Faire faillite, est-ce grave ?

Il y a plusieurs raisons pour lesquelles on pourrait choisir de ne pas voter pour la CAQ. On peut trouver le cadre financier soumis par le parti peu impressionnant et François Legault trop interventionniste. Le parti n’est pas assez nationaliste pour les uns et trop pour les autres. Mais éliminer la CAQ parce que 14 de ses candidats auraient fait faillite n’est PAS, selon moi, une bonne raison.

Tout le monde peut faire faillite. Oui, il y a des personnes qui dépensent sans compter et sont imprudents en achetant, par exemple, une maison au-delà de leurs moyens. D’autres fois, le destin semble s’acharner contre vous. Une perte d’emploi, un divorce ou un enfant malade peuvent avoir un lourd impact sur vos finances personnelles. Je connais des gens très à l’aise aujourd’hui qui ont déjà vécu une période extrêmement difficile.

En 2011, 35 778 Québécois ont fait faillite. En plus de la misère et de la honte, faudrait-il en plus les priver de leur droit démocratique ?

Je ne tenterai pas d’expliquer ce qui aurait pu arriver aux 14 candidats de la CAQ qui ont déjà déclaré faillite. En fait, je m’en fiche et je ne crois pas qu’il faille les ostraciser pour autant..

Je constate néanmoins que ce parti compte le plus de candidats issus du milieu des affaires (61). Je ne sais pas combien parmi eux sont ou ont été des entrepreneurs. Je sais par contre que les entrepreneurs prennent des risques considérables et se mettent plus volontiers dans des situations financières précaires.

Sur les réseaux sociaux, certains tentent de discréditer les caquistes faillis en soulignant à grand trait que la plupart des faillites étaient de nature personnelle plutôt que commerciale. Cela ne change rien. En phase de démarrage, quand la nouvelle entreprise n’a pas d’actifs, l’entrepreneur doit mettre ses biens personnels en garantie pour obtenir les crédits nécessaires des institutions financières.

L’une de mes bonnes amies a mis sa maison en garantie pour lancer son affaire. Elle a eu beaucoup de succès, mais que serait-il arriver si ce n’avait pas été le cas ? L’échec commercial se serait transformé automatiquement en une immense perte personnelle.

Par définition, l’entrepreneur prend des risques. L’un de ces risques est de perdre sa mise et d’en ressortir moins riche, quand ce n’est pas ruiné. Que devrait-il faire ? Se faire hara-kiri ou retenir les leçons de l’expérience et tenter un nouveau projet ?

Au Québec, on pardonne difficilement l’échec. Selon un sondage de la Fondation de l’entrepreneurship publié en avril 2011, la peur d’échouer constitue un frein généralisé à l’entrepreneuriat québécois. Ailleurs au Canada, 52,3 % des adultes affirment qu’un entrepreneur qui a vécu un revers en affaires conserve le respect des autres. La proportion n’est que de 48,2 % au Québec. Je trouve que la population canadienne, et québécoise en particulier, juge de haut ceux qui tentent de bâtir les entreprises qui emploieront leurs voisins et leurs parents et qui assurereront la richesse de notre société.

Le parcours de certains des plus grands entrepreneurs de l’histoire a été jalonné d’échecs, certains retentissants. Steve Jobs a perdu son emploi chez Apple, l’entreprise qu’il avait lui-même créé. Walt Disney, Thomas Edison et Henry Ford ont connu plusieurs échecs.

Il faut bâtir une société entrepreneuriale au Québec. Ce n’est pas en jugeant le parcours de ceux qui ont eu des déveines qu’on s’en rapproche.

15 commentaires
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À mon avis, pour gérer un état, être aussi nombreux à avoir fait faillite, ne m’inspire absolument aucune confiance. Que dans la vie personnelle d’un individu, qu’un échec de ce genre ait pu être passager, soit. Mais, prétendre alors se faire les défenseurs d’une saine gestion d’un état comme celui du Québec? Non. D’autant plus que nous ne savons rien de la suite des choses pour ces candidats. Ont-t-ils mener à bien un autre projet dans ce sens? Ont-ils réussi? On n’en sait rien. Trop de flou autour de cette question.

L’entrepreneur qui a fait faillite, même une faillite personnelle (s’il a hypothéqué sa maison pour financer son entreprise, par exemple) ne doit pas être cloué au pilori, je vous l’accorde.

Cependant une faillite personnelle due à l’indiscipline (vivre au-dessus de ses moyens) indique une faiblesse de caractère ou un manque de maturité dont l’électeur devrait être informé. Libre à lui ensuite de voter ou non pour le candidat en question.

@ Louise Lessard

Pourquoi croyez-vous que le PQ sort ça la fin de semaine avant l’élection ?

