Expansion Québec, l’atout caché des futurs exportateurs québécois

Des centres québécois sont déjà ouverts, à Manhattan, à Curitiba au Brésil, à Dakar au Sénégal, à Ouagadougou au Burkina Faso, à San Mateo dans la Silicon Valley et à Londres.

Blogue EconomieJe l’avoue, je ne connais pas Expansion Québec, un organisme créé par les libéraux suite au budget de 2010 et déployé sous le gouvernement péquiste. Cet organisme héberge et encadre de jeunes entreprises qui veulent étendre leurs activités dans un marché étranger.

Les petites entreprises n’ont souvent pas les moyens d’ouvrir un bureau dans une ville étrangère, d’y dépêcher ou d’y embaucher du personnel et encore moins de l’encadrer convenablement. Il arrive aussi qu’une entreprise ne réalise pas tout de suite les ventes nécessaires à la rentabilisation de ce bureau et aimerait avoir la flexibilité de diminuer l’espace loué pour ne pas supporter un poids financier trop considérable.

Il se peut aussi qu’une entreprise n’ait besoin que d’une salle de réunion de temps en temps pour rencontrer des clients potentiels ou affiner sa stratégie. C’est le cas de Covéo, une entreprise de Québec qui a mis au point une technologie d’indexation de documents. Ou encore, une entreprise pourrait avoir besoin d’une adresse postale américaine pour avoir accès à certains contrats.

C’est pour remédier à ces problèmes qu’est né Expansion Québec, sous le modèle du réseau de 24 centres d’affaires de ERAI (Entreprise Rhône-Alpes International) avec qui elle a d’ailleurs une entente de collaboration. Une entreprise québécoise peut s’installer dans les centres d’affaires de la région Rhône-Alpes et la réciproque est aussi possible.

Expansion Québec loue des bureaux équipés et offre des services d’accompagnement personnalisé. Les entreprises qui logent à la même adresse sont aussi mises en réseau pour décupler leurs antennes et leurs possibilités dans le nouveau marché.

Des centres québécois sont déjà ouverts, à Manhattan, à Curitiba au Brésil, à Dakar au Sénégal, à Ouagadougou au Burkina Faso, à San Mateo dans la Silicon Valley et à Londres. On prévoit l’ouverture de bureaux à Mexico et à Calgary cet automne et à Houston en janvier prochain.

L’organisme vise d’ici 2015 l’ouverture d’une quinzaine de centres d’affaires québécois, ce qui amènera le réseau combiné à une quarantaine de centres de services. Jusqu’à maintenant, 34 entreprises profitent ou ont profité des services offerts.

«On n’est pas dans l’accompagnement commercial; on s’assure plutôt que l’entreprise rentre dans l’écosystème et prenne soin de valider son intérêt pour une implantation définitive dans le marché avant de signer un bail dans un immeuble. Ce n’est jamais une adresse permanente, nous faisons tout pour que l’entreprise fasse des ventes et qu’elle quitte !», disait Dominic Viénot, directeur du développement des affaires d’Expansion Québec, lors d’une récente conférence sur le commerce international.

«Nous voulons renforcer la présence physique permanente des entreprises québécoises sur les marchés étrangers et ainsi accélérer leur croissance», poursuivait-il.

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À propos de Pierre Duhamel

Journaliste depuis plus de 30 ans, Pierre Duhamel observe de près et commente l’actualité économique depuis 1986. Il a été rédacteur en chef et/ou éditeur de plusieurs publications, dont des magazines (Commerce, Affaires Plus, Montréal Centre-Ville) et des journaux spécialisés (Finance & Investissement, Investment Executive). Conférencier recherché, Pierre Duhamel a aussi commenté l’actualité économique sur les ondes du canal Argent, de LCN et de TVA. On peut le trouver sur Facebook et Twitter : @duhamelp.

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Il existe tout de même une sorte d’incohérence entre notre désir d’exporter nos produits à l’extérieur du Québec et ces campagnes d’acheter « local » non?

On voudrait que les autres provinces Canadiennes et/ou les autres pays achètent nos produits en masse mais on voudrait tout également que nos citoyens n’achètent que NOS produits fabriqués CHEZ NOUS et refusent celui des « étrangers » sous le prétexte que « nos produits sont plus frais et meilleurs, etc… » ce qui est très loin d’être prouvé.

Bref, on veut le beurre, l’argent du beurre et le c.. de la fermière ce qui, en affaires, est le meilleur moyen de s’isoler du reste du monde.

« on voudrait tout également que nos citoyens n’achètent que NOS produits fabriqués CHEZ NOUS et refusent celui des « étrangers » sous le prétexte que « nos produits sont plus frais et meilleurs, etc… » ce qui est très loin d’être prouvé. »

Mensonge!

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« L’organisme vise d’ici 2015 l’ouverture d’une quinzaine de centres d’affaires québécois, ce qui amènera le réseau combiné à une quarantaine de centres de services. Jusqu’à maintenant, 34 entreprises profitent ou ont profité des services offerts. » M. Duhamel

C’est une excellente initiative. Petit deviendra gros!

Ainsi le Québec à beaucoup plus de chances d’avoir plus de multinationale.