Équité entre les générations – Les dépenses en santé

Si les coûts en santé continuent d’augmenter plus vite que le PIB — que la capacité de les payer, donc —, nos finances publiques frapperont éventuellement un mur… et ce sont surtout les générations futures qui écoperont.

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Photo : Getty Images

Avec les primes d’Yves Bolduc et la fermeture de Rockland MD, pas de doute : les dépenses en santé sont d’actualité !
Blogue Economie

J’en profiterai donc pour vous présenter ici l’un des 27 indicateurs qui forme l’indice québécois d’équité entre les générations : le pourcentage des dépenses consolidées provinciales allant à la santé.

Cet indicateur permet de mettre en perspective ces enjeux d’actualité. Mais avant toute chose, voici les chiffres :

Année Pourcentage des dépenses consolidées allant à la santé Dépenses en santé – Québec (en milliards de dollars de 2013) Dépenses consolidées – Québec (en milliards de dollars de 2013) Dépenses en santé en pourcentage du PIB

1976

28,8 %

10,1

35,2

1977

28,4 %

10,8

38,0

1978

28,9 %

11,0

38,1

1979

28,7 %

11,3

39,4

1980

27,3 %

11,5

42,0

1981

26,6 %

11,5

43,4

5,8 %

1982

26,9 %

11,9

44,1

6,2 %

1983

28,4 %

12,9

45,2

6,6 %

1984

28,8 %

13,5

47,0

6,7 %

1985

28,0 %

13,7

49,0

6,6 %

1986

27,7 %

13,7

49,5

6,4 %

1987

27,7 %

13,6

49,0

6,1 %

1988

27,7 %

14,1

50,9

6,1 %

1989

29,1 %

14,6

50,3

6,3 %

1990

29,9 %

15,0

50,3

6,4 %

1991

29,4 %

15,1

51,4

6,6 %

1992

29,5 %

16,1

54,3

7,0 %

1993

29,1 %

16,3

55,9

7,0 %

1994

29,2 %

16,7

57,3

6,9 %

1995

28,7 %

16,7

58,1

6,7 %

1996

28,8 %

16,4

57,1

6,5 %

1997

29,7 %

16,1

54,1

6,2 %

1998

27,9 %

16,4

58,7

6,1 %

1999

28,3 %

17,2

60,7

6,0 %

2000

28,8 %

17,4

60,4

5,9 %

2001

29,4 %

18,3

62,1

6,1 %

2002

30,3 %

19,1

63,1

6,2 %

2003

30,4 %

19,6

64,4

6,3 %

2004

30,8 %

20,2

65,7

6,3 %

2005

30,8 %

20,9

68,1

6,4 %

2006

30,6 %

21,8

71,2

6,6 %

2007

30,9 %

23,0

74,4

6,8 %

2008

31,2 %

24,0

77,0

7,0 %

2009

32,0 %

25,5

79,7

7,5 %

2010

31,2 %

26,9

86,2

7,7 %

2011

31,2 %

27,3

87,5

7,7 %

2012

31,4 %

27,9

88,9

7,8 %

2013

31,7 %

28,8

91,0

(Sources – Dépenses : Institut canadien d’information sur la santé [ICIS] ; IPC : Institut de la statistique du Québec, compilation spéciale pour l’auteur ; PIB : Statistiques Canada, Tableau CANSIM 384-0038)

La première chose que ces beaux chiffres nous montrent sera probablement surprenante pour plusieurs : le pourcentage des dépenses consolidées du gouvernement du Québec destinées à la santé est resté plutôt stable durant les 35 dernières années.

En effet, celui-ci est passé de 28,8 % à 31,7 % entre 1976 et 2013.

D’aucuns seront aussi surpris de ces chiffres (aux alentours de 30 % des dépenses), étant donné que plusieurs commentateurs ont récemment parlé de 40 % — et même plus.

Ainsi, est-ce moi qui ai raison avec mes chiffres, alors que les autres seraient «dans le champ» ? Non !

Grâce à la merveille que constitue la comptabilité gouvernementale, nous pouvons tous avoir raison. J’ai simplement choisi un dénominateur différent, c’est-à-dire les dépenses consolidées, plutôt que les dépenses de programmes et les dépenses budgétaires.

En y allant avec l’explication la plus simple — car avec la comptabilité du gouvernement, on pourrait en avoir pour très longtemps… —, les dépenses de programmes incluent seulement les dépenses des ministères ; les dépenses budgétaires comprennent les dépenses des ministères et le service de la dette ; puis, les dépenses consolidées regroupent aussi les organismes autres que budgétaires, ainsi que les fonds spéciaux.

