Libre-échange UE-Canada : un chantage qui sent le fromage

Tout peut capoter parce que nous sommes encore prisonniers de cet absurde système de gestion de l’offre qui régit notre production laitière. 

Quelques heures après avoir vanté les vertus libre-échangistes du Québec en Europe, Pauline Marois a lancé cette bombe : le Québec ne ratifiera pas l’accord de libre-échange avec l’Europe si Ottawa ne trouve pas de mécanisme de compensation pour les producteurs de fromage québécois.

Cet accord abolira les tarifs douaniers sur l’immense majorité de nos produits manufacturés et alimentaires vendus en Europe et permettra à nos entreprises d’avoir plein accès aux marchés publics européens.

L’accord devrait se traduire par des retombées économiques d’environ 2,2 milliards de dollars par année et la création de 16 000 emplois au Québec.

Hélas, tout peut capoter parce que nous sommes encore prisonniers de cet absurde système de gestion de l’offre qui régit notre production laitière. Nos producteurs de fromages craignent en effet d’être tassés par la hausse du contingent de fromages européens pouvant être importés sans tarifs douaniers.

Pourquoi cette crainte ? Parce que nos fromages sont chers. Pourquoi le sont-ils ? Parce que le lait est très cher au Canada et au Québec.

La production est contingentée et chaque producteur doit acheter un quota qui lui donne droit à un certain volume de production. Ce droit, acquis une fois pour toutes, représente aujourd’hui l’équivalent de 25 000 dollars par vache.

De cette façon, le marché est stable, les prix restent élevés et les agriculteurs sont assurés de faire leurs frais. Le système est doublé d’un tarif douanier qui dissuade toute importation, et il est interdit au Québec de vendre le lait à un prix inférieur à celui fixé par la Régie des marchés agricoles et alimentaires.

L’idée est de protéger les producteurs, en demandant aux consommateurs de payer plus cher. Si Ottawa dédommage nos excellents producteurs, ce sera l’équivalent d’une dépense publique supplémentaire pour aider des entreprises qui sont déjà subventionnées par tous les consommateurs de produits laitiers.

Cette gestion de l’offre est une aberration économique.

Depuis sa mise en vigueur en 1966, la population mondiale a doublé, passant de 3,5 à 7 milliards d’habitants. La population mondiale est aussi plus riche et se nourrit mieux, car l’économie a quintuplé depuis le milieu des années 1960.

La consommation de lait a également doublé, passant de 373 millions de tonnes à 723 millions de tonnes. La courbe des prix est aussi fortement à la hausse, comme l’indique le second graphique.

Avons-nous profité de cette croissance ? Non. Avons-nous tenté de percer ce marché en forte croissance ? Non plus. Protégés mur à mur par nos gouvernements qui défendent bec et ongle ce puissant lobby, les producteurs laitiers canadiens ont décidé d’imposer leur loi sur un marché captif de 8,6 millions de tonnes plutôt que de s’attaquer à un marché presque 90 fois plus important.

Si tous les industriels canadiens agissaient ainsi, notre pays serait parmi les plus pauvres au monde.

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Pas grave…

D’ailleurs, pourquoi exporter là-bas, en Europe et ainsi contribuer à créer de la pollution par le transport et augmenter les émissions de gaz à effet de serre? Et en plus, qui sait, peut-être même créer une possibilité d’un « mal hollandais » suivi d’une crise au Québec si le hasard voulait que nous connaissions un tantinet soit peu de succès avec nos produits.

Fuc.! Qu’ils fassent comme nous et qu’ils achètent « local »!

Qui a besoin d’exporter ses produits aujourd’hui hein?

Il n’y a pas que les produits laitiers. Par exemple, j’aimerais bien savoir advenant que ce traité soit définitivement adopté et ratifié, si nous allons payer le vin moins cher ? Mes « informateurs » me disent que « non » ; que nous allons payer notre pinard tout aussi cher et peut-être un peu plus même, si les besoins toujours constants du Trésor-Public nécessitent que les comptes soient une fois de plus rééquilibrés.

