Êtes-vous sur Facebook ?

Je l’avoue, il y a des phénomènes qui me dépassent. Prenez Facebook, la nouvelle coqueluche de l’heure sur internet. Microsoft serait prête à y investir 500 millions de dollars, ce qui lui permettrait de détenir 5 % du capital de cette PME. Faites le calcul : Bill Gates et compagnie estiment que Facebook vaudrait 10 milliards de dollars!

10 milliards de dollars pour une PME (j’insiste) dont le chiffre d’affaires est d’environ 50 millions de dollars. Du délire, à moins que je ne comprenne rien à ce qui se passe dans l’économie virtuelle.

Oui, il y a un grand engouement pour les réseaux sociaux sur internet. Je ne m’étonne pas que des centaines de millions de personnes s’inscrivent sur des sites pour échanger photos, musique, réflexions et rendez-vous. De plus, un blogueur est assez mal placé pour juger les gens qui veulent aussi avoir leur vitrine sur le net !

Mais l’économique des sites comme Facebook et MySpace m’échappe. Il y a deux ans Rupert Murdoch casquait 580 millions $ pour s’accaparer de MySpace. C’était cher à l’époque. MySpace compte aujourd’hui 100 millions d’abonnés. Facebook vaudrait presque 20 fois ce que Murdoch a payé.

En dernière analyse, je pense que les Américains sont tombés en amour avec l’histoire de Facebook. Son PDG est né en 1984, il n’a donc que 23 ans ! Véritable petit Mozart de l’informatique, Mark Zuckerberg fait de la programmation depuis la sixième année et il a fondé son site sur le campus de Harvard.

Facebook, c’est d’abord un conte de fée pour capitaliste. Est-ce que ce sera une histoire d’horreur pour les investisseurs?

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Sachant que Google (goog-q) a une capitalisation boursière de 182G$, qu’on évalue la valeur de Facebook a 10G$, cela ne m’étonne pas.
Facebook permet a une compagnie de savoir ce qu’une personne lit comme livres, regarde comme films en plus de savoir ce que les amis de cette personne lisent et regardent. En fait, à peu près toutes les questions qu’on retrouve dans un sondage de marketing sont posées dans la fiche de description personnelle. Facebook est même au courant des allégeances politiques de ses utilisateurs. Ajoutez en plus à cela la reconnaissance de mots clés dans les messages que les gens s’envoient et on a tout ce qu’il faut pour faire de la publicité très ciblée.

C’est difficile de mettre un prix sur un intangible comme l’information mais comme le dit si bien le Globeinversor: « It pays to be informed ».

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