Être entrepreneur en 2017: mode d’emploi

Faire preuve de leadership en affaires en 2017, ce sera un peu, beaucoup, marier son côté entrepreneur et son côté… artiste! Et c’est le directeur général de la Fondation de l’entrepreneurship, Pierre Duhamel, qui le dit. 

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Ne pas hésiter à innover, cultiver ses réflexes d’artiste, voir la techno comme une alliée… Les défis des entrepreneurs sont plus variés que jamais, croit Pierre Duhamel, directeur général de la Fondation de l’entrepreneurship. Voici six clés utiles, peu importe la taille de l’entreprise.

Réussir son mariage

«Il y a des entrepreneurs qui échouent parce qu’ils sont prisonniers de leur plan d’affaires, qu’ils ne veulent pas l’adapter. D’autres échouent parce qu’ils improvisent, sans plan. Ceux qui réussissent ont les deux: une faculté d’adaptation hors du commun et beaucoup de discipline.

«Ce qui est extraordinaire, dans les affaires, c’est qu’on ne sait jamais ce qui va marcher au juste. Il faut affronter le marché pour le savoir. L’entrepreneur “incarne” son idée. Il doit parler à des clients, voir ce qui se fait ailleurs, modeler son concept au fur et à mesure. J’ai toujours vu beaucoup de ressemblance entre les entrepreneurs et les artistes.»

Ne pas négliger les diplômes

«Dans le réseau Anges Québec [NDLA: un réseau de 180 investisseurs privés qui repèrent les entreprises innovantes à fort potentiel], on compte plus d’entrepreneurs avec un doctorat que sans diplôme universitaire. Dans le réseau de mentors de la Fondation à Montréal, il y a un astrophysicien et un docteur en neurosciences. Voilà nos entrepreneurs québécois actuels!

«Ils sont aussi bons que n’importe qui au monde, aussi passionnés et aussi bons vendeurs. Évidemment, au Québec, on est moins nombreux, alors il y aura toujours moins d’entreprises québécoises dans les palmarès internationaux. Mais regardez Couche-Tard. Voilà une entreprise québécoise fondée sur un concept de dépanneur, avec un chiffre d’affaires de 50 milliards de dollars. C’est fantastique. Ça montre qu’on peut faire de l’argent avec bien des choses si tous les ingrédients sont réunis.»

L’argent est là

«On entend souvent que les entreprises québécoises se heurtent au manque de capital. Du capital, il y en a! Le Québec offre de 40 % à 45 % du capital de risque offert au Canada. C’est beaucoup plus fort que la taille de l’économie. Il y a la Caisse de dépôt et placement du Québec, Desjardins. Les fonds fiscalisés, comme le Fonds de solidarité et Fondaction, sont uniques en leur genre.

«Regardez Lightspeed. Cette entreprise montréalaise qui conçoit des logiciels pour le commerce de détail a recueilli des dizaines de millions de dollars d’investissements depuis 2012.

«Je mets au défi quiconque de me nommer une vraie bonne idée qui n’a pas trouvé de financement. Mais est-ce qu’il y a assez de bons projets? Je ne dirais jamais qu’un entrepreneur qui manque de fonds a un mauvais concept. Mais peut-être que le projet n’est pas encore assez au point.»

Innover, pas imiter

«Quand les investisseurs considèrent une idée, ils se demandent toujours s’ils n’ont pas déjà vu la même ailleurs. Et si oui, en quoi elle se démarque. Le job des investisseurs, c’est d’être à l’affût. Ils sont donc très informés. Il faut que l’idée réponde à un besoin très fort et il faut que l’entrepreneur les impressionne. C’est à ces conditions que des investisseurs embarquent dans ce qui n’est, au fond, qu’un pari sur l’avenir. C’est très intuitif. Ça ne se définit pas.

«J’ai déjà assisté à une rencontre qui réunissait des investisseurs venus entendre en rafale une série d’entrepreneurs présentant leur concept. Après, j’ai dit à un ami investisseur: “Wow, les beaux projets!” Ça m’avait impressionné, pas lui. Lui, il voyait surtout des projets d’imitation. Rien d’original, en somme.»

Rêver, de plus en plus

«L’émission Dans l’œil du dragon a créé une légion de rêveurs. Le Québec est réellement au bord de quelque chose de nouveau. Depuis 2012, un million de téléspectateurs regardent des entrepreneurs défiler devant des investisseurs pour leur présenter leur projet et les convaincre d’investir. Dans la catégorie des succès populaires improbables, c’est dur à battre! Pourtant, ça marche. Cette émission montre à tout le monde que l’entrepreneur lance quelque chose qui lui appartient, qu’il commande, qui le passionne et qui va lui permettre d’exercer son talent. C’est très porteur.

«Depuis 2009, le nombre de Québécois qui ont l’intention de se lancer dans les affaires est passé de 7 % à 21 %. Chez les 18-34 ans, la proportion est de 42 %. Beaucoup de jeunes ont connu l’éducation par projet avec leurs amis. Pour eux, une entreprise, c’est un projet avec des amis.»

Voir la techno comme une alliée

«Les technologies de l’information ont beaucoup réduit le coût d’entrée des entreprises. Le Web permet à un concept immatériel d’atteindre l’ensemble des clients très facilement. Mais cette technologie complique tout, parce qu’il n’y a plus rien de local ou de régional. À moins de vendre des denrées fraîches ou un service de proximité, tout devient national et international très rapidement. Grâce au iPhone, Amazon vient concurrencer les commerçants dans leur propre magasin.

«Il y a 60 ans, les entrepreneurs évoluaient dans des marchés mieux définis. Cette partie-là était simple. Mais faire un produit, c’était plus compliqué. Il fallait un important service de logistique, alors que de nos jours les services de messagerie peuvent livrer le produit partout dans le monde à un coût très raisonnable, que l’entreprise soit grosse ou petite.»

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