Alors dites-moi à quoi servent tous ces traités si pour les consommateurs de bons produits et de toutes bonnes choses terrestres, ceux-ci ne se trouvent pas en quelque part un peu récompensés ? Alors, si les bons produits ne viennent pas à vous, allez vers les bons produits, là où ils se trouvent.

Le jour où on cessera de prendre les gens tous pour des nigauds, le commerce international sera enfin entré dans l’âge de raison.

Vous auriez probablement dû parler des subventions agricoles européenne aussi… La gestion de l’offre n’aide pas question de coût, mais toutes les subventions agricoles ont un impact énorme sur les coûts en Europe aussi. Si tout le monde abandonnait ces subventions les producteurs de fromages québécois n’auraient aucun arguments mais dans ce cas, les producteurs québécois seront désavantagé par l’aide d’un autre état envers sa propre industrie. Votre article oublie un élément fondamental de la production agricole, toutes ces subventions agricoles que l’OMC tente d’éliminer, mais que les États-Unis et l’Union Européenne n’accepteront jamais.

Et si Ottawa refuse net de dédommager le Québec, que fera Marois? Hein?

S’auto-exclura-t-elle de l’entente de libre-échange et ainsi empêchera-t-elle des centaines d’entreprises de profiter des retombées de l’entente du fédéral pendant que les autres provinces se régaleront?

Le prix du livre, le prix-plancher de l’essence, le prix du lait, le bas tarif d’électricité sont des aberrations économiques qui plaisent beaucoup, comme l’interdiction du voile qui est une aberration laïque. Si l’on veut protéger le consommateur, on introduit la concurrence. Si l’on veut interdire le prosélytisme religieux, on met fin à l’exemption d’impôts des communautés religieuses et aux subventions à l’école confessionnelle. Ces deux dossiers dénoncent la lâcheté de nos politiciens.

Le système de gestion de l’offre est tout à fait déraisonnable, comme vous dites. Par contre, le système des Américains et encore plus celui des Européens de subventionner les produits agricoles lui doit vous paraître tout à fait raisonnable.

je suis surpris de vous voir préférer un système où l’État subventionne la production à un système où il ne la subventionne pas. évidemment, ce système permet aux pays riches de fermer leurs frontières aux autres, et nous sommes les seuls à ne pas jouer ce jeu. Donc, je retiens que M Duhamel propose de subventionner nos producteurs de fromage à hauteur de ce que fait l’Europe, ce qui est vraiment nouveau dans son discours néolibéral simpliste

La Communauté européenne a engagé les pays membres dans une baisse des aides agricoles depuis des années. Bien sûr, dans un pays comme la France où il suffit de bloquer des routes avec son tracteur pour faire reculer le gouvernement, cela passe moins bien, mais ne vous méprenez-pas, la libréalisation des marchés progresse en Europe, alors que les consommateurs en constatent les bénéfices. Il ne suffit pas de crier « haro sur le néo-libéralisme » en sautant comme un cabri pour avoir raison.

« La Communauté européenne a engagé les pays membres dans une baisse des aides agricoles depuis des années…. la libréalisation des marchés progresse en Europe, alors que les consommateurs en constatent les bénéfices. Il ne suffit pas de crier « haro sur le néo-libéralisme » en sautant comme un cabri pour avoir raison. » (Jacques Saint-Cyr)

Heu! Vous avez pris ça dans votre chapeau? Y avait-il un lapin avec ça?

« Une première communication de la Commission européenne a été publiée le 29 juin 2011 proposant un budget pour le Cadre Financier Pluriannuel 2014-2020 : à ce stade, il est proposé que le budget alloué à la PAC pour cette prochaine programmation budgétaire RESTE équivalent en termes nominaux à celui de la période 2007-2013. »

« Après plusieurs années de difficiles négociations, les Etats membres, le Parlement européen et la Commission ont, le 26 juin 2013, tracé les grandes lignes de la future Politique agricole commune pour la période 2014 – 2020. »

http://www.touteleurope.eu/les-politiques-europeennes/agriculture.html

— Pour une fois, je suis d’accord avec vous 🙂

La PAC (Politique Agricole Commune) a toujours été un des fers de lance de la construction de l’Union Européenne et elle reste toujours d’actualité, notamment avec en toile de fond, une possible négociation de l’adhésion de l’Ukraine à L’UE, puisque ce pays est celui d’Europe qui dispose des plus grandes surfaces de terres arables très fertiles encore non exploitées de ce continent. Ce que les Russes évidemment n’ignorent pas non plus. C’est pour cette raison que les multinationales agricoles d’origine françaises achètent des terres en Ukraine alors qu’elles se vendent encore à bon prix.