Par exemple, pour l’année financière 2012-2013, les dépenses de programmes étaient de 62,6 milliards, les dépenses budgétaires, de 70,9 milliards, et les dépenses consolidées, de 91 milliards.

L’écart de 20 milliards entre les dépenses budgétaires et les dépenses consolidées est la raison principale qui fait que la dette nette du Québec peut augmenter de 11 milliards au cours d’une année où le déficit n’est que de 1 milliard, comme il l’est prévu dans le premier budget Leitao de 2014-2015.

Ainsi, selon les dépenses utilisées comme dénominateur, les dépenses en santé de 28,9 milliards représentaient 46 %, 40,7 % ou 31,7 % des dépenses en 2012-2013.

Pour l’indice d’équité intergénérationnelle, nous voulions prendre le pourcentage des dépenses du gouvernement qui allaient à l’éducation, à la santé, aux services de garde et au service de la dette pour voir si les ressources étaient distribuées de manière équitable. Nous avons donc choisi d’inclure toutes les dépenses.

Le véritable enjeu

J’explique tout cela pour éviter toute confusion et parce que je pense qu’il est important de bien comprendre nos finances publiques, mais bien honnêtement, ce choix entre les différents types de dépenses est peu important.

La réalité est que la teneur des dépenses allant à la santé aujourd’hui n’est pas l’enjeu premier. Le principal enjeu est plutôt le pourcentage des dépenses qui seront destinées à ce secteur dans cinq ans, dans 10 ans, dans 15 ans.

À cet effet, la plupart des chercheurs sont d’accord qu’il existe un problème majeur. L’étude récente la plus intéressante sur le sujet est celle de Clavet, Duclos, Fortin, Marchand et Michaud, publiée en décembre dernier.

Clavet et al. ont utilisé un modèle de microsimulation dynamique pour évaluer, selon certaines hypothèses, l’importance que prendront les dépenses en santé en 2030. Résultat : ils ont trouvé que les dépenses en santé passeront de 42,9 % des dépenses du gouvernement à 68,9 % entre 2013 et 2030, ou de 8,4 % à 13,5 % du PIB. Des chiffres qui ne sont évidemment pas soutenables.

Mais ce qui est fascinant, c’est que cette hausse fulgurante de la part des dépenses en santé n’est pas majoritairement due au vieillissement de la population. En effet, Clavet et ses collègues affirment que seulement un peu plus d’un tiers de la hausse des dépenses en santé proviendra des effets de ce vieillissement et que le reste résultera de la croissance des coûts structurels des soins de santé.

Les personnes plus âgées coûtent plus cher à servir — un trentenaire coûte en moyenne un peu moins de 2 000 dollars au gouvernement du Québec en soins de santé, alors que quelqu’un qui est âgé de 80 à 84 ans «vaut» environ 15 000 dollars —, mais c’est tout de même la croissance des coûts structurels qui sera la plus grande source des hausses de coûts.

Cela nous ramène enfin à Yves Bolduc, à Gaétan Barrette, aux primes versées aux docteurs et à Rockland MD.

Ces coûts structurels représentent ceux des salaires des médecins et des infirmières, des machines IRM, des médicaments, etc. Ils peuvent augmenter pour plusieurs raisons : par exemple, la hausse de la prévalence des maladies chroniques a récemment coûté très cher. Certains nouveaux médicaments, notamment ceux contre le cancer, sont aussi extrêmement onéreux.

Mais ce sont les salaires, comme pour le reste des dépenses du gouvernement, qui prennent la plus grande part des coûts structurels en santé. La croissance des salaires a été à risque d’être la source première de la croissance de ces coûts.

Il n’y a pas de doute que ces salaires doivent augmenter chaque année, mais de combien ? Devraient-ils augmenter simplement en fonction du coût de la vie, pour ainsi rester stables en termes réels ? Ou devraient-ils augmenter au même rythme que les salaires des autres professions, demeurant ainsi stables relativement aux salaires du reste de la population ? Ou, finalement, devraient-ils croître au même rythme que les revenus consolidés du gouvernement du Québec, afin de rester en équilibre relativement à la capacité de payer des Québécois ?

C’est une question difficile à laquelle Gaétan Barrette devra répondre bientôt, mais une chose est sûre : nous ne pouvons continuer dans la direction actuelle. Entre 2003 et 2013, le revenu moyen des médecins a augmenté de 103 %, tandis que le PIB du Québec a augmenté d’un peu moins de 16 % !