Pour que personne ne puisse approfondir la question…

François Legault et Cristian Dubé seront les gestionaire en charge des finances, alors soyez rassuré…

Ce n’est pas un scandale, non pas du tout, mais il révèle la nature profonde de la CAQ :

A) Faire faillite ce n’est pas grave et c’est préférable qu’on ne devrait voir ça comme quelque chose de honteux. Absolument.
B) Ça souligne aussi comme société et individus notre dépendance au crédit
C) Être entrepreneur c’est risqué et c’est plus facile de faire faillite, bien compris mais ça va aussi avec le risque de faire beaucoup d’argent
D) Il y a beaucoup d’hommes d’affaire dans la CAQ, ça ça m’inquiète plus. N’y a t-il pas de danger de corruption. Me semble que la corruption ça va dans les deux sens
E) Le corollaire c’est que ça veut dire qu’il y a pas beaucoup de travailleurs à la CAQ s’il y a tant d’entrepreneurs. Ils représentent quoi ou plutôt QUI au juste les candidats de la CAQ ? Le monde ordinaire ?

Cultiver l’esprit d’entreprise, d’aventure et de risque c’est une bonne chose pour une société. C’est comme ça comme signe le monde, qu’on laisse sa trace, en disant à l’histoire qui s’écoule et qui nous enfonce dans l’anonymat « J’étais ici ».

Faire sa marque c’est une chose. Vouloir prendre le pouvoir au profit d’une petite élite financière, c’est ça qui m’inquiète avec un parti comme la CAQ.

Le mot faillite est un terme à la fois générique et juridique, on parle d’un acte de faillite. Même si la définition inclus désormais la notion de faillite personnelle, qui peut être autorisée suivant les termes de la loi.

La faillite ou ce qu’on appelait communément la banqueroute (c’est la traduction du terme qui est toujours utilisée en anglais : bankruptcy), cela relève uniquement du domaine financier et des entreprises en particulier.

Dans la faillite d’une entreprise (ou même d’une personne) se trouve toujours une histoire, il y a autant d’histoires qu’il y a de faillites. Dans ce cas, on doit distinguer la faillite qui suit un ou plusieurs échecs résultants quelquefois de la tragédie de la vie : un dirigeant tombe malade, perd un membre proche de la famille, etc., d’avec les faillites qui résultent d’une gestion incompétente et/ou inconsidérée. Nombre de ces faillites là existent.

Lorsqu’on se replace dans un contexte électoral, d’où la sollicitation d’un mandat publique, je comprends qu’il serait stupide de vouloir « ostraciser » un candidat qui a fait faillite puisqu’on ne connaît que très partiellement le cheminement de vie des candidats en général. Par exemple, j’ai cherché la date de naissance du docteur Gaétan Barrette et je n’ai pas trouvé.

Si ce n’est que la CAQ s’est donnée pour mandat d’être plus blanc que blanc, plus propre et plus transparente que les autres. La CAQ se veut la plus imputable de tous et la CAQ ne doit contrairement aux vieux partis : absolument rien à personne.

Ce n’est pas moi qui l’affirme, c’est la CAQ qui le dit. Personnellement, si je devais me lancer en politique, je rendrais publiques mon historique et mes états financiers. Libres au citoyens dans ce cas d’apprécier.

Même s`il y a des gens qui ont fait faillite à la CAQ, mieux vaut voter pour eux que la gang d`étatiseux à Marois ou l`équipe économique est nul. Des donneux de bonbons et des chasseux de riches. Ca s`est à part le prix que va coûter leur référendum et l`incertitude économique. C`est ça le PQ. La débâcle financiaire à vitesse grand V.

Un Québécois sur 228 a fait faillite l’an passé.
Un candidat de la CAQ sur 9 a fait faillitte dans sa vie.

Avez-vous lu le rapport d’impot de Pauline Marois et François Legault? J’airemais avoir vos impressions? Comment peut-on gagner 165,000 piasses au Québec et payer seulement 12% d’impots?

http://www.lapresse.ca/actualites/elections-quebec-2012/201209/01/01-4570330-marois-et-legault-devoilent-leur-declaration-de-revenus.php

François Legault

> Revenu d’emploi (jetons de présence à un conseil d’administration) (ligne 101) 9000$

> Régime de retraite comme député de l’Assemblée nationale (ligne 122) 36 744$

> Revenus de dividendes de sociétés canadiennes imposables (ligne 128) 53 553$

> Intérêts et revenus de placements (ligne 130) 2168$

> Autres revenus (paiement du régime de retraite de l’Assemblée nationale pour deux années précédentes) (ligne 154) 62 701$

> Revenu total (ligne 199) 165 318$

> Dons (ligne 393) 3649$

> Impôt et cotisations (ligne 450) 20 838$

> Taux d’imposition au Québec: 12,6%

Le petit entrepreneur peut bien faire faillite mais pas l’État. À preuve, si vous faite faillite, il va aller le chercher à nouveau dans vos poches jusqu’à la dernière cenne. C’est ce que l’on apelle « la gestion de l’économie ».

