Faire des bébés

L’ADQ veut des bébés. Elle est même prête à engager 3 milliards de dollars dans différents programmes afin de faire passer le taux de natalité de 1,6 enfant par femme à deux enfants par femme.

Comment être contre les bébés ? Nous voulons tous un Québec plus peuplé, plus jeune et plus français. Les propositions de l’ADQ me semblent pourtant plus électoralistes que «démographiques».

D’abord, le chiffre de 3 milliards frappe l’imagination, mais il frappera rapidement un mur. 40 % de cette somme relève de programmes fédéraux. L’ADQ estime sans doute que cela ne coûtera pas cher d’en parler dans une campagne électorale québécoise. Il faudrait en plus que le Québec consacre 1,8 milliard de dollars pour financer les mesures préconisées par l’ADQ. Nous allons le constater très bientôt dans le budget de la ministre des Finances, le Québec n’a pas cet argent.

En plus de coûter cher, ces mesures ne s’attaquent pas à la pénurie de main-d’œuvre à court et à moyen terme des entreprises. L’ADQ a renié ses racines libérales (ou même libertariennes) en épousant complètement les vieilles recettes du nationalisme des années 1930 axé sur la famille et la nation et craintif face à l’immigration.

Je ne nie pas l’impact de mesures sociales sur le taux de natalité. L’assurance parentale et les CPE ont contribué à la hausse des naissances au Québec. Cet effort est déjà considérable et il faut trouver des sommes pour accroître le nombre de places disponibles en garderie. Faut-il en plus que le gouvernement subventionne des sorties en famille chez Saint-Hubert ou au cinéma avec la carte rabais préconisé par le parti de Mario Dumont pour les familles nombreuses ?

Enfin, il y a une statistique qui m’attriste particulièrement dans ce grand dossier. Il y a au Québec un avortement pour chaque trois naissances, alors qu’il y a tant de familles désireuses d’adopter un enfant.

Laisser un commentaire

On ne peut pas être contre la natalité, loin de là, mais ce qui fascine c’est de voir à quel point l’ADQ colle cette nécessité nationaliste à sa clientèle un peu comme la souveraineté au PQ, le fédéralisme au PLQ et l’environnement à QS.

A entendre l’ADQ on n’en fait jamais assez pour la famille. Juste pour le fun essayons d’en faire un résumé:

-On paie les cours prénataux aux femmes enceintes, tout le suivi de la grossesse et l’accouchement: 10k
-On paie les congés parentaux: 20k en moyenne
-On paie la carte-soleil de l’enfant: 3k par année pendant 18 ans: 54k
-On paie l’allocation du fédéral: 1,2k par année pendant 6 ans: 7,2k
-on paie l’allocation du provincial: 2,2k par année pendant 18 ans: 40k
-on paie la garderie pendant 4 ans à 9k par année: 36k
-on paie les études de l’enfant jusqu’aux portes de l’université (où là on paie 85%). 13 années à 8k: 104k
-on paie pour les loisirs municipaux: mettons 100$ par enfant pendant 18 ans: 1,8k

Total: on est à plus de 270k par enfant jusqu’à ses 18 ans. S’il va à l’université 3 ans, on pète les 300k par enfant

Maintenant que paient les parents?
(on va parler d’une famille moyenne de classe moyenne inférieure, ceux qui ont le plus d’enfants)

-60$ par semaine pour la bouffe: 3k par année
-20$ de vêtements par semaine: 1k par année
-20$ de loisirs par semaine: 1k par année

5k par année fois 18 ans: 90k

La société québécoise paie donc 3 trois fois plus par enfant que les parents de l’enfant! C’est certainement l’un des secrets les mieux gardés au Québec!