Dans un sens, c’est assez simple, et même arithmétique : si les coûts en santé continuent d’augmenter plus vite que le PIB — que la capacité de les payer, donc —, nos finances publiques frapperont éventuellement un mur… et ce sont surtout les générations futures qui écoperont.

* * *

Alexis Gagné est analyste stratégique à la Fondation Chagnon, qui vise à prévenir la pauvreté en misant sur la réussite éducative des enfants du Québec. Les opinions exprimées ici sont purement les siennes.

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et toutes les primes de depenses que nous les payeurs de taxes n’avons pas, en plus compte off shore, quand un nouveau directeur entre dans un hôpital, il fait changer toutes la decoration et le mobiliers au frais de ceux qui ont besoin de service surtout quand tout etait recent quand cela

Mais la réponse est déjà trouvée : les aidants naturels et l’économie sociale. Les premiers ne sont tout simplement pas payés, pour l’économie sociale, c’est la forme moderne de l’esclavage.

Mais personne n’a encore ici parlé des vraies affaires selon la philosophie de certains, de trop de « grands » penseurs mais si petits envers leurs semblables.
1- Chacun est responsable de sa condition…(tel que mentionné, ça parait bien)
2- Utilisateur: payeur… (quoi que je ne suis pas contre dans tout les cas)
3- Ceux qui coûte trop cher, paieront ou s’élimineront d’eux mêmes plus ou moins rapidement; reste à déterminer ce que sera la valeur de: « trop »…
4- Au pire, on pourra toujours envisager l’aide à mourir d’une perspective plus expéditive au service des finances…
5- Surtout, il ne faut pas toucher et ralentir les croissances de revenus des professionnels…selon le sujet ici: de la santé.
Surtout des médecins qui sont sous-payés depuis toujours au Québec, car le faire les fera tous fuir. Enfin les meilleurs comme les docteurs super intelligents et vites, offrant des rendements supérieurs égalant, même dépassant les meilleures chaînes de montages, comme le sont les docteurs Bolduc, Couillard et Barette qui seront alors les premiers à partir pour des contrés où on apprécie leurs talents à leurs justes valeurs.
Sans parler des pharmaceutiques, à qui nous devrions encore diminuer les impôts et augmenter les subventions, si non ils partiront aussi vers des endroits plus favorables aux affaires et ainsi les cerveaux, les mieux nantis de notre province partiront aussi, diminuant ainsi la richesse collective, sans compter les centaines de milliers d’emplois perdus et bien rémunérés du secteur de la santé…

En moyenne combien les employés qui s’occupent de nos ti-vieux dans les CHSLD privés gagnent-ils de l’heure?
Les aidants naturels?
Les bénévoles?
Combien permettent-ils à l’état et à tous d’économiser?
Zéro!
Parce que les économies servent à offrir plus à ceux qui en ont déjà trop en se travestissant sous toutes sortes de formes:
-augmentation même si on en a pas les moyens pour d’autres groupes qui ont des conditions inférieures;
-plus de rattrapage que l’on coupe dans les retraites de d’autres groupes même si des contrats avaient été signés, et ce rattrapage, qui est basé sur ce qu’on paye ailleurs, ailleurs là où les conditions, la richesse collective et le coût de la vie sont plus élevés;
-crédits d’impôts;
-subventions mais que l’on coupe aussi faute de moyens à des groupes sans buts lucratifs;
-l’aveuglement sur les paradis fiscaux;
et plusieurs autres formes discutables anti-étiques, indécentes voir frisant l’illégalité ou carrément illégales comme les pots de vin, la corruption et quoi d’autres encore.

Avec tout ce qui se passe, depuis toujours, qui ne se règlent jamais, qui ne s’améliorent jamais ou que fictivement, qui demeurent que des voeux pieux, paroles de politiciens en quête de se faire fournir sa limousine, à défaut de quoi, de se faire créer un poste sur mesure pour services rendus si son parti est élu, je ne donne plus un sous (d’autant plus qu’ils ne sont plus en circulation…) à qui que ce soit et je ne fais plus de bénévolat depuis plusieurs années. Terminé.
Je souhaite que tous fassent de même…au moins le temps que le peuple et l’état réalisent ce que ça représente.
En souhaitant naïvement que l’on revienne tous ensemble à des valeurs plus humaines p o u r t o u s, que l’on accorde ainsi de meilleurs revenus aux moins payés et des revenus en tenant compte des véritables moyens de payés de la majorité pour les mieux payés!

Le modèle socialiste et gauchiste québécois (que personne n’imite au monde Dieu merci!) a engendré la pire génération d’égoïstes insensibles et sans-cœur que le Québec ait connu.

