

En tout respect monsieur Duhamel, je sens beaucoup de complaisance envers le gouvernement actuel en concluant qu’il est le seul à nous faire porter le coût du modèle québécois, contrairement à ceux qui l’ont précédé. Je fais partie des Québécois qui ont eu à payer le prix de mesures d’austérité imposées par les gouvernements précédents, incluant des gouvernements péquistes. En plus, le fardeau de la dette à long terme de l’état québécois a été augmenté de plus de trente milliards de dollars par le gouvernement libéral de M. Charest…ce qui est en grande partie responsable de l’augmentation du service de la dette et du déséquilibre actuel des finances publiques. Je vous suggère un peu plus de réserve face au gouvernement actuel qui ne semble pas avoir un plan autre que de nous fondre dans la masse (modèle ontarien) sans égard à nos valeurs spécifiques.

Je suis nulle en mathématique. Quelqu’un peut m’expliquer cet énoncé dans le premier paragraphe ? Il y avait 19 600 emplois de plus en novembre, dont 25 200 à temps plein. Doit-on supposer que parmi les 25 200 emplois à temps plein, certains qui existaient déjà ont été convertis en emplois à temps plein ?

Ensuite, dans le 4e paragraphe, le chiffre 25 200 revient encore, mais cette fois ainsi : Depuis un an, le Québec a 25 200 emplois de moins et a perdu 41 300 jobs à temps plein. Est-ce une coïncidence ?

Merci

Mme Michèle Perron,

Les gens de la droite libéraliste et les libertariens sont supposé savoir compter.

Ça doit être la population majoritaire qui est ignorante.

Il y a une erreur, c’est 29 200 emplois à temps plein de plus, joint à une perte de 9 600 emplois à temps partiel ce qui donne 19 600 emplois au total.