Or le discours que nous sert l’ADQ (et sur le flanc gauche les féministes) c’est qu’on en fait jamais assez pour la p’tite famille, qui ca coute une fortune élévée un enfant, que l’on se sacrifie pour élever nos enfants, etc…

Encore une fois il y a totale dichotomie entre la réalité et le discours publique

Vous terminez votre billet comme ceci : « Il y a au Québec un avortement pour chaque trois naissances, alors qu’il y a tant de familles désireuses d’adopter un enfant.» Voilà en effet une façon simple d’augmenter la natalité ! Donnons la chance aux couples qui veulent des enfants d’adopter les enfants des femmes qui en font mais qui n’en veulent pas; simplifions la procédure d’adoption, ainsi il ne sera plus nécessaire d’aller à Chine pour avoir un enfant !

Les USA c’est l’un des pays en occident qui donnent le moins d’incitatif pour la natalité.

C’est aussi l’un des pays d’occident avec la natalité la plus forte.

On ne fait pas des enfants pour avoir de l’argent du gouvernement. Du moins, on ne devrait pas…

« On ne fait pas des enfants pour avoir de l’argent du gouvernement. Du moins, on ne devrait pas… »

HA!!! J’en ai deux et crois-moi, je ne m’enrichi pas avec eux… et ils ne vont pas encore à l’école.

@David Gagnon

La France et les USA ont la plus haute natalité du monde développé. La France a de bons programmes, les USA n’en ont pas.

Mais dans les deux cas, leur natalité est boostée par les minorités. En France ce sont les Arabes qui boostent la natalité au point où ils seront majoritaires dans 50 ans.
Aux USA, un enfant sur deux, de moins de 5 ans, n’est pas blanc. Projetez maintenant sur 20 ans…

M. Étienne,

Quelle grande sympathie pour vos voisins, quelle admiration pour votre race, quelle fierté vous avez pour vos ancêtres et vos enfants.

Mais vous M. Étienne, vous serez fier de quoi?

De ces immigrants, qui ont un bon travail à 30 ou 40%6

Dame nature a voulu que ceux qui n’enfantent pas disparaissent M. Étienne.

Mais quand vous serez assis dans un fauteuil au centre d’accueil, qui payera pour vous?

Les immigrants, nos enfants ou votre grande fortune personnelle?

PS. Les gens sur le BS qui font des enfants ont plus de mérite que ceux qui n’en font pas.

Aussi M. Étienne, quand viendra le temps, dans 20, 30 ou 40 ans, pour vos enfants, quel sera leur choix?

Payer pour vous et leur mère ou pour leurs enfants et leur bien-être?

Et les immigrants eux?

Au diable la race!

@étienne

Demain, 20 heures, RDI la reprise de l’Émission « Une heure sur terre ».
Excellent portrait de la Hollande où la situation s’est terriblement dégradée après un trop long laxisme. Ils auraient pu montrer aussi le Danemark où c’est encore pire.
Des petits pays, jadis très homogènes, qui sont boulevesés par les récentes vagues d’immigration.
La Hollande a 10% d’immigrants et le Danemark 7%; le Québec est rendu à 12%.

Euh… j’étais sarcastique.

Vous le dites vraiment bien monsieur Fleurent: Au diable la race!!!

Comme l’a dit David Gagnon, je suis homo sapiens et j’en ai plein mon cass de la paranoïa envers les immigrants. Si les immigrants ont de la misère ici, c’est à cause des caves qui refusent des embaucher ou de leur louer des appartements pour des raisons de couleur de la peau.

Mes enfants, je ne les ai pas eu pour payer ma pension ou pour me soigner et encore moins pour sauver la race « Québécoise ».

Et si les Québécois ne sont pas assez fier pour faire des enfants pour perpétuer la fameuse race, qu’ils disparaissent, point final. Il y en a d’autre qui vont prendre leur place, nous avons une terre d’avenir, avec nos mines, forêts et notre EAU et si la planète se réchauffe vraiment, ça va être encore mieux, les candidats pour colonniser le territoire ne manqueront pas. Du monde pour payer ma pension et me soigner, il va en avoir en masse.