La seule chose que recevront en héritage nos enfants et nos petits-enfants sera l’incommensurable tas de problèmes, de dette, de corruption et de privilèges envers les syndiqués qui étouffent toute initiative entrepreneuriale. Rien d’autre.

Un GROS merci à la déresponsabilisation, à la centralisation étatique et au je m’enfoutisme généralisé causé par la Révolution tranquille des bolchéviks qui ont sévi chez nous depuis les années ’60.

Encore vos conclusions tordues françois 1!
Basés sur des prémisses bien choisies, bien apprises, à répétition, par coeur pour pouvoir les répéter encore et encore, pour être certain que si un jour vous souffrez d’Alzheimer, s’il n’y a qu’une chose dont vous vous souviendrez parfaitement, ce sera celle-là!

Le modèle s’il n’y en avait qu’un seul qui pouvait engendrer toutes les calamités au Québec serait plus le vôtre, celui que vous défendez, que vos amis défendre!
Celui de ceux qui ne sont pas gêné d’acheter les cochonneries chez Wall Mart, pour que ses propriétaires puissent faire comme eux.
Soit le plus de profits et d’argent que possible!
Comment?
-En exploitant des travailleurs de leurs magasins et de leurs fournisseurs en les payant le moins possible et en leurs accordant des avantages au plus petit des comptes gouttes;
-en transgressant des lois, en les contestant tout azimut jusqu’à la limite et au delà, en appliquant les décisions des tribunaux que sous la menace de poursuites ou même qu’après avoir perdus leurs causes à répétitions,
-vos amis s’y rendant en plus dans ses établissements en grosses voitures polluantes, coûteuses et récentes
se rendant ainsi des complices de ses magnats sans scrupule à imaginer et confondre malicieusement que ce qui est humain et uniquement ce qu’ils peuvent empiler dans leurs cochons ce qui est indécent pour les cochons!
(comme vous profitez de tout ce qui est à votre portée pour confondre et rappliquez souvent avec vos conclusions alambiquées, je précise que je condamne ici: Wall Mart et ceux qui ont de l’argent pour se payer ce qu’ils veulent, mais qui profitent des méthodes de ce marchand honteux, pour économiser d’avantage et qui ne verraient aucun problème à acheter d’un autre marchand s’ils pouvaient obtenir des prix encore plus bas, même si pour ce faire, ils devaient payer ses employés au noir…)

Vos plus grands amis sont aussi les pétrolières, les minières, les entreprises qui ont en très hautes estimes la liberté d’agir, c’est-à-dire pour leurs profits exclusifs et pour les leurs des hautes sphères de la finances transformant par tout les moyens l’exploitation des humains et de l’environnement par des dollars avec votre complicité et de ceux que vous appuyez!
C’est ainsi que les limites pour contrôler d’avantage leurs revenus est pour vous une atteinte à la liberté (comme l’augmentation de revenus et d’avantages indécents accordée aux médecins par ceux que vous aimez et défendez tant…), mais limiter d’autres groupes, surtout s’ils sont des syndiqués, sous prétexte que le Québec n’a pas les moyens, même si c’est ne respectant pas les conventions et les contrats signés, ça, ce n’est pas pareil!

Je vous avais répondu mais le modérateur n’a pas fait paraître ma réponse pourtant respectueuse… M’enfin.

Je ne vais pas tout recommencer mais TOUS les problèmes que vous décrivez ici découlent TOUS DIRECTEMENT du modèle Québécois que vous vous entêtez à défendre et ce, contre toute logique.

Le système « progressiste » ( ce sont surtout les taxes, les impôts et les privilèges aux p’tits n’amis qui « progressent ») est en net recul PARTOUT AU MONDE. Même en Blegique:

http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20140722trib000841043/un-gouvernement-de-droite-pour-la-belgique.html?utm_content=buffere9562&utm_medium=social&utm_source=twitter.com&utm_campaign=buffer

Ne serait-il pas temps que vous vous ouvriez enfin les yeux et constater ce que les lucides ont compris depuis des lustres, à savoir l’échec lamentable du système socialiste? hein?

Allez…un bon geste. Venez vous joindre à nous, défenseurs de la LIBERTÉ et ennemis jurés du contrôle centralisateur étatique despotique.

Mais François 1 que je suis désolé de ne pas avoir eu la possibilité de lire ce qui aurait été censuré selon vous! Je resterai curieux jusqu’à la fin de mes jours de ce qui méritait un tel traitement.