Aussi, c’est un secret de polichinelle que de prétendre que l’agriculture européenne ne serait pas subventionnée ou qu’elle le serait de moins en moins puisque l’Europe n’a strictement aucun intérêt à sacrifier son agriculture sur l’autel du Libre-échange. L’agriculture européenne est subventionnée et elle va le rester.

Certains petits pays pourtant très libéraux comme la Suisse (qui n’est pas membre e l’UE), subventionne aussi leur agriculteurs pour pouvoir exporter leurs fromages notamment ou des sous-produits du lait comme le chocolat aux meilleurs prix. — Si bien qu’on ne paye guère plus cher un emmenthal Suisse à Montréal qu’on ne le paye à Genève ou Zurich. Puisque le prix export du fromage et inférieur au prix concédé aux grossistes locaux. C’est à toutes fins pratiques l’État Suisse qui compense la différence aux agriculteurs avec la bénédiction de la population. De toute façon, cela est bénéfique pour leur balance du commerce extérieur et donc leurs exportations.

« — Pour une fois, je suis d’accord avec vous 🙂 »
Heu!…ça fait deux fois. 😉

Au départ les subventions entre les deux continents sont une réplique de la France aux États unis. Le résultat a été une bagarre qui c’est traduit par escalade de subventions. Avant la pluie des subventions U.S. en 1978 le maïs se vendait 180$ la tonne au Québec ce qui en faisait un prix raisonnable. Quelques mois plus tard, il se vendait 99$ la tonne, les USA subventionnant ses agriculteurs pour ne pas semer. Le Canada étant trop petit pain pour supporter ses agriculteurs plusieurs ont déposé leur bilan.

Maintenant on demande aux agriculteurs, producteurs laitiers, Canadiens de tailler eux même de tailler une brèche dans le mur qui les défend.

Évidemment M. Duhamel ne voyant pas les deux cotés de la médaille oublie de mentionner que l’agriculture de l’UE est subventionnée d’environ de 30% à 35% et de 17% pour les USA. Donc l’économie agricole du Québec et du Canada et plusieurs autres pays non subventionnés, ne sont pas capable de traverser ces frontières.

En fait, ce que veulent les libertariens et la petite droite du Québec et M. Duhamel, c’est profiter des subventions des USA et de l’UE quitte fermer l’agriculture au Québec.

Mais pourquoi les Américains et les Européens protègent tant leurs agriculture?

Sont-ils des idiots? Des naïfs?

Que ce soit dans une mozzarella vendue 20 $ le kilo ou dans un fromage fin vendu 60 $ le kilo, le prix du lait est toujours d’environ 8 $. La part du producteur de lait a donc peu d’influence sur le prix de détail. D’autres facteurs entrent en ligne de compte. Un fromage vendu en épicerie 40,90 $ le kilo contient 7,57 $ de lait, soit la part du producteur, ou 18 % du prix au consommateur. Cette somme rémunère le travail du producteur qui trait ses vaches 7 jours sur 7, les élève, les soigne, cultive leur nourriture et livre l’ingrédient essentiel à la fabrication du fromage. Le fromager prendra une part de 7,99 $, soit 20 % du prix de détail, pour payer les coûts de main-d’œuvre ainsi que les coûts de transformation alors que la marge combinée du distributeur et du détaillant est de 25,34 $, soit 62 % du prix de détail.