Je pense que pour faire des enfants il faut valoriser le mariage. J’en ai eu quatre (enfants, pas mariages!) et je crois que le désir de les faire – nous avions accès aux contraceptifs – est relatif au sentiment que l’on sera deux pour les élever. Je ne peux m’imaginer avoir voulu quatre enfants pour les élever seule ou avec un autre que ma mie. Bernard Shaw a écrit The rich get richer, the poor get children – c’est sans doute vrai, car ceux qui décident de de fonder ou non une famille en se basant sur les critères financiers de la chose resteront sans enfants.

Je n’ai rien contre les immigrants, j’ai été en contact avec eux dès ma jeune enfance, il y a toujours eu des immigrants dans mon environnement.

Oui on est homo sapiens et l’humanité entière l’est. Cela n’empêche pas qu’ils s’entretuent entre peuples, comme quoi les divergences d’un peuple à l’autre peuvent être mortelles. La forte immigration sans intégration est justement importer ces divergences dans un même pays. Ce n’est pas de la discrimination, c’est simplement humain.

Considérer l’immigration comme on le fait au Québec, c’est-à-dire une simple compensation pour la natalité ou de main d’œuvre, est téméraire.

Pourtant il existe plein d’exemples dans le monde où l’on peut constater des revirements contre cette témérité. Nous on plonge de la même façon sans tenir compte de ces leçons.

Les entreprises ne sont pas des caves de préférer embaucher des gens du Québec, parce que c’est plus simple et moins cher. Elles n’ont pas à se sacrifier ou de cadeaux à faire à personne.

À ce rythme, M. Étienne, dans 35 ans, ce sont eux qui décideront du sort de votre pension, pas vous.

Je reprends un billet de Pierre Duhamel citant Jacques Attali:

…Ainsi, les pays d’Europe où la croissance est la plus forte sont ceux qui, comme l’Irlande, le Portugal, le Royaume-Uni, l’Espagne et la Suède, savent recevoir des étrangers et faire revenir leurs étudiants partis se former ailleurs. Les 600 000 Européens de l’Est venus depuis moins de dix ans au Royaume-Uni ont au PIB anglais à hauteur et les Pakistanais y ont créé l’essentiel des nouvelles entreprises. En Espagne, le quadruplement en six ans du nombre d’étrangers est à l’origine de la moitié de la croissance. Au Portugal, plus de 300 000 Ukrainiens, venus illégalement, mais qui se sont remarquablement intégrés, représentent un formidable facteur de développement…

http://blogues.lactualite.com/duhamel/?p=57

« À ce rythme, M. Étienne, dans 35 ans, ce sont eux qui décideront du sort de votre pension, pas vous. »

Ouais! pis après? ils sont moins intelligent que vous?

M. Étienne, non justement.

Ils sont certainement au minimum aussi intelligents que vous et moi, et certainement pas attachés à ce que vous et moi pensons.

C’est justement là qu’est notre témérité, ce n’est pas une question d’intelligence, ils sont de toutes évidences un autre monde.

« Au Portugal, plus de 300 000 Ukrainiens, venus illégalement, mais qui se sont remarquablement intégrés, représentent un formidable facteur de développement… »

Justement, l’intégration, ce n’est pas le cas au Québec.

@David Gagnon

Ce ne sont pas les immigrants qui créent la richesse mais la richesse qui attire les immigrants. Du temps que l’Irlande était pauvre comme job, personne n’allait y vivre. Au contraire on la fuyait.

Les immigrants ont créé et continue de créer une richesse énorme aux USA.

Ce qui attire les immigrants ce n’est pas la richesse, ce sont les opportunités.

Ces oportunitées, justement, sont la richesse ou la possibilité de celle-ci, le rêve US.

Plus ou moins.

Par exemple l’Irlande a créer des opportunité en coupant une parti de ses programmes sociaux et les impôts des corporations.

Les plus populaires