Exportations : le plan de match de Québec solidaire

Le Québec doit miser plus que jamais sur la conquête de nouveaux marchés étrangers pour accroître sa richesse. Que propose chacun des quatre principaux partis politiques pour soutenir les exportateurs québécois ? Voici les réponses de Québec solidaire.

Québec solidaire compte soutenir des secteurs dans lesquels le Québec pourrait s’illustrer sur les marchés internationaux : le transport électrique et les technologies vertes.

«Le Québec a déjà un début d’expertise mondiale en matière de transport électrique. Nous voulons miser sur cette force, notamment en matière de transport collectif. C’est une niche industrielle à fort potentiel d’exportation pour le Québec», explique Sébastien Bouchard, candidat dans la circonscription de Jean-Lesage et membre de l’équipe économique de Québec solidaire.

La formation dirigée par Françoise David injecterait 12 milliards de dollars dans un réseau de transport interurbain électrique et la fabrication d’une voiture électrique. Cet investissement s’inscrirait dans un plan de développement du réseau de transport collectif de 23 milliards de dollars, étalés jusqu’en 2030.

Québec solidaire prévoit maintenir les crédits d’impôt déjà disponibles pour les entreprises à son niveau actuel d’environ 4 milliards de dollars. Toutefois, le parti promet un rebrassage des cartes pour en donner davantage aux entreprises d’économie sociale et aux coops, et moins aux multinationales.

«Ces dernières années, les baisses d’impôt ont surtout favorisé les grandes entreprises et elles n’ont pas réinvesti : elles s’en sont plutôt servi pour se recapitaliser. Nous voulons rétablir ces impôts et les redistribuer de manière plus ciblée», dit le candidat de Québec solidaire, titulaire d’une maîtrise en histoire et chercheur à la Fédération des syndicats de l’enseignement.

Par exemple, Québec solidaire propose de favoriser les industries de deuxième et troisième transformation plutôt que d’avantager les minières, en leur offrant notamment des réductions sur les coûts de l’énergie. «Il faut sortir du modèle d’extraction et d’exportation de matières premières, qui n’est pas durable pour exporter des produits à valeur ajoutée transformés ici».

Sébastien Bouchard ne craint pas qu’une hausse des impôts des entreprises puisse nuire à leur capacité d’exporter. «Ce qui fait qu’une entreprise investit dans des projets visant l’exportation, ce n’est pas la fiscalité en premier, mais l’existence d’un marché et la disponibilité de la main-d’œuvre», croit-il.

Selon lui, le programme de Québec solidaire qui vise à réduire la dépendance du Québec au pétrole permettra aussi d’améliorer la balance commerciale de la province, dont le déficit de 28,5 milliards (2012) est dû en majeure partie aux importations massives d’or noir.

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1 commentaire
Les commentaires sont fermés.

C’est tout-à-fait étrange de remarquer que de tous les partis, c’est QS qui a le plus de vision.

Comme je l’avais écrit voici quelques mois entre autre sur le blogue de votre collègue Pierre Duhamel. Il ne suffit pas de vouloir exporter plus, il faudrait aussi considérer d’importer plutôt moins. Hors nous savons que la facture énergétique est ce qui pèse le plus dans le déséquilibre des échanges.

Pourrait-on même importer un peu moins de produits chinois ou les convier à produire un peu plus chez nous ?

D’autre part, un virage favorisant des investissements productifs en transports en commun électriques notamment, constitue un défi sans doute considérable, mais intéressant. Lorsqu’on pense aux retombées que pourraient apporter le développement du « moteur roue » pour des trains rapides notamment.

Mener ce type de projets jusqu’à maturité devient une vitrine intéressante pour le Québec, c’est une porte ouverte pour des investissements et une moyen très attractif pour exporter du savoir-faire et toutes sortes de valeurs d’usages supplémentaires.

Même l’économie de type sociale qui est en croissance dans le monde est encore susceptible d’échanger, de par le fait-même d’exporter. Cela contribue encore à former de nouveaux marchés pour les communautés qui par leur mode de vie sont un peu plus éloignées du « main stream » qui de coutume convient généralement aux multinationales.