Si le fromage fin est excellent et original, des consommateurs seront toujours prêts à en payer le prix, comme ils le feront pour un bon fromage espagnol, français, britannique, suisse ou provenant du Vermont. J’adore le Monte Enebro, le roquefort, le stilton au porto, le gouda (le vrai, celui des Pays-Bas). Il s’agit d’un produit de niche, et nul artifice politico–financier ne viendra changer ce fait. L’aide de compensation que demande, exige, réclame à hauts cris notre première ministre n’y changera rien, comme d’ailleurs le prix plancher du livre, dont le secours temporaire ne sert qu’à donner aux petits libraires plus de corde pour se pendre. Pendant que nos trop petits artisans du nec plus ultra local se cachent la tête dans le sable, les débrouillards développement de nouveaux produits, de nouveaux réseaux de distribution, ou élargissent leurs clientèles à l’extérieur du Québec.

« Pendant que nos trop petits artisans du nec plus ultra local se cachent la tête dans le sable,…

Vous voulez certainement parler des artisans fromagers qui ont 3 à 10 employés et qui sont approximativement au nombre de mille au Québec. Après tout ce n’est que 4, 000 à 5, 000 milles emplois.

« …les débrouillards développement de nouveaux produits, de nouveaux réseaux de distribution, ou élargissent leurs clientèles à l’extérieur du Québec. »

Vous voulez certainement, parler d’Agropur, 3,5 milliards de chiffres d’affaires de l’entreprise italienne Parmalat, chiffres d’affaires de 7,5 milliards (http://laiteriesduquebec.com/laiteries/mtl-parmalat.htm) et Saputo 5,790 milliards de chiffres d’affaires. Presque 16 milliards de chiffres d’affaires et vous osez comparer ces géants aux 1000 petits artisans qui représentent environ 5000 employés!

Vous êtes un anti-québécois comme tout les dretteux de la petite droite du Québec.

« Vous êtes un anti-québécois comme tout les dretteux de la petite droite du Québec. » (sic)

Bon…un autre grand suiveur du rigide catéchiste gauchisto-péquiste pour qui un « bon » Québécois DOIT être de gauche, écolo, souverainiste, séparatiste et syndicaliste.

…et ça se prétend « ouvert » aux idées et à la diversité…

Comme l’a écrit une très récente convertie au fédéralisme, une chance que notre gouvernement fédéral localisé à Ottawa existe et qu’il peut protéger les citoyens québécois contre ces sentencieux catégoriques péquistes.

@Francois 1

J’ai répliqué plusieurs fois à ce texte.

Ça ne me tente pas de faire du dadotage libertarien.

Je suis loin d’être certain que la libéralisation des produits laitiers aidera ceux qui ont besoin de l’être. Par contre, je suis pas mal assuré que ceux qui réclament le plus cette libéralisation sont les grands compagnies industrielles multinationales actives dans le domaine des produits laitiers.

Moi ce que j’observe très souvent c’est qu’une fois l’euphorie de la libéralisation des marchés s’est éteinte, on observe un réel déplacement de la production vers les pays où les salaires sont les plus bas. Ce mouvement entraine nécessairement un appauvrissement des travailleurs locaux qui ont perdu ce marché. En même temps, on observe un enrichissement des actionnaires des compagnies qui auront délocalisé leur production.

Est-ce bien ce que nous voulons, encourager encore plus la croissance fulgurante de la richesse chez ce fameux 1% ?

La libéralisation des marchés sans contre-partie, je n’y crois simplement pas. C’est un marché de dupe. C’est une idéologie.

«L’idéologie, c’est ce qui pense à votre place.»
[Jean-François Revel]

« Ce mouvement entraine nécessairement un appauvrissement des travailleurs locaux qui ont perdu ce marché. » (sic)

1- Vous auriez dû écrire: « des travailleurs locaux -qui n’ont pas su s’adapter-! Voilà.
2- Les industries qui se délocalisent le font souvent vers des pays du tiers monde leur permettant ainsi de sortir de la misère noire. Bravo à la générosité et au sens de dévouement démontré par les sociétés qui l’ont fait.

« En même temps, on observe un enrichissement des actionnaires des compagnies qui auront délocalisé leur production. » (sic)

Ils auront donc plus d’argent à dépenser et aideront en ceci aux retombées économiques si chères aux gauchistes.

Ils font d’une pierre deux coups: ils aident les pays pauvres du tiers monde et augmentent les retombées économiques locales.

BRAVO!!!