Il y a un tas de bonnes raisons pour ne pas voter CAQ et le fait qu’il y ait autant de candidats ayant fait faillite n’en représente qu’une parmi d’autres. L’État est infiniment plus complexe à gérer qu’une entreprise privée, comme le dit si bien l’auteur de ce lien: http://lajustepart.com/un-etat-nest-pas-une-entreprise/

« Ce n’est pas qu’un slogan de gauchistes révoltés par le managérialisme néolibéral. C’est un fait économique. Savoir bien gérer une entreprise exige des qualités toutes autres que celles qui permettent à un chef d’État ou à un gouvernement de concevoir de bonnes politiques en général et de bonnes politiques économiques en particulier.

Gérer une entreprise avec l’objectif de faire du profit dans un ou quelques secteurs bien ciblés n’a rien à voir avec la gestion d’une économie nationale de plusieurs centaines de milliards de dollars, qui vise des objectifs politiques et sociaux multiples, et où évoluent des millions d’employés dans des secteurs très diversifiés, parfois en conflit.

Bien connaître le secteur de l’aviation n’est pas d’une grande utilité pour aider l’industrie agroalimentaire, ni pour comprendre l’effet que l’un peut avoir sur l’autre.

Les succès économiques de l’entrepreneur et du politicien dépendent de facteurs bien différents.

Il n’y a pas de recette particulière ou de grand principe à respecter pour avoir du succès en affaires, malgré le nombre impressionnant d’ouvrages de pop-gestion qui affirment le contraire – sinon tout le monde n’aurait qu’à s’y conformer pour réussir. Celui qui réussit, c’est celui qui a du flair, qui emploie des stratégies particulières dans un contexte spécifique, celui est à la bonne place au bon moment avec la bonne idée ou la bonne façon de faire.

Mais ce ne sont pas ces qualités qui sont requises pour concevoir les politiques économiques d’un État. Pour cela, il faut maîtriser les principes de l’économie. Pour cela, il existe des recettes – certaines meilleures que d’autres – qui exigent une compréhension profonde de l’économie pour être exécutées. Et une expérience des affaires n’est pas garante de cette expertise. »

J’ajouterais également qu’un homme venu du privé, Sylvio Berlusconi, a dirigé les destinées de l’Italie pendant 3 mandats et plus de 10 ans. Loin d’être un gestionnaire avisé, il a mis l’Italie dans le trou, et de plus, contrairement aux dires de Legault, le fait qu’il soit riche ne l’a pas mis à l’abri de la corruption puisqu’il est sous enquête en cette matière.

L’Histoire est plein d’autres exemples de cet ordre. C’est pourquoi jamais un homme issu du milieu des affaires ou qui en serait trop prêt n’aura mon vote; ce type de candidature possède une vision trop limitée d’un État et de ses enjeux plus grands et plus larges. Les grands hommes et femmes politiques oyaient d’ailleurs toujours lus loin que la simple gestion, et c’est encore le cas dans les pays qui fonctionnent le mieux actuellement dans le monde.

Au fil des années à pratiquer comme travailleur autonome, il m’est arrivé d’être si serré que j’ai envisagé de déclarer faillite. Heureusement pour moi, j’ai finalement réussi à l’éviter. Or, la faillite est un outil de gestion comme un autre à cette différence près qu’il stigmatise pour plusieurs années celui qui s’en est prévalu. Les conséquences sont nombreuses et désagréables. Personne ne souhaite en passer par là mais persister à cataloguer les faillis, même ceux qui s’en libèrent, est malveillant. Nous avons tous droit à une deuxième chance et franchement, je pense que celui qui a vécu une faillite a au moins une très bonne idée de comment ne pas sombrer encore.

Merci de remettre les pendules a l’heure. Un parti qui compte plus d’entrepreneurs compera effectivement plus de gens qui ont pris des risques.

Il faut regarder au dela des chiffres pour en comprendre le vrai sens. Dommage que na CAQ ne soit pas au pouvoir.

Les Québécois se plaignent beaucoup et agissent peu. Ils sont prompt à critiquer ceux qui échouent surtout lorsqu’ils occupent des postes au dessus d’eux. Il y a beaucoup de jalousie. Beaucoup de petits jo connaissants se pensent brillant (et le sont parfois) passent leur temps à critiquer les autres d’un cynisme cinglant mais accomplissent peu eux-même.

C’est toujours la faute des autres si on ne leur a pas confié des responsabilités. C’est la faute des autres pour beaucoup de choses.

Cette critique facile démoralise ceux qui auraient pu agir et nous laisse finalement avec une société nécrosé.

Si faire faillite n’est pas si important selon vous, ce n’est certainement pas anodin non plus. C’est donc une information qui est publique et qui peut être utile de savoir. Tout comme j’aimerais savoir si certains candidats ont des casiers judiciaires ou s’ils ont une bonne cote de crédit. Ce sont des indicateurs de leurs modes de vie et de leurs valeurs. Ces hommes et ces femmes nous représentent! Je veux savoir comment ils pensent.

Si ont voyais les raisons derriere cet article,savoir qui part des sujets comme cela en pleine recession.La politique 2012 c`est pas fort