La philosophie que vous soulevez et qui vous inspire tant, vous et vos amis, me fait penser à mon bol de toilette.
N’y voyez aucune comparaison malveillante ou insultante.
Comme j’en ai déjà parlé ici: http://www.lactualite.com/lactualite-affaires/oubliez-les-imprimantes-3d-le-futur-est-dans-les-barbapapas/ en long et en large, je resterai bref.
Au fond ça se résume à l’obsolescence programmée que vos adeptes philosophiques professent comme avantageuse pour les affaires. Mais à par que pour eux et qu’à vos yeux solidaires, pour qui donc?
C’est ainsi qu’à cause d’une bague craquée d’une valeur de quelques dollars à l’achat par le consommateur, bague réunissant une extrémité du tuyau reliant le bol et le réservoir de la toilette, coûtant probablement quelques dizaines de sous à produire et à livrer chez le quincaillier ou le plombier, mais à cause de cette méthode de rendre les appareils inutilisables rapidement ou en cessant de fournir les pièces requises pour leurs réparations, ma propriétaire a dû changer l’appareil au complet et le faire transporter et changer par un plombier, ce qui a dû lui coûter entre trois et quatre cents dollars.
C’est qu’un jour en conciliabule, il y a quelques années on a décidé que les toilettes, le bol séparé du réservoir ne seraient plus fabriquées, plus réparables et donc toutes remplacés au moindre problème!
La nouvelle toilette est plus courte, plus basse et moins performante. Ce qui fait que je me pisse dessus si je fais mes business en y trônant.
Un modèle équivalent au modèle de base qui était là aurait coûté quelques centaines de dollars de plus…sans air climatisé!
Et voila pour le bol de toilette.

Alors quand vous me vantez entre autres les mérites de la liberté tout azimut et de la libre concurrence, vous et vos collègues philosophiques, j’ai plusieurs de ses bienfaits supposés de travers …. Comme modèle de vertu réglant les problèmes de corruptions étatiques, le privée nous apportant en tout honnêteté et respect des humains avant l’argent que leurs promesses puissent faire que leurs profits, on repassera.

Et je n’ai donné ici que l’exemple de ma toilette.
Je n’ai pas abordé volontairement tout ce qui touche les nouvelles technologies qui pour moi les méthodes et actions utilisées par « votre privée » n’est qu’une vaste supercherie, abus de pouvoir, malhonnêteté très évidente, remplies de procédés malveillants que pour faire de l’argent en profitant de la clientèle qui y est accrochée comme à une hameçon impossible de s’en décrocher et ce ad vitam et aeternam!

Mais il y aurait tant d’autres à dire!
Comme les compagnies ingénieries, les architectes, les maîtres d’oeuvres et exécutants, les avocats qui acceptent, signent et exécutent des contrats pour les gouvernements ne sont-ils pas tous du privé? Tout comme le docteur Porter d’ailleurs!

L’augmentation des coûts de santé liée à l’âge est entrain de devenir une maladie incurable au point où les lecteurs ont l’impression qu’âgé est égal à malade chronique. Les données sur l’obésité de l’Organisation mondiale de la santé de 2011 dont plusieurs passages ont été repris dans des journaux tels que The Lancet, The American journal of medecine, Gastroenterology pour ne nommer que ceux-ci, démontrent que les dépenses reliées à l’obésité, dans l’état actuel de sa progression, deviendra plus qu’un fardeau pour les pays occidentaux et tout particulièrement l’Amérique du nord où la progression est la plus rapide. L’O.M.S. avance comme théorie que les dépenses seront d’environ trois fois celles dédiées aux personnes âgées dès 2020. La différence entre les deux catégories est reliée au nombre d’années dont les soins sont prodigués. Selon les données de 2011, l’obésité chez les enfants et adolescents sont alarmantes alors que le taux d’obésité morbide chez les adolescents augmente encore plus rapidement au point ou les qualificatifs commence à manquer. Rappelons que l’obésité est à la source d’autres problèmes sérieux de santé tels que le diabète de type 2, l’arthrite et l’arthrite rhumatoïde, différents cancers (estomac, intestins, pancréas, duodénum etc) plusieurs conditions cardiaques, neurologiques, déformation de la colonne vertébrale et autres problèmes d’ordre orthopédique, de nombreuses déformations ou conditions congénitales (85%) ainsi que la psychiatrie. Les estimations américaines nous informent qu’une moyenne d’environ 110,000 personnes par année est décédée durant la décennie précédente due à l’obésité et une maladie ou condition qui y est rattachée et ce nombre devrait atteindre plus de 365,000 dès 2020.