M. Duhamel

« L’accord devrait se traduire par des retombées économiques d’environ 2,2 milliards de dollars par année et la création de 16 000 emplois au Québec. »

Devrait, Monsieur, seulement devrait.

Pure hypothèse M. Duhamel que ces 16 000 emplois. Vous nous proposez 16 000 emplois hypothétiques contre la perte d’au moins 5000 à 6000 emplois durables qui inévitablement seront à la hausse dans les prochaines années.

Je vois M. Duhamel que l’on vous n’a jamais appris « qu’un vaut mieux que trois fois tu l’aura ».

Étant donné que les gens de l’Amérique ont échaudé, rôtis, brûlés par les républicains et conservateurs dont vous êtes, les gens sont réticents à croire que l’économie USA repartira, ce qui est confirmé par les économistes. En plus l’économie de UN est encore plus mal en point. Donc rien à espérer pour un bout de temps.

Les Français vous ont bien eu M’Duhamel. L’entente est pour le Canada vendre son bœuf à l’UE en échange de vendre du fromage industriel au Québec. C’est un avantage pour l’Ouest canadien et un désavantage pour le Québec.

Mais vu que le bœuf européen est subventionné, l’Alberta ne vendra pas l’équivalant l’équivalent d’un hamburger.

Donc c’est une jambette pure et simple du fédéral au Québec.
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JOS DEZ à par parfaitement raison à votre sujet.

M. Duhamel, savez-vous combien d`emploies l`industrie laitière crée seulement au Québec et les milliards qu`elle apporte dans l`économie québécoise, sans parler des richesses secondaires qu`elle apporte comme l`occupation du territoir , la stabilité dans l`économie, la proximité du produit dans notre assiette, LA QUALITÉ DU PRODUIT, nos normes de qualité du lait sont dans les plus élevé au monde, sans parler de la qualité génitique de notre cheptel laitier qui est de réputation mondiale, tout cela vaut des $$$$$$$ pour notre économie, c`est une industrie qui appartient en totalité à des QUÉBÉCOIS. Dans les années soixante les producteurs de laitier se sont donné un outil qui s`appel « Quota de lait » parce que en ce temps là il y avait deux lait, Nature et Industriel ou lait en poudre, il y avait des milliers de tonnes de lait en poudre en surplus dans des entrepôts et qui ne se vendait pas à cause des lois d`exportation du produit qui en limitait la vente à l`extérieure du pays. Les producteurs laitiers ont dû se dissipliner et produire seulement ce qui se consommait au pays, d`où les QUOTAS. Ça fait bien d`entendre les gros parleurs parler du lait , leur seul défaut c`est qu`il sont dans les PATATES.

« …producteurs de laitier se sont donné un outil qui s`appel « Quota de lait » parce que en ce temps là il y avait deux lait, Nature et Industriel ou lait en poudre »

Et oui, mais ce ne sont pas les producteurs laitiers qui ont inventé le quota ni l’UPA ni le gouwernemaman. Ce sont les entreprises qui traitaient le lait nature (lait pour boire à Montréal), et il ne fallait pas dépasser le quota mensuel au risque d’être pénalisé par l’entreprise et tous étaient pénalisés.Elles étaient très sévères.

La petite drette ignare anti-Québec sont des détracteurs professionnels. Ils ignorent absolument de la question du fromage au Québec et des subventions le but étant de dénigrer le Québec quitte à avoir l’air fous.

Les entreprises qui vendaient du lait nature à « Monyal » étaient très heureux de ne prendre seulement que le lait nature pour vendre « à « Monyal » et dans le reste de la province, et de laisser les surplus du lait appelé lait industriel aux producteurs, lait qui était payer beaucoup moins cher , ce lait était destiné à la production du beurre et le lait en poudre ce qui a donné avec les années des entrepôts plein à craquer de beurre et de lait en poudre,le coût de l`entreposage des ces deux produits était payé par les producteurs de lait. Quant aux les laiteries eux ils ne prenait que le lait de consommation dit « nature », soit le plus payant, c`est pour cela qu`ils avait leur petit quota de lait « nature » pour ne pas être pris avec le lait industriel et c`est pour cela que les producteurs de lait de la province en accord avec leur union (UPA) ont créé les QUOTAS de lait pour TOUT le lait produit au Québec et non seulement à « Monyal » Sans rancune mon cher Boulle.

Je suis franchement un peu déçu de votre analyse de la situation, dire que la gestion de l’offre empêcherait une entente de libre-échange UE-Canada. J’aimerais vous rappeler que la production laitière au Canada est l’une des rares productions agricoles du Canada qui n’est pas subventionné par nos impôts contrairement à nos amis USA et de l’UE entre autres et quand vous dites que nous payons nos produits laitiers plus chers qu’ailleurs dans le monde, c’est faux, plusieurs démonstrations dans le passé l’ont montré.

Pour revenir au sujet des fromages, en fait, ce qui préoccupe surtout les producteurs laitiers d’ici c’est d’avoir à compétitionner des producteurs laitiers européens hyper subventionnés qui vont dumper leurs fromages fins sur nos marchés, de ce fait ce sont nos petits fromagers artisanaux qui risquent de payer le prix. Alors soit on demande à l’UE d’arrêter de verser ses grosses subventions à leur agriculture ou bien on compense nos producteurs, c’est une question d’équité. La gestion de l’offre n’est pas parfaite comme modèle d’affaire mais quand on compare avec d’autres modèles en place, on se console.
J’aimerais vous rappeler que nous avons développé notre production porcine ici en subventionnant à gros prix avec nos impôts pour pouvoir exporter à rabais notre porc vers d’autres marchés (nous produisons à 160% de nos besoins) avec toute les répercussions que cela a entrainer, alors c’est quoi qui est mieux selon vous, je vous le demande.

je suis surpris de vous voir préférer un système où l’État subventionne la production à un système où il ne la subventionne pas. évidemment, ce système permet aux pays riches de fermer leurs frontières aux autres, et nous sommes les seuls à ne pas jouer ce jeu. Donc, je retiens que M Duhamel propose de subventionner nos producteurs de fromage à hauteur de ce que fait l’Europe, ce qui est vraiment nouveau dans son discours néolibéral simpliste.
Si l’on veut protéger le consommateur, on introduit la concurrence. Si l’on veut interdire le prosélytisme religieux, on met fin à l’exemption d’impôts des communautés religieuses et aux subventions à l’école confessionnelle. Ces deux dossiers dénoncent la lâcheté de nos politiciens.En fait, ce que veulent les libertariens et la petite droite du Québec et M. Duhamel, c’est profiter des subventions des USA et de l’UE quitte fermer l’agriculture au Québe En fait, ce que veulent les libertariens et la petite droite du Québec et M. Duhamel, c’est profiter des subventions des USA et de l’UE quitte fermer l’agriculture au Québec.

Mais pourquoi les Américains et les Européens protègent tant leurs agriculture?
La gestion de l’offre n’aide pas question de coût, mais toutes les subventions agricoles ont un impact énorme sur les coûts en Europe aussi. Si tout le monde abandonnait ces subventions les producteurs de fromages québécois n’auraient aucun arguments mais dans ce cas, les producteurs québécois seront désavantagé par l’aide d’un autre état envers sa propre industrie. Votre article oublie un élément fondamental de la production agricole, toutes ces subventions agricoles que l’OMC tente d’éliminer, mais que les États-Unis et l’Union Européenne n’accepteront jamais.

La gestion de l’offre n’aide pas question de coût, mais toutes les subventions agricoles ont un impact énorme sur les coûts en Europe aussi. Si tout le monde abandonnait ces subventions les producteurs de fromages québécois n’auraient aucun arguments mais dans ce cas, les producteurs québécois seront désavantagé par l’aide d’un autre état envers sa propre industrie. Votre article oublie un élément fondamental de la production agricole, toutes ces subventions agricoles que l’OMC tente d’éliminer, mais que les États-Unis et l’Union Européenne n’accepteront jamais.Aussi, c’est un secret de polichinelle que de prétendre que l’agriculture européenne ne serait pas subventionnée ou qu’elle le serait de moins en moins puisque l’Europe n’a strictement aucun intérêt à sacrifier son agriculture sur l’autel du Libre-échange. L’agriculture européenne est subventionnée et elle va le rester.